"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Glossaire

 

Alléluia : "Louez Yah". Louez Dieu ! Appel à la louange introduit dans le culte du Temple après l'exil.

Assidéens : (Hasidîm) Ardents défenseurs de la Loi de Moïse qui, au temps des Maccabées, luttèrent à leur côté. Les pharisiens se déclarent continuateurs de ce groupe. Jude le synhédriste, sympathisant de la cause de Jésus, s'affiche comme le dernier descendant de cette race.

Bat Kol (fille de voix) désigne la voix divine telle qu'elle se fit entendre du peuple sur le Sinaï. Cette voix a retenti par trois fois dans l'Évangile : lors du Baptême de Jésus (2.3 - 2.4 - 5.12), de la Transfiguration (5.37) et de la Glorification précédant la Passion (9.17).

Bouc émissaire : 9.6

Byssos (Byssus) : Lin très fin, proche de la gaze, employé souvent dans les voiles que portent les femmes élégantes (1.13 - 3.27 - 3.52 - 3.57) mais aussi dans les vêtements riches, par exemple dans la parabole du riche et du pauvre Lazare (Luc 16,19) reprise en 3.52.

Caroseth : aliment traditionnel du repas pascal : herbes amères trempées dans de l'eau salée (10.20). Ce terme est utilisé en anglais et en italien. Nous n'avons pas encore trouvé l'équivalent français.

Encénie(s) – nom féminin issu du grec egkainia ou Kainos (nouveau). C'est la fête (Hanouka ou Chanukkah) que les Juifs célèbrent le 25 du neuvième mois (Kislev ou Casleu, soit novembre/décembre), en mémoire de la purification du Temple par Judas Macchabée, après qu'il eut été pillé et profané par Antiochus Épiphane. Cette restauration ou rénovation désignait non seulement celle que fit Judas Maccabée, mais l'Encénie s'applique aussi à la dédicace du Temple de Salomon et à celle que fit Zorobabel après le retour de captivité. Par la suite ce mot est passé dans l'Église sous le pape Félix (Félix I au IIIème siècle ou Félix III au Vème siècle ?) pour désigner la dédicace ou l'inauguration d'une église (2.99)

Gazophylacium : mot d'origine greco-persane qui désigne littéralement un contenant de richesses. C'est le nom donné au coffre ou au tronc où les hébreux déposait leur offrande pour le Temple (Luc 21,1). On les déversait, par des bouches d'animaux sculptés sur un mur, dans le gazophylacium conservé dans une salle. Ce terme est employé dans la Vulgate "Recipiens autem, vidit eos qui mittebant munera sua in gazophylacium, divites" (Levant les yeux, il vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor) (9.15)

Gentils : Ce terme vient du latin "Gentiles" utilisé par la Vulgate : qui appartiennent aux "gentes", aux nations. C'est la traduction du mot hébreu "goïm", pluriel de "Goï". En grec, "Ethnê". Gentils désigne donc tous ceux qui sont étrangers au peuple juif, peuple mis à part de façon unique par Dieu et pour Dieu (Deutéronome 26,18-19). Même si toutes les nations sont destinées au Salut (nombreux passages Isaïe dont 42,6), ce terme a parfois un sens péjoratif.

Goulal : "Oh ! on ne se venge pas sur un gulal !". Ce terme, employé pour désigner Lazare mourant (8.2) n'est pas explicité. Au plus proche du mot Goulal, on ne trouve que le goël (gâal) qui est historiquement le protecteur d'un clan dans la législation mosaïque. Par extension, cela peut s'appliquer à un défenseur qui agit au nom d'un autre incapable de le faire. Un autre rapprochement pourrait se faire avec la goule, ce vampire qui, selon les légendes orientales, dévore les cadavres dans les cimetières.

Hérodiens : Partisans de Hérode le grand puis de Hérode Antipas. Ils étaient plus soucieux de tirer profit de l'occupation romaine que de défendre les valeurs traditionnelles de leur patrie. Souvent sadducéens, ils n'hésiteront pas à s'allier aux pharisiens contre Jésus. 9.13  

Léviathan : Monstre marin biblique. Assimilé parfois à un crocodile. (Isaïe, 27,1) (2.21 - 4.117)

Mammon : Mammon est un terme araméen qui désigne les richesses, tout ce qui assure la sécurité matérielle et finalement une sorte de divinité qui personnifierait l'argent, et son culte idolâtre. Il est souvent employé dans les écrits rabbiniques. (voir la fiche)

Maran-Atà : Maranatha - Maran-Atha - Invocation solennelle. En araméen : "le Seigneur vient". C'est l'invocation retenue dans Maria Valtorta. Ces mots peuvent se lire aussi Marana Tha : "Seigneur, viens!". 6.130 - 9.7 - 10.24. L'équivalent aussi, semble-t-il, de "qu'il en soit ainsi" 7.170. Cf. première épître aux corinthiens 16,22 et Apocalypse 22,20

Midrash (midrach) : Ce mot s'applique à une exégèse et un lieu d'enseignement du Temple.

 Une exégèse : Pour la sauvegarde de la Loi, base religieuse et juridique de la communauté juive, les rabbins l’entourèrent, après l’exil, d’une exégèse appelée Midrash (Interprétation). Les midrashim sont des commentaires sur des passages des Écritures. Parmi les auteurs réputés de ces traditions midrashiques on peut citer Hillel, Schammaï et Gamaliel (3.58)

Midrash désigne aussi la branche du savoir rabbinique qui a trait aux règles de la loi traditionnelle (écrite), par opposition à la Michna (tradition orale). Cette interprétation de la Loi mosaïque donna des prescriptions nouvelles, des règles de conduite qu’il fallait suivre sur le culte et le droit (les Halâkoth). Toutefois, par égard pour la Loi mosaïque, ces midrashim ne devaient être transmis de génération en génération qu’oralement, quoique leur autorité finît par égaler pratiquement celle de la Loi.

 et un lieu d'enseignement dit "Bel Nidrasch" : Cependant, dans l'œuvre de Maria Valtorta, ne renvoie pas seulement à une exégèse. Le mot fait clairement allusion à un endroit du Temple réservé à l'enseignement et que nous n'avons pas pu, pour l'instant, identifier dans des sources historiques : "Nous voilà au Temple. Moi je vais au Bel Midrash, pour enseigner les foules" (2.30). Si l'on en croit le chapitre suivant, il serait situé "dans l'enceinte du Temple, après avoir franchi la première terrasse ou la première plate-forme, dans un endroit entouré de portiques et proche d'une grande cour, pavé de marbres de couleurs variées. L'endroit est très beau et fréquenté". Il est nécessaire de demander à un magistrat l'autorisation d'y enseigner. (2.31). Voir aussi 2.78 - 4.106 - 7.187

Naziréat (nazirat) - D’un mot hébreu qui signifie "séparer", "consacrer" ou "s’abstenir". Le naziréen (ou nazir) était une personne qui se séparait par vœu spécial des autres pour se consacrer à Dieu. Les règles qui s’appliquent au naziréen sont énumérées dans Nombres 6. Il, ou elle ne devait prendre ni vin, ni autre boisson excitante, ni vinaigre, ni raisins.  Il ne devait pas se couper les cheveux pendant toute la période de consécration. Les cheveux étaient considérés comme le siège de la vie et devaient être conservés dans leur état naturel. Il ne pouvait pas s’approcher des morts et, si cela lui arrivait, il devait accomplir des rites de purification élaborés et recommencer son vœu depuis le début. Lorsque le vœu était accompli, il devait faire des sacrifices particuliers et le prêtre le déliait du vœu. Bien que le vœu ait concerné d’ordinaire une période limitée, certains parents consacraient leur enfant pour la vie (par exemple Samuel). Le mot naziréen pouvait s’appliquer dans un sens plus large à des personnes consacrées à Dieu, puisque Samson prenait du vin. Il est difficile de trouver des exemples de naziréens temporaires avant l’Exil mais, par la suite, cela devint plus courant (le vœu naziréen de Paul dans Actes 18.18). Source BibleOnLine.

Oncle et Tante : Pour les chicaneurs, je dis que j'ai employé les termes "oncle" et "tante", qui n'existent pas dans les langues de Palestine, pour apporter des éclaircissements et mettre un point final à une question irrespectueuse sur ma condition de Fils Unique de Marie, et sur la Virginité de ma Mère, avant et après l'enfantement, sur la nature spirituelle et divine de l'union dont j'ai reçu la vie. Je le redis encore une fois, ma Mère ne connut pas d'autres unions et n'eut pas d'autres enfants. Chair Inviolée, que Moi-même je n'ai pas déchirée, fermée sur le mystère d'un sein-tabernacle, trône de la Trinité et du Verbe Incarné. (2.65)

Pâque et Pâques : Bien que les deux termes soient au singulier, le premier désigne la sortie d'Egypte et le second, écrit avec un s, commémore la Résurrection du Christ en plus de la libération des Hébreux de leur esclavage.

Paranymphe : l'ami(e) de l'époux(se) qui le(la) conduit dans la maison nuptiale. Le paranymphe est l'ami confident, le parrain, le témoin, l'entremetteur dans les noces. Ce rôle fait encore partie des liturgies de mariage de certaines Églises orientales dans lesquelles une prière est spécialement faite sur eux après celles sur les époux. (2.70)

Parascève (Préparation) désigne la veille du sabbat, le vendredi soir (Marc 15,42). Le sabbat, comme toute les journées juives, s'étend du soir (vendredi) au soir suivant (samedi) aux environs de 18.00. (2.18 - 2.47 - 3.55 - 5.61 - 5.62)

Publicains (Publicanus en latin) Ils sont le dernier rouage des collecteurs d'impôts, fonction achetée à l'Etat par des citoyens riches qui employaient ce réseau de collecteurs subalternes. Cette fonction d'origine romaine, s'étendit à tout l'empire. Leur fonction, leur alliance avec le pouvoir d'occupation, autant que leur pratiques d'extorsion les rendirent impopulaires. (2.62)

Seconde Pâque (ou Petite Pâque) - Si, le jour de la Pâque, quelqu'un se trouvait accidentellement impur (par exemple en ayant touché un mort) une disposition spéciale permettait à cette personne de recommencer validement la Pâque un mois après. (Cf. Nombres 9,6-12)

Pharisiens : (Peroushîm) Continuateurs des Hasidîm ou assidéens. Peroushîm veut dire "séparés". Les pharisiens constituaient une grande partie des synhédristes, que ceux-ci soient dans la classe sacerdotale, les grands propriétaires ou les scribes.

Sadducéens : (Saddocites, sadocides) groupe politique et religieux formé des riches familles sacerdotales qui, depuis que Salomon accorda le pontificat suprême à Sadoq, assure le service du Temple. C'est le premier des trois groupes du Sanhédrin. C'est de lui que sont issu les Grands Prêtres. Ils ne croyaient pas à la résurrection. 9.13

Saphorim :  (Sopher - Sopherîm) les scribes. A l'origine le terme désignait ceux qui savaient lire et écrire et qui, comme tel enseignaient la Loi. Ils prirent de l'importance au temps de l'exil à Babylone. Le sens évolua jusqu'à désigner les personnes expertes de la Loi. Une des trois classes du Sanhédrin leur est d'ailleurs consacrée. Gamaliel, le grand Rabbi, était l'un d'eux : 7.183 - 8.22 - 9.13  

Shabaôt : veut dire "armées". Ce qualificatif est attribué à Dieu en désignant l'armée des Cieux. Il arrive aussi que ce qualificatif désigne le Dieu sui combat avec les bataillons d'Israël. Dans le contexte de l'œuvre de Maria Valtorta, le sens demeure obscur. 10.29

Zélotes : Membres d’un parti de patriotes juifs nationalistes. Judas le Galiléen qui mena une révolte contre Rome en l’an 6 après J.C., créa ce parti à l’époque de Quirinius, afin de résister aux Romains. Il proclamait que le paiement de l’impôt à César était une trahison envers Dieu. Il dégénéra en un corps d’assassins, les sicaires. Le fanatisme des zélotes contribua à déclencher la guerre entre Juifs et Romains. (2.36)

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