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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Lundi 5 novembre 29 (10 Kisleu)
- Jésus guérit tout le petit peuple des
malades 460 - Discours (La santé du corps et
de l'esprit 461 - Le combat spirituel à l'exemple
du Baptiste 461 - La persévérance dans le bien)
462 - Jésus fait ses adieux 463 |
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460> "Paix à Toi, Maître !" c'est le salut des disciples bergers qui sont allés en
avant les jours précédents et qui attendent au-delà du gué, avec les malades
qu'ils ont rassemblés et d'autres personnes désireuses d'entendre le Maître. "Paix à vous. Il
y a longtemps que vous m'attendez ?" "Trois
jours." "J'ai été retenu
en route. Allons vers les malades." "Nous avons fait
dresser des tentes pour les abriter sans faire la navette des villages
voisins. Du lait, ils en ont donné pour eux nos amis bergers, qui maintenant
sont ici avec leurs troupeaux et t'attendent" disent les disciples tout
en conduisant Jésus sous un bosquet touffu qui pourrait servir
de toit à qui s'y réfugierait. Il y a là une
vingtaine de petites tentes dressées sur des pieux, ou d'un tronc à un autre,
et dessous se trouve le triste petit peuple des malades qui attendent et, dès
qu'ils comprennent quel est celui qui vient, ils poussent le cri habituel :
"Jésus, Fils de David, aie pitié de nous."
Et un cri le suit. Un
cri qui se répète comme se répète sa phrase, un cri qui se répète dans la
tente qu'il vient de quitter comme si c'était l'écho de celui qui est sorti
de la tente précédente : 461> "Je suis guéri. Hosanna au Fils de
David !" Et le petit peuple des malades, d'abord étendu sous les tentes
sombres, sort et se groupe derrière les pas du Maître, un petit peuple tout
en fête, qui jette les bâtons et les béquilles, qui s'enveloppe dans les
couvertures du brancard abandonné, qui enlève les pansements désormais
inutiles et qui surtout exulte dans la joie de la guérison. Ils sont tous guéris
maintenant et Jésus se retourne avec son sourire le plus doux pour dire :
"Le Seigneur a récompensé votre foi. Bénissons ensemble sa bonté"
et il entonne le psaume : "Acclamez joyeusement Dieu par toute la Terre,
servez le Seigneur avec allégresse. Venez en sa présence dans la jubilation.
Reconnaissez que le Seigneur est Dieu, que Lui nous a faits... [1]" Les gens le suivent
comme ils peuvent. Certains, qui ne sont peut-être pas d'Israël, suivent le chant
en le fredonnant, mais leur cœur chante et la lumière de leurs visages le
montre. Dieu certainement accueillera ce pauvre fredon, mieux que le chant
parfait et aride de quelques pharisiens. Matthias dit à Jésus : "O Seigneur, en parlant à
ceux qui attendent ta parole, rappelle notre Jean." "Je pensais le
faire, car cet endroit me ramène encore plus vivement au cœur, la figure du
Baptiste" et entouré par les gens, il monte sur une bande de terre
surélevée, couverte d'une herbe fine, et il commence à parler. "Qu'êtes-vous
venus chercher en ce lieu ? La santé du corps, Ô malades, et elle vous a été
donnée. La parole qui évangélise, et vous l'avez trouvée. Mais la santé du
corps doit être la préparation à la recherche de la santé de l'esprit, de
même que la parole qui évangélise doit être la préparation à votre volonté de
justice. Malheur si la santé du corps se bornait à la joie de la chair et du
sang en restant inerte pour ce qui est de l'esprit ! Je vous ai fait louer
le Seigneur qui vous a donné le bienfait avec la santé. Mais une fois passé
le moment de la jubilation, il ne faut pas cesser de montrer votre reconnaissance
au Seigneur, et elle se manifeste dans la volonté sincère de l'aimer.
Ce lieu a entendu la
prédication de Jean. Plusieurs de vous certainement l'ont entendue. Tant de gens,
en Israël, l'ont entendue, mais elle n'a pas produit en tous les mêmes
résultats bien que le Baptiste ait dit à tous les mêmes paroles. Comment donc
tant de différence ? 462> D'où vient-elle ? De
la volonté différente des hommes qui ont recueilli ces paroles. Pour
certains, elles les ont réellement préparés à Moi, et par conséquent à leur
sainteté. Pour d'autres, au contraire, elles les ont préparés contre Moi, et
par conséquent à leur injustice. Comme le cri d'une sentinelle, elles ont
résonné, et l'armée des esprits s'est divisée bien qu'il n'y ait eu qu'un
seul cri. Une partie d'entre eux se sont préparés pour suivre leur Chef, une
partie d'entre eux se sont armés et ont étudié des plans pour le combattre,
Moi et ceux qui me suivent. Et c'est pour cela qu'Israël sera vaincu, car un
royaume divisé en lui-même ne peut être fort et les étrangers en profitent
pour le subjuguer. Il en est de même en
chaque esprit. En tout homme, il y a des forces bonnes et des forces qui ne
le sont pas. La Sagesse parle à l'homme tout entier, mais ils sont peu nombreux
les hommes qui savent vouloir faire régner une seule partie, celle qui est
bonne. Pour la volonté de choisir une seule partie et de la faire reine, les
fils du siècle ont plus de capacités. Eux savent être complètement mauvais quand
ils veulent l'être, et ils rejettent comme des vêtements inutiles les parties
bonnes qui pourraient résister en eux. Au contraire les
hommes qui n'appartiennent pas au siècle, et qui sont poussés vers la
Lumière, ne savent que difficilement imiter les fils du siècle et rejeter
loin d'eux les vêtements qu'ils répudient, les parties mauvaises qui
essaient de résister en eux. J'ai dit que si un œil est un scandale il faut
l'arracher, que si une main est un scandale, il faut la couper, car il vaut
mieux entrer mutilé dans la Lumière éternelle, que dans les Ténèbres
éternelles avec les deux yeux ou les deux mains [2]. Le Baptiste était un
homme de notre temps. Plusieurs d'entre vous l'ont connu. Imitez son exemple
héroïque. Lui, par amour pour le Seigneur et pour son âme, a jeté bien plus
qu'un œil ou une main, mais sa vie même pour être fidèle à la Justice. Plusieurs de vous auront peut-être été
ses disciples et diront encore qu'ils l'aiment. Mais souvenez-vous que
l'amour pour Dieu et pour les maîtres qui conduisent à Dieu se montre en
faisant ce qu'ils ont enseigné, en imitant leurs œuvres de justice, et en
aimant Dieu avec tout soi-même, jusqu'à l'héroïsme. Voici alors qu'en
agissant ainsi, les dons de santé et de sagesse que Dieu a accordés ne
restent pas inactifs et ne deviennent pas condamnation, mais sont au
contraire une échelle pour monter à la demeure de mon Père et du vôtre, qui
nous attend tous dans son Royaume. 463> Faites, pour votre
bien, faites que le sacrifice du Baptiste : toute une vie de
sacrifice terminée par le martyre; et mon sacrifice; toute une vie de
sacrifice et qui se termine en un martyre cent et cent fois plus grand que
celui de mon Précurseur, ne restent pas inactifs pour vous. Soyez justes, ayez la
foi, ayez l'obéissance à la parole du Ciel, renouvelez-vous dans la Loi
Nouvelle. Que la Bonne Nouvelle soit pour vous vraiment bonne, en vous
rendant bons et dignes de jouir de la Bonté, c'est-à-dire du Seigneur
Très-Haut dans un Jour éternel. Sachez distinguer les vrais bergers des faux
et suivez ceux qui vous donnent les paroles de Vie qu'ils ont apprises de
Moi. Elle est proche la
fête des Lumières, la célébration de la Dédicace du Temple. Rappelez-vous
qu'elles ne sont rien les lampes nombreuses en l'honneur de la fête et du
Seigneur, si votre cœur reste sans lumière. La lumière c'est la charité, et la
douille la volonté d'aimer le Seigneur par les œuvres bonnes. Rappeler
la Dédicace du Temple est une bonne chose, mais il est beaucoup plus grand
et meilleur et plus agréable au Seigneur de dédier à Dieu son propre esprit
et de le reconsacrer par l'amour. Des esprits justes dans des corps justes, car le corps
ressemble aux murs qui entourent
l'autel et l'esprit c'est l'autel sur lequel descend la gloire du Seigneur.
Dieu ne peut descendre sur des autels profanés par les propres péchés ou par
des contacts avec des chairs mordues par la luxure ou des pensées mauvaises. Soyez bons. La peine
de l'être dans les continuelles épreuves de la vie est compensée avec usure
par la récompense future et, dès maintenant, par la paix qui console le cœur
des justes à la fin de chacune de leurs journées, quand ils s'étendent pour
le repos et trouvent leur oreiller exempt de remords, cauchemar de ceux qui
veulent des jouissances illicites et n'arrivent qu'à se donner une agitation
sans paix. N'enviez pas les
riches. Ne haïssez personne. Ne désirez pas ce que vous voyez aux autres.
Soyez contents de votre état en pensant que de faire la Volonté de Dieu en
toute chose, c'est la clef qui ouvre les portes de la Jérusalem éternelle. Je vous quitte.
Beaucoup d'entre vous ne me verront plus, car je vais aller préparer les
places de mes disciples... Je bénis spécialement vos enfants, vos femmes que
je ne verrai plus. Et puis vous, les hommes... Oui. Je veux vous bénir... Ma
bénédiction servira a ne pas faire tomber les plus forts et à relever les
plus faibles. Seuls pour ceux qui me trahiront en me haïssant ma bénédiction
sera sans valeur." |
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464> Il les bénit tous
ensemble, et puis il bénit les femmes et embrasse les enfants et lentement il
revient vers le gué avec les cinq apôtres restés avec Lui et les disciples
ex-bergers. |
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