|
"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
||
|
Dimanche 4
novembre 29 (9 Kisleu) fin de
journée
- Jésus bénit la pauvre exploitation de Zachée 442 - Un piège pour mettre à l'épreuve la prophétesse 443 - Qui ne se laisse pas prendre 444 - Puis elle reconnaît Jésus comme Messie 445 - Et comme Dieu 446 - Discours de Sabéa (Éloge du Dieu incarné et de sa Mère incomparable) 449 - Jésus prend la défense de sa Mère 449 - Discours de Sabéa Appel à la conversion 450 - Je ne crains pas la mort du corps) 450 - Elle voit les crimes et le crime de son peuple 451 - Jésus prend la défense de la prophétesse 452 - Discours de Sabéa (La dispersion d'Israël à cause de son crime) 453 - Elle prophétise la mort rédemptrice de Jésus 454 - Les scribes demandent à Jésus de la guérir 455 - Jésus confond Sadoc 456 - Discours (Les signes promis à Sadoc viendront 457 - Il y aura toujours des prophètes) 457 - Quelques scribes manifestent leur foi 458 - Il faut éloigner Sabéa et ses parents 458 - Jésus rassure la prophétesse 459 - En attente de l'aube 459 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7 7.222. |
||
|
442> C'est une bien pauvre exploitation celle qui alimente le
groupe hétérogène des amis de Zachée [1]. Surtout maintenant
que c'est l'hiver, elle ne réjouit certes pas le cœur. Mais pourtant eux
l'aiment et la montrent à Jésus avec fierté : les trois champs à blé,
labourés et bruns, le verger avec quelques arbres de bon rapport, et les
autres encore jeunes pour espérer qu'ils donnent des fruits, quelques pauvres
rangées de vignes, le potager... une petite étable avec une vache et un âne
pour la noria, un réduit avec quelques poules et cinq couples de colombes,
six brebis, un taudis avec une cuisine et trois chambres, un hangar qui sert
de bûcher, de débarras et de grenier à foin, un puits à la bouche ébréchée,
et une citerne à l'eau fangeuse. Rien de plus. "Si la saison
est favorable..." "Si les bêtes
ont des petits..." "Si les petits
arbres s'enracinent..."
Mais quelqu'un se
rappelle ce qu'il a entendu dire une des années précédentes : la prodigieuse
récolte qu'avait eue Doras grâce à une bénédiction donnée par le Maître [2] pour que Doras fût
humain avec ses serviteurs paysans, et il dit : "Et si tu bénissais ce lieu... Doras aussi était pécheur..."
443> "Tu as raison. Ce que j'ai fait, sachant que je n'aurais
pas changé ce cœur, je le ferai aussi pour vous dont le cœur est
changé." Et il ouvre les bras
pour bénir en disant : "Je le fais tout de suite car je veux vous
persuader que je vous aime." Puis ils poursuivent
la route, vers le fleuve, en côtoyant des champs labourés avec leur grasse
terre noire et des vergers que la saison a dépouillés. À un détour, voilà
quelques pharisiens qui s'avancent : "Paix à Toi, Maître. Nous t'avons
attendu ici pour... te vénérer." "Non, Pour être
sûrs que je ne triche pas. Vous avez bien fait. Soyez persuadés que je n'ai
pas eu manière de voir la femme, ni aucun de ceux qui sont avec elle. Vous,
toi et toi, étiez de garde à la maison de Zachée, et vous avez vu que
personne de nous n'est sorti. Vous m'avez précédé sur le chemin, et vous avez
vu que personne de nous n'est allé en avant. Vous avez sur le cœur de
m'imposer des conditions, pour l'entrevue avec cette femme, et je vous dis
que je les accepte avant même que vous ne les fassiez." "Mais... si tu
ne les connais pas..." "N'est-il pas
vrai que vous voulez les faire ?" "C'est
vrai." "De même donc
que je connais vos intentions, que vous seuls connaissez, je sais aussi ce
que vous allez me dire, et je vous dis que j'accepte ce que vous voulez me
proposer, car cela servira à glorifier la Vérité. Parlez." "Sais-tu ce dont
il s'agit ?" "Je sais que
vous jugez possédée cette femme, et que pourtant aucun exorciste n'a pu
chasser le démon. Et je sais que pourtant elle ne dit pas de paroles
démoniaques. C'est ce que disent ceux qui l'ont entendue parler." "Peux-tu jurer
que tu ne l'as jamais vue ?" "Le juste ne
jure jamais, car il sait qu'il a le droit d'être cru sur parole. Je vous dis
que je ne l'ai jamais vue et que je ne suis jamais passé par son village, et
tout le village peut le confirmer." "Et pourtant
elle prétend connaître ton visage et ta voix." "En effet son
âme me connaît, de par la volonté de Dieu." "Tu dis par la volonté
de Dieu. Mais comment peux-tu l'affirmer ?"
"Le démon aussi
parle de Dieu." "Mais avec des
erreurs mêlées à dessein, pour dévoyer les hommes dans des pensées
erronées." 444> "Eh bien... nous voudrions que tu nous laisses éprouver
cette femme." "De quelle manière
?" "Tu ne la
connais vraiment pas ?" "Je vous dis que
non." "Alors voilà.
Nous envoyons quelqu'un pour crier : "Voici le Seigneur" et nous
voyons si elle salue celui qui est avec ce dernier comme si c'était
Toi." "Pauvre preuve !
Mais je l'accepte pourtant. Choisissez parmi ceux qui m'accompagnent ceux que
vous voulez envoyer en avant, et Moi, je vous suivrai avec les autres.
Cependant si la femme parle, vous devez la laisser parler pour que je juge
ses paroles." "C'est juste. Le
pacte est fait et nous le tiendrons loyalement." "Qu'il en soit
ainsi et que cela serve à toucher votre cœur." "Maître, nous ne
sommes pas tous des adversaires. Certains de nous sont indécis... et ont une
volonté sincère de voir ce qui est vrai pour te suivre" dit un scribe. "C'est vrai. Et
eux seront encore aimés de Dieu." Les scribes examinent les apôtres et
s'étonnent de l'absence de plusieurs et en particulier de l'Iscariote, et puis ils choisissent Jude
Thaddée et Jean. Ils prennent en
plus le jeune voleur converti qui est pâle et maigre et avec une chevelure
légèrement rousse, ceux en somme dont l'âge et la physionomie ont des points
communs avec le Maître. "Nous allons en
avant avec eux. Toi, reste ici avec nos compagnons et avec les tiens, et
suis-nous d'ici un moment." Ainsi font-ils. Ils sont déjà en vue
des bois qui bordent le fleuve. Un soleil d'hiver à son couchant dore le
sommet des arbres et répand une vive lumière jaune sur les personnes
rassemblées près des arbres, "Voici ! Voici
le Messie ! Levez-vous ! Venez à sa rencontre !" crient les scribes qui
sont allés en avant en prenant un sentier qui aboutit à un rouvre [3] gigantesque aux
racines puissantes à demi découvertes qui peuvent servir de sièges à ceux qui
s'abritent près de son tronc. Le groupe de
personnes rassemblées tout autour se retourne, se lève, s'ouvre et se sépare
pour aller à la rencontre de ceux qui viennent. Près du tronc, il reste
seulement trois scribes, Jean d'Ephèse, et un homme et une
femme âgés, plus une autre femme assise sur une racine en saillie, le dos au
tronc, la tête penchée sur ses genoux que serrent ses bras enlacés, elle est
toute couverte d'un voile violet si foncé qu'il paraît noir. Elle semble
étrangère à tout, et le cri ne la fait pas bouger. 445> Un scribe touche son épaule : "Le Maître est ici, Sabéa. Lève-toi
et salue-le." La femme ni ne répond
ni ne bouge. Les trois scribes se
regardent et sourient ironiquement en faisant un signe entendu aux autres qui
s'avancent. Et comme ceux qui attendaient, ne voyant pas Jésus, s'étaient
tus, ils crient plus fort que jamais, eux et leurs compagnons, pour que la
femme ne s'aperçoive pas de la supercherie. "Femme, dit un
scribe à la vieille mère qui est avec la fille Toi, au moins, salue le Maître
et dis à ta fille de le faire." La femme se prosterne
en même temps que son mari devant le Thaddée et Jean et le voleur repenti et
puis, se levant, elle dit à sa fille : "Sabéa, ton Seigneur est ici. Vénère-le." La jeune femme ne
bouge pas. Les scribes
accentuent leur sourire ironique et l'un d'eux, maigre, avec un gros nez, dit
d'une voix nasale et traînante : "Tu ne t'attendais pas à cette épreuve,
n'est-ce pas ? Et ton cœur tremble, tu sens que ton renom de prophétesse est
en danger et tu ne tentes pas ta chance... Il me semble que cela suffit pour
te déclarer menteuse..." Du coup, la femme
relève la tête, elle rejette son voile en arrière et regarde avec ses yeux
bien ouverts tout en disant : "Je ne mens pas, ô scribe. Et je n'ai pas
peur car je suis dans la vérité. Où est le Seigneur ?" "Comment ? Tu
dis que tu le connais et tu ne le vois pas ? Il est devant toi." "Aucun d'eux
n'est le Seigneur. C'est pour cela que je n'ai pas bougé. Aucun d'eux." "Aucun d'eux ?
Comment ? Ce galiléen blond, ce n'est pas le Seigneur ? Moi, je ne le connais
pas, mais je sais qu'il est blond, avec des yeux de ciel." "Ce n'est pas le
Seigneur." "Alors, celui-ci
grand et sévère. Regarde quels traits de roi. C'est Lui, certainement." "Non, ce n'est
pas le Seigneur. Le Seigneur n'est pas parmi eux" et la femme abaisse de
nouveau sa tête dans ses genoux comme avant. Il se passe quelque
temps. Puis voilà que Jésus s'avance. Les scribes ont imposé le silence au
peu de gens qui sont là. Aussi son arrivée n'est trahie par aucun hosanna. 446> Jésus s'avance entre Pierre et son cousin Jacques. Il marche lentement... Silencieusement...
L'herbe touffue amortit tout bruit de pas. Pendant que la vieille essuie ses
larmes avec son voile et qu'un scribe l'offense en disant : "Votre fille
est folle et menteuse", pendant que le père soupire et fait même des
reproches à sa fille, Jésus arrive au bout du sentier et s'arrête. La jeune femme, qui
n'a pu rien entendre, qui n'a pu rien voir, bondit debout, rejette son voile
découvrant ainsi toute la tête, tend les bras en poussant un cri puissant : C'est le type
classique de la femme hébraïque. Je crois qu'elles étaient ainsi Rachel et
Ruth et Judith, célèbres pour leur beauté. Grande, plantureuse et pourtant
élancée, la peau lisse et d'une pâleur un peu brune, la bouche petite aux
lèvres un peu grosses d'un rouge vif, nez droit, long et fin, deux yeux
profonds, sombres, veloutés dans un arc de cils longs et fournis, un front
haut, lisse, royal, un ovale plutôt allongé, et une chevelure d'ébène
magnifique comme une couronne d'onyx. Non pas un joyau, mais un corps de
statue et une majesté de reine. Voilà qu'elle se lève
en présentant ses mains longues, brunes, très belles, unies au bras par un
fin poignet. La voilà de nouveau debout contre le tronc foncé. Elle regarde
maintenant le Maître en silence, secouant la tête parce que des scribes lui
disent : "Tu te trompes, Sabéa. Ce n'est pas Lui le
Messie, mais c'est celui que tu as vu auparavant sans le reconnaître." 447> Elle secoue sa tête, ferme, sévère, et ne détache pas les yeux
du Seigneur. Et puis son visage se transfigure, en prenant une expressions
dont je ne sais dire si elle est de joie fervente ou de somnolence extatique.
Elle a de l'un et de l'autre. Elle paraît pâlir comme quelqu'un qui va
s'évanouir alors que toute la vie se concentre dans les yeux qui deviennent
lumineux, d'une lumière de joie, de triomphe, d'amour... Je ne sais.
Rient-ils, ces yeux ? Non, ils ne rient pas comme ne rit pas la bouche
sévère. Et pourtant il y a en eux une lumière de joie et ces yeux acquièrent
de plus en plus une intensité puissante qui vous frappe. Jésus la regarde de
son regard doux, un peu triste. "Tu vois que
c'est une folle ?" Lui murmure un scribe. Jésus ne réplique
pas. La main gauche pendant le long de son côté, la droite tenant son manteau
sur la poitrine, il regarde et se tait. La femme ouvre la bouche
et étend les bras comme avant. Elle semble un gigantesque papillon aux ailes
violettes, et au corps de vieil ivoire. Et un nouveau cri sort de ses lèvres
: La voix se fait de
plus en plus assurée et forte alors que ses yeux se détachent du visage de
Jésus et regardent dans le lointain, un peu au-dessus des têtes qui sont
autour d'elle, attentives, et qu'elle, qui se tient debout contre le tronc du
rouvre, qui est lui-même sur une levée de terre, domine sans difficulté. Après une pause, elle
reprend : "Le trône de mon Seigneur est orné de douze pierres, celles
des douze tribus des justes. Dans la grande perle qu'est le trône, le trône
blanc et précieux resplendissant du Très Saint Agneau, sont enchâssés des
topazes avec des améthystes, des émeraudes avec des saphirs, et des rubis
avec des sardoines, et des agates et des chrysolites et des béryls, des onyx,
des jaspes, des opales. Ceux qui croient, ceux qui espèrent, ceux qui aiment,
ceux qui se repentent, ceux qui vivent et meurent dans la justice, ceux qui
souffrent, ceux qui quittent l'erreur pour la Vérité, ceux qui étaient durs
de cœur et sont devenus doux en son Nom, les innocents, les repentis, ceux
qui se dépouillent de tout afin d'être agiles pour suivre le Seigneur, les
vierges à l'esprit resplendissant d'une lumière semblable à une aube du Ciel
de Dieu... Gloire au Seigneur ! Gloire à Adonaï ! Gloire au Roi assis sur son
trône ! [6]" 448> La voix est une
sonnerie. Les gens sont secoués par un frémissement. La femme semble
réellement voir ce qu'elle dit comme si la nuée dorée qui navigue dans un
ciel serein et qu'elle semble suivre de son regard ravi, était pour elle une
lentille qui lui permît de voir les gloires célestes. Elle se repose comme
fatiguée, mais sans changer d'attitude. Seulement son visage se transfigure
encore plus, par la pâleur de l'épidémie et l'éclat des yeux. Puis elle recommence
à parler en abaissant son regard sur Jésus qui l'écoute attentivement, au
milieu d'un cercle de scribes qui secouent la tête, sceptiques et moqueurs,
et des apôtres et des fidèles que fait pâlir une émotion sacrée. Elle
recommence à parler d'une voix distincte, mais moins forte : "Je vois !
Je vois dans l'Homme ce qui se cache dans l'Homme. Saint est l'Homme, mais
mes genoux se plient devant le Saint des Saints renfermé dans l'Homme." La voix redevient
forte, impérieuse comme un commandement : La femme se tait
comme si sa voix était épuisée. En effet, je ne sais comment elle fait pour
tenir ce ton si fort. Les scribes disent :
"Elle est folle ! Elle est folle ! Fais-la taire. Folle ou possédée.
Impose de s'en aller à l'esprit qui la tient." "Je ne puis. Il
n'y a que l'esprit de Dieu, et Dieu ne se chasse pas Lui-même." "Tu ne le fais
pas parce qu'elle te loue, Toi et ta Mère, et cela charme ton orgueil." "Scribe,
réfléchis à ce que tu sais de Moi, et tu verras que je ne connais pas
l'orgueil." "Et pourtant
seul un démon peut parler en elle pour célébrer ainsi une femme !... La femme
! Et qu'est la femme en Israël et pour Israël ? Et qu'est-elle sinon un péché
aux yeux de Dieu ? La séduite et la séductrice ! S'il n'y avait pas la foi,
on hésiterait à penser que la femme a une âme. Il lui est interdit de
s'approcher du Saint, à cause de son impureté. Et elle dit que Dieu est
descendu en elle !..." dit un autre scribe scandalisé, et ses compagnons
lui font écho. Jésus dit sans
regarder personne en face, il semble se parler à Lui-même : "La Femme
écrasera la tête du Serpent... [11] La Vierge concevra
et enfantera un Fils qui sera appelé Emmanuel... [12] Un germe sortira de
la racine de Jessé, une fleur viendra de cette racine et sur Lui se reposera
l'Esprit du Seigneur" [13]. Cette Femme. Ma
Mère. Scribe, pour l'honneur de ta science, rappelle-toi et comprends les
paroles du Livre." Les scribes ne savent
que répondre. Ces paroles, ils les ont dites mille fois et dites comme
vraies. Peuvent-ils maintenant les nier ? Ils se taisent. 450> Quelqu'un ordonne d'allumer des feux, car le froid se fait
sentir près de la rive où court le vent du soir. On obéit, et des feux de
branches flambent en cercle autour du groupe qui se serre. La lumière dansante
du feu semble réveiller la femme qui s'était tue et qui restait les yeux
fermés, comme recueillie en elle-même. Elle rouvre les yeux, se secoue. Elle
regarde de nouveau Jésus et Crie de nouveau : La femme se tait tout
à coup. Elle tourne les yeux, pour la première fois depuis qu'elle parle, sur
ceux qui entourent Jésus, et elle fixe les scribes comme si elle les voyait
pour la première fois, et sans motif apparent, des larmes se forment dans ses
grands yeux, et son visage devient triste et sans éclat. Elle parle à présent
lentement, et d'une voix profonde comme quelqu'un qui parle de choses
douloureuses : Sabéa de Carmel de la descendance
d'Aaron ne craint pas la mort, mais elle craint le Seigneur. Et elle parle
quand Il la fait parler pour ne pas désobéir à sa volonté, et elle dit la
vérité, car elle parle de Dieu avec les paroles que Dieu lui donne. Je ne
crains pas la mort, même si vous m'appelez démon et me lapidez comme
blasphématrice, même si mon père et ma mère et mes frères meurent à cause de
ce déshonneur, je ne tremblerai pas de peur et de peine. Je sais que le démon
n'est pas en moi, car en moi se tait tout foyer mauvais et Betléchi toute
entière le sait. Je sais que les pierres ne pourront arrêter mon chant plus
longtemps que la durée d'une respiration, et qu'ensuite je pourrai chanter
plus librement au-delà de la Terre. Je sais que Dieu réconfortera la douleur
de ceux de mon sang, et elle sera courte, alors qu'éternel sera ensuite leur
joie de parents martyrs d'une martyre. Je ne crains pas votre mort,
mais celle qui me viendrait de Dieu si je n'obéissais pas. Et je parle. Et je
dis ce qui m'est transmis. Ô peuple, écoute, et écoutez, vous, scribes
d'Israël." Elle élève de nouveau
sa voix affligée et elle dit : 452> "Fais-la taire !" commandent les scribes à Jésus. "Vous avez
promis de la laisser parler..." répond Jésus. La femme continue :
"Visage contre terre, dans la boue, ô Israël qui sais encore aimer le
Seigneur. Couvre-toi de cendres, revêts le cilice. Pour toi ! Pour eux !
Jérusalem ! Jérusalem, sauve-toi ! Je vois une ville qui entre en tumulte
pour demander un crime. J'entends, j'entends les cris de ceux qui, haineux,
appellent un sang sur eux. Je vois qu'on élève la Victime dans la Pâque de
Sang et ce Sang qui coule, et ce Sang qui crie plus que le sang d'Abel, alors
que s'ouvrent les cieux et que la terre tremble et que le soleil s'obscurcit.
Et ce Sang ne crie pas vengeance, mais demande la pitié pour son Peuple qui
le tue, pitié pour nous ! Jérusalem !!! Convertis-toi ! Ce Sang ! Ce Sang !
Un fleuve ! Un fleuve qui lave le monde en guérissant tout mal, en effaçant
toute faute... Mais pour nous, pour nous d'Israël, ce Sang c'est du feu, pour
nous c'est le scalpel qui écrit sur les fils de Jacob le nom de déicide et la
malédiction de Dieu. Jérusalem ! Aie pitié de toi-même et de nous !..." "Mais fais-la
taire, nous te l'ordonnons !" crient les scribes pendant que la femme
sanglote en se couvrant le visage, "Je ne puis
imposer à la Vérité de se taire." "Vérité ! Vérité
! C'est une folle qui délire ! Quel Maître es-tu si tu prends pour vérité les
paroles d'une femme qui délire ?" "Et quel Messie
es-tu si tu ne sais pas faire taire une femme ?" "Et quel
Prophète es-tu si tu ne sais pas mettre en fuite le démon ? Et pourtant,
d'autres fois, tu l'as fait !" "Il l'a fait,
oui. Mais maintenant cela ne Lui convient pas. C'est un jeu bien combiné pour
effrayer les foules !" "Et j'aurais
choisi cette heure, ce lieu et cette poignée d'hommes pour le faire, quand je
pouvais le faire à Jéricho, quand j'ai eu cinq mille personnes et davantage
qui m'ont suivi et entouré plusieurs fois, quand l'enceinte du Temple a été
trop petite pour accueillir tous ceux qui voulaient m'entendre ? Et est-ce
que peut-être le démon peut dire des paroles de sagesse ? Qui de vous, en
conscience, peut dire qu'une parole erronée est sortie de ces lèvres ? Ne
résonnent-elles pas sur ses lèvres, avec une voix de femme, les terribles
paroles des prophètes ? N'entendez-vous pas le hurlement de Jérémie et les
pleurs d'Isaïe et des autres prophètes ? N'entendez-vous pas la voix de Dieu
à travers la créature, la voix qui cherche à se faire accueillir pour votre
bien ? Moi, vous ne m'écoutez pas. Je parle, vous pouvez le penser, en ma
faveur. Mais elle, qui m'est inconnue, quelle faveur espère-t-elle de ces
paroles ? 453> Qu'en aura-t-elle sinon votre mépris, vos menaces,
peut-être votre vengeance ? Non, je ne lui impose pas silence ! Et même, pour
que ces quelques personnes l'entendent, et pour que vous aussi vous
l'entendiez et puissiez vous repentir, je lui ordonne : "Parle ! Parle,
je te le dis, au nom du Seigneur !" Maintenant c'est
Jésus qui en impose, c'est le Christ puissant des heures de miracle, aux
grands yeux magnétiques dans leur splendeur d'étoile bleue, que la flamme
d'un brasier allumé entre la femme et Lui avive encore davantage. La femme, au
contraire, accablée par la douleur, est moins royale et elle reste, la tête
inclinée, le visage voilé par ses mains et par ses cheveux noirs qui se sont
défaits et retombent sur ses épaules et en avant, comme un voile de deuil sur
son vêtement blanc. "Parle, je te le
dis. Elles ne sont pas sans fruit tes douloureuses paroles. Sabéa, de la race
d'Aaron, parle !"
"Fais-la taire !
Elle blasphème ! Fais-la taire, nous te le disons." "...l'éphod est
arraché. Il ne sert plus..." "Tu es coupable
si tu ne lui impose pas silence !" "...car il ne
règne plus. Il y en a un autre, un Pontife éternel, et il est saint et envoyé
par Dieu : Roi et Prêtre pour l'éternité, par Celui qui prend comme siennes
les offenses faites au Christ et en exerce les vengeances. Un autre Pontife.
Le Vrai, le Saint, Oint par Dieu et par son Sacrifice, à la place de ceux sur
le front desquels la tiare est un déshonneur, car elle couvre des pensées
d'horreur !..." "Tais-toi,
maudite ! Tais-toi, ou nous te frappons !" et les scribes la mènent
rudement, mais elle semble ne pas sentir. Le peuple proteste
violemment; "Laissez-la parler, vous qui parlez tant. Elle dit la
vérité. C'est ainsi, il n'y a plus de sainteté parmi vous. Un seul est le
Saint et vous le tourmentez." Les scribes jugent
prudent de se taire et la femme poursuit de sa voix lasse et dolente :
"Il était venu t'apporter la paix, et tu Lui as fait la guerre... Le salut.
Et tu l'as méprisé... L'amour. Et tu l'as haï... Le miracle. Et tu l'as
appelé démon... Ses mains ont guéri tes malades. Et tu les as transpercées.
Il t'apportait la Lumière. Et tu as couvert de crachats et d'ordure son
visage. Il t'apportait la Vie. Et tu Lui as donné la mort. Israël, pleure ton
erreur et ne t'en prends pas au Seigneur alors que tu vas vers ton exil, un
exil qui n'aura pas de fin comme ceux d'autrefois. Tu parcourras toute la
Terre, Israël, mais comme un peuple vaincu et maudit, poursuivi par la voix
de Dieu et par les mêmes paroles dites à Caïn. Et tu ne pourras revenir ici
reconstruire un nid solide, sinon quand tu reconnaîtras avec les autres
peuples que Lui est Jésus, le Christ, le Seigneur Fils du Seigneur..."
La voix de la femme est blanche de peine et de fatigue, lasse comme la voix
de quelqu'un qui meurt. 455> Mais elle ne se tait pas encore, au contraire elle se ranime
pour un dernier commandement : "À terre, peuple qui sais encore aimer.
Couvre-toi de cendre, revêts-toi d'un cilice. La fureur de Dieu est suspendue
sur nous comme un nuage chargé de grêle et d'éclairs sur un champ
maudit." La femme tombe à
genoux, les bras tendus vers Jésus, et elle crie : "Paix, paix, Ô Roi de
justice et de paix ! Paix, ô Adonaï grand et puissant, auquel le Père
Lui-même ne résiste pas ! Implore pour nous la paix, par ton Nom, ô Jésus,
Sauveur et Messie, Rédempteur et Roi, et Dieu, trois fois saint !" et
elle s'abat, secouée par des sanglots, le visage sur l'herbe. Les scribes entourent
Jésus, en le tirant à part et ils éloignent toute autre personne par des
regards et des paroles menaçantes, et l'un d'entre eux dit : "Le moins
que tu puisses faire, c'est de la guérir. Car, si tu veux vraiment dire
qu'elle n'a pas de démon, tu ne peux nier qu'elle soit malade. Des femmes
!... Et des femmes sacrifiées par le destin... Leur vitalité doit bien
s'épancher quelque part... et elles divaguent... et elles voient des choses
irréelles... et surtout elles te voient, Toi qui es jeune et beau... et"
"Tais-toi,
bouche de serpent ! Toi-même, tu ne crois pas à ce que tu dis" décoche
Jésus d'un air impérieux qui coupe la parole sur les lèvres du scribe maigre, au gros nez qui, au
commencement, avait bafoué la femme comme fausse prophétesse. "N'offensons pas
le Maître. Nous l'avons choisi comme juge d'un cas que nous n'arrivions pas à
juger..." dit un autre scribe. C'est celui qui, allé à la rencontre de
Jésus sur la route avec les autres, a dit à Jésus que tous les scribes ne Lui
sont pas opposés, mais que certains l'observent aussi pour juger et avec une
volonté sincère de le suivre s'ils le jugent Dieu. "Mais tais-toi, Joël, dit Alamot, fils de Abia ! Seul
un avorton comme toi peut dire ces paroles" lui disent méchamment les
autres. Le scribe devient
congestionné sous l'insulte, mais il se domine et répond avec dignité :
"Si la nature n'a pas favorisé ma personne, cela n'a pas amputé mon
intelligence. Au contraire, en m'enlevant beaucoup de plaisirs, elle a fait
de moi un homme sage, et si vous étiez saints, vous n'humilieriez pas
l'homme, mais vous respecteriez le sage." "Bien ! Parlons
de ce qui nous préoccupe. Tu as le devoir de la guérir, Maître, car dans son
délire, elle épouvante les gens et offense le sacerdoce, les pharisiens et
nous." 456> "Si elle vous avait loués, me demanderiez-vous de la
guérir ?" demande doucement Jésus. "Non. Car cela
servirait à rendre les gens respectueux envers nous, ce peuple capricieux qui
nous hait en son cœur et nous méprise quand il le peut" répond un scribe
sans s'apercevoir qu'il tombe dans un piège. "Mais ne
serait-elle pas encore une malade ? N'aurais-je pas le devoir de la guérir
?" demande encore doucement Jésus. Il semble un écolier qui demande à
son maître ce qu'il doit faire. Et les scribes aveuglés par l'orgueil ne
comprennent pas qu'ils sont en train de se trahir... "En ce cas, non.
Au contraire ! La laisser, la laisser à son délire ! Faire tout ce qui est
possible pour que les gens la croient prophétesse. L'honorer !
L'indiquer..." "Mais, si
c'était des choses qui ne seraient pas vraies ?!..." "Oh ! Maître !
Une fois enlevé ce qu'elle dit contre nous, le reste serait très utile pour
relever la fierté d'Israël contre le romain, à rabaisser l'orgueil du peuple
envers nous !" "Mais on ne
pourrait lui dire : "Parle ainsi, mais ne dis pas cela" dit
fermement Jésus, "Et pourquoi ?" "Parce que celui
qui délire parle sans savoir ce qu'il dit." "Oh ! avec de
l'argent et quelques menaces... on obtiendrait tout. On contrôlait aussi les
prophètes..." "Je ne suis pas
au courant, en vérité..." "Hé ! c'est que
tu ne sais pas lire entre les lignes et que tout n'a pas été laissé par
écrit." "Mais l'esprit
prophétique ne connaît pas d'influence extérieure, ô scribe. Il vient de Dieu
et Dieu ne s'achète pas et on ne l'effraie pas" dit Jésus en changeant
de ton. C'est le commencement de sa contre-attaque. "Mais elle n'est
pas une prophétesse. Ce n'est plus le temps des prophètes." "Ce n'est plus
le temps des prophètes ? Et pourquoi ?" "Parce que nous
ne les méritons pas. Nous sommes trop corrompus." "Vraiment ? Et
c'est toi qui le dis ? Toi qui tout à l'heure la jugeais digne de châtiment
parce qu'elle disait la même chose ?" Le scribe reste
désorienté. Un autre vient à son secours : "Le temps des prophètes a
fini avec Jean. Ils ne servent plus." 457> "Et pourquoi donc ?" "Parce que tu es
là pour dire la Loi et pour parler de Dieu." "Même au temps
des prophètes, il y avait la Loi et la Sagesse parlait de Dieu, et pourtant
eux aussi existaient." "Mais que
prophétisaient-ils ? Ta venue. Tu es venu. Ils ne servent plus." "Cent et cent
fois, je me suis entendu demander par vous, par les prêtres et les
pharisiens, si j'étais ou non le Christ, et parce que je l'affirmais j'ai été
traité de blasphémateur et de fou et on a pris des pierres pour me les
lancer. N'est-tu pas Sadoc,
appelé le scribe d'or ?" dit Jésus, en montrant le scribe au
gros nez, qui a maltraité la femme après avoir essayé de la tromper. "Je le suis, eh
bien ?" "Eh bien, c'est
toi, justement toi, qui as été le premier à Giscala comme au Temple, à
commencer la violence contre Moi [14]. Mais Moi, je te
pardonne. Je te rappelle seulement que tu le faisais en disant que je ne
pouvais être le Christ, alors que maintenant tu soutiens le contraire, Et je
te rappelle aussi le défi que je t'ai fait à Cédés [15]. D'ici peu tu verras
s'en accomplir une partie. Quand la lune sera revenue à la phase où
maintenant elle brille dans le ciel, je te donnerai la preuve, la première [16]. L'autre tu l'auras
quand le grain, qui maintenant dort en terre, agitera ses épis encore verts
au vent de Nisan. Mais à ceux qui disent que les prophètes sont inutiles, je
réponds : "Et qui pourra imposer des limites au Seigneur Très-Haut
?" "Alors, tu ne
veux pas guérir la femme, ni non plus la condamner ?" "Non." "Et tu l'estimes
prophétesse ?" "Inspirée,
oui." "Tu es un démon
comme elle. Partons. Il ne convient pas de perdre d'autre temps avec des
démons" dit Sadoc, en bousculant le Christ, comme un faquin, pour
l'écarter. Un grand nombre le
suivent. Certains restent, parmi eux celui qu'ils ont appelé Joël Alamot. "Et vous ne les
suivez pas ?" demande Jésus en montrant ceux qui s'en vont. "Non, Maître.
Nous allons partir parce qu'il fait nuit, mais nous voulons te dire que nous
croyons à ton jugement. Dieu peut tout, c'est vrai, et pour nous qui tombons
dans des fautes nombreuses, Il peut susciter des esprits qui nous rappellent
à la justice" dit l'un d'eux très âgé. "Tu as bien
parlé. Et l'humilité que tu montres est, aux yeux de Dieu, plus grande que
ton savoir." "Alors
souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume." "Oui, Jacob." "Comment sais-tu
mon nom ?" Jésus sourit sans
répondre. "Maître,
souviens-toi aussi de nous" disent les trois autres. Et le dernier qui
parle, Joël Alamot, dit aussi : "Et bénissons le Seigneur qui nous a
donné cette heure." "Bénissons le
Seigneur !" répond Jésus. Ils se saluent et se
séparent. Jésus se réunit à ses
apôtres et, avec eux, il va près de la femme qui a encore repris la position
qu'elle avait au début : ramassée sur elle-même sur la racine qui fait
saillie. Son père et sa mère
demandent avec angoisse au Maître : "C'est donc un démon, notre fille ?
Ils l'ont dit avant de s'en aller." "Non, elle ne
l'est pas. Soyez en paix, et aimez-la car son sort est très douloureux, comme
tous les sorts semblables au sien." "Mais ils ont
dit que tu avais jugé de la sorte..." "Ils ont menti,
Moi, je ne mens pas. Soyez en paix." Jean d'Ephèse s'avance avec Salomon et les autres disciples : 459> "Maître, Sadoc les a menacés, je te le dis." "Eux ou elle
?" "Eux et elle.
N'est-ce pas, vous deux ?" "Oui. Ils nous
on dit, à sa mère et à moi, que si nous ne savons pas faire taire notre
fille, malheur à nous. Et à Sabéa ils ont dit : "Si tu parles, nous te
dénoncerons au Sanhédrin". Nous prévoyons de mauvais jours pour
nous !... Mais notre cœur est en paix à cause de ce que tu nous as dit... et
nous supporterons le reste. Mais pour elle... Que devons nous faire ?
Conseille-nous, Seigneur." Jésus réfléchit et
répond ensuite : "N'avez-vous pas des parents loin de Betléchi ?" "Non,
Maître." ...Jésus réfléchit et
puis lève son visage et regarde Joseph, Jean d'Ephèse et Philippe d'Arbela. Il ordonne :
"Vous vous mettrez en voyage avec eux, et puis de Betléchi, avec elle et
son trousseau, vous irez à Aëra. Vous direz à la mère de Timon de la garder en mon nom. Elle sait ce que
c'est que d'avoir un fils persécuté." "Nous allons le
faire, Seigneur. C'est une bonne décision. Aëra est éloignée et hors de leur
atteinte" disent les trois. Le père et la mère de
Sabéa baisent les mains du Maître, le remercient et le bénissent. Jésus se penche sur
la femme, touche sa tête voilée pour l'appeler doucement : "Sabéa,
écoute-moi !' La femme lève la tête
et le regarde, et puis glisse à genoux. Jésus lui pose la
main sur la tête : "Écoute, Sabéa. Tu vas aller où je t'envoie, auprès
d'une mère. J'aurais voulu t'envoyer auprès de la mienne, mais cela ne m'est
pas possible. Continue à servir le Seigneur dans la justice et l'obéissance.
Je te bénis, femme. Va en paix." "Oui, mon Seigneur,
et mon Dieu. Mais quand je devrai parler, pourrai-je ?..." "L'Esprit qui
t'aime te guidera suivant le moment. Ne doute pas de son amour. Sois humble,
chaste, simple et sincère, et Lui ne t'abandonnera pas. Va en paix !" Il se réunit de
nouveau aux apôtres et à Zachée avec les siens qui s'étaient arrêtés à
quelques pas, pour retenir aussi les autres curieux. "Allons. Il fait
nuit. Je ne sais pas comment vous allez faire pour retourner à Jéricho, vous
qui devez y aller." "C'est plutôt
pour la femme et ses parents, disons. Mais si tu le juges bon, nous resterons
hors de la maison et Toi et eux, vous pourrez y dormir jusqu'au matin"
propose un des amis de Zachée. 460> "Bonne idée. Allez dire à Sabéa de venir avec les siens
et avec les disciples. Ils y dormiront. Moi, je resterai avec vous. Ce n'est
pas une nuit venteuse. Nous ferons des feux et nous attendrons l'aube ainsi.
Moi vous instruisant, et vous m'écoutant." |
|||
|
Et lentement il se met en chemin à la
première clarté de la lune... |
|||
[2] Cette bénédiction, qui produira une récolte exceptionnelle, est donnée pour soulager le travail pénible des paysans de Doras, maître dur (2.54). Doras en profitera pour reprocher à ses paysans de n'avoir pas eu de tels résultats les années passées et les frappera (2.76)
[3] Sorte de chêne peu élevé
[4] Isaïe 9,5 "Car un enfant nous est né, un fils nous est donné. Dieu lui a confié l’autorité. On lui donne ces titres: Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix."
[5] Psaume 110,1 : "Siège à ma droite, tant que j’aie fait de tes ennemis l’escabeau de tes pieds."
[6] Ézéchiel 10,1 " Je regardai: voici que sur la voûte qui était sur la tête des chérubins, au-dessus d’eux, apparut comme une pierre de saphir dont l’aspect était semblable à un trône"
[7] Miryam : Nombres 12,2
[10] Judith 10,1 et suivants (deutérocanonique)
[14] À Giscala, important foyer de formation rabbinique, Sadoc frappe Jésus d'une pierre à la main. (5.28)
[15] À Cédès, peu de temps après, aux scribes et pharisiens qui réclament un signe, Jésus parle du signe de Jonas et, à l'adresse de Sadoc, prédit que sa main transpercée sera un signe que Sadoc verra deux fois : l'une le réjouira (sa crucifixion) l'autre le terrorisera : sa condamnation au Ciel. (5.30)
[16] Lors de ce même épisode de Cédès, les scribes et pharisiens demandent à voir une "vraie" résurrection à partir d'un corps décomposé, il prédit que Sadoc le verra dans un mois (résurrection de Lazare)