Maria Valtorta en 1943

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano

 

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du dossier Maria Valtorta

 

Père Gabriele Maria Roschini, o.s.m.
Fondateur de l'université pontificale mariale et exégète de Maria Valtorta


 

ARTICLES CONNEXES

 

Les mystiques mariales

Les révélations privées

La mariologie valtortienne

 

 

VOIR AUSSI

---

Qui est Marie d'Agréda

Qui est Anne-Catherine Emmerich

Les passages de l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta

Dictée de Jésus : la place qu'on doit accorder aux œuvres de voyantes et leur mission de porte-parole

---

 


Qui est-il ?
Haut de page

Ce prêtre de l'Ordre des Servites de Marie (Caste Sant'Elia, province de Viterbe 1900 – Rome 1977) [1], est réputé avoir été l'un des plus grands mariologues [2] du XXème siècle. C'est un des experts du concile Vatican II. Il a publié 900 titres de toutes sortes sur le sujet après avoir été remarqué par la publication d'une œuvre de référence "Le Chef-d'œuvre de Dieu" (Il capolavoro de Dio - 1933) , encyclopédie mariale en quatre volumes.

Prêtre à 24 ans, docteur en philosophie et en théologie sacrée, le P. Gabriel Roschini, fonde à 39 ans la revue de mariologie "Marianum", puis fonde, le 30 novembre 1950, la Faculté de Théologie du même nom, devenue "pontificale" le 8 décembre 1955. par décret "cœlesti Honorandae Reginae" de la Sacrée Congrégation des Séminaires et Universités. Il était un consultant en vue du Saint-Office où il fut un défenseur de Maria Valtorta.

En 1973, il préside le transfert des restes de Maria Valtorta de Viareggio à Florence, dans la Chapelle de Santissima Annunziata [3], confiée aux Servites de Marie et publie "La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta", une apologie remarquée venant d'une telle sommité.

Rencontres avec Maria Valtorta et son œuvre
Haut de page

Il l'avouera plus tard : sans être hostile, il n'est pas convaincu d'emblée par l'œuvre de Maria Valtorta que lui présente ses frères dans l'ordre des Servites : le P. Romualdo Migliorini (mort en 1953) et le P. Corrado Berti. Ainsi écrit-il le 27 août 1946 [4] :

"À la demande du Supérieur Général [5], j'ai examiné le premier volume de l'œuvre [6] (qui pourrait s'intituler : "En marge de l'Évangile"), de la conception de la Très Sainte Marie jusqu'à la vie publique de Notre Seigneur Jésus-Christ, et je n'ai rien trouvé de contraire à la foi et la morale. J'y ai trouvé au contraire un souffle de grande spiritualité et une puissance de reconstruction de scènes évangéliques assez singulières. On doit donc autoriser son impression aux conditions suivantes :

1 – qu'il soit dit clairement qu'on ne doit accorder qu'une foi humaine à ce qui y est dit et que l'assemblage (la reconstitution) en est humain.

2 – qu'il soit supprimé tout ce qui, de manière explicite ou équivalente, fait référence à une origine divine de l'œuvre, origine qu'on ne constate pas, de même qu'il n'y a pas d'éléments qui militent contre cela.

3 – qu'il soit procédé à toutes les corrections indiquées, suggérées par la prudence, etc. "

(Traduction maria-valtorta.org – 2010)

On retrouve là typiquement l'attitude de prudence ("ni pour, ni contre") qui caractérise la plupart des théologiens non lecteurs, ou lecteurs superficiels, de l'œuvre.

En 1949, il rend une visite de courtoisie à Maria Valtorta à Viarreggio. Il n'en retire aucune émotion particulière.

À Rome, il suit les péripéties de ses confrères en mal de publication de l'œuvre et parfois les conseille.

Se souvenant des rapports qu'entretenait le Préfet de la Congrégation pour la Vie religieuse, Mgr Alexis Lépicier [7], Servites de Marie lui aussi, et la société éditrice Michele Pisani, il envoie le P. Berti vers elle et ne manque pas de s'enquérir de l'avancée des publications de l'œuvre au-delà de la mise à l'Index par le Saint-Office (dont il était membre d'ailleurs sans participer à la condamnation).

Un après-midi d'août 1972, revenant de vacances dans un couvent des Dolomites, il vient frapper à la porte de la maison de Maria Valtorta à Viareggio où il rencontre Marta Dicotti la confidente survivante de Maria Valtorta ainsi que le couple Pisani présent par hasard.

Il confirme son souhait d'étudier à fond, jour et nuit, l'œuvre de Maria Valtorta qui l'avait captivé et bouleversé.

L'année suivante, il publie "La Madonna negli scritti di Maria Valtorta" dans lequel il avoue qu'aucun autre écrit ne lui a donné "une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante" de Marie, Chef-d'œuvre de Dieu, que ceux de Maria Valtorta qu'il qualifie "d'une des 18 plus grandes mystiques de tous les temps".

Le Pape Paul VI - qui avait lu le premier tome des œuvres de Maria Valtorta alors qu'il était à la tête du diocèse de Milan [8] - lui fait envoyer une lettre de félicitations qui, après "l'imprimatur papal" de Pie XII de 1948, ne laisse aucun doute sur la haute valeur théologique de l'œuvre de Maria Valtorta, tout en laissant libre l'interprétation sur l'origine de l'œuvre.

Apologie de l'œuvre de Maria Valtorta
Haut de page

Texte italien extrait de "La Madonna negli scritti di Maria Valtorta" (page 6)

Traduction française

PRESENTAZIONE DELL'AUTORE

E' da mezzo secolo che mi occupo di Mariologia: studiando, insegnando, predicando e scrivendo.

Ho dovuto leggere percio innumerevoli scritti mariani, d'ogni genere : una vera Biblioteca mariana.

Mi sento pero in dovere di confessare candidamente che la Mariologia quale risulta dagli scritti, editi e inediti, di Maria Valtorta, e stata per me una vera rivelazione. Nessun altro scritto mariano, e neppure la somma degli scritti mariani da me letti e studiati, era stato in grado di darmi, del Capolavoro di Dio, un'idea cosi chiara, cosi viva, cosi completa, cosi luminosa e cosi affascinante : semplice insieme e sublime.

Tra la Madonna presentata da me e dai miei colleghi (i Mariologi) e la Madonna presentata da Maria Valtorta, a me sembra trovare la stessa differenza che corre tra una Madonna di cartapesta e una Madonna viva, tra una Madonna piu o meno approssimativa e una Madonna completa in ogni sua parte, sotto tutti i suoi aspetti.

Per questo fondamentale motivo, nell'esporre la Mariologia degli scritti valtortiani, ho preferito che parlasse, quasi di continuo, la stessa Valtorta, limitando la mia azione a coordinare quanto ella ha scritto, in vari luoghi, in modo insuperabile. Dove gli altri, forse, vedranno, in questo mio modo di agire, un difetto, io amo vedere un pregio.

E' bene, inoltre, che si sappia che io non sono stato un facile ammiratore della Valtorta. Anch'io, infatti, sono stato, un tempo, tra coloro che, senza un'adeguata conoscenza dei suoi scritti, hanno avuto un sorrisolino di diffidenza nei riguardi dei medesimi. Ma dopo averli letti e ponderati, ho dovuto\come tanti altri\lealmente riconoscere di essere stato troppo corrivo; e ho dovuto concludere : Chi vuoi conoscere la Madonna (una Madonna in perfetta sintonia col Magistero ecclesiastico, particolarmente col Concilio Vaticano 11, con la S. Scrittura e la Tradizione ecclesiastica) legga la Mariologia della Valtorta!.

A chi poi volesse vedere, in questa mia asserzione, uno dei soliti iperbolici sloganpubblicitari, non ho da dare che una sola risposta: Legga, e poi giudichi! .

Roma, 1973

P. Gabriele M. Moschini O.S.M.

PRÉSENTATION DE L'AUTEUR

Cela fait un demi-siècle que je m'occupe de mariologie : par l'étude, l'enseignement, la prédication et l'écriture.

J'ai du lire pour cela d'innombrables écrits mariaux, de toute sorte : une vraie Bibliothèque mariale.

Mais je me sens obligé d'avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta

Entre la Vierge Marie présentée par moi et mes collègues (mariologues) et la Vierge Marie de Maria Valtorta, il me semble qu'il y a la même différence qu'entre une Madone de carton et une Madone vivante, entre une Madone plus ou moins approximative et une Madone complète dans toutes ses composantes et dans tous ses aspects.

Pour cette raison fondamentale, dans l'exposé de la mariologie des écrits valtortiens, j'ai préféré donner la parole, presqu'exclusivement, à Maria Valtorta elle-même, en limitant mon action au regroupement de ce qu'elle a écrit en plusieurs endroits quand c'était nécessaire. Là où d'autres, verront peut-être dans ma manière d'agir, une déficience, j'aime à y voir une grande valeur.

Il est également bon de savoir que je n'étais pas un admirateur spontané de Valtorta. Moi aussi, en fait, j'ai été, un temps, parmi ceux qui, sans une connaissance exacte de ses écrits, avaient un rempart de défiance à leur égard. Mais après les avoir lus et examinés, j'ai dû - comme tant d'autres - loyalement reconnaître avoir été trop pressé, et j'ai dû conclure : Qui veut connaître la Sainte Vierge (Une sainte Vierge en parfaite harmonie avec le Magistère, le Concile Vatican II, les Saintes Écritures et la Tradition de l'Église), se doit de puiser à la mariologie valtortienne.

À qui veut voir, dans ma déclaration, un de ces slogans publicitaires emphatiques, je n'ai qu'une réponse à donner : lisez-la et puis jugez !

Rome, 1973

P. Gabriel M. Moschini O.S.M.

La lettre de félicitations du Pape Paul VI
Haut de page

 
Fac-similé de la Lettre de la Secrétairerie d'État

SECRÉTAIRERIE D'ÉTAT
Du Vatican, le 17 janvier 1974

SEGRETERIA Dl STATO

N. 250075

Dal Vaticano, 17 Gennaio 1974

Reverendo Padre,

Con delicato e reverente pensiero, Ella ha voluto far pervenire al Sommo Pontefice l'omaggio della copia del suo recente volume dal titolo "La Madonna negli scritti di Maria Valtorta".

Apprezzando la sua pieta e il suo zelo, di cui la pubblicazione e evidente prova e pregevole risultato, il Santo Padre La ringrazia di cuore per la nuova testimonianza di devoto ossequio e Le auspica che dalla sua fatica possa raccogliere copiosi e consolanti frutti di bene spirituale.

Con tali paterni voti e in pegno di eletti favori del Divino Redentore, Sua Santita Le imparti volentieri la propiziatrice Benedizione Apostolica.

Molto grato per i voti augurali e per l'esemplare del volume a me gentilmente inviati, profitto volentieri della circostanza per confermarmi con sensi di sincero e religioso ossequio

della Paternita
Vostra Rev. da Dev. mo nel Signore
(firma non molto chiara), forse G. Benelli
Sost

____________________

Reverendo Padre GABRIELE M. ROSCHINI

Pontificia Facolta Teologica "Maria

ROMA

Révérend Père,

Dans une délicate et respectueuse intention, vous avez bien voulu faire parvenir au Souverain Pontife un exemplaire de votre dernier ouvrage : "La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta".

Appréciant votre piété et votre zèle, dont cette publication est la preuve évidente, et le précieux résultat, le Saint-Père vous remercie chaleureusement pour votre nouveau témoignage de pieux hommage et exprime l'espoir que vos efforts recueillent des fruits spirituels abondants.

Avec ses paternels sentiments et en gage des faveurs du Divin Rédempteur, Sa Sainteté vous donne volontiers la Bénédiction Apostolique.

Très reconnaissant pour vos bons vœux et pour le spécimen que vous m'avez aimablement envoyé, je profite volontiers de cette occasion pour vous assurer de mes sincères et religieux dévouements.

G. Benelli

 


 

Retour au sommaire du Dossier

Haut de page - Nous contacter
Page sous licence GNU de documentation libre souscrite par Valtortiste91
Fiche mise à jour le 18/05/10

 



[1] Le jour de sa mort, le 12 septembre, correspond à la fête du saint nom de Marie.

[2] Mariologie : ensemble des sciences étudiant la Vierge Marie

[3] La Santissima Annunziata comporte un portrait miraculeux et anonyme de l'Annonciation. La Vierge Marie a confirmé à Maria Valtorta que c'était un des protraits les plus approchants de ce qu'elle fut vraiment sur terre.

[4] " La Madonna negli scritti di Maria Valtorta" – Page 9 (traduction de maria-valtorta.org).

[5] À l’époque, le prieur général de l’O.S.M. était le Père Alfonso M. Benetti

[6] Il n'a examiné qu'un des quatre tomes, celui qui se réfère à l'Évangile de l'Enfance et au début de la Vie Publique.

[7] Cardinal Alexis, Marie Lépicier, né le 28 favrier 1863 à Vaucouleurs, France – O.S.M. – Préfet de la Congrégation pour les Instituts de la vie consacrée et les sociétés de Vie apostolique – décédé le 20 mai 1936

[8] Entretien de Mgr Macchi, son secrétaire particulier avec le P. Berti.