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"L'Évangile tel qu'il m'a été
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Plan du Site >> Sommaire du dossier Maria Valtorta La mariologie de Maria
Valtorta. |
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ARTICLES CONNEXES --- L'Église
et les révélations privées VOIR AUSSI --- Qui est Anne-Catherine Emmerich Les passages de l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta
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L'Osservatore Romano du 6 janvier 1960 qui publiait une sévère censure de Il poema
dell'Uomo-Dio, reconnaissait loyalement dans un
bref article accompagnant l'avis de censure qu'on trouve dans cette œuvre
"des leçons de théologie mariale marquées
par une connaissance complète des toutes dernières études des spécialistes
actuels en la matière [ ... ], des leçons de théologie écrites dans les
termes mêmes qu'emploierait un professeur de notre temps". L'article
insinuait, en outre, que l'écrivain aurait eu comme souffleur un savant
théologien marial. C'était admettre pour autant que l'œuvre contient une
doctrine mariale tout à fait à point: chose indéniable ! Mais il est aussi
indéniable, que Maria Valtorta n'a jamais lu un livre qui traite de mariologie,
qu'elle n'a jamais suivi de cours ni de leçons sur un tel sujet, et qu'il n'y
a jamais eu de savant théologien marial pour lui suggérer ce qu'elle a écrit
sur la Sainte Vierge. La mariologie de
Maria Valtorta n'est pas de son invention propre, cela est évident. Et on ne
peut penser le moins du monde qu'elle puisse être une invention du diable,
«parce que — comme l'a finement noté S. Exc. Mgr Carinci, secrétaire de la Sacrée Congrégation des rites — le démon
s'entend trop peu avec la Sainte Vierge» (Poema,
IX, 219, n. 69) [1]; et les écrits de Maria Valtorta constituent, comme nous le
verrons, l'hymne la plus mélodieuse qui monte de la terre vers l'auguste
Reine du ciel. "Ma fille, [dit la Vierge Marie à Maria Valtorta] écris donc sur moi. Ce sera une consolation pour toute ta peine" (Poema, 1, 9). [Et Jésus d'ajouter :] "Délecte-toi de ma Mère !" ("Cahiers de 1943" – catéchèse du 26 décembre – page 590). Elle obéit. Elle écrivit
et trouva ses délices en Marie. Ceci étant dit, nous
exposerons sommairement les caractéristiques de la mariologie valtortienne.
Elles se ramènent à trois : 1. c'est une
mariologie nouvelle, sous plusieurs aspects; 2. c'est une mariologie vivante, pour diverses raisons; 3. c'est une mariologie éminemment biblique. 2. Une mariologie nouvelle Cette
mariologie est nouvelle sous plusieurs aspects, qui ne font
qu'illuminer davantage et compléter l'ancienne mariologie, la
traditionnelle, en la renouvelant (toujours cependant "dans le même sens et dans la même pensée"
: "in eodem sensu eademque
sententia"). Parmi
les raisons qui ont poussé notre divin Maître à nous donner Il poema dell'Uomo-Dio il y a
celle-ci : "Restaurer
dans leur vérité les figures du Fils de l'homme et de Marie, vrais enfants
d'Adam par la chair et le sang, mais d'un Adam innocent" (Poema, X, 362). Il
s'agit donc de restaurer, en plus de la figure du Christ, celle de Marie. Cette
restauration de la figure de Marie répond aux lacunes évidentes que nous
constatons dans les livres canoniques au sujet de la Sainte Vierge. Jésus
lui-même dit à Maria Valtorta : "Les évangiles avaient déjà fait de moi une description
suffisante qui allait au moins suffire au salut des cœurs. La Sainte Vierge
était peu connue; sa personne était évoquée en traits incomplets qui
laissaient trop de choses dans l'ombre. Voici que je l'ai révélée. C'est
moi qui te l'ai donnée cette histoire parfaite de ma Mère, cet Ordre [de
toutes choses] qui s'orne du nom de Marie... Car elle est la gloire de
l'Ordre..." (6 janvier
1949). Le
but de cette connaissance plus étendue de Marie est d'augmenter l'amour
envers elle. "Tu es une
petite fille qui ne sait pas grand-chose de sa Mère. Mais quand tu sauras
beaucoup de choses et que tu me connaîtras, non comme une étoile lointaine
dont on ne voit qu’un rayon et on ne connaît que le nom, non seulement comme
une entité idéale et idéalisée, mais comme une réalité vivante et aimante, avec mon cœur de Mère de Dieu
et de Maman de Jésus, de Femme qui comprend les souffrances de la femme, car
les plus atroces ne lui furent pas épargnées et elle n’a qu’à s’en souvenir
pour comprendre celles des autres, alors tu m’aimeras comme tu aimes mon
Fils, c’est-à-dire de tout ton être." (8 décembre 1943 – page 539). C'est pour
cela que Maria Valtorta comme écrivain n'a épargné ni labeur ni sacrifice. "Je vais très mal, [avouait-elle] et
écrire me coûte beaucoup. Je suis une loque, ensuite. Mais pour la faire
connaître, pour qu’elle soit plus aimée, je ne compte pas. Mes épaules me
font-elles souffrir? Mon cœur cède-t-il ? Ma tête me torture-t-elle? La
fièvre augmente-t-elle? Peu importe! Que Marie soit connue, toute belle et
chère comme je la vois par bonté de Dieu et par sa bonté à elle, et cela me
suffit". (7 juin 1944 –page 354). L'œuvre de
Maria Valtorta, connue sous le titre italien de Il poema
dell'Uomo-Dio pourrait aussi justement
s'intituler Le poème de la Mère de Dieu, car, en plus de restaurer et
de compléter la figure évangélique du Christ, elle restaure et complète celle
de Marie. On peut
dire, en outre, que la mariologie de Maria Valtorta est nouvelle, parce
qu'elle nous présente la Sainte Vierge sous un nouveau jour, c'est-à-dire
comme une créature nouvelle, apparemment semblable à toutes les autres
pures créatures, mais en réalité bien différente : une créature toujours
plongée dans la lumière infinie de son Créateur, dans la lumière de Dieu un
et tripe, entourée d'une splendeur exceptionnelle et fascinante, qui émane de
sa mission unique. Dieu "la pensa, réunissant en Elle toutes les grâces. C'est la Vierge, c'est l'Unique, c'est la Parfaite, c'est la Complète. Telle que pensée [par Dieu], telle qu'engendrée, Elle demeure: Telle Elle est couronnée et demeure éternellement. C'est la Vierge. C'est l'abîme de l'intangibilité, de la pureté, de la grâce, qui se perd dans l'Abîme d'où Elle est jaillie, en Dieu, Intangibilité, Pureté, Grâce absolues au superlatif" (EMV – Tome 1, chapitre 8, page 43). Enfin, la
mariologie de Maria Valtorta est nouvelle, parce qu'elle nous présente
la Sainte Vierge sous une forme nouvelle, avec des développements nouveaux [2] et des
images nouvelles,
séduisantes. Ainsi, dans Romani [Commentaires
sur l'Épître de Paul aux Romains — 1, 3-4], Marie nous apparaît sous l'image
d'un "vivier
de forme circulaire dans lequel les eaux se meuvent sans jamais aller vers
l'embouchure [ ... ] Ainsi Marie,
eau très pure d'une fontaine scellée, sortit de la ferveur incandescente de
la Pensée éternelle, coula le long de rivages sereins, apportant avec elle
paix et pureté, et rentra en Dieu pour y accueillir Dieu et engendrer le Fils
de Dieu, puis vint au milieu des sables sauvages apporter aux déserts des cœurs
la Lumière, la Vérité, la Vie, et de nouveau, sa mission étant accomplie,
telle une eau aspirée par le soleil, elle fut emportée dans le Sein mystique
qui l'avait enfantée pour vous afin qu'elle y enfante le Salut. C'est là
qu'elle est : Fontaine inviolée de la pureté, unique miroir digne de la
Perfection qui oublie tout ce qui est une offense en regardant
l'Immaculée..." (op. cit., p.
35-36). L'image évoquée ici
est une sorte de mouvement circulaire, de Dieu à Dieu. 3. Une mariologie
vivante Cette mariologie ne
contemple pas la Vierge dans la stratosphère glaciale de l'abstrait, mais
dans toute sa réalité concrète de femme (bien que hors série, une femme à la
fois idéale et réelle), d'épouse virginale et qui-fait-des-vierges, de mère
pleine de tendresse, d'amour et de douleur. De cette mariologie surgit une Vierge
Marie vivante et agissante qui pense, médite, parle, agit dans les
situations les plus diverses de la vie; une Vierge à l'esprit humain rempli
de lumière divine, au cœur humain débordant d'amour divin; une Vierge qui, où
qu'elle aille, quoi qu'elle fasse, répand sur son passage un parfum céleste:
celui de ses vertus éminentes, celui surtout de son exquise bonté, de sa
miséricorde illimitée; une femme en apparence comme toutes les autres, mais
en réalité, un miracle de beauté tant physique que morale; une femme qui
marche sur la terre avec l'esprit et le cœur toujours fixés au ciel. Une
femme-prodige. Femme du Paradis, encore que femme de la terre; perpétuel
délice, soutien et réconfort de son divin Fils et bien digne de lui. Maria Valtorta, en
plus de nous faire connaître la Sainte Vierge, nous la fait sentir toute
proche, nous la fait presque voir, nous fait comme vivre avec elle dans la
plus douce intimité. Telle est Marie et la
mariologie qui émergent des écrits de Maria Valtorta: une Marie vivante qui
nous donne une mariologie vivante. Vivante et vivifiante. 4. Une mariologie
éminemment biblique En plus d'être neuve (sous
plusieurs aspects) et vivante (pour diverses raisons), la mariologie
dans les écrits valtortiens est aussi éminemment
biblique. La Bible, aussi bien l'Ancien
que le Nouveau Testament, est l'âme, l'étoffe, la moëlle
de la mariologie valtortienne. Qu'il suffise de dire que presque toute la
Bible figure dans le texte ou les notes du Poema;
ses 73 livres et 1166 de ses 1334 chapitres (y compris les 150 psaumes)
s'y trouvent d'une manière explicite ou implicite. Pour nous convaincre, il
n'y a qu'à parcourir l'index biblique de l'œuvre (Indice biblico dell'opera Il poema dell'Uomo-Dio), travail patient d'Edmea
Dusio (Pisani, Isola del Liri, 1970) [3]. L'œuvre parle continuellement un langage biblique : le
langage même de Dieu. Tous les passages
bibliques qui se rapportent à Marie dans les deux Testaments, du livre de la
Genèse (3, 15) à l'Apocalypse (12), se trouvent mis en valeur dans la mariologie valtortienne. Les
passages prétendus antimarials s'y trouvent
tous, mais avec l'interprétation qui s'impose, propre à dissiper toute ombre
autour de la lumineuse figure de Marie. "Les siècles [écrit Maria Valtorta, utilisant
d'avance les expressions mêmes du concile Vatican II [4]] se transmettent de l'un
à l'autre, dans une clarté grandissante et avec des détails toujours plus
nets, la voix de la promesse divine d'un Messie rédempteur et de la Femme
sans concupiscence qui punira le prévaricateur, en mettant au monde le
vainqueur du péché et de la mort. Nombreux par la suite sont les symboles et
les voix qui à travers les siècles font écho à la promesse (Genèse 3,
15)..." (Romani, p.
97). Il faut
porter une attention particulière aux passages prétendus antimarials
des quatre évangiles. Ils aplanissent le chemin en vue d'un exposé systématique
de la doctrine mariale [5]. Il y en
a quatre, à savoir : a) un
passage de saint Mathieu sur le prétendu désaveu de la Mère par son Fils
(Matthieu 12, 46-50); b) un
passage de saint Luc sur la réponse faite par Jésus à cette femme qui,
pour l'honorer lui-même, honora sa Mère (Luc 11, 27-28); c) un
deuxième passage de saint Luc sur "l'émerveillement" et
"l'incompréhension" de Marie et de Joseph devant tout ce qu'on
disait de Jésus enfant (Luc 2, 33; 41-52); d) un
passage de saint Jean sur la réponse de Jésus à sa Mère aux noces de Cana
(Jean 2, 2-5). a) Le passage de
saint Mathieu
12, 46-50 Marie
dit [à la voyante] : "Il y a deux autres phrases
dans les évangiles qui se réfèrent à moi et que vous interprétez plus ou
moins bien. Je te les explique. b) Le passage de saint Luc 11,
27-28 Il
s'agit de la réponse du Fils à la femme qui, pour exalter le Fils, exalte la
Mère. La
Vierge Marie l'explique à la voyante : "Luc raconte que pendant que Jésus parlait, une femme dit:
'Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles que tu as sucées'. Ce à quoi
le fils répondit : 'Bienheureux plutôt ceux qui écoutent la parole de
Dieu et qui l'observent'. Être Mère
de Jésus fut une grâce dont il n'était pas juste que je me glorifie. Parmi
les millions et les millions d'âmes créées par le Père, c'est la mienne que,
par un décret insondable, il choisit de faire sans tache. L'Éternel ne veut
pas que dans le ciel je m'humilie, parce qu'il m'a faite Reine en cet instant
heureux où, ayant laissé la terre, j'ai été saisie dans l'embrassement de mon
Fils — objet de ma profonde nostalgie depuis le temps de la séparation, objet
du désir qui me consuma comme une lampe qui brûle. Mais s'il le permettait,
je serais éternellement prostrée devant sa splendeur pour me soumettre
moi-même tout entière à elle, en souvenir du décret de sa bonté qui m'a donné
une âme, baptisée, en avance sur toutes les âmes, non avec l'eau et le sel,
mais avec le feu de son amour. Qu'il se
soit nourri à mon sein, ne pouvait pas davantage susciter en moi des bouffées
d'orgueil-, il aurait bien pu venir sur terre et être évangélisateur et
rédempteur, sans abaisser sa divinité à assumer avec la chair les besoins
naturels d'un enfant. De même qu'il est monté au Ciel après avoir accompli sa
mission, il aurait pu en descendre pour la commencer, en ayant déjà un corps
adulte et parfait, nécessaire à vos lourdeurs d'êtres charnels. Mon Seigneur
et mon Fils peut tout, et moi je n'ai été qu'un instrument servant à vous
rendre plus compréhensible et plus convaincante la réelle Incarnation de
Dieu, Esprit très pur, dans la personne de Jésus-Christ, fils de Marie de
Nazareth. Mais ce
qui faisait ma grandeur, c'était d'avoir observé la parole de Dieu et affiné
les sens de mon âme par une pureté totale depuis l'enfance; ce qui faisait ma
béatitude, c'était d'avoir écouté la Parole qui était mon Fils pour en faire
mon pain et m'unir toujours de plus en plus à mon Seigneur» (7 décembre 1943 – page
533/534) [8]. c) Le passage de saint Luc
2, 33; 41-52 Il
s'agit de "l'étonnement" et de "l'incompréhension" de
Marie et de Joseph au sujet de Jésus. Marie dit à la voyante: "En parlant
de la présentation au Temple, Luc écrit que "le père et la mère restaient étonnés des choses que l'on disait de
l'enfant". Étonnement, mais différent chez les deux conjoints. Pour moi,
à qui l'Esprit époux avait révélé tout l'avenir, je m'émerveillais surnaturellement,
en adorant la volonté du Seigneur de ce qu'il avait pris un corps pour
racheter l'homme et se révélait à ceux qui vivent de l'esprit, je
m'émerveillais une fois de plus de ce que Dieu m'avait choisie, moi, son
humble servante, pour être la Mère de la Vérité incarnée. Joseph aussi
s'étonnait, mais humainement, parce qu'il ne savait rien en dehors de
ce que les Écritures lui avaient dit et de ce que l'ange lui avait révélé.
Moi, je me taisais. Les secrets du Très-Haut étaient déposés dans l'Arche
fermée, dans le Saint des saints et seule, Prêtresse suprême, je les
connaissais et la gloire de Dieu les voilait aux yeux des hommes avec sa
.splendeur aveuglante. C'étaient des abîmes de splendeur et seul l'œil
virginal baisé par l'Esprit de Dieu pouvait les fixer. Voilà
pourquoi nous étions étonnés, Joseph et moi. Différemment, mais également émerveillés. C'est
ainsi qu'il faut interpréter cet autre passage de Luc: 'Mais eux ne
comprirent pas ce qu'il leur avait dit' (2, 50). Moi, je
compris. Encore que je le savais déjà, et si le Père permit mon angoisse de
mère, il ne me cacha pas la signification sublime des paroles de mon Fils.
Mais je me tus, pour ne pas mortifier Joseph à qui la plénitude de la
grâce n'était pas accordée. J'étais la
Mère de Dieu, mais cela ne m'exemptait pas d'être une épouse respectueuse
vis-à-vis du bon Joseph qui m'était un compagnon aimant et un frère vigilant.
Notre famille ne connut aucun défaut, pour aucun motif, en aucun domaine.
Nous nous sommes aimés, saintement préoccupés d'une
seule chose : notre Fils. Ah ! que Jésus a su, en retour de tout ce qu'il avait
reçu de mon Joseph, combler ce juste de consolation au moment de la mort,
comme lui seul pouvait le faire. Jésus est le modèle des enfants, comme Joseph est le
modèle des maris. J'ai
beaucoup souffert par le monde et pour le monde. Mais mon saint Fils et mon .juste conjoint ne firent pas venir d'autres
larmes à mes yeux que celles qui furent causées par leur propre
douleur. Quand Joseph ne fut plus à mes côtés et que j'avais sur
terre la première autorité sur mon Fils, je n'ai plus gardé le silence qui
laissait croire que je ne comprenais pas. Personne ne pouvait plus être
humilié de se voir dépassé en compréhension" (5 décembre 1943 –
pages 526/527). d) Le passage de saint Jean 2,
2-5 Il s'agit de la réponse de
Jésus à sa Mère aux noces de Cana : "Femme, qu'y a-t-il entre toi et moi
?". Dans le passage cité par Maria Valtorta, on lit: "Femme, qu'y
a-t-il désormais entre toi et moi ?" Il y a ajout de l'adverbe désormais.
À ce sujet la voyante écrit : "Jésus m'explique le sens de la phrase : "Ce désormais,
que plusieurs traducteurs passent sous silence, est la clef de la phrase
et lui donne son vrai sens. Je fus le
Fils soumis à sa Mère, jusqu'au moment où la volonté de mon Père m'indiqua
que l'heure était venue d'être le Maître. À partir du moment où ma mission
commença, je ne fus plus le Fils soumis à sa Mère, mais le serviteur de Dieu.
Les liens moraux qui m'unissaient à celle qui m'avait engendré, étaient
rompus. Ils s'étaient transformés en liens plus élevés au niveau de l'esprit.
Et Marie, ma Sainte, je n'ai pas cessé en esprit de l'appeler 'Maman'.
L'amour ne connaît pas d'interruption, ni ne s'attiédit. Au contraire, il ne
fut jamais plus parfait que lorsque je fus séparé d'elle comme en une seconde
naissance, donné par elle au monde, pour le monde, comme Messie, comme
évangélisateur. Elle eut une trot. Nième maternité, sublime et
mystique, quand, dans le déchirement du Golgotha, elle m'enfanta à la croix,
en faisant de moi le Rédempteur du monde. 'Qu'y a-t-il désormais entre toi et moi?' Auparavant
à toi, uniquement à toi. Tu me commandais, je t'obéissais. Je t'étais soumis.
Maintenant, je le suis à ma mission. Ne l'ai-je pas dit? 'Celui qui, ayant mis la main à la charrue, se retourne pour saluer ceux qui restent, n'est pas propre au royaume de Dieu.' J'avais mis la main à la charrue pour ouvrir avec le soc non pas la glèbe, mais les cœurs, et y semer la parole de Dieu. Je n'allais en retirer ma main que quand on me l'arracherait de là pour la clouer à la croix, et par ce clou du supplice ouvrir le cœur de mon Père et en faire sortir le pardon pour l'humanité. Ce désormais, oublié par plusieurs, voulait dire ceci:
'Tu as été tout pour moi, ô Mère, tant que je ne fus que le Jésus de Marie de
Nazareth, et tu es tout pour moi en mon esprit; mais, depuis que je suis le
Messie attendu, j'appartiens à mon Père. Attends encore un peu et, ma mission
terminée, je serai de nouveau tout à toi. Tu me recevras encore dans
tes bras comme quand j'étais petit, et personne ne te le disputera plus, ce
Fils qui est le tien, que l'on regardera comme la honte de l'humanité, dont
on te jettera la dépouille pour te couvrir toi aussi de l'opprobre d'être la
mère d'un criminel. Et après tu m'auras de nouveau, triomphant, et puis tu
m'auras pour toujours, triomphante toi aussi, au Ciel. Mais maintenant,
j'appartiens à tous ces hommes et j'appartiens au Père qui m'a envoyé vers
eux" (EMV
– Tome 2, chapitre 15, page 66 et suivantes). On peut
donc se demander ce qu'il y a "d'antimarial"
dans les quatre textes rapportés ici... Dûment interprétés, ils sont une
véritable hymne de louange à Marie. En concluant, Jésus dit à Maria Valtorta : "Trouve
ton bonheur en ma Mère !" (26 décembre 1943). Et après l'avoir invitée à
se plonger "dans l'azur paradisiaque" de Marie, il ajouta: "Tu en sortiras avec l'âme aussi fraîche que si tu venais d'être
créée par le Père [ ... ] Tu en sortiras avec l'esprit illuminé, parce que tu
auras baigné dans le chef-d'œuvre de Dieu. Tu en sortiras avec tout ton être
débordant d'amour, parce que tu auras compris combien Dieu sait aimer" (Poema, I, 29). La même
chose nous arrivera, si nous nous jetons en Marie comme cela vient d'être
montré par Maria Valtorta. Nous sentirons notre âme rafraîchie, illuminée,
réchauffée. |
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[1] Référence aux notes de l'édition italienne.
[2] Ainsi, pour n'en donner qu'un exemple, au sujet du célèbre parallèle classique Ève/Marie: on ne trouve chez aucun des Pères et des écrivains ecclésiastiques, ni même chez tous les Pères et les écrivains pris dans leur ensemble, un développement aussi captivant, aussi ample, aussi complet de ce parallèle que dans les écrits de Maria Valtorta. En tout cela, celle-ci est dans une entière indépendance à l'égard de ces sources traditionnelles (elles lui sont complètement inconnues).
[3] Nous ne disposons pas de cet index
qui n'est d'ailleurs plus au catalogue du Centro editoriale
valtortiano. Cependant, nous avons établi notre propre indexation des passages de l'Ancien
Testament. Index bien incomplet, car il est faut réellement
une connaissance très poussée de l'Ancien Testament pour identifier citations
et références. En effet, Jésus, dans Maria Valtorta, utilise un parler courant
que les moteurs de recherches ne captent pas immédiatement.
En
ce qui concerne la similitude entre les Évangiles et l'œuvre de Maria Valtorta,
elle a été établie par les travaux d'Adèle Plamondon.
[4] Nous avons très surpris – notamment
en établissant les fiches
thématiques sur des sujets controversés – de voir que le Catéchisme de l'Église catholique, pourtant
écrit 50 ans après l'œuvre de Maria Valtorta, confirme les arguments
théologiques avancés par Maria Valtorta.
[5] Ces passages ont été étudiés par Mgr
René Laurentin dans "Les vies
"révélées" de la Vierge Marie" (à paraître). Mgr R.
Laurentin y compare les récits des grandes voyantes ayant bénéficié des visions
de la vie de Marie ou de Jésus : Marie d'Agréda, Anne-Catherine Emmerich, Maria
Valtorta et Consuelo à un degré moindre. Le passage b ne se retrouve que dans
A.C. Emmerich et M. Valtorta. Les autres récits se retrouvent dans les quatre
récits avec une concordance remarquable sur le fond par delà les variantes de
détails.
[6] On trouve ailleurs dans l'œuvre cette autre parole de Jésus: «Je dis que
je n'ai pas de plus proche parent que celui qui fait la volonté de mon Père» (Poema, 11, 90).
[7] Ailleurs dans l'œuvre, un autre épisode fait écho à celui-ci:
[…] À grand-peine, Marie avec Joseph et Simon [tous deux fris d'Alphée
et cousins (lu Seigneur] se.frayent un chemin à
travers la.foule. Marie est toute douceur. Joseph est
furieux, Simon, embarrassé. Ils arrivent près de Jésus.
Joseph l'attaque aussitôt: «Tu es fou! Tu
offenses ta mère. Mais, maintenant, fenses tout le monde. Tu ne respectes pas
je ici et je t'en empêcherai. Est-il vrai que tu vas ça et là
travailler comme ouvrier? Et alors, si c'est vrai, pourquoi ne travailles-tu
pas dans ta boutique pour nourrir ta mère? Pourquoi mens-tu en disant que ton
travail, c'est la prédication, paresseux et ingrat que tu es, si ensuite tu vas
travailler pour de l'argent dans une maison étrangers? Vraiment, tu me sembles
possédé par un démon qui te fait dévier. Réponds!»
Jésus se retourne et prend par la main le petit Joseph, l'approche
de lui, le lève en le prenant par dessous les bras et dit: «Mon travail a été
de donner -à manger à cet innocent et à ses parents
et de les persuader que Dieu est bon. Il a été de prêcher l'humilité et la
charité à Corozai». Et pas seulement à Corozaïn, mais aussi à toi, Joseph, mon frère, qui es
injuste. Mais.je te pardonne, parce que je sais que tu as été mordu par des
(lents de serpent. Et je te pardonne aussi à toi, Simon qui es inconstant. Je
n'ai rien a pardonner à ma Mère ni à me faire pardonner par elle, parce qu'elle
juge avec jus- tire. Que le monde fasse ce qu'il veut. Moi, je fais ce que Dieu
veut et, avec la bénédiction du Père et de ma Mère,
je suis plus heureux que si le monde entier m'acclamait roi selon le monde.
Viens, Mère, ne pleure pas. Ils ne savent pas ce qu'ils font. Pardonne-leur.»
«Oh! mon Fils! Je sais. Tu sais. Il n'i, a rien d'autre à dire...»
Jésus bénit la fi oule, puis, tenant Marie de la main droite et l'enfant de
la gauche, il se dirige vers
l'escalier et le monte le premier (Poema, IV, 944).
[8] I. Dans Il poema dell'Uomo-Dio, ce même
incident se produit après le discours de Jésus à Gérasa,
discours qu'il termine ainsi:
«L...1 Habitants de Gérasa, établissez
en vous-mêmes et dans votre ville le royaume de
Dieu.»
La voix perçante d'une
femme s'élève limpide comme un chant d'alouette au-dessus
du bruit de la foule pleine d'admiration, et récite la nouvelle béatitude, c'est-à-dire la gloire de Marie: «Bienheureux le sein qui t'a porté et les mamelles que tu as sucées.»
Jésus se tourne vers la femme qui exalte la Mère par admiration
pour le Fils. Il sourit parce qu'il lui est doux d'entendre louer sa Mère. Mais
il dit ensuite: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la
mettent en pratique. Fais cela, ô
femme.»
Puis Jésus donne sa
bénédiction et se dirige vers la campagne, suivi des apôtres qui
lui demandent: «Pourquoi
as-tu dit cela?»
«Parce qu'en vérité je vous dis qu'au ciel on ne mesure pas avec les mesures de la terre. Et ma Mère elle-même sera heureuse non pas tant à cause de son âme immaculée que pour avoir écouté la parole de Dieu et l'avoir mise en pratique par l'obéissance. Les paroles: 'que l'âme de Marie soit faite sans faute' sont un miracle du Créateur. C'est à lui donc qu'en va la louange. Les paroles: 'qu'il me soit fait selon ta parole' . sont un prodige de ma mère. C'est pour cela donc que son mérite est grand. Si grand que c'est seulement à cause de cette capacité qu'elle a eue d'écouter Dieu, parlant par la bouche de Gabriel, et à cause de sa volonté d'accomplir la parole de Dieu sans s'arrêter à soupeser les difficultés immédiates et futures, conséquences de son acceptation, que le Sauveur du monde est venu. Ainsi vous voyez qu'elle est ma Mère bienheureuse, non seulement parce qu'elle m'a engendré et allaité, mais parce qu'elle a écouté la parole de Dieu et l'a observée par obéissance.» (poema, 11'. 1082-1083).