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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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d'après un dessin de Harry
Anderson samedi 2 mai
an 9 (20 Nisan)
- Appuyé sur un muret Jésus regarde la ville, - le Temple et une
hauteur dénudée 256 - La voyante se trouve dans l'enceinte du Temple 257 - Gamaliel versus Schiammai à propos de la présence du Messie
258 - Jésus versus Schiammai sur le même sujet 259 - La royauté spirituelle et universelle du Messie 260 - Le peuple rejettera son Roi 262 - [Commentaire
de MV : Le moniteur intérieur] 264 |
1.68. |
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256> Je vois Jésus.
C'est un adolescent. Vêtu d'une tunique qui me semble de lin blanc et lui
descend jusqu'aux pieds. Il se drape par dessus dans une étoffe rectangulaire
d'un rouge clair. Il est tête nue avec des cheveux longs qui lui descendent à
moitié des oreilles, plus foncés que lorsque je l'ai vu plus petit. C'est un
garçon robuste, très grand pour son âge, mais dont le visage est vraiment
enfantin. Il me regarde et me sourit en me tendant les mains. Un sourire
pourtant qui ressemble déjà à celui que je Lui vois adulte : doux et
plutôt sérieux. Il est seul. Je ne vois rien d'autre en ce moment. Il est
appuyé à un petit mur au-dessus d'une ruelle toute en montées et descentes,
pierreuse avec au milieu un creux qui, par temps de pluie, se transforme en
ruisseau. Pour l'heure il est à sec car la journée est belle. Il me semble de m'approcher aussi du muret et de regarder à
l'entour et en bas comme fait Jésus. Je vois un groupe de maisons rassemblées
sans alignement. Il y en a de hautes, de basses et orientées dans tous les
sens. Cela ressemble - la comparaison est pauvre mais assez juste - à une
poignée de cailloux blancs jetés sur un terrain sombre. Les rues et ruelles
apparaissent comme des veines au milieu de cette blancheur. Ça et là des
arbres sortent d'entre les murs. Beaucoup sont en fleurs et beaucoup couverts
de feuilles nouvelles. Ce doit être le printemps. 257> A gauche, par
rapport à moi qui regarde, il y a une grande agglomération, disposée sur
trois rangées de terrasses couvertes de bâtiments, et puis des tours,
des cours et des portiques au centre desquels se dresse un bâtiment plus
haut, majestueux, très riche, à coupoles rondes qui brillent au soleil comme
si elles étaient couvertes de métal, cuivre ou or. Le tout est entouré d'une
muraille crénelée, de créneaux à la façon de M comme si c'était une
forteresse [1]. Une tour plus haute que les autres à cheval sur une
rue plutôt étroite et qui est en saillie domine nettement cette vaste
agglomération. On dirait une sentinelle sévère [2]. Jésus regarde fixement cet endroit, puis il se retourne
appuyant de nouveau le dos au muret comme il était d'abord, puis
il regarde un petit monticule qui est en face de l'agglomération, un monticule
couvert de maisons jusqu'à la base et ensuite dénudé [3]. Je vois qu'une rue se termine là avec un arceau
au-delà duquel il n'y a plus qu'une rue pavée de pierres quadrangulaires,
irrégulières et mal assemblées. Elles ne sont pas exagérément grandes comme
les pierres des routes consulaires romaines. Elles ressemblent plutôt aux
pierres classiques des vieux trottoirs de Viareggio (je ne sais s'ils
existent encore) mais mal assemblées. Une mauvaise route. Le visage de Jésus
devient tellement sérieux que je me mets à chercher sur ce monticule la cause
de cette mélancolie. Mais je ne trouve rien de spécial. C'est une hauteur
dénudée. C'est tout. En revanche, je perds Jésus. En effet, quand je me
retourne, il n'est plus là. Et je m'assoupis avec cette vision. ...Quand je me réveille, avec au cœur le souvenir de cette
vision, après avoir retrouvé un peu de forces et de calme, car tout le monde
dort, je me trouve dans un endroit que je n'ai jamais vu. Il y a des cours,
des fontaines, des maisons, ou plutôt des pavillons que des maisons. Cela
semble être en effet plutôt des pavillons que de maisons. Il y a là une foule
nombreuse, habillée à l'ancienne mode hébraïque et beaucoup de cris. En
regardant autour de moi, je me rends compte que je suis à l'intérieur de cette
agglomération que Jésus regardait. Je vois en effet la muraille crénelée qui
l'entoure, la tour qui fait sentinelle et l'imposant bâtiment qui se dresse
au centre et sur lequel s'appuient les portiques très beaux et vastes où se
trouve une foule occupée qui à une chose, qui à une autre. 258> Je me
rends compte que je me trouve dans l'enceinte du Temple de Jérusalem. Je vois des pharisiens en longs vêtements flottants, des
prêtres vêtus d'habits de lin avec une plaque de métal précieux au sommet de
la poitrine et sur le front et d'autres points qui luisent ça et là sur les
vêtements très amples et blancs que retient à la taille une ceinture de grand
prix. Puis, il y en a d'autres, moins chamarrés qui doivent encore appartenir
à la caste sacerdotale et qui sont entourés de disciples plus jeunes. Je vois
que ce sont des docteurs de la Loi. Je me trouve égarée au milieu de tous ces personnages, ne
sachant pas bien ce que j'ai à faire là dedans. Je m'approche d'un groupe de
docteurs où a débuté une discussion théologique. Une grande foule s'en
approche aussi. Parmi les "docteurs" il y a un groupe à la tête
duquel se trouve un certain Gamaliel avec un autre, âgé et presque aveugle, que soutient
Gamaliel au cours de la discussion. Celui-là, je l'entends appeler Hillel [4]
(je mets l'H parce que je vois qu'il y a une
aspiration au début du nom), il semble le maître ou le parent de Gamaliel [5] parce que ce dernier le traite avec confiance et
respect en même temps. Le groupe de Gamaliel a des vues plus larges, alors
qu'un autre groupe, et c'est le plus nombreux, est dirigé par un certain Sciammaï [6]
et est caractérisé par une intransigeance haineuse
et rétrograde que l'Évangile met si bien en lumière. Gamaliel, entouré d'un groupe important de disciples, parle de la
venue du Messie. S'appuyant sur la prophétie de Daniel, il soutient que le
Messie doit être déjà né. En effet, depuis une dizaine d'années environ, les
soixante-dix semaines indiquées par la prophétie sont accomplies, à dater du
décret de reconstruction du Temple [7]. Sciammaï le combat en affirmant que s'il est vrai que
le Temple a été reconstruit, il n'est pas moins vrai que l'esclavage d'Israël
n'a fait que croître et que la paix qu'aurait dû apporter avec lui Celui que
les Prophètes appellent "le Prince de la paix" est bien loin
d'exister dans le monde et spécialement à Jérusalem opprimée par un ennemi
qui ose pousser sa domination jusqu'à l'enceinte du Temple dominée par la Tour
Antonia remplie de légionnaires romains, prêts à apaiser avec leur épée tout
soulèvement patriotique. La discussion, pleine d'arguties, tire en longueur :
chaque maître fait étalage d'érudition pas tant pour vaincre son rival que
pour s'imposer à l'admiration des auditeurs. Cette intention est évidente. 259> Du groupe serré de
ses fidèles sort une fraîche voix d'enfant : "C'est Gamaliel qui a
raison." Mouvement de la foule et du groupe des docteurs. On cherche
l'interrupteur. Mais pas besoin de le chercher; il ne se cache pas. Il se
manifeste et s'approche du groupe des "rabbi". Je reconnais mon
Jésus adolescent. Il est sûr de Lui et franc, avec des yeux intelligents qui
étincellent. "Qui es-tu ?" Lui demande-t-on. "Un fils d'Israël venu accomplir ce que la Loi
ordonne." La réponse hardie et sûre d'elle-même le rend sympathique et
Lui vaut des sourires d'approbation et de bienveillance. On s'intéresse au
petit Israélite. "Comment t'appelles-tu ?" "Jésus de Nazareth." La bienveillance s'atténue dans le groupe de Sciammaï. Mais
Gamaliel, plus bienveillant, poursuit le dialogue en même temps que Hillel.
Ou plutôt c'est Gamaliel qui, respectueusement, dit au vieillard :
"Demande quelque chose à l'enfant. " "Sur quoi fondes-tu ta certitude? " demande Hillel.
(Je mets les noms en tête des réponses pour abréger et rendre plus clair). Jésus : "Sur la prophétie qui ne peut
faire erreur sur l'époque et les signes qui l'ont accompagnée quand ce fut le
moment de sa réalisation. C'est vrai que César nous domine. Mais le monde
était tellement paisible et la Palestine si calme quand expirèrent les
soixante-dix semaines qu'il fut possible à César d'ordonner un recensement
dans ses domaines. Il ne l'aurait pas pu s'il y avait eu la guerre dans
l'Empire et des soulèvements en Palestine. Comme ce temps était accompli,
ainsi va se terminer l'autre intervalle de temps de soixante deux semaines
plus une depuis l'achèvement du Temple, pour que le Messie soit consacré et
que se réalise la suite de la prophétie pour le peuple qui ne l'a pas
accepté. Pouvez-vous avoir des doutes ? Ne vous rappelez-vous pas de
l'étoile que virent les Sages d'Orient et qui alla justement se poser dans le
ciel de Bethléem de Juda et que les prophéties et les visions, depuis Jacob
et par la suite, indiquent ce lieu comme destiné à accueillir la naissance du
Messie, fils du fils du fils de Jacob, à travers David qui était de
Bethléem ? Ne vous rappelez-vous pas Balaam ? "Une Étoile
naîtra de Jacob" [8]. 260>
Les Sages d'Orient, auxquels la pureté et la foi gardaient ouverts les
yeux et les oreilles, ont vu l'Étoile et compris son nom :
"Messie" et ils sont venus adorer la Lumière allumée dans le
monde." Sciammaï, le regard livide: "Tu dis que le
Messie est né au temps de l'Étoile à Bethléem Ephrata ?" Jésus : "Je le dis." Sciammaï : "Alors il n'existe plus. Tu ne
sais pas, Enfant, qu'Hérode fit tuer tous les garçons de un jour à deux ans
de Bethléem et des environs ? Toi qui connais si bien les Écritures, tu
dois aussi savoir cela : "Un cri s'est élevé... C'est Rachel qui
pleure ses enfants" [9]. Les vallées et les
collines de Bethléem qui ont recueilli les pleurs de Rachel mourante sont
restées remplies de ces pleurs, et les mères l'ont répété sur leurs fils
massacrés. Parmi elles, il y avait certainement aussi la Mère du
Messie." Jésus : "Tu te trompes, vieillard. Les
pleurs de Rachel se sont changés en hosanna, parce que là où elle avait mis
au jour "le fils de sa douleur", la nouvelle Rachel a donné au
monde le Benjamin du Père céleste, le Fils de sa droite, Celui qui est
destiné à rassembler les peuples sous son sceptre et à le libérer de la plus
terrible servitude." [10] Sciammaï : "Et comment, s'il a été
tué ?" Jésus : "N'as-tu pas lu, en parlant
d'Élie ? Il fut enlevé dans un char de feu [11]. Et le Seigneur Dieu
ne pourra pas avoir sauvé son Emmanuel pour qu'il fût le Messie de son
peuple ? Lui qui a ouvert la mer devant Moïse pour qu'Israël rejoignit à
pieds secs son territoire, II n'aura pas pu ordonner à ses anges de sauver
son Fils, son Christ, de la férocité de l'homme ? En vérité je vous le
dis : le Christ vit et il est parmi vous et quand sera venue son heure,
il se manifestera dans sa puissance." Jésus, en disant ces paroles que
je souligne, a dans la voix un éclat qui remplit l'espace. Ses yeux brillent
encore davantage et comme mus par le pouvoir et la promesse, il tend le bras
et la main droite comme pour un serment. C'est un enfant, mais il est
solennel comme un homme. Hillel : "Enfant, qui t'a enseigné ces
paroles ?" Jésus : "L'Esprit de Dieu. Je n'ai pas
de maître humain. C'est la parole de Dieu que vous entendez par mes
lèvres." Hillel : "Viens, parmi nous, que je te
voie de près, ô Enfant ! Mon espérance se ravive au contact de ta foi et
mon âme s'illumine au soleil de la tienne." 261> Et on fait asseoir
Jésus sur un siège élevé entre Gamaliel et Hillel et on Lui apporte des
rouleaux pour qu'il les lise et les explique. C'est un examen en règle. La
foule se presse et écoute. La voix enfantine de Jésus lit : "Console-toi, ô mon
peuple. Parlez au cœur de Jérusalem, consolez-la car son esclavage est
fini... Voix de quelqu'un qui crie dans le désert: préparez les chemins du
Seigneur.... Alors apparaîtra la gloire du Seigneur..." [12]. Sciammaï: "Tu le vois. Nazaréen ! Ici on
parle d'esclavage fini. Jamais comme à présent nous sommes esclaves. Ici on
parle d'un précurseur. Où est-il ? Tu radotes !" Jésus: "Je te dis que c'est à toi plus qu'aux
autres que t'invite le Précurseur. À toi et à tes semblables. Autrement tu ne
verras pas la gloire du Seigneur et tu ne comprendras pas la parole de Dieu,
parce que la bassesse, l'orgueil, la dissimulation t'empêcheront de voir et
d'entendre." Sciammaï: "C'est ainsi que tu parles à un
maître ?" Jésus: "C'est ainsi que je parle, ainsi que
je parlerai jusqu'à la mort. Car au-dessus de mon intérêt il y a celui du
Seigneur et l'amour pour la Vérité dont je suis le Fils. Et j'ajoute pour
toi, ô rabbi, que l'esclavage dont parle le Prophète et dont je parle Moi
aussi, n'est pas celui que tu crois, et la royauté n'est pas celle à laquelle
tu penses. Mais au contraire, c'est par les mérites du Messie que l'homme sera
libéré de l'esclavage du Mal qui le sépare de Dieu et le caractère du Christ
s'imprime sur les esprits libérés de tout joug et soumis à son règne éternel.
Toutes les nations inclineront la tête, ô race de David, devant le Germe né
de toi et devenu l'arbre qui couvre toute la terre et s'élève jusqu'au Ciel.
Au Ciel et sur la terre toute bouche louera son Nom et tout genou fléchira
devant le Consacré de Dieu, [13] le Prince de la
paix, celui qui enivrera de Lui-même toute âme fatiguée et rassasiera toute
âme affamée, le Chef, le Saint qui conclura une alliance entre la terre et le
Ciel. Non pas comme celle qui fut conclue avec les Pères d'Israël quand Dieu
les fit sortir d'Égypte, en les traitant encore comme des serviteurs, mais en
gravant la pensée de la Paternité céleste dans les esprits des hommes avec la
Grâce nouvellement versée en eux par les mérites du Rédempteur par qui tous
les bons connaîtront le Seigneur, et le Sanctuaire de Dieu ne sera plus
abattu ni détruit." Sciammaï : "Mais, ne blasphème pas, Enfant !
Rappelle-toi Daniel. Il dit qu'après la mort du Christ, le Temple et la Cité
seront détruits par un peuple et un chef qui viendra pour cela [14]. 262> Et Toi, tu soutiens que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus
abattu ! Respecte les Prophètes !" Jésus : "En vérité je te dis qu'il y a
Quelqu'un qui est plus que les Prophètes et tu ne le connais pas, ni ne le
connaîtras pas parce qu'il te manque de vouloir le connaître. Et je t'affirme
que tout ce que j'ai dit est vrai. Il ne connaîtra plus la mort, le vrai
Sanctuaire, mais comme Celui qui le sanctifie, il ressuscitera pour la vie
éternelle et à la fin des jours du monde, il vivra au Ciel." Hillel : "Écoute, Enfant. Aggée dit :
" ...II viendra le Désiré des Nations. Grande sera la gloire de cette
maison et de cette dernière plus que de la première" [15]. Il veut peut-être
parler du même sanctuaire que Toi ?" Jésus: "Oui, Maître, c'est cela qu'il veut
dire. Ta droiture t'achemine vers la Lumière et Moi je te dis : quand le
Sacrifice du Christ sera accompli, la paix viendra vers toi parce que tu es
un Israélite sans malice." Gamaliel : "Dis-moi, Jésus. La paix dont parlent
les Prophètes, comment peut-on l'espérer si la guerre vient détruire ce
peuple? Parle et éclaire-moi aussi." Jésus : "Ne te souviens-tu pas. Maître, de ce
que dirent ceux qui furent présents la nuit de la naissance du Christ ?
Que les troupes angéliques chantèrent : "Paix aux hommes de bonne
volonté". Mais la volonté de ce peuple n'est pas bonne et il n'aura pas
la paix. Il méconnaîtra son Roi, le Juste, le Sauveur parce qu'il attend un
roi revêtu de la puissance humaine alors que Lui est le Roi de l'esprit. Ce
peuple ne l'aimera pas, parce que le Christ prêchera ce qui ne plaît pas à ce
peuple. Le Christ ne combattra pas des ennemis pourvus de chars et de
cavalerie, mais les ennemis de l'âme qui inclinent vers des jouissances
infernales le cœur de l'homme créé pour le Seigneur. Et cela, ce n'est pas la
victoire qu'Israël attend de Lui. Il viendra, Jérusalem, ton Roi monté sur
" l'ânesse et l'ânon" [16], c'est à dire les
justes d'Israël et les gentils. Mais l'ânon, je vous le dis, lui sera plus
fidèle et le suivra précédant l'ânesse et grandira sur la route de la Vérité
et de la Vie. Israël, à cause de sa volonté mauvaise, perdra la paix et
souffrira en elle-même, pendant des siècles, ce qu'il a fait souffrir à son
Roi réduit par eux à être l'Homme des Douleurs dont parle Isaïe." [17] Sciammaï : "Ta bouche profère à la fois des
enfantillages et des blasphèmes, Nazaréen. Réponds : et où est le
Précurseur ? Quand l'avons-nous eu ?" 263> Jésus :
"Il existe. Malachie ne dit-il pas : "Voici que j'envoie mon
ange préparer devant Moi le chemin et immédiatement viendra à son Temple le
Dominateur que vous cherchez et l'Ange du Testament que vous désirez
ardemment " ? [18] Donc, le Précurseur
précède immédiatement le Christ. Il est déjà là, comme le Christ. S'il y
avait des années entre celui qui prépare le chemin au Seigneur et le Christ, tous
les chemins s'encombreraient et dévieraient. Dieu le sait et il a décidé que
le Précurseur précède d'une seule heure le Maître. Quand vous verrez ce
Précurseur, vous pourrez dire : "La mission du Christ est
commencée". A toi je dis : le Christ ouvrira beaucoup d'yeux et
beaucoup d'oreilles quand Il viendra par ces chemins. Mais ce ne sont pas les
tiens ni ceux de tes semblables, car vous lui donnerez la mort en échange de
la Vie qu'il vous apporte. Mais quand, plus grand que ce Temple, plus haut
que le Tabernacle enfermé dans le Saint des Saints, plus haut que la Gloire
que soutiennent les Chérubins, le Rédempteur sera sur son trône et sur son
autel, la malédiction pour les déicides et la vie pour les gentils couleront
de ses mille et mille blessures. Car Lui, ô maître toi qui l'ignores, n'est
pas, je le répète, Roi d'une domination humaine, mais d'un Royaume spirituel,
et ses sujets seront uniquement ceux qui par leur amour sauront renaître en
leur esprit et comme Jonas, après une première naissance, renaître sur
d'autres rivages : "ceux de Dieu" à travers la régénération
spirituelle qui viendra par le Christ qui donnera la vraie vie à
l'humanité." Sciammaï et son entourage : "Ce Nazaréen
est Satan !" Hillel et les siens : "Non. Cet
enfant est un Prophète de Dieu. Reste avec nous, Petit. Ma vieillesse
transmettra ce qu'elle sait à ton savoir et tu seras Maître du Peuple de
Dieu." Jésus : "En vérité, je te dis que si beaucoup
étaient comme toi, le salut arriverait à Israël. Mais mon heure n'est pas
venue. Les voix du Ciel me parlent et, dans la solitude je dois les recevoir
jusqu'à ce que mon heure arrive. Alors, avec mes lèvres et mon sang, je
m'adresserai à Jérusalem, et mon sort sera celui des Prophètes lapidés et
assassinés par elle. Mais, au-dessus de mon être, il y a celle du Seigneur
Dieu, auquel je soumets Moi-même pour qu'il fasse de Moi l'escabeau de sa
gloire, en attendant que Lui fasse du monde un escabeau pour les pieds du
Christ [19]. Et ici se termine la vision de Jésus avec son visage enflammé d'ardeur
spirituelle, tourné vers le ciel, les bras ouverts, debout au milieu des
docteurs stupéfaits. 29/1/44 J'aurai ici à vous dire deux choses qui vous intéresseront
certainement, et que j'avais décidé d'écrire dès mon réveil. Mais puisqu'il y
en a d'autres plus pressantes, j'écrirai plus tard. Voici ce que je voulais dire au début : Vous me demandiez
aujourd'hui comment j'avais pu savoir les noms de Hillel et Gamaliel et celui
de Sciammaï. C'est la voix que j'appelle "seconde voix" c'est elle
qui me dit ces choses. C'est une voix encore moins sensible que celle de mon
Jésus et des autres qui me dictent. Celles-là ce sont des voix, je vous l'ai
déjà dit et je vous le répète, que mon entendement spirituel les perçoit
comme si c'était des voix humaines. Je les perçois suaves ou indignées,
riantes ou tristes, exactement comme quelqu'un qui me parlerait tout près.
Tandis que cette "seconde voix" au contraire c'est comme une
lumière, une intuition qui parle en mon esprit. Je dis "en" mon
esprit et non pas "à" mon esprit. C'est une indication. Ainsi comme je m'approchais du groupe des
gens qui discutaient, sans savoir quel était cet illustre personnage qui, à
côté d'un vieillard parlait avec tant de
chaleur, "cette voix" intérieure me dit : "Gamaliel -
Hillel" Oui, d'abord Gamaliel et ensuite Hillel, je n'ai aucun doute.
Pendant que je me demandais qui étaient ceux-ci, ce moniteur intérieur
m'indiqua le 3ème individu antipathique tout juste au moment où Gamaliel
l'appelait par son nom. C'est ainsi que j'ai pu savoir qui était celui-là qui
avait l'aspect d'un pharisien. Aujourd'hui, ce moniteur intérieur me fait
comprendre que je voyais l'univers après sa mort. Il en est ainsi très souvent
dans les visions. C'est lui qui me fait comprendre certains détails que par
moi-même je ne saisirais pas, et qu'il est nécessaire de comprendre. Je ne
sais si je me suis bien expliquée. Mais je laisse cela de côté parce que
Jésus commence à me parler. |
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[1] Le Temple
[2] L'Antonia
[3] Le Golgotha
[4] Hillel l’Ancien : (-70 à + 10 environ) Docteur et président (Nassi)
du Sanhédrin. Il fut le chef d’une école qui interprétait la Loi d’une manière
libérale. Sa présence est cohérente. Il ne tardera pas à mourir si on en croit
la date de sa mort.
[5] C'est son grand-père
[6] Shammaï : Docteur pharisien, lui aussi du 1er siècle avant
J.C. Rival de Hillel, son école se distinguait par une interprétation rigoriste
de la Loi et des Traditions.
[7] Daniel
9,24-27 Une période de soixante-dix fois sept ans a été fixée pour
ton peuple et pour la ville où tu demeures; c’est nécessaire pour que la
désobéissance prenne fin, que les fautes cessent et que les péchés soient
pardonnés, pour que la justice éternelle se manifeste, que la vision et la
prophétie s’accomplissent et que le temple de Dieu soit consacré de nouveau. 25
Voici donc ce que tu dois savoir et comprendre: depuis l’instant où a été
prononcé le message concernant le retour d’exil et la reconstruction de
Jérusalem, jusqu’à l’apparition du chef consacré, il y a sept périodes de sept
ans. Ensuite, pendant soixante-deux périodes de sept ans, la ville et ses
fortifications seront reconstruites, mais les temps seront difficiles. 26 A la
fin de ces soixante-deux périodes, un homme consacré sera tué sans que personne
ne le défende. Puis un chef viendra avec son armée et détruira la ville et le
sanctuaire. Toutefois ce chef finira sous le déferlement de la colère divine.
Mais jusqu’à sa mort il mènera une guerre dévastatrice, comme cela a été décidé.
27 Pendant la dernière période de sept ans, il imposera de dures obligations à
un grand nombre de gens. Au bout de trois ans et demi, il fera même cesser les
sacrifices et les offrandes. Ce dévastateur accomplira ses œuvres abominables
avec rapidité, jusqu’à ce que la fin qui a été décidée s’abatte sur lui
[8] Nombres
24,15-17 Et Balaam prononça ce poème: Voici ce que je proclame, moi,
Balaam, fils de Béor, moi, l’homme au regard pénétrant. Voici ce que je
déclare, moi qui entends les paroles de Dieu, qui pénètre les secrets du
Très-Haut et contemple les visions envoyées par le Tout-Puissant, car il se
révèle à moi lorsque je l’adore. Je vois ce qui arrivera, mais ce n’est pas
pour aujourd’hui, je discerne un événement, mais il se produira plus
tard : Un astre apparaît parmi les descendants de Jacob, un souverain
surgit au milieu du peuple d’Israël.
[10] Jésus reprend, vingt ans plus tard, dans le
Temple, l'argumentaire qu'il développe ici (Cf. 7.181)
[12] Isaïe 40,1-5 "Consolez, consolez mon peuple,
dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui que son service est
accompli, que sa faute est expiée, qu’elle a reçu de la main de Yahvé double
punition pour tous ses péchés." Une voix crie: "Dans le désert,
frayez le chemin de Yahvé; dans la steppe, aplanissez une route pour notre
Dieu. Que toute vallée soit comblée, toute montagne et toute colline abaissées,
que les lieux accidentés se changent en plaine et les escarpements en large
vallée; alors la gloire de Yahvé se révélera et toute chair, d’un coup, la
verra, car la bouche de Yahvé a parlé."
[13] Épître aux Philippiens, 2,9-11
C’est
pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le nom qui est
au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les
cieux sur la terre et sous la terre et que toute langue proclame que le
Seigneur c’est Jésus Christ à la gloire de Dieu le Père.
[14] Voir Daniel 9,24-27, cité plus haut
[15] Aggée 2,7 et 9 …Et l’objet du désir de toutes les nations viendra,
et je remplirai cette maison de gloire, dit l’Éternel des armées… la dernière
gloire de cette maison sera plus grande que la première, dit l’Éternel des
armées, et dans ce lieu, je donnerai la paix, dit l’Éternel des armées
[16] Zacharie 9,9 - Éclate de joie, Jérusalem ! Crie
de bonheur, ville de Sion ! Regarde, ton roi vient à toi, juste et victorieux,
humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.
[17] Isaïe 53,3-4 - Objet de mépris, abandonné des
hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu’un devant qui
on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas. Or ce sont nos
souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous
le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
[18] Malachie 3,1 - Voici,
j’envoie mon messager. Il aplanira le chemin devant moi. Subitement, il entrera
dans son Temple, le maître que vous cherchez, l’Ange de l’alliance que vous
désirez; le voici qui vient, dit le Seigneur le tout-puissant.
[19] Psaume 110,1 - De David. Oracle de Yahvé à mon
Seigneur: "Siège à ma droite, tant que j’aie fait de tes ennemis
l’escabeau de tes pieds."
[20] C’est l’annonce de ce signe qui frappera
l’esprit de Gamaliel. C’est à ce moment aussi où Marie et Joseph, rongés
d’inquiétude, retrouvent Jésus après l’avoir cherché pendant trois jours (Cf.
chapitre suivant)
[21] Psaume 40,7-10 - Tu ne
voulais ni sacrifice ni oblation, tu m’as ouvert l’oreille, tu n’exigeais ni
holocauste ni victime, alors j’ai dit: Voici, je viens. Au rouleau du livre il
m’est prescrit de faire tes volontés; mon Dieu, j’ai voulu ta loi au profond de
mes entrailles. J’ai annoncé la justice de Yahvé dans la grande assemblée;
vois, je ne ferme pas mes lèvres, toi, tu le sais.