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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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Dimanche
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Présence de Jésus et peur dans les deux camps 165 -
Les deux rabbis : Gamaliel et Jésus 166 -
Les signes de la venue du Royaume 166 -
Des interruptions haineuses 167 -
Un pharisien se porte à la défense de Jésus 167 -
Quoi d'impossible à Dieu ? 168 -
Les luxures de toutes sortes 168 -
Le Royaume de Dieu est en vous 169 -
D'où vient ta doctrine ? 169 -
Discours 1 (Ma doctrine vient de Dieu) 170 -
Discours 2 (Les dix commandements aussi) 171 -
Discours 3 (Vous n'avez pas l'esprit de la Loi) 171 - Jésus annonce aux siens sa passion 172 |
7.181. |
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165> Jésus entre dans le Temple.
Il est avec ses apôtres et de très nombreux disciples que je connais au moins
de vue et, en arrière de tous, mais déjà unis au groupe, comme s'ils
voulaient montrer qu'ils veulent être considérés comme des disciples du
Maître, des visages nouveaux, tous inconnus, sauf ce finaud de grec venu d'Antioche [1]. Il parle avec les autres, peut-être des gentils comme lui, et pendant que Jésus et les siens avancent
pour pénétrer dans la Cour des Israélites, lui, et ceux qui parlent avec lui,
s'arrêtent dans la Cour des Païens. Naturellement l'entrée de Jésus dans le Temple bondé ne passe
pas inaperçue. Un nouveau murmure s'élève comme d'un essaim qu'on a dérangé,
et couvre les voix des docteurs qui donnent leurs leçons sous le Portique des
Païens. Les leçons du reste se suspendent comme par enchantement, et les
élèves des scribes courent dans tous les sens pour porter la nouvelle de
l'arrivée de Jésus, de sorte que quand il entre dans la seconde enceinte où
se trouve l'Atrium des Israélites, déjà plusieurs pharisiens, scribes et
prêtres sont groupés pour l'observer. Mais ils ne Lui disent rien, tant qu'il
prie et ne s'approchent même pas de Lui. Ils se contentent de le
surveiller... Jésus revient au Portique des Païens, et eux le suivent. Et la
suite des malintentionnés augmente comme celle des curieux et des
bien-intentionnés. Et des murmures à mi-voix courent parmi les gens. De temps
à autre, une remarque à haute voix : "Vous voyez s'il est venu ? Lui est
un juste : il ne pouvait manquer à la fête." Ou bien: "Qu'est-il
venu faire ? Dévoyer encore plus le peuple?" Ou encore : "Êtes-vous
contents maintenant ? Vous voyez à présent où il est ? Vous l'avez tant
demandé !" Voix isolées et tout de suite éteintes, étouffées dans la gorge
par les regards significatifs des disciples ou des partisans qui menacent,
par leur amour même, les ennemis haineux. Voix ironiques, venimeuses qui
jettent une giclée de venin et se calment par peur de la foule. Puis c'est le
silence de la foule, après une manifestation significative en faveur du
Maître, car elle a peur des représailles des puissants. Le règne de la peur
réciproque... 166> Le seul qui n'a pas
peur, c'est Jésus. Il marche lentement, avec majesté vers le lieu où il veut
aller, un peu absorbé, et pourtant prêt à sortir de son absorption pour
caresser un enfant qu'une mère Lui présente, ou pour sourire à un vieillard
qui le salue en le bénissant. Dans le Portique des Païens se trouve Gamaliel,
debout au milieu d'un groupe d'élèves. Les bras croisés, dans son splendide
vêtement d'une blancheur éclatante et très ample, qui semble encore plus
blanc en se détachant sur l'épais tapis rouge foncé étendu sur le sol à
l'endroit où se trouve Gamaliel, il semble penser, la tête un peu inclinée,
et ne pas s'intéresser à ce qui se passe. Parmi ses disciples, au contraire,
c'est l'agitation que provoque la plus grande curiosité. Un élève, petit de
taille, va jusqu'à monter sur un haut tabouret pour mieux voir. Cependant, quand Jésus se trouve à la hauteur de Gamaliel, le
rabbi lève le visage et ses yeux profonds sous son front de penseur se fixent
un instant sur le visage paisible de Jésus. Un regard scrutateur, tourmentant
et tourmenté. Jésus le sent et se retourne. Il le regarde. Deux éclairs : des
yeux très noirs et des yeux de saphir s'entrecroisent. Celui de Jésus,
ouvert, doux, qui se laisse scruter; celui de Gamaliel impénétrable, qui
essaie de connaître et de déchirer le mystère de la vérité — car, pour lui,
ce Rabbi galiléen est un mystère — mais pharisaïquement
jaloux de sa pensée, de. sorte qu'il se ferme à toute recherche qui ne soit
pas de Dieu. Un instant. Puis Jésus avance, et le rabbi Gamaliel baisse de
nouveau la tête, sourd à toute question franche, anxieuse, de certains de
ceux qui l'entourent, ou sournoise et haineuse des autres : "C'est Lui,
maître ? Qu'en dis-tu ?", "Bien ! Quel est ton jugement ? Qui
est-il ?" Jésus va à la place qu'il a choisie. Oh ! Il n'y a pas de tapis
sous ses pieds ! Il n'est même pas sous le portique. Il est simplement adossé
à une colonne, debout sur la marche la plus haute, au fond du portique. La
place la plus mesquine. Tout autour, les apôtres, les disciples, des
partisans, des curieux. Plus loin, des pharisiens, des scribes, des prêtres,
des rabbis. Gamaliel ne quitte pas la place où il est. Jésus se met à prêcher pour la
centième fois la venue du Royaume de Dieu et la préparation de ce Royaume. Et
je pourrais dire qu'il répète avec plus de puissance les mêmes idées
exposées, presque à la même place, vingt ans auparavant. Il parle de la prophétie de Daniel, [2] du Précurseur prédit par les prophètes, il rappelle l'étoile des Mages, le massacre des
Innocents. 167> Et, après ces préambules destinés à montrer les signes
de la venue du Christ sur la Terre, il cite, pour confirmer sa venue, les
signes actuels qui accompagnent le Christ enseignant, comme avant les autres
accompagnaient la venue du Christ incarné, c'est-à-dire il rappelle la
contradiction qui l'accompagne, la mort du Précurseur, et les miracles qui se
produisent continuellement, confirmant que Dieu est avec son Christ. Il
n'attaque jamais ses adversaires, il semble ne pas même les voir. Il parle
pour confirmer dans la foi ceux qui le suivent, pour éclairer sur la vérité
ceux qui sont dans la nuit, sans qu'il y ait de leur faute... Une voix désagréable
part de l'extrémité de la foule : "Comment Dieu peut-Il être dans tes
miracles s'ils arrivent un jour défendu ? Pas plus tard qu'hier [3], tu as guéri un lépreux sur la
route de Bethphagé." Jésus regarde l'interrupteur et ne répond pas. Il continue de
parler de la libération de la puissance qui opprime les hommes, et de
l'instauration du Royaume du Christ, éternel, invincible, glorieux, parfait. "Et pour quand ceci ? demande en ricanant un scribe. Et il
ajoute : Nous le savons que tu veux te faire roi, mais un roi comme Toi
serait la ruine d'Israël. Où sont tes pouvoirs de roi ? Où sont tes troupes,
tous tes trésors, tes alliances ? Tu es fou !" Et beaucoup de ses
pareils secouent la tête avec un rire méprisant. Un pharisien dit : "N'agissez pas ainsi.
De cette façon, nous ne saurons pas ce qu'il entend par royaume, quelles lois
aura ce royaume, comment il se présentera. Et quoi ? Est-ce que par hasard
l'ancien royaume d'Israël fut tout d'un coup parfait comme au temps de David
et de Salomon ? Ne vous rappelez-vous pas combien d'incertitudes et de
périodes obscures avant la splendeur royale du roi parfait ? Pour avoir le
premier roi, il fallut d'abord former l'homme de Dieu qui devait l'oindre, et
par conséquent enlever la stérilité à Anne d'Elcana
[4] et lui
inspirer d'offrir le fruit de son sein. Méditez le cantique d'Anne. C'est une
instruction pour notre dureté et notre aveuglement : "Personne n'est
saint comme le Seigneur... Ne multipliez pas par vantardise les paroles
orgueilleuses... C'est le Seigneur qui fait mourir et vivre... Il relève le
pauvre... Il donne l'assurance aux pas de ses saints, et les impies se
tairont car ce n'est pas par sa force que l'homme est fort, mais par celle
qui lui vient de Dieu" [5]. Oh ! rappelez-vous ! "Le Seigneur jugera les
confins de la Terre et Il donnera l'empire à son roi et il exaltera la
puissance de son Christ" [6]. Le Christ des prophéties ne devait-il pas peut-être
venir de David ? 168> Et alors toutes les
préparations, à partir de la naissance de Samuel, ne sont-elles pas des
préparations au règne du Christ ? Toi, Maître, ne descends-tu pas peut-être
de David, étant né à Bethléem?" demande-t-il enfin, directement à Jésus.
"Tu l'as dit" répond brièvement Jésus. "Oh ! Alors satisfais nos intelligences. Tu vois que le
silence n'est pas une bonne chose, puisqu'il fomente les nuées du doute dans
les cœurs." "Non pas du doute, de l'orgueil. Ce qui est plus grave
encore." "Comment ? Douter de Toi est moins grave que d'être
orgueilleux ?"
"Qui le dit, parmi nous, que Dieu est plus petit que nous
? Nous ne blasphémons pas..." crient plusieurs. "Vous ne le dites pas avec vos lèvres, mais vous
l'affirmez par vos actes. Vous prétendez dire à Dieu : "Il n'est pas
possible que le Christ soit un galiléen, un homme du peuple. Il n'est pas
possible que ce soit lui". Qu'est-ce qui est impossible à Dieu ?"
La voix de Jésus est un tonnerre. Si d'abord son aspect était plutôt humble
quand il était appuyé comme un mendiant à sa colonne, maintenant il se
redresse, s'écarte du pilastre, lève majestueusement sa tête sur le cou, et
il darde ses yeux qui brillent sur la foule. Il est encore sur la marche,
mais c'est comme s'il était en haut d'un trône, tant est royale son attitude.
Les gens reculent comme effrayés, et personne ne répond à la
dernière question. Puis un rabbi, petit, ridé, à l'aspect maussade comme l'est certainement
son âme, demande, en faisant précéder la question d'un rire faux et éraillé :
"La luxure s'accomplit quand on est à deux. L'intelligence, avec qui
l'accomplit-elle ? Elle n'est pas corporelle. Comment alors peut-elle pécher
par luxure ? A quoi, si elle est incorporelle, s'unit-elle pour pécher
?" et il rit en traînant ses mots et son rire. "A qui ? A Satan. L'intelligence de l'orgueilleux
commet la fornication avec Satan contre Dieu et contre l'amour," "Et Lucifer, avec qui l'a-t-il faite pour devenir Satan,
si Satan n'existait pas encore ?" 169> "Mais... je te l'ai dit ! Et qui ne sait pas ce qu'est la
luxure ? Nous l'avons tous expérimentée..." "Tu n'es pas un rabbi sage, puisque tu ne connais pas
la nature véritable de ce péché universel, triple fruit du Mal. Comme le
Père, le Fils et l'Esprit Saint sont la triple forme de l'Amour. La luxure
c'est le désordre, ô scribe. Un désordre guidé par une intelligence libre et
consciente, qui sait que son désir est mauvais, mais veut le satisfaire quand
même. La luxure est désordre et violence contre les lois naturelles, contre
la justice et l'amour envers Dieu, envers nous-mêmes, envers nos frères.
Toute luxure. Celle de la chair comme celle qui vise les richesses et la
puissance de la Terre, comme celle de ceux qui voudraient empêcher le Christ
d'accomplir sa mission parce qu'ils intriguent avec leur ambition démesurée
qui tremble que je la frappe." Un grand murmure parcourt la foule. Gamaliel, resté seul sur
son tapis, relève la tête et jette un regard aigu sur Jésus. "Mais quand donc viendra le Règne de Dieu ? Tu n'as pas
répondu..." le pharisien de tout à l'heure revient à la charge. "Quand le Christ sera sur le trône qu'Israël Lui prépare,
plus haut que tout trône, plus haut que ce Temple lui-même." "Mais où est-on en train de le préparer, s'il n'y a aucun
apparat ? Peut-il jamais être vrai que Rome laisse Israël se relever ? Les
aigles sont-elles donc devenues aveugles pour ne pas voir ce qui se prépare
?"
170> "Mais vraiment
cet homme est grand ! Et vous dites que c'est un artisan ?" dit tout
haut quelqu'un qui écoutait attentivement. Et d'autres, juifs d'après leurs
vêtements, et peut-être incités par les ennemis de Jésus, se regardent
interdits et regardent les incitateurs en leur demandant : "Mais que
nous avez-vous insinué ? Qui peut dire que cet homme soulève le peuple
?" Et d'autres encore : "Nous nous demandons et nous vous demandons
ceci : s'il est vrai que personne de vous ne l'a instruit, comment a-t-il
tant de sagesse ? Où l'a-t-il apprise s'il n'a jamais étudié avec un maître
?" et en s'adressant à Jésus : "Dis-nous donc. Où tu as trouvé
cette doctrine que tu enseignes ?"
Au commencement de la Création, il fut dit : "Que soit
faite la lumière". Et la lumière fut dans le chaos. Au commencement de
ma vie, il a été dit : "Que soit la paix pour les hommes de bonne
volonté". La bonne volonté, c'est celle qui fait la volonté de
Dieu et ne la combat pas. Or, celui qui fait la volonté de Dieu et ne la
combat pas, sent qu'il ne peut pas me combattre car il sent que ma doctrine
vient de Dieu et non pas de Moi-même. Est-ce que peut-être je cherche ma
gloire ? Dis-je peut-être que je suis l'Auteur de la Loi de grâce et de l'ère
du pardon ? Non. Je ne prends pas la gloire qui n'est pas la mienne, mais je
donne gloire à la Gloire de Dieu, Auteur de tout ce qui est bon. Or ma gloire
c'est de faire ce que le Père veut que je fasse, car cela Lui donne gloire.
Celui qui parle en sa propre faveur pour qu'on le loue cherche sa propre
gloire. 171> Mais celui qui peut,
même sans la chercher, avoir la gloire des hommes pour ce qu'il fait ou dit,
et qui la repousse en disant : "Elle n'est pas mienne, créée par Moi,
mais elle procède de celle du Père, comme Moi, je procède de Lui", il
est dans la vérité, et en Lui il n'y a pas d'injustice, car il donne à chacun
le sien sans rien garder de ce qui ne Lui appartient pas. Je suis parce que
Lui m'a voulu." Jésus s'arrête un instant. Il tourne les yeux sur la foule,
fouille les consciences, les lit, les pèse. De nouveau, il parle : "Vous
vous taisez. Pour la moitié dans l'admiration, pour la moitié vous demandant
comment vous pourriez me faire taire. De qui sont les dix commandements ?
D'où viennent-ils ? Qui vous les a donnés ?" "Moïse !" crie la foule. "Non. Le Très-Haut. Moïse, son serviteur, vous les a
apportés, mais ils sont de Dieu. Vous, qui avez les formules mais n'avez pas
la foi, vous dites dans votre cœur : "Dieu, nous ne l'avons pas vu, ni
les hébreux au pied du Sinaï". Oh ! il ne vous a pas suffi pour croire
que Dieu était présent, pas même la foudre qui incendiait la montagne pendant
que Dieu lançait la foudre et le tonnerre en présence de Moïse. Ils ne vous
servent pas non plus les foudres et les tremblements de terre pour croire que
Dieu est sur vous pour écrire le Pacte éternel de salut et de condamnation.
Vous verrez une Épiphanie [8] nouvelle, terrible,
et bientôt, dans ces murs. Et les cachettes sacrées sortiront des ténèbres
car il aura commencé le Règne de la Lumière, et le Saint des Saints sera
élevé en présence du monde sans être plus caché sous le triple rideau. Et
vous ne croirez pas encore. Que vous faudra-t-il donc pour vous faire croire
? Que les foudres de la Justice marquent votre chair ? Mais alors la Justice
sera apaisée, et descendront les foudres de l'amour. Et pourtant même elles
n'écriront pas sur vos cœurs, sur tous vos cœurs la Vérité, et ne susciteront
pas le Repentir et puis l'Amour..." Gamaliel a maintenant le visage tendu, et ses yeux fixent le
visage de Jésus... "Mais Moïse, vous savez que c'était un homme parmi les
hommes. De lui vous ont laissé la description les chroniqueurs de son temps.
Et pourtant, sachant qui il était, de qui et comment il eut la Loi,
l'observez-vous, peut-être ? Non. Aucun de vous ne l'observe." Un cri de protestation s'élève de la foule.
172> Vous ne reconnaissez
pas en Moi le Christ ? Mais vous ne pouvez pas nier que je suis un homme. Or,
pourquoi cherchez-vous à me tuer ?" "Mais tu es fou ! Tu es possédé ! Un démon parle en Toi,
il te fait délirer et dire des mensonges ! Personne de nous ne pense à te
tuer ! Qui veut te tuer ?" crient justement ceux qui veulent le faire. "Qui ? Vous. Et vous cherchez des excuses pour le faire.
Et vous me reprochez des fautes qui ne sont pas vraies. Vous me reprochez, ce
n'est pas la première fois, d'avoir guéri un homme pendant le sabbat. Et
Moïse ne dit-il pas d'avoir pitié même de l'âne et du bœuf qui est tombé, car
ils représentent un bien pour ton frère ? Et Moi, je ne devrais pas avoir
pitié du corps malade d'un frère pour lequel la santé reconquise est un bien
matériel et un moyen spirituel pour bénir Dieu et l'aimer à cause de sa bonté
? Et la circoncision que Moïse vous a donnée pour l'avoir reçue déjà des
patriarches, ne la pratiquez-vous pas peut-être même pendant le sabbat ? Si
la circoncision d'un homme pendant le sabbat n'est pas une violation de la
Loi mosaïque du sabbat, parce qu'elle sert à faire d'un garçon un fils de la
Loi, pourquoi vous indignez-vous parce que j'ai guéri pendant le sabbat un
homme tout entier, en son corps et en son esprit, et que j'en ai fait un fils
de Dieu ? Ne jugez pas selon l'apparence et la lettre, mais portez un
jugement droit et avec votre esprit, car la lettre, les formules, les
apparences sont des choses mortes, des tableaux peints mais non pas la
vie vraie, alors que l'esprit des paroles et des apparences est vie réelle et
source d'éternité. Mais vous ne comprenez pas ces choses parce que vous
ne voulez pas les comprendre. Allons." Et il tourne le dos à tout le monde pour se diriger vers la
sortie, suivi et entouré de ses apôtres et disciples qui le regardent,
attristés pour Lui et pleins de dédain pour ses ennemis.
"Mais alors, mon Seigneur, tu souffriras tout le mal dont
sera capable de te frapper cette génération" observe le berger Mathias.
Et il frappe à une porte qui s'ouvre pour le laisser entrer sans que le portier montre de l'étonnement pour le nombre des personnes qui entrent derrière Jésus. |
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[2] Prophétie
de Daniel sur les "soixante-dix semaines" qui mesurait le temps avant
la venue du Messie (Daniel 9,2 et suivants)
[3] C'était un jour de
sabbat
[4] La mère du prophète
Samuel
[8] Épiphanie : ici au sens éthymologique du grec Phainô,
paraître.