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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Dimanche 16 septembre 29 (19 Tisri)
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Présence de Jésus et peur dans les deux camps 165 -
Les deux rabbis : Gamaliel et Jésus 166 -
Les signes de la venue du Royaume 166 -
Des interruptions haineuses 167 -
Un pharisien se porte à la défense de Jésus 167 -
Quoi d'impossible à Dieu ? 168 -
Les luxures de toutes sortes 168 -
Le Royaume de Dieu est en vous 169 -
D'où vient ta doctrine ? 169 -
Discours 1 (Ma doctrine vient de Dieu) 170 -
Discours 2 (Les dix commandements aussi) 171 -
Discours 3 (Vous n'avez pas l'esprit de la Loi) 171 -
Jésus annonce aux siens sa passion 172 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7 7.181. |
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165> Jésus entre dans le Temple. Il est avec ses apôtres et de très
nombreux disciples que je connais au moins de vue et, en arrière de tous,
mais déjà unis au groupe, comme s'ils voulaient montrer qu'ils veulent être
considérés comme des disciples du Maître, des visages nouveaux, tous
inconnus, sauf ce finaud de grec venu d'Antioche [1]. Il parle avec les autres, peut-être des gentils
comme lui, et pendant que Jésus et les siens
avancent pour pénétrer dans la Cour des Israélites, lui, et ceux qui parlent
avec lui, s'arrêtent dans la Cour des Païens. Naturellement
l'entrée de Jésus dans le Temple bondé ne passe pas inaperçue. Un nouveau
murmure s'élève comme d'un essaim qu'on a dérangé, et couvre les voix des
docteurs qui donnent leurs leçons sous le Portique des Païens. Les leçons du reste
se suspendent comme par enchantement, et les élèves des scribes courent dans
tous les sens pour porter la nouvelle de l'arrivée de Jésus, de sorte que
quand il entre dans la seconde enceinte où se trouve l'Atrium des Israélites,
déjà plusieurs pharisiens, scribes et prêtres sont groupés pour l'observer.
Mais ils ne Lui disent rien, tant qu'il prie et ne s'approchent même pas de
Lui. Ils se contentent de le surveiller... Jésus revient au
Portique des Païens, et eux le suivent. Et la suite des malintentionnés
augmente comme celle des curieux et des bien-intentionnés. Et des murmures à
mi-voix courent parmi les gens. De temps à autre, une remarque à haute voix :
"Vous voyez s'il est venu ? Lui est un juste : il ne pouvait manquer à
la fête." Ou bien: "Qu'est-il venu faire ? Dévoyer encore plus le
peuple?" Ou encore : "Êtes-vous contents maintenant ? Vous voyez à
présent où il est ? Vous l'avez tant demandé !" Voix isolées et tout
de suite éteintes, étouffées dans la gorge par les regards significatifs des
disciples ou des partisans qui menacent, par leur amour même, les ennemis
haineux. Voix ironiques, venimeuses qui jettent une giclée de venin et se
calment par peur de la foule. Puis c'est le silence de la foule, après une
manifestation significative en faveur du Maître, car elle a peur des
représailles des puissants. Le règne de la peur réciproque... 166> Le seul qui n'a pas peur, c'est Jésus. Il marche lentement,
avec majesté vers le lieu où il veut aller, un peu absorbé, et pourtant prêt
à sortir de son absorption pour caresser un enfant qu'une mère Lui présente,
ou pour sourire à un vieillard qui le salue en le bénissant. Dans le Portique des
Païens se trouve Gamaliel, debout au milieu d'un groupe d'élèves. Les bras
croisés, dans son splendide vêtement d'une blancheur éclatante et très ample,
qui semble encore plus blanc en se détachant sur l'épais tapis rouge foncé
étendu sur le sol à l'endroit où se trouve Gamaliel, il semble penser, la
tête un peu inclinée, et ne pas s'intéresser à ce qui se passe. Parmi ses
disciples, au contraire, c'est l'agitation que provoque la plus grande
curiosité. Un élève, petit de taille, va jusqu'à monter sur un haut tabouret
pour mieux voir. Cependant, quand Jésus
se trouve à la hauteur de Gamaliel, le rabbi lève le visage et ses yeux
profonds sous son front de penseur se fixent un instant sur le visage
paisible de Jésus. Un regard scrutateur, tourmentant et tourmenté. Jésus le
sent et se retourne. Il le regarde. Deux éclairs : des yeux très noirs et des
yeux de saphir s'entrecroisent. Celui de Jésus, ouvert, doux, qui se laisse
scruter; celui de Gamaliel impénétrable, qui essaie de connaître et de
déchirer le mystère de la vérité — car, pour lui, ce Rabbi galiléen est un
mystère — mais pharisaïquement jaloux de sa pensée,
de. sorte qu'il se ferme à toute recherche qui ne soit pas de Dieu. Un
instant. Puis Jésus avance, et le rabbi Gamaliel baisse de nouveau la tête,
sourd à toute question franche, anxieuse, de certains de ceux qui
l'entourent, ou sournoise et haineuse des autres : "C'est Lui, maître ?
Qu'en dis-tu ?", "Bien ! Quel est ton jugement ? Qui est-il ?"
Jésus va à la place
qu'il a choisie. Oh ! Il n'y a pas de tapis sous ses pieds ! Il n'est même
pas sous le portique. Il est simplement adossé à une colonne, debout sur la
marche la plus haute, au fond du portique. La place la plus mesquine. Tout
autour, les apôtres, les disciples, des partisans, des curieux. Plus loin,
des pharisiens, des scribes, des prêtres, des rabbis. Gamaliel ne quitte pas
la place où il est. Jésus se met à
prêcher pour la centième fois la venue du Royaume de Dieu et la préparation
de ce Royaume. Et je pourrais dire qu'il répète avec plus de puissance les
mêmes idées exposées, presque à la même place, vingt ans auparavant.
Il parle de la prophétie de Daniel, [2] du Précurseur prédit par les prophètes, il rappelle l'étoile des
Mages, le massacre
des Innocents. 167> Et, après ces préambules destinés à montrer les signes
de la venue du Christ sur la Terre, il cite, pour confirmer sa venue, les
signes actuels qui accompagnent le Christ enseignant, comme avant les autres
accompagnaient la venue du Christ incarné, c'est-à-dire il rappelle la
contradiction qui l'accompagne, la mort du Précurseur, et les miracles qui se
produisent continuellement, confirmant que Dieu est avec son Christ. Il
n'attaque jamais ses adversaires, il semble ne pas même les voir. Il parle
pour confirmer dans la foi ceux qui le suivent, pour éclairer sur la vérité
ceux qui sont dans la nuit, sans qu'il y ait de leur faute... Une voix désagréable part de l'extrémité de la foule :
"Comment Dieu peut-Il être dans tes miracles s'ils arrivent un jour
défendu ? Pas plus tard qu'hier [3], tu as guéri un lépreux sur la
route de Bethphagé." Jésus regarde
l'interrupteur et ne répond pas. Il continue de parler de la libération de la
puissance qui opprime les hommes, et de l'instauration du Royaume du Christ,
éternel, invincible, glorieux, parfait. "Et pour quand
ceci ? demande en ricanant un scribe. Et il ajoute : Nous le savons que tu
veux te faire roi, mais un roi comme Toi serait la ruine d'Israël. Où sont
tes pouvoirs de roi ? Où sont tes troupes, tous tes trésors, tes alliances ?
Tu es fou !" Et beaucoup de ses pareils secouent la tête avec un rire
méprisant. Un pharisien dit :
"N'agissez pas ainsi. De cette façon, nous ne saurons pas ce qu'il
entend par royaume, quelles lois aura ce royaume, comment il se présentera.
Et quoi ? Est-ce que par hasard l'ancien royaume d'Israël fut tout d'un coup
parfait comme au temps de David et de Salomon ? Ne vous rappelez-vous pas
combien d'incertitudes et de périodes obscures avant la splendeur royale du
roi parfait ? Pour avoir le premier roi, il fallut d'abord former l'homme de
Dieu qui devait l'oindre, et par conséquent enlever la stérilité à Anne d'Elcana [4] et lui
inspirer d'offrir le fruit de son sein. Méditez le cantique d'Anne. C'est une
instruction pour notre dureté et notre aveuglement : "Personne n'est
saint comme le Seigneur... Ne multipliez pas par vantardise les paroles
orgueilleuses... C'est le Seigneur qui fait mourir et vivre... Il relève le
pauvre... Il donne l'assurance aux pas de ses saints, et les impies se
tairont car ce n'est pas par sa force que l'homme est fort, mais par celle
qui lui vient de Dieu" [5]. Oh ! rappelez-vous ! "Le Seigneur jugera les
confins de la Terre et Il donnera l'empire à son roi et il exaltera la
puissance de son Christ" [6]. Le Christ des prophéties ne devait-il pas peut-être
venir de David ? 168> Et alors toutes les
préparations, à partir de la naissance de Samuel, ne sont-elles pas des
préparations au règne du Christ ? Toi, Maître, ne descends-tu pas peut-être
de David, étant né à Bethléem?" demande-t-il enfin, directement à Jésus.
"Tu l'as
dit" répond brièvement Jésus. "Oh ! Alors
satisfais nos intelligences. Tu vois que le silence n'est pas une bonne
chose, puisqu'il fomente les nuées du doute dans les cœurs." "Non pas du
doute, de l'orgueil. Ce qui est plus grave encore." "Comment ?
Douter de Toi est moins grave que d'être orgueilleux ?"
"Qui le dit,
parmi nous, que Dieu est plus petit que nous ? Nous ne blasphémons
pas..." crient plusieurs. "Vous ne le
dites pas avec vos lèvres, mais vous l'affirmez par vos actes. Vous prétendez
dire à Dieu : "Il n'est pas possible que le Christ soit un galiléen, un
homme du peuple. Il n'est pas possible que ce soit lui". Qu'est-ce qui
est impossible à Dieu ?" La voix de Jésus est un tonnerre. Si d'abord
son aspect était plutôt humble quand il était appuyé comme un mendiant à sa
colonne, maintenant il se redresse, s'écarte du pilastre, lève
majestueusement sa tête sur le cou, et il darde ses yeux qui brillent sur la
foule. Il est encore sur la marche, mais c'est comme s'il était en haut d'un
trône, tant est royale son attitude. Les gens reculent
comme effrayés, et personne ne répond à la dernière question. Puis un rabbi, petit,
ridé, à l'aspect maussade comme l'est certainement son âme, demande, en
faisant précéder la question d'un rire faux et éraillé : "La luxure
s'accomplit quand on est à deux. L'intelligence, avec qui l'accomplit-elle ?
Elle n'est pas corporelle. Comment alors peut-elle pécher par luxure ? À
quoi, si elle est incorporelle, s'unit-elle pour pécher ?" et il rit en
traînant ses mots et son rire. "À qui ? À
Satan. L'intelligence de l'orgueilleux commet la fornication avec Satan
contre Dieu et contre l'amour," "Et Lucifer,
avec qui l'a-t-il faite pour devenir Satan, si Satan n'existait pas encore
?" 169> "Mais... je te
l'ai dit ! Et qui ne sait pas ce qu'est la luxure ? Nous l'avons tous
expérimentée..." "Tu n'es pas un
rabbi sage, puisque tu ne connais pas la nature véritable de ce péché
universel, triple fruit du Mal. Comme le Père, le Fils et l'Esprit Saint sont
la triple forme de l'Amour. La luxure c'est le désordre, ô scribe. Un
désordre guidé par une intelligence libre et consciente, qui sait que son
désir est mauvais, mais veut le satisfaire quand même. La luxure est désordre
et violence contre les lois naturelles, contre la justice et l'amour envers
Dieu, envers nous-mêmes, envers nos frères. Toute luxure. Celle de la chair
comme celle qui vise les richesses et la puissance de la Terre, comme celle
de ceux qui voudraient empêcher le Christ d'accomplir sa mission parce qu'ils
intriguent avec leur ambition démesurée qui tremble que je la frappe."
Un grand murmure
parcourt la foule. Gamaliel, resté seul sur son tapis, relève la tête et
jette un regard aigu sur Jésus. "Mais quand donc
viendra le Règne de Dieu ? Tu n'as pas répondu..." le pharisien de tout
à l'heure revient à la charge. "Quand le Christ
sera sur le trône qu'Israël Lui prépare, plus haut que tout trône, plus haut
que ce Temple lui-même." "Mais où est-on en
train de le préparer, s'il n'y a aucun apparat ? Peut-il jamais être vrai que
Rome laisse Israël se relever ? Les aigles sont-elles donc devenues aveugles
pour ne pas voir ce qui se prépare ?"
170> "Mais vraiment cet homme est grand ! Et vous dites que
c'est un artisan ?" dit tout haut quelqu'un qui écoutait attentivement.
Et d'autres, juifs d'après leurs vêtements, et peut-être incités par les
ennemis de Jésus, se regardent interdits et regardent les incitateurs en leur
demandant : "Mais que nous avez-vous insinué ? Qui peut dire que cet
homme soulève le peuple ?" Et d'autres encore : "Nous nous
demandons et nous vous demandons ceci : s'il est vrai que personne de vous ne
l'a instruit, comment a-t-il tant de sagesse ? Où l'a-t-il apprise s'il n'a
jamais étudié avec un maître ?" et en s'adressant à Jésus :
"Dis-nous donc. Où tu as trouvé cette doctrine que tu enseignes ?"
Au commencement de la
Création, il fut dit : "Que soit faite la lumière". Et la lumière
fut dans le chaos. Au commencement de ma vie, il a été dit : "Que soit
la paix pour les
hommes de bonne volonté". La bonne volonté, c'est celle
qui fait la volonté de Dieu et ne la combat pas. Or, celui qui fait la
volonté de Dieu et ne la combat pas, sent qu'il ne peut pas me combattre car
il sent que ma doctrine vient de Dieu et non pas de Moi-même. Est-ce que
peut-être je cherche ma gloire ? Dis-je peut-être que je suis l'Auteur de la
Loi de grâce et de l'ère du pardon ? Non. Je ne prends pas la gloire qui
n'est pas la mienne, mais je donne gloire à la Gloire de Dieu, Auteur de tout
ce qui est bon. Or ma gloire c'est de faire ce que le Père veut que je fasse,
car cela Lui donne gloire. Celui qui parle en sa propre faveur pour qu'on le
loue cherche sa propre gloire. 171>
Mais celui qui peut, même sans la chercher, avoir la gloire des hommes pour
ce qu'il fait ou dit, et qui la repousse en disant : "Elle n'est pas
mienne, créée par Moi, mais elle procède de celle du Père, comme Moi, je
procède de Lui", il est dans la vérité, et en Lui il n'y a pas
d'injustice, car il donne à chacun le sien sans rien garder de ce qui ne Lui
appartient pas. Je suis parce que Lui m'a voulu." Jésus s'arrête un
instant. Il tourne les yeux sur la foule, fouille les consciences, les lit,
les pèse. De nouveau, il parle : "Vous vous taisez. Pour la moitié dans
l'admiration, pour la moitié vous demandant comment vous pourriez me faire
taire. De qui sont les dix commandements ? D'où viennent-ils ? Qui vous les a
donnés ?" "Moïse !"
crie la foule. "Non. Le
Très-Haut. Moïse, son serviteur, vous les a apportés, mais ils sont de Dieu.
Vous, qui avez les formules mais n'avez pas la foi, vous dites dans votre
cœur : "Dieu, nous ne l'avons pas vu, ni les hébreux au pied du
Sinaï". Oh ! il ne vous a pas suffi pour croire que Dieu était présent,
pas même la foudre qui incendiait la montagne pendant que Dieu lançait la
foudre et le tonnerre en présence de Moïse. Ils ne vous servent pas non plus
les foudres et les tremblements de terre pour croire que Dieu est sur vous
pour écrire le Pacte éternel de salut et de condamnation. Vous verrez une
Épiphanie [8] nouvelle, terrible,
et bientôt, dans ces murs. Et les cachettes sacrées sortiront des ténèbres car
il aura commencé le Règne de la Lumière, et le Saint des Saints sera élevé en
présence du monde sans être plus caché sous le triple rideau. Et vous ne
croirez pas encore. Que vous faudra-t-il donc pour vous faire croire ? Que
les foudres de la Justice marquent votre chair ? Mais alors la Justice sera
apaisée, et descendront les foudres de l'amour. Et pourtant même elles
n'écriront pas sur vos cœurs, sur tous vos cœurs la Vérité, et ne susciteront
pas le Repentir et puis l'Amour..." Gamaliel a maintenant
le visage tendu, et ses yeux fixent le visage de Jésus... "Mais Moïse,
vous savez que c'était un homme parmi les hommes. De lui vous ont laissé la
description les chroniqueurs de son temps. Et pourtant, sachant qui il était,
de qui et comment il eut la Loi, l'observez-vous, peut-être ? Non. Aucun de
vous ne l'observe." Un cri de
protestation s'élève de la foule.
172> Vous ne reconnaissez pas en Moi le Christ ? Mais vous ne
pouvez pas nier que je suis un homme. Or, pourquoi cherchez-vous à me tuer ?" "Mais tu es fou
! Tu es possédé ! Un démon parle en Toi, il te fait délirer et dire des
mensonges ! Personne de nous ne pense à te tuer ! Qui veut te tuer ?" crient
justement ceux qui veulent le faire. "Qui ? Vous. Et
vous cherchez des excuses pour le faire. Et vous me reprochez des fautes qui
ne sont pas vraies. Vous me reprochez, ce n'est pas la première fois, d'avoir
guéri un homme pendant le sabbat. Et Moïse ne dit-il pas d'avoir pitié même
de l'âne et du bœuf qui est tombé, car ils représentent un bien pour ton
frère ? Et Moi, je ne devrais pas avoir pitié du corps malade d'un frère pour
lequel la santé reconquise est un bien matériel et un moyen spirituel pour
bénir Dieu et l'aimer à cause de sa bonté ? Et la circoncision que Moïse vous
a donnée pour l'avoir reçue déjà des patriarches, ne la pratiquez-vous pas
peut-être même pendant le sabbat ? Si la circoncision d'un homme pendant le
sabbat n'est pas une violation de la Loi mosaïque du sabbat, parce qu'elle
sert à faire d'un garçon un fils de la Loi, pourquoi vous indignez-vous parce
que j'ai guéri pendant le sabbat un homme tout entier, en son corps et en son
esprit, et que j'en ai fait un fils de Dieu ? Ne jugez pas selon l'apparence
et la lettre, mais portez un jugement droit et avec votre esprit, car la lettre,
les formules, les apparences sont des choses mortes, des tableaux peints
mais non pas la vie vraie, alors que l'esprit des paroles et des apparences
est vie réelle et source d'éternité. Mais vous ne comprenez pas ces
choses parce que vous ne voulez pas les comprendre. Allons." Et il tourne le dos à
tout le monde pour se diriger vers la sortie, suivi et entouré de ses apôtres
et disciples qui le regardent, attristés pour Lui et pleins de dédain pour
ses ennemis.
"Mais alors, mon
Seigneur, tu souffriras tout le mal dont sera capable de te frapper cette
génération" observe le berger Mathias.
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Et il frappe à une porte qui s'ouvre
pour le laisser entrer sans que le portier montre de l'étonnement pour le
nombre des personnes qui entrent derrière Jésus. |
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[2] Prophétie de Daniel sur
les "soixante-dix semaines" qui mesurait le temps avant la venue du
Messie (Daniel
9,2 et suivants)
[3] C'était un jour de
sabbat
[4] La mère du prophète
Samuel
[8] Épiphanie : ici au sens éthymologique du grec Phainô,
paraître.