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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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jeudi 3 juin 27 (10 Siwan)
- Jésus sera témoins d'un combat au couteau
141 - Il en met en morceaux les lames 142 -
Discours (Ce n'est pas la violence mais la sainteté qui rend
victorieux) 143 - Il est bien Jésus de Nazareth, le Messie 144 - Judas insiste pour que Jésus reste en Judée
144 - Jésus se compare au Baptiste 145 |
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141> Je vois Jésus qui va tout seul sur un chemin ombragé, on dirait dans une
fraîche petite vallée bien arrosée. Je dis une petite vallée car elle est
encaissée entre deux élévations du sol et au centre passe un petit cours
d'eau. Le lieu est désert, à
l'heure matinale. Le jour doit à peine pointer, une belle journée tranquille
du commencement de l'été, et à part les chants des oiseaux dans les arbres -
ce sont surtout des oliviers principalement sur la colline de gauche, alors
que l'autre plus dépouillée, a des arbustes bas : lentisques, acacias
épineux, agaves, etc... 142> – à part ces chants et le triste roucoulement des tourterelles
sauvages qui font leurs nids dans les creux d'une colline, plus aride, on
n'entend rien. Le petit torrent lui-même, dont les eaux peu abondantes
coulent au centre de son lit, semble ne faire aucun bruit et s'en va,
réfléchissant dans ses eaux la verdure qui l'entoure et lui donne une couleur
d'émeraude foncée. Maintenant, on voit
des murs et des portes et des marchands de légumes et de victuailles qui se
pressent aux portes encore fermées pour entrer dans la ville. Les ânes
braient et se bagarrent, Les propriétaires eux-mêmes ne plaisantent pas.
Insultes et même coups pleuvent non seulement sur les échines des ânes, mais
aussi sur les têtes des hommes. Deux hommes en viennent
sérieusement aux mains à cause de l'âne de l'un d'eux, qui s'est servi dans
le panier de laitues de l'autre, et en a mangé beaucoup ! Ce n'est
peut-être qu'un prétexte pour rallumer une ancienne querelle. De fait on sort
de dessous les vêtements deux coutelas, courts et larges comme la main :
c'est semble-t-il des dagues courtes mais bien affilées. Elles brillent au
soleil. Cris des femmes, brouhaha des hommes. Mais personne n'intervient pour
séparer les deux qui se préparent à un duel rustique. Jésus, qui
s'avançait, méditatif, lève la tête, voit la scène et à pas très rapides
accourt entre les deux. "Arrêtez, au Nom de Dieu !" ordonne-t'il. "Non ! Je veux
en finir avec ce chien maudit !" "Moi
aussi ! Tu nous tiens par la frange ? Je te ferai une frange avec
tes entrailles." Les deux tournent
autour de Jésus, le bousculant, l'insultant pour qu'il ne les sépare plus,
cherchant à s'atteindre sans y réussir parce que Jésus, avec des mouvements
de son manteau dévie les coups et leur bouche la vue. Il en a même le manteau
lacéré. La foule crie : "Dégage-toi, Nazaréen et tire-toi de
là." Mais Lui ne bouge pas et tâche de les calmer, recommandant l'esprit
à Dieu. Inutile ! La colère rend fous les deux combattants.
Les deux regardent
les poignées courtes qui leur restent entre les mains. La stupeur fait tomber
la colère. La foule aussi cri stupéfaite. "Et
maintenant ? demande Jésus avec sévérité. Où est votre
force ?" Jusqu'aux soldats, de
garde à la porte, accourus aux derniers cris regardent avec stupeur et l'un
d'eux se penche pour ramasser des morceaux des lames et les essaie sur
l'ongle, ne pouvant croire que c'est de l'acier. "Et
maintenant ? répète Jésus. Où est votre force ? Sur quoi basez-vous
votre droit ? Sur ces morceaux de métal, qui maintenant ne sont plus que
des débris dans la poussière ? Sur ces morceaux de métal qui n'avaient
d'autre force que celle du péché de colère contre un frère, vous dépouillant
par ce péché de toute bénédiction de Dieu et par conséquent de toute
force ? Oh ! malheureux ceux qui se basent sur des moyens humains
pour vaincre, et ignorent que ce n'est pas la violence mais la sainteté qui
rend victorieux sur terre et au-delà ! Car Dieu est avec les justes. Écoutez tous, vous
d'Israël, et vous aussi soldats de Rome. La Parole de Dieu parle pour tous
les fils d'hommes; et ce ne sera pas le Fils de l'homme qui la refusera aux
Gentils.
"Je le suis." "Toi !
Es-tu celui qui guérit les maladies et prêche Dieu en Galilée ?" "Je le
suis." "J'ai une
vieille maman qui meurt, Sauve-la !" "Et moi, tu
vois ? Je suis en train de perdre mes forces par les souffrances. J'ai
des enfants encore tout petits. Guéris-moi !" "Rentre à ta maison, Ta mère ce soir te préparera le
repas. Et toi, sois guéri, Je le veux !" La foule pousse un
cri. Puis, elle demande : "Ton Nom ! Ton Nom !" "Jésus de
Nazareth" "Jésus !
Jésus ! Hosanna ! Hosanna !" La foule est en allégresse.
Les ânes peuvent faire ce qu'ils veulent. Personne n'en a plus cure. Des
mères accourent de l'intérieur de la ville, on se rend compte que le
bruit du miracle s'est répandu. Elles lèvent leurs bébés. Jésus les bénit et
sourit. Il cherche à fendre la foule, le cercle des gens qui l'acclament pour
entrer dans la cité et aller où il veut. Mais la foule ne veut rien savoir :
"Reste avec nous ! En Judée ! En Judée ! Nous sommés fils
d'Abraham, nous aussi !" crie-t-elle. "Maître !
- C'est Judas qui arrive vers Lui - Maître tu m'as devancé. Mais
qu'arrive-t-il ?" "Le Rabbi a fait
un Miracle ! Pas en Galilée, ici, c'est ici avec nous que nous le voulons." "Tu le vois,
Maître ? Tout Israël t'aime et il est juste que tu restes ici
aussi. Pourquoi t'en aller ?" "Je ne me dérobe
pas, Judas. Je suis venu exprès seul pour que la rudesse des disciples galiléens
ne heurte pas la susceptibilité juive. Je veux rassembler toutes les brebis
d'Israël sous le sceptre de Dieu." "Peu de jours.
Pour attendre un disciple juif, lui aussi. Puis j'irai à travers la
Judée..." "Oh ! je
viendrai avec Toi. Je t'accompagnerai. Tu viendras dans mon pays, Je te
conduirai à ma maison. Tu viendras, Maître ?" "Je viendrai...
Du Baptiste, toi qui es juif et vis près des puissants, ne sais-tu
rien ?" "Je sais qu'il
est encore en prison, mais qu'ils veulent le libérer car la foule menace de se
révolter si on ne lui rend pas son Prophète. Tu le connais ?" "Je le
connais." "Tu
l'aimes ? Que penses-tu de lui ?" "Je pense qu'il
n'y a eu personne de plus grand que lui qui est semblable à Élie." "Le
considères-tu vraiment comme le Précurseur ?" "Oui, il l'est.
C'est l'étoile du matin qui annonce le soleil. Heureux ceux qui se sont
préparés à la venue du soleil à travers sa prédication." "Il est très
sévère, Jean." "Pas plus pour
les autres que pour lui."
"Et
pourtant..." "Et pourtant, Maître ?" "Et pourtant
comme on le hait pour son austérité, on me haïra pour ma bonté, parce que l'une et l'autre annoncent Dieu, et Dieu est
haï par les méchants. Mais il est dit qu'il en sera ainsi. Comme il me
précède dans la prédication, ainsi il me précèdera dans la mort. Malheur
pourtant aux assassins de la Pénitence et de la Bonté." "Pourquoi,
Maître, ces tristes pressentiments ? La foule t'aime tu le vois..." "Parce que la
chose est certaine. La foule humble, oui, elle m'aime. Mais la foule n'est
pas toute humble ni composée d'humbles. Mais mon pressentiment n'est pas
tristesse. 146> C'est la vision tranquille de l'avenir et
l'adhésion à la volonté du Père qui m'a envoyé pour cela. Et c'est pour cela
que je suis venu. Nous voilà au Temple. Moi je vais au Bel Midrash [1], pour enseigner les foules. Reste si tu veux." |
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"Je resterai à
tes côtés. Je n'ai qu'un seul but : te servir et te faire
triompher." Ils entrent au
Temple et tout se termine. |
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