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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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samedi
- La synagogue de Nazareth 404 - Discours (Ayez la foi au Messie 404 - Sans elle je ne puis rien faire) 405 - Jésus chassé hors du village 406 - Il s'est réfugié dans un hameau voisin 406 - J'ai partout des ennemis 406 - Tous attendent de Toi un bien égoïste 407 |
2.73. |
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404> Je vois une grande pièce carrée, J'en parle ainsi, tout en comprenant que c'est la synagogue de Nazareth (comme me dit celui qui m'avertit intérieurement) car il n'y a que des murs nus, peints en jaune et par côté une sorte de siège élevé. Il y a aussi un pupitre élevé avec des rouleaux dessus. Pupitre, étagère ? Choisissez l'appellation. En somme, c'est une sorte de table inclinée montée sur un pied, et sur laquelle sont rangés des rouleaux. Il y a des gens qui prient, pas comme nous, mais tous tournés vers un côté, sans joindre les mains, mais à peu près comme un prêtre à l'autel. Il y a des lampes disposées au-dessus du siège et du pupitre. Je ne vois pas le but de cette vision qui demeure ainsi un certain temps sans changer. Mais Jésus me dit d'écrire et je le fais. Je me trouve de nouveau dans la synagogue de Nazareth. Maintenant, le rabbin lit. J'entends sa voix monotone et nasillarde, mais je ne comprends pas les paroles qu'il prononce dans une langue qui m'est inconnue. Dans la foule se trouve aussi Jésus avec ses cousins apôtres et d'autres qui sont certainement eux aussi des parents, mais que je ne connais pas. 405> Après la lecture, le rabbin tourne son regard sur la foule, comme en une muette invitation. Jésus s'avance et demande de tenir la réunion, aujourd’hui.
Un murmure s'élève dans la synagogue. Jésus tourne son regard vers l'assistance. Il lit Sur les visages et dans les cœurs et continue : "Je comprends votre pensée. Parce que je suis de Nazareth, vous voudriez une faveur privilégiée. Mais cela, c'est par égoïsme de votre part et non par la puissance de votre foi. Aussi, je vous dis qu'en vérité aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie. D'autres pays m'ont accueilli et m'accueilleront avec une plus grande foi, même des pays dont le nom est pour vous un scandale. Là, je trouverai une moisson de disciples, tandis que sur cette terre je ne puis rien faire, parce qu'elle m'est fermée et hostile. Mais je vous rappelle Élie et Élisée. Le premier trouva la foi chez une femme phénicienne et le second chez un Syrien. Et en faveur de celle-là et de celui-ci, ils purent opérer le miracle. 406> Les gens qui mouraient de faim en Israël n'eurent pas de pain et les lépreux pas de purification, parce qu'il n'y avait pas dans leurs cœurs la bonne volonté, perle fine que le Prophète avait découverte ailleurs. C'est ce qui vous arrivera, à vous aussi qui êtes hostiles et incrédules à l'égard de la Parole de Dieu." La foule s'agite et menace avec imprécations. Elle tente de mettre la main sur Jésus, mais les apôtres-cousins Jude, Jacques et Simon [2] le défendent, et alors les Nazaréens en furie chassent Jésus hors de la ville. Ils le poursuivent avec des menaces, mais pas seulement verbales, jusqu'au sommet de la colline. Alors Jésus se retourne et les immobilise de son regard magnétique, il passe indemne au milieu d'eux et disparaît en montant par un sentier de la colline. Je vois une petite, très petite bourgade, un groupe de maisons, un hameau, dirions-nous maintenant. Il est plus élevé que Nazareth, que l’on aperçoit en contrebas à quelques kilomètres. Une petite bourgade très misérable. Jésus parle avec Marie, assis sur un muret, près d'une cabane. Peut-être est-ce une maison amie, ou du moins hospitalière, suivant les lois de l'hospitalité orientale. Jésus s'y est réfugié, après avoir été chassé de Nazareth, pour attendre les apôtres qui sûrement étaient éparpillés dans le voisinage, alors que Jésus était près de la Mère. Avec Lui, il n'y a que les trois apôtres-cousins qui, en ce moment, sont rassemblés dans la cuisine et parlent avec une femme âgée que Thaddée appelle "mère". Pour cette raison, je comprends qu'il s'agit de Marie de Cléophas. C'est une femme, oui plutôt âgée, et je la reconnais pour celle qui était avec Marie très Sainte aux noces de Cana. Certainement elle et les fils se sont retirés là pour laisser à Jésus et à sa Mère toute liberté à leur conversation. Marie est affligée. Elle a été informée de l'incident de la Synagogue et elle en est meurtrie. Jésus la console, Marie supplie son Fils de rester loin de Nazareth, où tous sont mal disposés à son égard, même les autres parents qui le regardent comme un fou qui cherche à susciter des brouilles et des disputes.
"Oh ! Fils ! Mon Fils !" Marie a la voix déchirée. Jésus la caresse Je remarque que Marie a, sur la tête, son manteau aussi, en plus du voile. Elle est plus que jamais voilée, comme une prêtresse. "Je serai absent quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prévenir." "Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois. Sa mère aussi est pleine d'égards pour moi et pour Toi. Elle espère, il est vrai, une place privilégiée pour ses fils. C'est une femme et c'est une maman, Jésus. Il faut l'excuser. Elle t'en parlera aussi à Toi. Mais elle t'est sincèrement dévouée. Quand elle sera libérée de l'humanité qui fermente en elle comme en ses fils, comme chez les autres, comme chez tous, mon Fils, elle sera grande dans la foi. Il est douloureux que tous attendent de Toi un bien humain, un bien qui, s'il n'est pas humain, est égoïste. Mais le péché est en eux, avec sa concupiscence. Elle n'est pas encore venue, l'heure bénie et tellement, tellement redoutable, bien que l'amour de Dieu et de l'homme me la fasse désirer, où tu annuleras le Péché, Oh cette heure ! Comme il tremble, le cœur de ta Maman, pour cette heure ! Que te feront-ils, Fils ? Fils Rédempteur dont les Prophète prédisent un tel martyre ?" "N'y pense pas, Maman. Dieu t'aidera à cette heure là. Dieu nous aidera, Moi et Toi. Et après, ce sera la paix. Je te le dis encore une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long. Je te bénis.” |
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[1] Isaïe 61,1 et suivants - Voir aussi 6.147. l’annonce aux prisonniers |