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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Samedi 11 septembre 27 (21 Eloul)
- La synagogue de Nazareth 404 - Discours (Ayez la foi au Messie 404 - Sans elle je ne puis rien faire) 405 - Jésus chassé hors du village 406 - Il s'est réfugié dans un hameau voisin 406 - J'ai partout des ennemis 406 - Tous attendent de Toi un bien égoïste 407 |
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404> Je vois une grande pièce carrée, J'en parle
ainsi, tout en comprenant que c'est la synagogue de Nazareth (comme me dit
celui qui m'avertit intérieurement) car il n'y a que des murs nus, peints en
jaune et par côté une sorte de siège élevé. Il y a aussi un pupitre élevé
avec des rouleaux dessus. Pupitre, étagère ? Choisissez l'appellation.
En somme, c'est une sorte de table inclinée montée sur un pied, et sur
laquelle sont rangés des rouleaux. Il y a des gens qui
prient, pas comme nous, mais tous tournés vers un côté, sans joindre les
mains, mais à peu près comme un prêtre à l'autel. Il y a des lampes disposées
au-dessus du siège et du pupitre. Je ne vois pas le but
de cette vision qui demeure ainsi un certain temps sans changer. Mais Jésus
me dit d'écrire et je le fais. Je me trouve de
nouveau dans la synagogue de Nazareth. Maintenant, le rabbin lit.
J'entends sa voix monotone et nasillarde, mais je ne comprends pas les
paroles qu'il prononce dans une langue qui m'est inconnue. Dans la foule se
trouve aussi Jésus avec ses cousins apôtres et d'autres qui sont certainement
eux aussi des parents, mais que je ne connais pas. 405> Après la lecture, le rabbin tourne son regard sur la foule,
comme en une muette invitation. Jésus s'avance et
demande de tenir la réunion, aujourd’hui.
Un murmure s'élève
dans la synagogue. Jésus tourne son regard vers l'assistance. Il lit Sur les
visages et dans les cœurs et continue : "Je comprends votre pensée.
Parce que je suis de Nazareth, vous voudriez une faveur privilégiée. Mais
cela, c'est par égoïsme de votre part et non par la puissance de votre foi.
Aussi, je vous dis qu'en vérité aucun prophète n'est bien reçu dans sa
patrie. D'autres pays m'ont accueilli et m'accueilleront avec une plus grande
foi, même des pays dont le nom est pour vous un scandale. Là, je trouverai
une moisson de disciples, tandis que sur cette terre je ne puis rien faire,
parce qu'elle m'est fermée et hostile. Mais je vous rappelle Élie et Élisée.
Le premier trouva la foi chez une femme phénicienne et le second chez un
Syrien. Et en faveur de celle-là et de celui-ci, ils purent opérer le
miracle. 406> Les gens qui mouraient de faim en Israël
n'eurent pas de pain et les lépreux pas de purification, parce qu'il n'y
avait pas dans leurs cœurs la bonne volonté, perle fine que le Prophète avait
découverte ailleurs. C'est ce qui vous arrivera, à vous aussi qui êtes
hostiles et incrédules à l'égard de la Parole de Dieu." La foule s'agite et
menace avec imprécations. Elle tente de mettre la main sur Jésus, mais les
apôtres-cousins Jude, Jacques et Simon [2] le défendent, et alors les Nazaréens en furie chassent
Jésus hors de la ville. Ils le poursuivent avec des menaces, mais pas
seulement verbales, jusqu'au sommet de la colline. Alors Jésus se retourne et
les immobilise de son regard magnétique, il passe indemne au milieu d'eux et
disparaît en montant par un sentier de la colline. Je vois une petite,
très petite bourgade, un groupe de maisons, un hameau, dirions-nous
maintenant. Il est plus élevé que Nazareth, que l’on aperçoit en contrebas à
quelques kilomètres. Une petite bourgade très misérable. Jésus parle avec Marie, assis sur un muret, près d'une cabane. Peut-être
est-ce une maison amie, ou du moins hospitalière, suivant les lois de
l'hospitalité orientale. Jésus s'y est réfugié, après avoir été chassé de
Nazareth, pour attendre les apôtres qui sûrement étaient éparpillés dans le
voisinage, alors que Jésus était près de la Mère. Avec Lui, il n'y a
que les trois apôtres-cousins qui, en ce moment, sont rassemblés dans la
cuisine et parlent avec une femme âgée que Thaddée appelle "mère".
Pour cette raison, je comprends qu'il s'agit de Marie de
Cléophas.
C'est une femme, oui plutôt âgée, et je la reconnais pour celle qui était
avec Marie très Sainte aux noces de Cana.
Certainement elle et les fils se sont retirés là pour laisser à Jésus et à sa
Mère toute liberté à leur conversation. Marie est affligée. Elle
a été informée de l'incident de la Synagogue et elle en est meurtrie. Jésus
la console, Marie supplie son Fils de rester loin de Nazareth, où tous sont
mal disposés à son égard, même les autres parents qui le regardent comme un
fou qui cherche à susciter des brouilles et des disputes.
"Oh !
Fils ! Mon Fils !" Marie a la voix déchirée. Jésus la caresse
Je remarque que Marie a, sur la tête, son manteau aussi, en plus du voile.
Elle est plus que jamais voilée, comme une prêtresse. "Je serai absent
quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te
ferai prévenir." "Envoie Jean. Il me
semble un peu te voir quand je le vois. Sa mère aussi est pleine d'égards pour moi et pour Toi. Elle
espère, il est vrai, une place privilégiée pour ses fils. C'est une femme et
c'est une maman, Jésus. Il faut l'excuser. Elle t'en parlera aussi à Toi. Mais
elle t'est sincèrement dévouée. Quand elle sera libérée de l'humanité qui
fermente en elle comme en ses fils, comme chez les autres, comme chez tous,
mon Fils, elle sera grande dans la foi. Il est douloureux que tous attendent
de Toi un bien humain, un bien qui, s'il n'est pas humain, est égoïste. Mais
le péché est en eux, avec sa concupiscence. Elle n'est pas encore venue,
l'heure bénie et tellement, tellement redoutable, bien que l'amour de
Dieu et de l'homme me la fasse désirer, où tu annuleras le Péché, Oh cette
heure ! Comme il tremble, le cœur de ta Maman, pour cette heure !
Que te feront-ils, Fils ? Fils Rédempteur dont les Prophète prédisent un
tel martyre ?" |
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"N'y pense pas, Maman. Dieu t'aidera à cette heure là.
Dieu nous aidera, Moi et Toi. Et après, ce sera la paix. Je te le dis encore
une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long. Je te bénis.” |
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[1] Isaïe 61,1 et
suivants - Voir aussi
dans le Tome 6, Chapitre 147, la teneur de Jésus discours aux prisonniers