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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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dimanche
- Le vieux Cléophas vient au-devant de Jésus 643 - Il a invité les notables de la place 644 - Arrivée de Simon de d'Hermas 644 - Quelle est ta doctrine ? 645 - Discours 1 (Justice et miséricorde de Dieu) 645 - Un cas d'inceste jugé par Jésus 647 - Le malheureux Joseph a été excommunié 648 - Jésus va le réconforter 648 - Discours 2 (Je suis la Miséricorde) 649 - [Commentaire de Jésus : Que l'Oeuvre soit connue] 650 |
2.107. |
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643> Jean et son frère frappent à la porte d'une maison dans un pays. Je reconnais la maison où entrèrent les deux d'Emmaüs avec Jésus ressuscité[1]. Quand on leur a ouvert, ils parlent avec quelqu'un que je ne vois pas, puis ils sortent et vont par une rue rejoindre Jésus, arrêté avec les autres dans un endroit à l'écart. "Il est là, Maître, et il est tout heureux que tu sois justement venu. Il nous a dit : "Allez Lui dire que ma maison est à sa disposition. Maintenant, je viens, moi aussi"." "Allons, alors." Ils marchent quelque temps, et puis ils rencontrent le vieux chef de synagogue Cléophas déjà vu à "La Belle Eau". Ils s'inclinent l'un et l'autre, mais ensuite le bon vieux, qui semble un patriarche, s'agenouille en saluant avec vénération. Des citadins qui le voient s'approchent avec curiosité. Le vieillard se lève et dit : "Voici le Messie promis. Souvenez vous de ce jour, ô habitants d'Emmaüs." Les uns regardent avec une curiosité toute humaine, d'autres ont déjà un religieux respect. Deux hommes se fraient un chemin et disent : "Paix à Toi, Rabbi. Nous y étions, nous aussi, ce jour là." "Paix à vous et à tous. Je suis venu comme le chef de votre synagogue m'en avait prié." "Feras-tu des miracles ici aussi ?" "S'il y a des fils de Dieu qui croient et qui ont besoin de miracles, j'en ferai certainement." 644> Le chef de la synagogue dit : "Que ceux qui veulent entendre, le Maître viennent à la synagogue, et de même ceux qui ont des malades. Puis-je dire cela, Maître ?" "Tu le peux. Après l'heure de sexte, je serais tout à vous. Maintenant, j'appartiens au bon Cléophas." Et suivi d'une escorte de gens, il continue aux côtés du vieillard jusqu'à sa maison. "Voici mon fils, Maître, et mon épouse, et l'épouse de mon fils et ses petits enfants. Je regrette beaucoup que mon autre fils soit avec le beau-père de mon fils Cléophas à Jérusalem en même temps qu'un pauvre homme d'ici... Mais, je t'en parlerai. Entre, Seigneur avec tes disciples." Ils entrent et se restaurent suivant les usages du pays. Puis, ils s'approchent d'un feu qui brûle dans une large cheminée, car la journée est humide et froide. "Dans peu de temps, nous allons nous asseoir à table. J'ai invité les notables de l'endroit. Grande fête, aujourd'hui. Ils ne croient pas tous en Toi, mais ils n'ont pas non plus de sentiments hostiles. Ils cherchent, seulement... Ils voudraient croire. Mais nous avons été trompés tant de fois, ces derniers temps, au sujet du Messie. Il y a de la méfiance. Il suffirait d'une parole du Temple pour enlever toute méfiance. Mais le Temple... J'ai pensé qu'en te voyant et en t'entendant, ainsi, simplement, on peut beaucoup obtenir en ce sens. Je voudrais te donner de vrais amis." "Tu es l'un d'eux." "Je suis un pauvre vieux ! moi. Si j'étais plus jeune, je te suivrais, mais l'âge m'alourdit." "Tu me sers déjà en croyant. Tu me prêches par ta foi. Sois tranquille, Cléophas. Je ne t'oublierai pas à l'heure de la Rédemption." "Voici Simon avec Hermas. Ils sont sur le point d'arriver" annonce le fils du chef de la synagogue. Tout le monde se lève pendant qu'entrent deux hommes d'un certain âge, à l'air seigneurial. "Celui-ci c'est Simon et cet autre Hermas, Maître. Ce sont de vrais Israélites, mais sincères au fond de l'âme." "Dieu se révélera à leurs âmes. Que la paix, en attendant, descende sur eux. Sans la paix on n'entend pas Dieu." "C'est dit aussi au livre des Rois en parlant d'Élie." "Est-ce que ce sont tes disciples, ceux-ci ?" demande celui qui a nom Simon. "Oui." 645> "Il y en a de tout âge et de toute région. Et Toi, tu es Galiléen ?" "De Nazareth, mais je suis né à Bethléem à l'époque du recensement." "Bethléemite alors. C'est ce que confirment tes traits." [1] "C'est une bienveillante confirmation pour la faiblesse humaine mais la confirmation est de l'ordre surhumain." "Dans tes œuvres, tu veux dire ?" dit Hermas. "En elles et dans les paroles que l'Esprit allume sur mes lèvres." "Elles m'ont été répétées par des auditeurs. Ta sagesse est vraiment grande. Est-ce sur elle que tu as l'intention de fonder ton Royaume ?" "Un roi doit avoir des sujets qui connaissent les lois de son royaume." "Mais tes lois sont toutes spirituelles !" "Tu l'as dit, Hermas, toutes spirituelles. J'aurai un royaume spirituel. J'ai donc un code spirituel."
"Ne tombez pas dans l'erreur habituelle de prendre le nom d'Israël avec sa signification humaine. On dit Israël pour signifier "Peuple de Dieu". Je rétablirai la vraie liberté et la vraie puissance de ce peuple de Dieu et je la rétablirai en rendant au Ciel les âmes, rachetées et en possession de la sagesse des vérités éternelles." "Prenons place à table, je vous en prie." dit Cléophas qui prend place avec Jésus au centre. A droite de Jésus, il y a Hermas et côté de Cléophas, Simon, puis les fils du chef de la Synagogue, et aux autres places les disciples. Jésus, à la prière de l'hôte, fait l'offrande et la bénédiction et le repas commence. "Tu viens dans ces régions, Maître ?" demande Hermas. "Non, je vais en Galilée. Je suis venu ici, en passant." "Comment ? Tu quittes "La Belle Eau" ?" "Oui, Cléophas." "Il y venait des foules, bien que ce fût l'hiver. Pourquoi le déçois-tu ?" "Ce n'est pas Moi. Les purs d'Israël en ont décidé ainsi." "Quoi ? Pourquoi? Quel mal faisais-tu ? La Palestine a beaucoup de rabbis qui parlent où ils veulent. Pourquoi cela ne t'est-il pas permis, à Toi ?" 646> "Ne cherche pas, Cléophas. Tu es âgé et sage. Ne te mets pas au cœur le poison de cette amère connaissance." "Mais peut-être, tu disais des doctrines nouvelles, estimées dangereuses, oh ! certainement par erreur d'appréciation par les scribes et les pharisiens ? Tout ce que nous savons de Toi ne nous semble pas... est-ce vrai Simon ? Mais nous ne connaissons pas tout, peut-être. En quoi consiste pour Toi la Doctrine ?" demande Hermas.
"Mais, ce n'est pas une faute ! C'est de la bonté !"
647> Les trois sont absorbés dans l'étonnement d'une telle lumière d'amour. Puis Cléophas soupire : "C'est ainsi. Mais Toi seul Tu es ainsi ! Qu'en sera-t-il de Joseph ? Il devrait déjà avoir été entendu ? L'aura-t-il été ?" Personne ne répond. Cléophas se tourne vers Jésus : "Maître, il s'agit de quelqu'un d'Emmaüs. Son père, autrefois a répudié son épouse qui alla à Antioche s'établir avec un frère, propriétaire d'un magasin. Cet homme est tombé dans une faute grave. Lui n'avait jamais connu cette femme, qui avait été chassée après quelques mois de mariage, et je n'en cherche pas les raisons. Il n'avait rien su d'elle, parce que naturellement son nom était banni de cette maison. Arrivé à âge d'homme, et ayant hérité de son père son commerce et ses biens, il pensa à se marier. Il avait connu à Joppé une femme propriétaire d'un riche magasin et l'avait épousée. Or, je ne sais pas comment on sut ni comment on fit à savoir que cette femme était une fille de l'épouse de son père. Donc, péché grave[2], bien qu'à mon avis, la filiation de cette femme soit très incertaine. Joseph, frappé de condamnation, a perdu à la fois sa tranquillité de fidèle et de mari. Malgré son chagrin, il répudia sa femme, sa prétendue sœur, qui de douleur fut prise par la fièvre et en mourut. Malgré cela, on ne lui a pas pardonné. Moi je dis qu'en conscience, s'il n'y avait pas d'ennemis autour de son bien, il n'aurait pas été ainsi frappé. Toi, que ferais- tu ?" "Le cas est très grave, Cléophas. Quand tu es venu vers Moi, pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ?" "Je ne voulais pas t'éloigner d'ici..." "Oh !
mais des choses de ce genre ne me chassent pas ! Maintenant, écoute.
"Tu as bien parlé, Maître. C'est bien cela. Mais Toi, en somme, qui es-tu ? ..." demandent ensemble les deux amis du chef de la synagogue. Jésus ne peut répondre, car on ouvre la porte que franchit Simon, beau-père de Cléophas fils. "Bon retour ? Et bien ?" La curiosité est si vive que personne ne pense plus au Maître. "Et bien... condamnation absolue. Ils n'ont même pas accepté l'offrande du sacrifice. Joseph est séparé d'Israël." "Où est-il ?" "Là, dehors, et il pleure. J'ai cherché à parler avec les plus puissants. Ils m'ont chassé comme un lépreux. Maintenant... Mais... C'est la ruine de cet homme. Les biens et l'âme. Que voulez-vous qu'il fasse ?" Jésus se lève et se dirige vers la porte sans une parole. Le vieux Cléophas croit que Lui s'est offensé de sa négligence et il dit : "Oh ! pardonne, Maître ! Mais la douleur de l'événement m'a troublé l'esprit. Reste, je t'en prie !" "Je reste, Cléophas. Je vais seulement trouver le malheureux. Venez, si vous voulez avec Moi." Jésus sort dans le vestibule. Devant la maison, il y a une bande de terrain et des petits parterres, puis, au de-là, la rue. Par terre sur le seuil, il y a un homme. Jésus s'en approche en lui tendant les mains. Par derrière il y a tous les autres qui cherchent à voir. "Joseph, personne ne t'a pardonné?" Jésus parle avec une extrême douceur. 649> L'homme tressaille en entendant une voix inconnue et toute bonté, après tant de voix qui le condamnent. Il lève la tête et le regarde étonné. "Joseph, personne ne t'a pardonné ?" reprend Jésus et il se penche pour prendre les mains de l'homme essayant de le relever. "Qui es-tu ?" demande le disgracié. "Je suis la Miséricorde et la Paix." "Pour moi, il n'y a plus de miséricorde ni de paix." "Dans le sein de Dieu, il y en a toujours. Ce sein déborde de ces choses et spécialement pour les malheureux." "Mais, ma faute est telle que je suis séparé de Dieu. Laisse-moi, Toi, qui certainement es bon pour ne pas te contaminer." "Je ne te lâche pas. Je veux te conduire à la paix." "Mais, moi, je suis... Toi, qui es-tu ?"
Jésus a amené l'homme dans la salle et l'a forcé à s'asseoir à sa place et puis il le sert. Ensuite il se tourne vers Hermas et Simon et leur dit : "Voilà ma Doctrine. C'est cela et pas autre chose. Et je ne me borne pas à la prêcher, mais je la réalise. Qui a soif de Vérité et d'Amour, qu'il vienne à Moi." Jésus dit : "Et avec cela se termine la première année d'évangélisation. Prenez-en note. Que vous dire encore ? J'ai donné ce récit parce que mon désir était qu'il fût connu. Mais il se produit pour ce travail la même chose qu'avec les pharisiens. Mon désir d'être aimé - connaître, c'est aimer - se trouve repoussé par trop de choses. Et voilà une grande douleur pour Moi, l'Éternel Maître, tenu en captivité par vous..." |
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[1] Jésus était de la descendance de David par sa mère et devait comporter des traits judéens. |