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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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Vendredi
- Accueil enthousiaste 375 - Guérison d'un enfant muet 376 - Invitation à parler à la synagogue 376 - Discours (La recherche de Dieu) 376 - Discours (La portée des bonnes actions 377 - Cherchez la Sagesse) 378 |
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375> Au printemps, en été, et en automne, Gabaon, située au sommet d'une colline en pente douce et peu élevée, isolée au milieu d'une plaine très fertile, doit être une ville avenante, aérée, jouissant d'un panorama magnifique. Ses maisons blanches se cachent presque dans le vert des arbres à feuillage persistant, de toutes espèces, mêlés aux arbres dépouillés maintenant par la saison, mais qui à la belle saison doivent transformer la colline en une nuée de pétales légers et plus tard en un triomphe de fruits. Maintenant, dans la grisaille de l'hiver, elle montre ses pentes rayées par les vignes dépouillées et les oliviers gris, ou bien tachetées par les vergers dépouillés aux sombres troncs. Et pourtant, elle est belle et aérée, et l'œil se repose sur la pente de la colline et sur la plaine labourée. Jésus va vers une vaste citerne ou puits qui me rappelle celui de la Samaritaine ou encore En Rogel ou plus encore les réservoirs près d'Hébron.[1] Nombreux sont les gens qui se hâtent de faire une provision d'eau pour le sabbat maintenant proche, les gens qui traitent leurs dernières affaires, les gens qui ayant terminé leurs occupations se livrent déjà au repos du sabbat. Au milieu d'eux se trouvent les huit apôtres qui annoncent le Maître et qui ont déjà eu du succès car je vois amener des malades et se rassembler des mendiants et des gens qui viennent de leurs maisons. Quand Jésus met pied dans l'espace où se trouve le bassin, il se 376> produit un murmure qui se change en un cri unanime : "Hosanna, Hosanna ! Il est parmi nous le Fils de David ! Bénie la Sagesse qui arrive où elle a été invoquée !"
C'est un beau miracle que celui d'un enfant muet que sa mère Lui présente en pleurant et que Jésus guérit avec un baiser sur la bouche, et qui se sert de la parole qui lui a été donnée par la Parole pour crier les deux plus beaux noms : "Jésus ! Maman !" et des bras de sa mère qui le tenait élevé au-dessus de la foule, il se jette dans les bras de Jésus en se serrant à son cou jusqu'à ce que Jésus le rende à sa mère heureuse. Elle explique à Jésus comment cet enfant qui était son premier-né, et que ses parents destinaient dans leurs cœurs à être lévite dès avant sa naissance, pourra l'être maintenant qu'il est sans défauts : "Ce n'est pas pour moi que je l'avais demandé au Seigneur avec mon époux Joachim, mais pour qu'il servît le Seigneur. Et ce n'est pas pour qu'il m'appelle mère et qu'il me dise qu'il m'aime que j'ai demandé pour lui la parole. Ses yeux et ses baisers me le disaient déjà. Mais je le demandais pour qu'il pût, comme un agneau sans défauts, être offert tout entier au Seigneur, et en louer le Nom." A quoi Jésus répond : "Le Seigneur entendait la parole de son âme, parce que Lui, comme une mère, transforme les sentiments en paroles et en actes. Mais ton désir était bon et le Très-Haut l'a accueilli. Maintenant applique-toi à éduquer ton fils pour la louange parfaite pour qu'il soit parfait dans le service du Seigneur." "Oui, Rabbi, Mais Toi, dis-moi ce que je dois faire." "Fais qu'il aime le Seigneur Dieu avec tout lui-même, et spontanément fleurira en son cœur la louange parfaite, et il sera parfait dans le service de son Dieu." "Tu as bien parlé, ô Rabbi. La Sagesse est sur tes lèvres. Parle, je t'en prie, à nous tous" dit un digne gabaonite qui s'est frayé un chemin jusqu'à Jésus et l'invite ensuite à la synagogue. C'est certainement le chef de la synagogue. Jésus s'y dirige, suivi de tout le monde, et comme il est impossible de faire entrer tous ceux de la ville, et en plus ceux qui étaient déjà avec Jésus, Jésus accepte le conseil du chef de parler de la terrasse de sa maison qui est contiguë à la synagogue, une maison large et basse, tapissée sur deux côtés par la verdure tenace de jasmins en espaliers. 377> La voix de Jésus, puissante et harmonieuse, se répand dans l'air calme du soir qui descend, et se propage à travers la place et les trois rues qui y débouchent, alors qu'une petite mer de têtes se tient le visage levé pour l'écouter.
"Maître, puis-je demander une chose ?" dit quelqu'un de Gabaon. "Parle." "Tout est vrai de ce que tu dis, et si j'ai bien compris tu veux dire que Salomon triompha de l'épreuve d'une manière heureuse. Mais ensuite, il a péché. Maintenant, dis-moi : pourquoi Dieu l'a-t-Il tant 378> comblé si ensuite il devait pécher ? Certainement le Seigneur connaissait le futur péché du roi. Et alors pourquoi lui dit-Il : "Demande-moi ce que tu veux ?" Est-ce que ce fut un bien ou un mal ?" "Toujours un bien, car Dieu ne fait pas d'actions mauvaises." "Mais tu as dit qu'à tout don correspond une responsabilité. Or Salomon, ayant demandé et obtenu la sagesse..."
Les bonnes actions, même si elles semblent passées et que pour cela on peut penser à tort qu'elles ne travaillent plus en nous pour créer de nouvelles stimulations et de nouvelles forces pour les choses bonnes, sont toujours actives, ne serait-ce que par le souvenir qui remonte du fond d'une âme avilie et suscite le regret du temps où l'on était bon. Et le regret est souvent un premier pas sur le chemin du retour à la Justice. J'ai dit qu'une coupe d'eau donnée avec amour à quelqu'un qui a soif ne reste pas sans récompense.[4] Une gorgée d'eau ce n'est rien comme valeur matérielle, mais la charité la rend grande et elle ne reste pas sans récompense. Parfois la récompense peut être un retour au Bien qui se forme par le souvenir de cet acte, des paroles du frère assoiffé, des sentiments du cœur à ce moment-là, du cœur qui offrait à boire au nom de Dieu et par amour. Et voilà que Dieu, par suite des souvenirs, revient, comme un soleil qui se lève après la nuit obscure, pour resplendir sur l'horizon d'un pauvre cœur qui l'a perdu et qui, fasciné par son ineffable Présence, s'humilie et crie : "Père, j'ai péché ! Pardonne. Je t'aime de nouveau".[5] L'amour à Dieu est sagesse, et c'est la Sagesse des sagesses car celui qui aime connaît tout et possède tout. Ici, pendant que le 379> soir descend et que le vent du soir fait frissonner les corps dans les vêtements et agite les flambeaux que vous avez allumés, je ne vais pas vous dire ce que déjà vous savez : les passages du Livre sapientiel où on décrit comment Salomon obtint la Sagesse, et la prière qu'il fit pour l'obtenir.[6] Mais en souvenir de Moi, du sentier sûr, de la lumière qui vous guide, je vous exhorte à méditer ces pages avec le chef de votre synagogue. Le Livre de la Sagesse devrait être un code de vie spirituelle. Comme une main maternelle, il devrait vous guider et vous introduire dans la parfaite connaissance des vertus et de ma Doctrine, car la Sagesse me prépare les chemins et fait des hommes "de courte vie, et incapables de comprendre les jugements et les lois, les serviteurs et les fils des servantes de Dieu" les dieux du Paradis de Dieu. Cherchez avant tout la Sagesse pour honorer le Seigneur et vous entendre dire par Lui, au jour éternel : "Puisque tu as eu cela surtout à cœur et non pas la richesse, les biens, la gloire, une longue vie, ni le triomphe sur les ennemis, que te soit accordée la Sagesse" c'est-à-dire Dieu Lui-même, car l'Esprit de Sagesse c'est l'Esprit de Dieu. Cherchez avant tout la Sagesse sainte et, c'est Moi qui vous le dis, toute autre chose vous sera donnée et d'une façon qu'aucun des grands du monde ne peut se la procurer. Aimez Dieu. Souciez-vous seulement de l'aimer. Aimez votre prochain pour honorer Dieu. Consacrez-vous au service de Dieu, à son triomphe dans les cœurs. Convertissez au Seigneur celui qui n'est pas l'ami de Dieu. Soyez saints. Accumulez les œuvres saintes pour vous défendre contre les faiblesses possibles de la créature. Soyez fidèles au Seigneur. Ne critiquez ni les vivants ni les morts, mais efforcez-vous d'imiter les bons et non pour votre joie terrestre, mais pour la joie de Dieu, demandez les grâces au Seigneur et elles vous seront données. Allons. Demain, nous prierons ensemble et Dieu sera avec nous." Et Jésus les bénit en les congédiant. |
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[1] C'est près de ce réservoir qu'eu lieu un combat singulier entre un champion des troupes de David et un de celles de Saül (2Samuel 2,13). De même, après la prise de Jérusalem en 587 av. JC, c'est auprès des "grandes eaux de Gabaon" que se déroule le combat entre Ismaël, meurtrier de Godolias et Yohanân qui, vainqueur emmènera les judéens se réfugier en Égypte avec Jérémie (Jérémie 41,11) [6] Sagesse 7,7 (deutérocanonique) |