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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Vendredi 19
octobre 29 (22 Boul)
- Accueil enthousiaste 375 - Guérison d'un enfant muet 376 - Invitation à parler à la synagogue 376
- Discours (La recherche de Dieu)
376 - Discours (La portée des bonnes
actions 377 - Cherchez la Sagesse) 378 |
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375> Au printemps, en été, et en automne, Gabaon, située au sommet
d'une colline en pente douce et peu élevée, isolée au milieu d'une plaine très
fertile, doit être une ville avenante, aérée, jouissant d'un panorama
magnifique. Ses maisons blanches se cachent presque dans le vert des arbres à
feuillage persistant, de toutes espèces, mêlés aux arbres dépouillés
maintenant par la saison, mais qui à la belle saison doivent transformer la
colline en une nuée de pétales légers et plus tard en un triomphe de fruits.
Maintenant, dans la grisaille de l'hiver, elle montre ses pentes rayées par
les vignes dépouillées et les oliviers gris, ou bien tachetées par les
vergers dépouillés aux sombres troncs. Et pourtant, elle est belle et aérée,
et l'œil se repose sur la pente de la colline et sur la plaine labourée. Jésus va vers une vaste citerne
ou puits qui me rappelle celui de la Samaritaine ou encore En
Rogel ou plus encore les réservoirs près d'Hébron [1]. Nombreux sont les
gens qui se hâtent de faire une provision d'eau pour le sabbat maintenant
proche, les gens qui traitent leurs dernières affaires, les gens qui ayant
terminé leurs occupations se livrent déjà au repos du sabbat. Au milieu d'eux se
trouvent les huit apôtres qui annoncent le Maître et qui ont déjà eu du
succès car je vois amener des malades et se rassembler des mendiants et des
gens qui viennent de leurs maisons. 376> Quand Jésus met pied
dans l'espace où se trouve le bassin, il se produit un murmure
qui se change en un cri unanime : "Hosanna, Hosanna ! Il est parmi nous
le Fils de David ! Bénie la Sagesse qui arrive où elle a été invoquée !"
C'est un beau miracle
que celui d'un enfant muet que sa mère Lui présente en pleurant et que Jésus
guérit avec un baiser sur la bouche, et qui se sert de la parole qui lui a
été donnée par la Parole pour crier les deux plus beaux noms : "Jésus !
Maman !" et des bras de sa mère qui le tenait élevé au-dessus de la foule,
il se jette dans les bras de Jésus en se serrant à son cou jusqu'à ce que
Jésus le rende à sa mère heureuse. Elle explique à Jésus comment cet enfant
qui était son premier-né, et que ses parents destinaient dans leurs cœurs à
être lévite dès avant sa naissance, pourra l'être maintenant qu'il est sans
défauts : "Ce n'est pas pour moi que je l'avais demandé au Seigneur avec
mon époux Joachim, mais pour qu'il servît le Seigneur. Et ce
n'est pas pour qu'il m'appelle mère et qu'il me dise qu'il m'aime que j'ai
demandé pour lui la parole. Ses yeux et ses baisers me le disaient déjà. Mais
je le demandais pour qu'il pût, comme un agneau sans défauts, être offert
tout entier au Seigneur, et en louer le Nom." À quoi Jésus répond :
"Le Seigneur entendait la parole de son âme, parce que Lui, comme une
mère, transforme les sentiments en paroles et en actes. Mais ton désir était
bon et le Très-Haut l'a accueilli. Maintenant applique-toi à éduquer ton fils
pour la louange parfaite pour qu'il soit parfait dans le service du
Seigneur." "Oui, Rabbi,
Mais Toi, dis-moi ce que je dois faire." "Fais qu'il aime
le Seigneur Dieu avec tout lui-même, et spontanément fleurira en son cœur la
louange parfaite, et il sera parfait dans le service de son Dieu." "Tu as bien
parlé, ô Rabbi. La Sagesse est sur tes lèvres. Parle, je t'en prie, à nous
tous" dit un digne gabaonite qui s'est frayé un chemin jusqu'à Jésus et
l'invite ensuite à la synagogue. C'est certainement le chef de
la synagogue. Jésus s'y dirige,
suivi de tout le monde, et comme il est impossible de faire entrer tous ceux de
la ville, et en plus ceux qui étaient déjà avec Jésus, Jésus accepte le
conseil du chef de parler de la terrasse de sa maison qui est contiguë à la
synagogue, une maison large et basse, tapissée sur deux côtés par la verdure
tenace de jasmins en espaliers. 377> La voix de Jésus, puissante et harmonieuse, se répand dans
l'air calme du soir qui descend, et se propage à travers la place et les
trois rues qui y débouchent, alors qu'une petite mer de têtes se tient le
visage levé pour l'écouter.
"Maître, puis-je
demander une chose ?" dit quelqu'un de Gabaon. "Parle." "Tout est vrai
de ce que tu dis, et si j'ai bien compris tu veux dire que Salomon triompha
de l'épreuve d'une manière heureuse. Mais ensuite, il a péché. Maintenant,
dis-moi : pourquoi Dieu l'a-t-Il tant comblé si ensuite
il devait pécher ? 378> Certainement le Seigneur connaissait
le futur péché du roi. Et alors pourquoi lui dit-Il : "Demande-moi ce
que tu veux ?" Est-ce que ce fut un bien ou un mal ?" "Toujours un
bien, car Dieu ne fait pas d'actions mauvaises." "Mais tu as dit
qu'à tout don correspond une responsabilité. Or Salomon, ayant demandé et
obtenu la sagesse..."
Les bonnes actions,
même si elles semblent passées et que pour cela on peut penser à tort
qu'elles ne travaillent plus en nous pour créer de nouvelles stimulations et
de nouvelles forces pour les choses bonnes, sont toujours actives, ne
serait-ce que par le souvenir qui remonte du fond d'une âme avilie et suscite
le regret du temps où l'on était bon. Et le regret est souvent un premier pas
sur le chemin du retour à la Justice. J'ai dit qu'une coupe d'eau donnée avec
amour à quelqu'un qui a soif ne reste pas sans récompense [4]. Une gorgée d'eau ce n'est rien comme valeur
matérielle, mais la charité la rend grande et elle ne reste pas sans
récompense. Parfois la récompense peut être un retour au Bien qui se forme
par le souvenir de cet acte, des paroles du frère assoiffé, des sentiments du
cœur à ce moment-là, du cœur qui offrait à boire au nom de Dieu et par amour.
Et voilà que Dieu, par suite des souvenirs, revient, comme un soleil qui se
lève après la nuit obscure, pour resplendir sur l'horizon d'un pauvre cœur
qui l'a perdu et qui, fasciné par son ineffable Présence, s'humilie et crie :
"Père, j'ai péché ! Pardonne. Je t'aime de nouveau" [5]. 379> Cherchez avant tout la
Sagesse pour honorer le Seigneur et vous entendre dire par Lui, au jour
éternel : "Puisque tu as eu cela surtout à cœur et non pas la richesse,
les biens, la gloire, une longue vie, ni le triomphe sur les ennemis, que te
soit accordée la Sagesse" c'est-à-dire Dieu Lui-même, car l'Esprit de
Sagesse c'est l'Esprit de Dieu. Cherchez avant tout la Sagesse sainte et,
c'est Moi qui vous le dis, toute autre chose vous sera donnée et d'une façon
qu'aucun des grands du monde ne peut se la procurer. Aimez Dieu. Souciez-vous
seulement de l'aimer. Aimez votre prochain pour honorer Dieu. Consacrez-vous
au service de Dieu, à son triomphe dans les cœurs. Convertissez au Seigneur
celui qui n'est pas l'ami de Dieu. Soyez saints. Accumulez les œuvres saintes
pour vous défendre contre les faiblesses possibles de la créature. Soyez
fidèles au Seigneur. Ne critiquez ni les vivants ni les morts, mais
efforcez-vous d'imiter les bons et non pour votre joie terrestre, mais pour
la joie de Dieu, demandez les grâces au Seigneur et elles vous seront
données. Allons. Demain, nous
prierons ensemble et Dieu sera avec nous." |
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Et Jésus les bénit en
les congédiant. |
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[1] Le puits de Gabaon :
C'est près de ce réservoir qu'eu lieu un combat singulier entre un champion des
troupes de David et un de celles de Saül (2Samuel
2,13). De même, après la prise de Jérusalem en 587 av. JC, c'est
auprès des "grandes eaux de Gabaon" que se déroule le combat entre
Ismaël, meurtrier de Godolias et Yohanân
qui, vainqueur emmènera les judéens se réfugier en Égypte avec Jérémie (Jérémie
41,11)