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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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dimanche 31
mars 30
- Discours (Vous êtes soulagés 61 - Différents types d'hommes 61 - Vous n'avez pas cru en mes
paroles 61 - Bienheureux ceux qui croient
sans voir 62 - Vous êtes comme ivres 63 - Attention aux fleurs qui cachent
le serpent 63 - Il faut la bonne volonté 63 - Je suis le vrai Temple) 64 |
9.10. |
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61> Jésus est avec les siens
dans la paix du Jardin des Oliviers. C'est le soir, un tiède soir de pleine
lune. Ils sont assis sur les sièges naturels que sont les talus de l'Oliveraie,
exactement les premiers, qui se présentent sur cette petite place naturelle
que forme une clairière située à l'entrée. Le Cédron fait entendre son
bruissement en heurtant les cailloux de son lit et semble se parler à
lui-même. Un chant de rossignol; la brise qui soupire et rien d'autre. Jésus parle. "Après le
triomphe de ce matin, bien différent est votre esprit. Que dois-je dire ?
Qu'il est soulagé ? Oh ! oui ! Selon l'humanité il est soulagé. Vous êtes
entrés dans la ville, tout tremblants à cause de mes paroles. Il semblait que
chacun craignait, pour lui-même, les sicaires au-delà des murs, prêts à
l'assaillir et à le faire prisonnier.
Vous... vous êtes
tels. Ne le niez pas. Je lis dans les consciences. Ce matin, vous pensiez
entre vous : "Qu'est-ce qui va nous arriver ? Allons-nous à la mort,
nous aussi ?" Et la partie la plus basse gémissait : "Que jamais
!..." 62> Oui. Mais vous ai-je
jamais trompés ? Dès mes premières paroles, je vous ai parlé de
persécution et de mort. Et quand l'un d'entre vous, par excès d'admiration, a
voulu voir en Moi un roi et a voulu me présenter comme un roi,
un des pauvres rois de la Terre, toujours pauvre même s'il est roi et qu'il
restaure le royaume d'Israël, j'ai tout de suite corrigé son erreur, et j'ai
dit : "Je suis Roi de l'esprit. J'offre privations, sacrifices,
douleurs. Je n'ai pas autre chose. Ici, sur la Terre, je n'ai pas autre
chose. Mais après ma mort, et votre mort dans ma foi, je vous donnerai un
Royaume éternel : celui des Cieux". Vous ai-je dit, peut-être, quelque
chose de différent ? Non. Vous dites non. Et vous, alors, vous
disiez aussi : "Nous ne voulons que cela. Avec Toi, comme Toi, à cause
de Toi, nous voulons être, et être traités, et souffrir". Oui, vous
parliez ainsi. Et vous étiez sincères aussi. Mais c'était parce que vous ne
raisonniez que comme des enfants, comme des enfants étourdis. Vous pensiez
qu'il était facile de me suivre, et vous étiez tellement imprégnés de la
triple sensualité que vous ne pouviez admettre que fût vrai ce à quoi je
faisais allusion. Vous pensiez : "Lui est le Fils de Dieu. Il le dit
pour éprouver notre amour. Mais Lui ne pourra être frappé par l'homme. Lui
qui opère des miracles saura bien faire un grand miracle en sa faveur !"
Et chacun ajoutait : "Je ne puis croire que Lui soit trahi, pris,
tué". Si forte était la foi humaine que vous aviez en ma puissance
que vous arriviez à n'avoir pas foi dans mes paroles, la Foi vraie,
spirituelle, sainte et sanctifiante. "Lui qui fait
des miracles pourra en faire un en sa faveur !" disiez-vous. Ce n'est pas
un, mais un grand nombre encore que je ferai. Et deux seront tels qu'aucune
intelligence ne peut y penser. Ils seront tels que seulement ceux qui croient
dans le Seigneur pourront les admettre. Tous les autres, dans les siècles des
siècles, diront : "Impossible !" Et même au-delà de la mort je
serai un objet de contradiction pour beaucoup. En une douce matinée
de printemps j'ai annoncé d'une montagne les diverses béatitudes. Il y en a
encore une : "Bienheureux ceux qui savent croire sans voir". J'ai
déjà dit en allant à travers la Palestine : "Bienheureux ceux qui
écoutent la parole de Dieu et qui l'observent", et encore :
"Bienheureux ceux qui font la volonté de Dieu" et d'autres, j'en ai
dit d'autres, car dans la maison de mon Père nombreuses sont les joies qui
attendent les saints. Mais il y a aussi celle-ci. Oh ! bienheureux ceux qui
croient sans avoir vu avec leurs yeux corporels ! Ils seront tellement saints
que, étant sur la Terre, ils verront déjà Dieu, le Dieu caché dans le Mystère
d'amour. 63> Mais vous, depuis trois ans que vous êtes avec Moi, vous
n'êtes pas encore arrivés à cette foi. Et vous croyez seulement à ce que vous
voyez. C'est pour cela que depuis ce matin, après le triomphe, vous dites :
"C'est ce que nous disions. Il triomphe, et nous avec Lui". Et
comme des oiseaux qui remettent en place leurs plumes froissées par quelqu'un
de cruel, vous vous levez pour voler, ivres de joie, pleins d'assurance,
libres de cette constriction que mes paroles vous avaient mise dans le cœur. Êtes-vous plus
soulagés alors, même dans votre esprit ? Non. En lui, vous êtes encore moins
soulagés, car vous êtes encore plus impréparés à l'heure qui arrive. Vous
avez bu les hosannas comme du vin fort et agréable. Et vous en êtes ivres. Un
homme ivre est-il jamais fort ? Il suffit d'une main d'enfant pour le faire
chanceler et tomber. C'est ainsi que vous êtes. Et il suffira qu'apparaissent
des sicaires pour vous faire fuir comme de timides gazelles qui voient se
présenter près d'un rocher de la montagne le museau pointu du chacal, et
rapides comme le vent se dispersent à travers les solitudes du désert. Oh ! prenez garde de
ne pas mourir d'une horrible soif dans ce sable brûlé qu'est le monde sans
Dieu ! Ne dites pas, ne dites pas, ô mes amis, ce que dit Isaïe en faisant
allusion à votre état d'esprit faux et dangereux. Ne dites pas :
"Celui-là ne parle que de conjurations. Mais il n'y a pas à craindre, il
n'y a pas lieu de s'épouvanter. Nous ne devons pas craindre ce que Lui nous
prophétise. Israël l'aime, et nous l'avons vu". Que de fois le tendre
pied nu d'un petit enfant foule les herbes fleuries du pré, pour cueillir des
fleurs qu'il portera à sa mère, et croit ne trouver que des fleurs, et au
contraire posé son talon sur la tête d'un serpent, en est mordu et en meurt !
Les fleurs cachaient le serpent. Ce matin aussi... ce
matin aussi c'était ainsi ! Je suis le Condamné couronné de roses. Les roses
!... Combien de temps durent les roses ? Que reste-t-il d'elles lorsque leurs
corolles se sont effeuillées en une neige de pétales parfumés ? Des épines. Moi — Isaïe l'a dit —
je serai pour vous, et je dis qu'avec vous je serai pour le monde,
sanctification, mais aussi pierre d'achoppement, pierre de scandale et lacs
et ruine pour Israël et pour la Terre. Je sanctifierai ceux qui auront
bonne volonté et je ferai tomber et briser en mille morceaux ceux qui auront
mauvaise volonté. 64> Les anges ne disent
pas des paroles mensongères, ni des paroles de peu de durée. Ils viennent de Dieu, qui est Vérité et qui est Éternel, et ce qu'ils
disent est vérité et parole immuable. Ils ont dit : "Paix aux hommes de bonne
volonté". Il naissait alors, ô Terre, ton Sauveur. Maintenant il va
à la mort ton Rédempteur. Mais pour avoir de Dieu la paix, c'est-à-dire sanctification
et gloire, il faut avoir "bonne volonté". Inutile ma naissance,
inutile ma mort pour ceux qui n'ont pas cette volonté bonne. Mon
vagissement et mon râle, le premier pas et le dernier, la blessure de la
circoncision et celle de la consommation, auront existé en vain si en
vous, si dans les hommes, il n'y aura pas la bonne volonté de se racheter et
de se sanctifier. Et je vous le dis :
un très grand nombre de gens se butteront contre Moi qui ai été placé comme
colonne de soutènement et non comme un piège pour l'homme, et ils tomberont
parce qu'ivres d'orgueil, de luxure, d'avarice, et ils seront enfermés dans
le filet de leurs péchés et pris et donnés à Satan. Mettez ces paroles
dans vos cœurs et scellez-les pour les futurs disciples. Allons. La Pierre se
lève. Un autre pas en avant. Sur la montagne. Elle doit resplendir au sommet
car Il est le soleil, Il est la Lumière, Il est l'Orient. Et le Soleil brille
sur les cimes. Il doit être sur la montagne car le vrai Temple doit être vu
du monde entier. Et de Moi-même je l'édifie avec la Pierre vivante de ma
Chair immolée. J'en assemblerai les parties avec le mortier fait de ma sueur
et de mon sang. Et je serai sur mon trône recouvert d'une pourpre vivante,
couronné d'une couronne nouvelle, et ceux qui sont au loin viendront à Moi,
ils travailleront dans mon Temple, autour de lui. Je suis la base et le
sommet. Mais tout autour, toujours plus grande, s'étendra la demeure. Et Moi-même,
je travaillerai mes pierres et mes artisans. Comme j'ai été travaillé au
ciseau par le Père, par l'Amour, et par l'homme et par la Haine, de même je
les travaillerai. Et après qu'en un seul jour aura été enlevée l'iniquité de
la Terre, sur la pierre de celui qui est Prêtre pour l'éternité viendront les
sept yeux pour voir Dieu et déboucheront les sept sources pour vaincre le feu
de Satan. |
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Satan... Judas, allons. Et
rappelle-toi que le temps presse et que pour le soir du Jeudi l'Agneau doit
être livré." |
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