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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Les différents textes de l’Évangile avec celui-ci. vendredi 18 août 28 (8 Eloul)
- Départ de Jésus avec le petit Joseph et Manaën 300 - Pierre voudrait quitter Capharnaüm 301 - Jésus va immédiatement au possédé 302 - Pour guérir l'homme aveugle et muet 303 - Diatribe Jaïre
répond à une accusation de corruption 303 - Les pharisiens s'en prennent aux parents 304 - Et à la foule 304 - Discours (Satan ne se chasse pas lui-même 304 - Vos exorcistes sont-ils des Belzébuth ? 305 - Je suis le Roi du Royaume de Dieu) 306 - Discours (Je suis le Père du siècle à venir 306 - Le péché contre l'Esprit 306 - Vos paroles révèlent votre coeur) 307 - Vous aurez aussi le signe de Jonas 307 - Vous avez épousé la loi de Satan 308 - Vous n'avez pas la volonté de vous libérer 309 - Arrivée de Marie avec Joseph et Simon d'Alphée 310 - La vraie famille de Jésus 310 - Jésus répond au reproche de Joseph d'Alphée 310 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4 4.132. |
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300> Même scène qu'à la vision précédente. Jésus
a fait ses adieux à la veuve, tout en
tenant déjà par la main le petit Joseph et il dit à la femme : "Il
ne viendra personne avant mon retour, à moins que ce ne soit un gentil. Mais,
s'il vient quelqu'un; retiens-le jusqu'à après-demain en lui disant que je
viendrai sans faute." 301> "Je le dirai,
Maître. Et s'il y a des malades, je leur donnerai l'hospitalité comme tu me
l'as enseigné." "Adieu, alors;
et la paix soit avec vous. Viens, Manaën." Par cette brève indication, je comprends que des
malades et des malheureux l'ont rejoint à Corozaïn
et qu'à la leçon du travail Jésus a uni celle du miracle. Et si Corozaïn reste toujours indifférente, c'est signe que
c'est un terrain sauvage, qu'on ne peut cultiver. Cependant Jésus la
traverse, en saluant ceux qui le saluent comme si de rien n'était, et il
reprend sa conversation avec Manaën qui se demande s'il va repartir pour Machéronte ou rester
encore une semaine... ...Pendant ce temps,
dans la maison de Capharnaüm, on se prépare au sabbat. Matthieu, un peu boiteux, [1] reçoit ses compagnons, leur sert de l'eau et des fruits
frais, en s'informant de leurs missions. Pierre fait la moue en voyant
que déjà des pharisiens flânent près de la maison : "Ils veulent
nous empoisonner le sabbat. Je dirais bien d'aller à la rencontre du Maître
et Lui dire d'aller à Bethsaïda en laissant déçus
ces gens-là" "Et crois-tu que
le Maître le ferait ?" demande son frère. "Et puis, il y a
dans la pièce du bas ce pauvre malheureux qui attend" observe Matthieu. "On pourrait
l'emmener en barque à Bethsaïda, et moi ou un autre
aller à la rencontre du Maître" dit Pierre. "Peut-être,
peut-être..." dit Philippe qui, ayant de la famille à Bethsaïda, y irait volontiers. "D'autant plus
que... Voyez, voyez ! Aujourd'hui la garde est renforcée par les
scribes. Allons, sans perdre de temps. Vous, avec le malade, passez par le
jardin, et en route par derrière la maison. Je vous amène la barque au
"Puits du figuier" et Jacques fait de même. Simon le Zélote et les frères de
Jésus vont à la rencontre du Maître." "Moi, je ne m'en
vais pas avec le possédé" annonce l'Iscariote. "Pourquoi ?
Tu as peur que le démon s'attaque à toi ?" "Ne m'ennuie
pas, Simon de Jonas. J'ai dit que je ne viens pas et je ne viens pas." "Va avec les
cousins au-devant de Jésus." 302> "Non." "Ouf !
Viens en barque." "Non." "Mais ! en
sommes que veux-tu ? Tu es toujours celui qui met des obstacles..." "Je veux rester
où je suis : ici. Je n'ai peur de personne et je ne m'échappe pas. Et du
reste, le Maître ne vous serait pas reconnaissant de votre idée. Et ce serait
un autre sermon de reproches [2] et je ne veux pas le
subir à cause de vous. Allez-y vous. Moi, je resterai pour donner des
renseignements..." "Non,
justement ! Tout le monde ou personne" crie Pierre. "Alors,
personne, parce que le Maître est ici, le voilà qui vient" dit
sérieusement le Zélote qui guettait sur la route. Pierre, mécontent, maugrée
dans sa barbe. Il va à la rencontre
de Jésus avec les autres. Après les premières salutations, on Lui parle d'un possédé
aveugle et muet qui attend avec ses parents sa venue depuis plusieurs heures. Matthieu
explique : "Il est comme inerte. Il s'est jeté sur des sacs vides
et il n'a plus bougé. Les parents espèrent en Toi. Viens te restaurer et puis
tu le secourras." "Non. Je vais
tout de suite le trouver. Où est-il ?" "Dans la pièce
du bas près du four. Je l'ai mis là avec ses parents, car il y a beaucoup de
pharisiens et aussi des scribes qui semblent aux aguets..." "Oui, et il
vaudrait mieux ne pas leur faire plaisir" bougonne Pierre. "Judas de Simon
n'est pas là ?" demande Jésus. "Il est resté à
la maison. Il faut toujours qu'il fasse autrement que les autres"
bougonne encore Pierre. Jésus le regarde,
mais ne lui fait pas de reproches. Il se hâte vers la maison en confiant
l'enfant justement à Pierre qui le caresse en sortant tout de suite un
sifflet, de sa ceinture et en disant : "Un pour toi et un pour mon
fils. Demain soir, je t'amène le voir. Je me les suis fait faire par un
berger à qui j'ai parlé de Jésus." Jésus entre dans la
maison, salue Judas qui semble tout occupé à ranger la vaisselle, et puis
s'en va directement vers une sorte de dépense basse et obscure adossée au
four. "Faites sortir
le malade" commande Jésus. Un pharisien qui
n'est pas de Capharnaüm, mais qui a l'air plus maussade encore que les
pharisiens du pays, dit : "Ce n'est pas un malade, c'est un
possédé." "C'est toujours
une maladie de l'esprit..." "Mais lui a les
yeux et la langue liés..." 303> "C'est toujours
une maladie de l'esprit qui étend la possession aux membres et aux organes.
Si tu m'avais laissé achever, tu aurais su ce que cela voulait dire. Même la
fièvre est dans le sang quand on est malade mais, à partir du sang, elle
attaque telle ou telle partie du corps." Le pharisien ne sait que
répliquer et se tait. Le possédé a été conduit en face de Jésus. Inerte,
comme l'a bien dit Matthieu. Il est très gêné par le démon. Les gens pendant
ce temps viennent nombreux. C'est incroyable comment aux heures, je dirais de
distraction, les gens ont vite fait d'accourir là où il y a quelque chose à
voir. Il y a maintenant les notables de Capharnaüm, parmi lesquels les quatre
pharisiens, [3] il y a Jaïre, et dans un coin,
avec l'excuse de veiller sur l'ordre, il y le centurion romain et avec lui des
citoyens d'autres villes. "Au nom de Dieu,
quitte les pupilles et la langue de cet homme ! Je le veux !
Délivre de toi cette créature ! Il ne t'est plus permis de la tenir.
Va-t-en !" crie Jésus qui tend les mains en commandant. Le miracle commence
par un hurlement de rage du démon et se termine par un cri de joie de celui
qui a été délivré qui crie : "Fils de David ! Fils de
David ! Saint et Roi !" "Comment fait-il
pour savoir qui est celui qui l'a guéri ?" demande un scribe. "Mais tout cela,
c'est de la comédie ! Ces gens sont payés pour la faire !" dit
un pharisien en haussant les épaules. "Mais par
qui ? S'il est permis de vous le demander" interroge Jaïre. "Même par
toi." "Et dans quel
but ?" "Pour rendre
célèbre Capharnaüm." "Ne rabaisse pas
ton intelligence en disant des sottises et ne souille pas ta langue par des
mensonges. Tu sais que ce n'est pas vrai, et tu devrais comprendre que tu dis
une sottise. Ce qui est arrivé ici est arrivé dans beaucoup d'endroits en
Israël. Alors partout il y en a qui paie ? En vérité je ne savais pas
qu'en Israël le petit peuple était très riche ! Parce que vous, et avec
vous tous les grands, vous ne payez certainement pas pour cela. Alors c'est
le petit peuple qui paie, lui qui est le seul qui aime le Maître." "Tu es chef de
la synagogue et tu l'aimes. Ici, il y a Manaën et, à Béthanie, il y a Lazare de Théophile. Ceux-ci ne
sont pas du petit peuple." 304> "Mais ils sont
honnêtes, et moi aussi et nous n'escroquons personne, en rien, Et encore
moins dans les choses de la foi. Nous autres, nous ne nous le permettons pas car
nous craignons Dieu et nous avons compris que ce qui plaît à Dieu c'est
l'honnêteté." Les pharisiens
tournent le dos à Jaïre et s'en prennent aux
parents de l'homme guéri : "Qui vous a dit de venir
ici ?" "Qui ?
Beaucoup de gens, déjà guéris ou leurs parents." "Mais, que vous
ont-ils donné ?" "Donné ?
L'assurance que Lui l'aurait guéri." "Mais était-il
vraiment malade ?" "Oh !
Esprits sournois ! Vous croyez que tout ceci est une feinte ? Allez
à Gadara et, si vous ne
croyez pas, informez-vous du malheur de la famille Anna d'Ismaël" Les gens de
Capharnaüm, indignés, manifestent bruyamment alors que des galiléens, venus
des environs de Nazareth, disent : "Et pourtant, c'est le fils du
menuisier Joseph !" Les habitants de
Capharnaüm, fidèles à Jésus, crient : "Non. C'est celui qu'il se
dit et que l'homme guéri appelé :"Fils de Dieu et Fils de
David"." "Mais n'exaltez
pas davantage le peuple avec vos affirmations !" dit un scribe avec
mépris. "Et qui est-il
alors, selon vous ?" "Oh !
Langues de vipères ! Blasphémateurs ! Possédés ! Cœurs
aveugles ! Notre ruine ! Même la joie du Messie, vous voudriez nous
l'enlever, hein ? Usuriers ! Cailloux arides !" Un beau
vacarme ! Jésus, qui s'était
retiré à la cuisine pour boire un peu d'eau, se présente sur le seuil juste à
temps pour entendre, une fois encore, la sotte accusation que ressassent les
pharisiens : "Ce n'est qu'un Belzébuth, puisque les démons Lui
obéissent. Le grand Belzébuth son père, l'aide et il ne chasse les démons que
par l'influence de Belzébuth, prince des démons." Jésus descend les
deux marches du seuil et s'avance tout droit, sévère et calme en s'arrêtant
justement en face du groupe scribo-pharisaïque, En
les fixant d'un regard perçant il dit : "Même sur la terre, nous
voyons qu'un royaume divisé en factions opposées devient intérieurement
faible qu'on attaque facilement et que les états voisins dévastent pour en
faire leur esclave. Sur la terre aussi, nous voyons qu'une cité divisée en
factions contraires perd sa prospérité, et il en est de même d'une famille
dont les membres sont divisés entre eux par la haine. 305> Elle s'effrite et
devient un émiettement qui ne sert à personne et qui fait rire ses
concitoyens. La concorde n'est pas seulement un devoir, mais une habilité,
car elle garde les hommes indépendants, forts et aimants. C'est à cela que
devraient réfléchir les patriotes, les gens de la même cité ou les membres
d'une même famille quand, par le désir d'un intérêt particulier, ils se
trouvent portés à des séparations et à des vexations qui sont toujours
dangereuses parce qu'elles opposent les groupes les uns aux autres et
détruisent les affections.
Regardez cet exemple
humain d'une habile cohésion et pensez : si ces enfants du siècle sont ainsi,
qu'est-ce que ne sera pas Satan ? Eux, pour nous, sont des satans, Maintenant si, comme
vous voulez le soutenir pour faire douter de Ma puissance, Satan est celui
qui m'aide parce que Moi je suis un Belzébuth inférieur, n'arrive-t-il pas
que Satan est en désaccord avec lui-même et avec ses démons s'il chasse
ceux-ci de ses possédés ? Et s'il y a désaccord, son royaume pourra-t-il
jamais durer ? Non, cela n'est pas. 306> Mais répondez à
cette question : si Moi je chasse les démons au nom de Belzébuth, au nom
de qui vos fils les chassent-ils ? Vous voudrez reconnaître alors qu'eux
aussi sont des Belzébuth ? Maintenant, si vous le dites, eux verront en
vous des calomniateurs. Et si leur sainteté est telle qu'ils ne réagissent
pas à l'accusation, vous vous jugerez par vous-mêmes en avouant qu'il y a
beaucoup de démons en Israël, et Dieu vous jugera au nom des fils d'Israël
accusés d'être des démons. Car, d'où que vienne le jugement, eux, au fond,
seront vos juges, là où le jugement n'est pas suborné par des influences
humaines. Si, ensuite, comme il
est vrai, je chasse les démons par l'Esprit de Dieu, c'est donc la preuve
qu'est arrivé à vous le Royaume de Dieu et le Roi de ce Royaume. Ce Roi a une
puissance telle qu'aucune force opposée à son Royaume ne peut lui résister.
C'est pour cela que j'attache et contrains ceux qui sont les usurpateurs des
fils de mon Royaume à sortir des endroits qu'ils occupent et à me rendre leur
proie pour que j'en prenne possession. Est-ce que par hasard ce n'est pas ce
que fait quelqu'un qui veut entrer dans une maison habitée par un homme fort
pour lui enlever ses biens, bien ou mal acquis ? C'est ainsi qu'il fait,
Il entre et le ligote et, après l'avoir fait, il peut piller la maison. Moi,
je ligote l'ange des ténèbres qui a pris ce qui m'appartient et je lui enlève
le bien qu'il m'a dérobé, Et Moi seul je peux le faire, parce que je suis le
seul Fort, le Père du siècle à venir, le Prince de la Paix." "Explique-nous
ce que tu veux dire quand tu dis : "Père du siècle à venir".
Crois-tu vivre jusqu'au nouveau siècle et, plus sottement encore, penses-tu
créer le temps ? Toi, pauvre homme ? Le temps appartient à
Dieu" demande un scribe. "Et c'est toi,
scribe, qui me le demandes ? Ne sais-tu donc pas qu'il y aura un siècle
qui aura un commencement et qui n'aura pas de fin, et qui sera le mien ?
C'est en lui que je triompherai, rassemblant autour de Moi ceux qui sont ses
fils et eux vivront éternellement comme ce siècle que j'aurai créé, et déjà
je suis en train de le créer en mettant l'esprit en valeur, au-dessus de la
chair et au. dessus du monde et au-dessus des enfers que je chasse parce que
je peux tout.
307> Parce que je vous le
dis : tout sera pardonné aux hommes, tout péché et tout blasphème, parce
que Dieu sait que l'homme n'est pas seulement esprit mais chair, et chair
tentée qui est soumise à des faiblesses imprévues.
Et vous, comment
croyez-vous pouvoir bien parler, vous qui êtes mauvais ? Car la bouche
parle de ce qui remplit le cœur. Et c'est de la surabondance de ce que nous
avons en nous que proviennent nos actes et nos paroles. L'homme bon tire de
son bon trésor des choses bonnes, L'homme mauvais tire de son trésor des
choses mauvaises. Il parle, il agit d'après ce qu'il a en son intérieur. Et en vérité, je vous
dis que la paresse est une faute, mais mieux vaut ne rien faire que de faire
des choses mauvaises. Et je vous dis aussi qu'il vaut mieux se taire que de
tenir des propos oiseux et méchants. Même si le silence est oisiveté,
pratiquez-le plutôt que de pécher par la langue. Je vous assure que de toute
parole dite par oisiveté, on demandera aux hommes de se justifier au jour du
Jugement, et je vous dis que les hommes seront justifiés par les paroles
qu'ils auront dites et que c'est par leurs paroles qu'ils seront condamnés.
Attention, par conséquent, vous qui en dites tant qui sont plus que oiseuses,
parce que non seulement elles sont oiseuses, mais font du mal, et dans le but
d'éloigner les cœurs de la Vérité qui vous parle." Les pharisiens se
consultent avec les scribes, et puis tous ensemble, faisant semblant d'être
polis, ils demandent : "Maître, il est plus facile de croire à ce
que l'on voit. Donne-nous donc un signe pour que nous puissions croire que tu
es ce que tu dis être." 308> "Est-ce que
vous vous rendez compte qu'en vous se trouve le péché contre l'Esprit Saint
qui a indiqué à plusieurs reprises que je suis le Verbe Incarné ? Verbe
et Sauveur, venu au temps marqué, précédé et suivi par des signes
prophétiques, opérant ce que dit l'Esprit." Ils répondent :
"Nous croyons à l'Esprit, mais comment pouvons-nous croire en Toi si, de
nos yeux, nous ne voyons pas un signe ?" "Comment alors
pouvez-vous croire à l'esprit dont les actions sont spirituelles si vous ne
croyez pas aux miennes qui sont sensibles pour vos yeux ? Ma vie en est
pleine. Cela ne suffit pas encore ? Non. Je réponds Moi-même que non. Ce
n'est pas suffisant. "Pourquoi dis-tu
que cette génération est adultère et perverse ? Elle ne l'est pas plus
que les autres. Il y a les mêmes saints qu'il y avait dans les autres. La
société d'Israël n'a pas changé. Tu nous offenses." "C'est vous qui
vous offensez de vous-mêmes en nuisant à vos âmes, car vous les éloignez de
la Vérité, et du Salut par conséquent. Mais je vais vous répondre quand même.
Cette génération n'est sainte que dans ses vêtements et son extérieur.
Intérieurement elle n'est pas sainte. Il y a en Israël les mêmes noms pour
désigner1es mêmes choses, mais il n'y a pas la réalité des choses. Ce sont
les mêmes coutumes, les mêmes vêtements et les mêmes rites, mais il leur
manque l'esprit. Vous êtes adultères parce que vous avez répudié le mariage
spirituel avec la Loi divine, et dans une seconde union adultère, vous avez
épousé la loi de Satan. Vous n'êtes circoncis que dans un membre caduc. Le
cœur n'est plus circoncis; Et vous êtes mauvais parce que vous vous êtes
vendus au Mauvais. J'ai parlé." 309> "Tu nous
offenses trop, mais pourquoi, s'il en est ainsi, ne délivres-tu pas Israël du
démon pour qu'il devienne saint ?" "Israël en
a-t-il la volonté ? Non. Ils l'ont, ces pauvres qui viennent pour être
délivrés du démon parce qu'ils le sentent en eux comme un fardeau et une
honte. Vous vous ne ressentez pas cela. Et c'est inutilement que vous en
seriez délivrés, parce que, n'ayant pas la volonté de l'être, vous seriez tout
de suite repris et d'une manière encore plus forte. Une rumeur qui ne
vient pas d'une approbation ou d'une protestation court à travers la foule
qui se presse maintenant si nombreuse que la rue est pleine outre le jardin
et la terrasse. Il y a des gens à cheval sur le muret, d'autres qui sont sur
le figuier du jardin et sur les arbres des jardins voisins, car tout le monde
veut entendre la discussion entre Jésus et ses ennemis. La rumeur, comme un
flot qui arrive du large au rivage, arrive de bouche en bouche jusqu'aux
apôtres qui sont le plus près de Jésus, c'est-à-dire Pierre, Jean, le Zélote
et les fils d'Alphée. Les autres, en effet, sont les uns sur la terrasse, les
autres dans la cuisine, sauf Judas Iscariote qui est sur la route, parmi la
foule. 310> Et Pierre, Jean, le
Zélote et les fils d'Alphée saisissent cette rumeur et disent à Jésus : Jésus lève la tête et
voit, derrière les gens, le visage angoissé de sa Mère qui lutte pour ne pas
pleurer pendant que Joseph d'Alphée lui parle tout excité, et il voit les
signes de dénégation de sa Mère, répétés, énergiques, malgré l'insistance de
Joseph. Il voit aussi le visage embarrassé de Simon (d’Alphée) qui est
visiblement affligé, dégoûté... Mais Jésus ne sourit pas et ne donne pas
d'ordre. Il laisse l'Affligée à sa douleur et ses cousins là où ils sont. Il abaisse les yeux
sur la foule et, répondant aux apôtres qui sont près de Lui, il répond aussi
à ceux qui sont loin et qui essaient de faire valoir le sang plus que le
devoir. "Qui est ma Mère ? Qui sont mes frères ?" Il
tourne son regard sévère, dans son visage qui pâlit à cause de la violence
qu'il doit se faire pour placer le devoir au-dessus de l'affection et du sang
et pour désavouer le lien qui l'attache à la Mère, pour servir le Père et il
dit, en désignant d'un large geste la foule qui s'empresse autour de Lui, à
la lumière rouge des torches et à celle argentée de la lune presque
pleine : "Voici ma mère et voici mes frères. Ceux qui font la
volonté de Dieu sont mes frères et mes sœurs, ils sont ma mère. Je n'en ai
pas d'autres. Et les miens seront tels si les premiers et avec une plus
grande perfection que tous les autres ils feront la volonté de Dieu jusqu'au
sacrifice total de toute autre volonté ou voix du sang et des
affections." La foule fait
entendre un murmure plus fort, comme celle d'une mer soudain soulevée par le
vent. Les scribes se
mettent à fuir en disant : "C'est un possédé. Il renie jusqu'à son
sang !" Les parents avancent
en disant : "C'est un fou ! Il torture jusqu'à sa Mère !" Les apôtres
disent : "En vérité cette parole est toute héroïsme !" La foule dit :
"Comme il nous aime !" À grand-peine, Marie
avec Joseph et Simon fendent la foule. Marie n'est que douceur, Joseph
absolument furieux, Simon embarrassé. Ils arrivent près de Jésus. 311> Et Joseph l'attaque
tout de suite : "Tu es fou ! Tu offenses tout le monde. Tu ne
respectes pas même ta Mère. Mais, maintenant, je suis ici, moi, et je t'en
empêcherai. Est-il vrai que tu vas comme ouvrier çà et là ? Et alors, si
c'est vrai, pourquoi ne travailles-tu pas dans ta boutique pour nourrir ta
Mère ? Pourquoi mens-tu en disant que ton travail c'est la prédication,
paresseux et ingrat que tu es, si ensuite tu vas travailler pour de l'argent
dans une maison étrangère ? Vraiment, tu me sembles possédé par un démon
qui te fait divaguer. Réponds !" Jésus se retourne et prend par la
main le petit Joseph, l'approche près de Lui et le lève en le prenant par
dessous les bras et dit : "Mon travail a été de donner à manger à
cet innocent et à ses parents et de les persuader que Dieu est bon, Il a été
de prêcher à Corozaïn l'humilité et la charité. Et
pas seulement à Corozaïn, mais aussi à toi, Joseph,
frère injuste. Mais Moi, je te pardonne parce que je sais que tu as été mordu
par les dents de serpent. Et je te pardonne aussi à toi, Simon inconstant. Je
n'ai rien à pardonner à ma Mère ni à me faire pardonner par elle parce
qu'Elle juge avec justice. Que le monde fasse ce qu'il veut. Moi, je fais ce
que Dieu veut et, avec la bénédiction du Père et de ma Mère, je suis heureux
plus que si le monde entier m'acclamait roi selon le monde. Viens, Mère, ne pleure
pas. Eux ne savent pas ce qu'ils font. Pardonne-leur." "Oh ! mon
Fils ! Je sais. Tu sais. Il n'y a rien d'autre à dire..." "Il n'y a rien d'autre à dire aux gens
que ceci : "Allez en paix" |
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Jésus bénit la foule puis, tenant Marie de la main droite et de
la gauche l'enfant, il se dirige vers l'escalier et le monte le premier. |
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