"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous



 6.401 - Pietro e Bartolomeo a Bétèr per un grave motivo. Estasi della scrittrice.

 3.399 - Jesus at Bether with Peter and Bartholomew.

 4.401 - Pedro y Bartolomé en Béter por un grave motivo. Éxtasis de la escritora.


 7.447 - Jesus mit Petrus und Bartholomäus in Bether.

Vendredi 27 avril 29
(27 Nissan 3789)
Béther.


      Vers l'index des thématiques

 Le tact de Jésus.

 Judas recommence à être agité et agressif.


      I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Jésus au milieu des enfants .......................................... 81

- (Commentaire de MV : le tact de Jésus........................ 82)

- Judas est devenu un démon .......................................... 82

- Malgré les sacrifices de Pierre .......................................... 83

- Il faut oublier et profiter de l'instant ............................ 84

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 90.

401.
Jésus avec Pierre et Barthélemy à Béther.


Vision du mercredi 13 mars 1946

81> Jésus se promène à travers les bosquets de roses où s'active le travail des cueilleurs. Il trouve ainsi le moyen de parler avec tel ou tel et aussi avec la veuve et ses enfants, que Jeanne par amour pour Lui a prise comme servante à Pâque, après le banquet des pauvres[1]. Ils ne semblent plus les mêmes. Refleuris, sereins, ils accomplissent joyeusement leur travail chacun selon ses capacités et les plus petits, qui ne savent pas encore distinguer une rose d'une autre pour la fraîcheur ou la couleur, pour le triage, jouent avec d'autres petits dans des endroits plus tranquilles et leurs cris d'oisillons humains se confondent avec ceux des oiseaux qui pépient dans le feuillage des arbres pour saluer leurs parents qui reviennent avec la becquée.

82>
Jésus se dirige vers ces petits oisillons humains et il se penche, s'intéresse, caresse, apaise les petites disputes, relève ceux qui sont tombés et qui pleurnichent, souillés de terre, le front ou les menottes égratignées par le sol. Et les pleurs, les rixes, les jalousies s'arrêtent sur le coup sous la caresse et la parole de l'Innocent aux innocents, elles se changent en offrande de l'objet de la contestation ou de la chute du carabe doré, du caillou coloré ou brillant, de la fleur cueillie... Jésus en a les mains et la ceinture pleines, et il ne se fait pas voir quand il dépose les carabes ou les coccinelles sur les feuillages pour les rendre à la liberté.  Combien de fois j'ai remarqué le tact parfait de Jésus même avec les tout petits, pour ne pas les mortifier, pour ne pas les décevoir ! Il a l'art et le charme de savoir les rendre meilleurs et de se faire aimer avec des riens, en apparence, qui en réalité sont des perfections d'un amour adapté à la petitesse de l'enfant...  

Voici que je vois s'avancer d'un pas rapide, au point que ses vêtements s'agitent comme une voile remuée par le vent, Pierre, suivi de Barthélemy qui marche plus lentement.

Il arrive derrière le Maître penché sur des bébés qu'il caresse, certainement des enfants des cueilleuses, installés sur des paillasses à l'ombre des arbres. "Maître !"        

"Simon, comment donc es-tu ici ? Et toi, Barthélemy ? Vous deviez partir demain soir après le crépuscule du sabbat..."      

"Maître, ne nous fais pas de reproches... Écoute-nous d'abord."       

"Je vous écoute. Et je ne vous fais pas de reproches, car je pense que c'est pour un motif grave que vous avez désobéi. Donnez-moi seulement l'assurance que personne de vous n'est malade ou blessé."      

"Non, non, Seigneur, aucun mal n'est arrivé" s'empresse de dire Barthélemy. Mais Pierre, sincère et toujours impétueux dit : "Hum ! Moi, je dis qu'il vaudrait mieux que nous avions tous les jambes cassées, et même la tête, plutôt que..."       

"Qu'est-il arrivé alors ?"        

 "Maître, nous avons pensé qu'il valait mieux venir pour mettre fin à..." est en train de dire Barthélemy, quand Pierre l'interrompt : "Mais dépêche-toi de le dire !" Et il termine : "Judas est devenu un démon depuis que tu es parti. On ne pouvait plus parler, plus discuter. Il querelle tout le monde... Et il a scandalisé tous les serviteurs d'Élise et d'autres encore..."

Haut de page           

83> "Peut-être est-il devenu jaloux parce que tu as pris Simon avec Toi..." dit Barthélemy pour l'excuser en voyant que le visage de Jésus devient très sévère.            

"Bien sûr, de la jalousie ! Vas-tu finir de l'excuser !... Ou bien je me querelle avec toi pour me défouler de n'avoir pu le quereller... Parce que, Maître, j'ai réussi à me taire ! Pense donc, à me taire ! Justement par obéissance et par amour pour Toi... Mais quel mal pour y arriver ! Bon ! À un moment que Judas s'est éloigné en claquant les portes, nous nous sommes consultés... Et nous avons pensé qu'il valait mieux partir pour mettre fin au scandale à Béthsur et... éviter de... de le gifler... Et je suis parti tout de suite avec Barthélemy. J'ai prié les autres qu'ils me laissent partir sans tarder avant son retour... car... car je sentais que je ne me serais plus contenu... Voilà. J'ai parlé. Maintenant fais-moi des reproches s'il te paraît que je me suis trompé."         

"Tu as bien fait. Vous avez tous bien fait."    

"Même Judas ? Ah ! non, mon Seigneur ! Ne dis pas cela ! Il a donné un indigne spectacle !"  

"Non. Lui n'a pas bien agi. Mais toi, ne le juge pas."

"...Non, Seigneur..." Le "non" a du mal à sortir. Un silence. Puis Pierre demande : "Mais au moins, dis-moi pourquoi Judas est devenu ainsi tout d'un coup ? Il paraissait devenu si bon ! On était si bien ! J'avais fait des prières et des sacrifices pour que cela dure... Car je ne peux pas te voir affligé. Et tu es affligé quand nous agissons mal... Et depuis les
Encénies je sais que même le sacrifice d'une cuillerée de miel a de la valeur[2]... Il a fallu que me l'enseigne un disciple, le plus petit des disciples, un pauvre enfant, cette vérité, à moi, ton sot apôtre. Mais je ne l'ai pas négligée, car j'en ai vu le fruit. Car j'ai compris, moi aussi, tête dure, quelque chose grâce à la lumière de la Sagesse qui s'est penchée avec bonté sur moi, qui est descendue jusqu'à moi, le grossier pêcheur, l'homme pécheur. J'ai compris qu'il ne faut pas seulement t'aimer en paroles mais en te sauvant les âmes par le sacrifice. Pour te donner une joie. Pour ne pas te voir comme tu es maintenant, comme tu étais au mois de Scebat[3]. Si pâle et si affligé, mon Maître et Seigneur que nous ne sommes pas dignes d'avoir, nous qui ne te comprenons pas, nous vers de terre près de Toi, Fils de Dieu, nous fange près de Toi, Etoile, nous ténèbres près de Toi, Lumière. Mais cela n'a servi à rien ! À rien ! C'est vrai. Mes pauvres offrandes... si pauvres... si mal faites... À quoi devaient-elles servir ? J'ai été orgueilleux en croyant qu'elles pouvaient servir... Pardonne-moi. Mais je t'ai donné ce que j'avais.       

Haut de page           

84> Je me suis offert pour te donner tout ce que j'ai Et je croyais être justifié, parce que je t'ai aimé. ô mon Dieu, avec tout moi-même, avec tout mon cœur, avec toute mon âme, avec toutes mes forces, comme il est dit. Et maintenant je comprends cela aussi et je le dis, moi comme le dit toujours Jean. notre ange et je te prie (et il s'agenouille aux pieds de Jésus) d'augmenter ton amour en ton pauvre Simon, pour augmenter mon amour pour Toi, ô mon Dieu[4]." Et Pierre se courbe pour baiser les pieds de Jésus et reste ainsi. Barthélemy qui a écouté, l'admirant et l'approuvant, l'imite.   

"Levez-vous, amis. Mon amour ne cesse de grandir en vous et il grandira de plus en plus. Et soyez bénis pour le cœur que vous avez. Quand les autres vont-ils venir ?"          

"Avant le crépuscule."          

"C'est bien. Jeanne aussi, avec Élise et Chouza, reviendra avant le crépuscule. Nous passerons le sabbat ici et puis nous partirons."        

"Oui Seigneur. Mais pourquoi Jeanne t'a-t-elle appelé d'une manière si pressante ? Ne pouvait-elle pas attendre ? Il était décidé que l'on venait ici ! Par son imprudence elle a été cause de toute cette histoire !..."      

"Ne lui fais pas de reproches, Simon de Jonas. Elle a agi avec prudence et amour. Elle m'a appelé parce qu'il y avait des âmes dont il fallait raffermir la bonne volonté."      

"Ah ! Alors je ne parle plus... Mais, Seigneur, pourquoi Judas a-t-il ainsi changé ?".



"N'y pense pas ! N'y pense pas ! Jouis de cet Eden tout fleuri et paisible. Jouis de ton Seigneur. Laisse et oublie l'humanité sous ses pires formes, dans les assauts qu'elle livre à l'esprit de ton pauvre compagnon. Rappelle-toi seulement de prier pour lui, beaucoup, beaucoup. Venez. Allons trouver ces petits qui nous regardent étonnés. Je leur parlais de Dieu, il y a un instant, d'âme a âme avec amour, et aux plus grands avec les beautés de Dieu..." Et il prend par la taille ses deux apôtres tout en se dirigeant vers un groupe d'enfants qui l'attendent.      

Haut de page           

 



[1] La veuve de Cornélius le forgeron de la plaine de Saron et la mère de Lévi. Cf. Tome 5, chapitre 60, et Tome 5, chapitre 63.

[2] Cf. le sacrifice de Margziam pour obtenir une grâce : Tome 4, chapitre 176.

[3] Au début de l’année, lors du retour du voyage des apôtres à Antioche. Cf. Tome 5, chapitre 13.

[4] Cf. la profession de foi de Jean en Tome 3, chapitre 9.