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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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vendredi
7 janvier 28
- Le Zélote invite Jésus à voir les lépreux chez eux 35 - Jésus appelle Pierre au progrès spirituel 36 - Plus précieux que l'argent, la sainteté 36 - L'avenir difficile des apôtres 37 - Jésus, augmente ton amour 38 |
3.9. |
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35> "Seigneur, pourquoi ne prends-tu pas de repos pendant la, nuit ? Cette nuit, je me suis levé et je ne t'ai pas trouvé: Ta place était vide." "Pourquoi m'as-tu cherché, Simon ?" "Pour te passer mon manteau. Je craignais que tu n'eusses froid dans cette nuit sereine, mais très froide." "Et toi, tu n'avais pas froid !"
C'est l'Iscariote qui répond, avant même Jésus, au Zélote qui plaide en faveur de ses anciens compagnons. L'Iscariote dit : "Et voudrais-tu alors les laisser au milieu du peuple ? Tant pis pour eux s’ils sont lépreux !" "Il ne manquerait plus que cela pour faire des hébreux des martyrs ! Même la lèpre se promenant à travers les rues avec les troupes et le reste !..." s'exclame Pierre. "Il me semble que c'est une mesure de juste prudence de les reléguer" observe Jacques d'Alphée. "Oui, mais il faudrait le faire avec pitié, Tu ne sais pas ce que c’est que d'être lépreux: Tu ne peux pas en parler. Pourquoi, s'il est juste d'avoir soin de nos corps, n'avons-nous pas la même justice pour les âmes des lépreux ? Qui leur parle de Dieu ? Et Dieu seul sait à quel point ils ont besoin de penser à un Dieu et à une paix 36> dans cette atroce désolation qui est la leur !"
"Comment sais-tu, Seigneur, que j'ai fait cela?" "Comme je sais ce que pensent de Moi amis et ennemis dont je scrute le cœur ." "Miséricorde! Mais sais-tu exactement tout ce qui nous concerne, Maître?" s'écrie Pierre. "Oui. Même que toi, et pas toi seul, tu voulais éloigner Fotinaï. Mais, ne sais-tu pas qu'il ne t'est pas permis d'éloigner une âme du bien? Ne sais-tu pas que pour entrer dans un pays il faut avoir une pitié tout empreinte de douceur, même pour ceux que la société, qui n'est pas sainte parce qu'elle n'est pas intimement unie à Dieu, juge et déclare indignes de pitié? Mais ne te trouble pas parce que je le sais. Sois seulement peiné que ton cœur ait des mouvements que Dieu n'approuve pas et efforce-toi de ne plus les avoir. Je vous l'ai dit. La première année est terminée. Au cours de la nouvelle j'avancerai, et avec des formes nouvelles, sur ma route. Vous aussi devez progresser au cours de cette seconde année. Autrement il serait inutile que je me fatigue à vous évangéliser et à vous sur- évangéliser, vous mes futurs prêtres." "Tu étais allé prier ...Maître ? Tu nous a promis de nous enseigner tes prières. Le feras-tu cette année?" "Je le ferai. Mais je veux vous enseigner à être bons. La bonté est déjà prière. Mais je le ferai, Jean." "Et est-ce que tu nous enseigneras aussi à faire des miracles, cette année ?" demande l'Iscariote.
"Mais, tu ne réponds jamais à notre question. Simon te l'a posée 37> ainsi que Jean, et tu ne nous as jamais dit où tu es allé cette nuit. Sortir ainsi, seul, en pays païen, ce peut être dangereux." "Je suis allé faire plaisir à une âme droite, et puisqu'il doit mourir, pour recueillir son héritage." "Oui ? il était si important ?" "Très important, Pierre, et de grande valeur. Le fruit du travail d'un vrai juste." "Mais... je n'ai rien vu de plus dans ton sac. Ce sont peut-être des bijoux que tu as sur ton sein ?" "Oui, ce sont des joyaux très chers à mon cœur." "Montre-les-nous, Seigneur." "Je les aurai après la mort de celui qui doit mourir. Pour l'heure, ils servent à lui et à Moi, en les laissant où ils sont." "Il les a placés à intérêt ?" "Mais crois-tu que tout ce qui a de la valeur soit de l'argent ? C'est la chose la plus inutile et dégoûtante qui existe sur la terre. il ne sert que pour les choses matérielles, le péché et l'enfer. Rarement l'homme s'en sert pour le bien." "Alors... si ce n'est pas de l'argent, qu'est-ce ?" "Trois disciples formés par un saint[1]." "Tu as été près du Baptiste. Oh ! Mais pourquoi ?" "Pourquoi !... Vous, vous m'avez toujours. Et vous tous, vous valez moins qu'un ongle du Prophète. N'était-il pas juste que j'aille vers le saint d'Israël lui porter la bénédiction de Dieu pour le fortifier dans son martyre ?" "Mais s'il est saint... il n'a pas besoin de fortification. Il se suffit !…" "Un jour viendra où "mes" saints seront conduits devant les juges et à la mort. Il seront saints, ils seront en grâce avec Dieu, ils seront fortifiés par la foi, l'espérance, et la charité. Et pourtant j’entends déjà leur cri, le cri de leur esprit : "Seigneur, aide-nous à cette heure !" ce n'est que par mon aide que mes saints seront forts dans les persécutions." "Mais… nous ne serons pas ceux-là, n'est-ce pas ? Parce que moi, je ne suis ;vraiment pas capable de souffrir " "C’est vrai, tu n'es pas capable de souffrir. Mais toi, Barthélemy, tu n'es pas encore baptisé." "Mais si je le suis."
"Je suis déjà âgé." 38> "Et, si vieux que tu seras, tu seras plus fort qu'un jeune." "Mais tu nous aideras quand même, n'est-ce pas ?" "Je serai avec vous, toujours." "J'essaierai de m'habituer à souffrir" dit Barthélemy. "Moi, je prierai sans relâche, dès maintenant, pour avoir cette grâce de Toi" dit Jacques d'Alphée. "Je suis âgé, et je ne demande que de te précéder et d'entrer avec Toi dans la paix." dit Simon le Zélote. "Moi. ..je ne sais ce que je voudrais : mourir avant Toi ou mourir en même temps que Toi." dit Jude d'Alphée. "Moi, j'aurai de la peine si je te survis, mais je me consolerai en te prêchant aux peuples." professe l'Iscariote. "Moi, je pense comme ton cousin." dit Thomas. "Moi, au contraire, comme Simon le Zélote." dit Jacques de Zébédée. "Et toi, Philippe ?" "Mais... je dis que je ne veux pas y penser. L'Éternel me donnera ce qui est le mieux." "Oh ! mais taisez-vous ! Il semble que le Maître doive mourir bientôt ! Ne me faites pas penser à sa mort !" s'exclame André. "Tu as bien parlé, mon frère. Tu es jeune et en bonne santé, Jésus. Tu dois nous enterrer tous, nous plus âgés que Toi." "Et s'ils me tuent ?" "Que cela n'arrive jamais. Mais moi, je te vengerai." "Comment ? Par des vengeances sanglantes?" "Hé !.. même ainsi si tu le permets, Mais autrement en enlevant par ma profession de foi parmi les peuples les accusations qu'on jette sur Toi. Le monde t'aimera parce que je serai infatigable à te prêcher ." "C'est vrai : Il en sera ainsi. Et toi, Jean. Et toi, Mathieu ?" "Moi, je dois souffrir et attendre d'avoir avec beaucoup de peine lavé mon esprit." dit Mathieu. "Et
moi, moi... je ne sais pas. Je voudrais mourir tout de suite pour ne pas
te voir souffrir. Je voudrais être à côté de Toi pour consoler ton
agonie. Je voudrais vivre longtemps pour te servir longtemps. Je voudrais
mourir avec Toi, pour entrer avec Toi au Ciel. Je voudrais tout, parce que
je t’aime. Et je pense que moi, le plus petit parmi mes frères, je
pourrai tout cela si je sais t'aimer à la perfection.
"Tu voudrais dire : "Augmente mon amour" explique l'Iscariote. "Parce que c'est nous qui devons aimer toujours plus..." "Non, je dis : "Augmente ton amour" parce que nous l'aimerons davantage s'il nous brûle de son amour ." 39> Jésus attire près de Lui le pur et passionné Jean. Il le baise au front en disant ensuite : «Tu as révélé un mystère de Dieu sur la sanctification des cœurs. Dieu se répand sur les justes, et plus ils se livrent à son amour, plus Lui l'augmente et plus la sainteté grandit. C'est la mystérieuse et ineffable opération de Dieu et des esprits. Il s'accomplit dans les silences mystiques et sa puissance, que les mots humains ne peuvent décrire, crée d'indescriptibles chefs-d’œuvre de sainteté. Ce n'est pas une erreur mais une parole sage que de demander que Dieu augmente son amour dans un cœur." |
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[1] Il s’agit de Jean et Siméon, bergers de la Nativité et de Mathias (Tobie), fils d’un martyre du massacre d’Hérode à Bethléem. |