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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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mardi
17 août 27
- Discours (Vous risquez gros 333 - Je force à faire un choix 333 - Dieu contre Satan 333 - Sachez pardonner à la Belle de Corozaïn 334 - Il est bien de guérir le jour du sabbat 335 - Le vrai repentir 336 - La grandeur d'être corédempteur 337 - Pureté et virginité) 338 - Jésus se dirige vers la maison de Philippe 338 |
2.61. |
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333> Jésus est à Bethsaïda. Il parle debout sur la barque qui l'a amené et qui est comme échouée sur la rive, attachée à un pieu d'un petit môle rudimentaire. Beaucoup de gens sont assis en demi-cercle sur le sable pour l'écouter. Jésus vient de commencer son discours. "...et je vois ici des gens qui m'aiment bien, vous de Capharnaüm, vous qui m'avez suivi, laissant de côté le commerce et la tranquillité de la maison, pour écouter la parole dont je me sers pour vous instruire. Je sais aussi que plus que les pertes qui nuisent à votre bourse, votre démarche vous apporte des moqueries et peut vous causer un dommage social. Je sais bien que Simon, Élie, Urie et Joachim sont contre moi. Contraires aujourd'hui, demain ennemis. Je vous le dis, car je ne trompe personne et je ne veux pas vous tromper, vous, mes amis fidèles. Je vous dis que pour me nuire, pour me faire souffrir, pour triompher de Moi en m'isolant, eux, les puissants de Capharnaüm, mettront en œuvre tous les moyens... Insinuations, aussi bien que menaces, moqueries et calomnies. L'ennemi commun se servira de tout pour arracher les âmes au Christ et s'en faire une proie. Je vous le dis : qui persévérera sera sauvé; mais je dis aussi : celui qui aime la vie et le bien-être plus que le salut éternel, est libre de partir, de me quitter, de s'occuper de sa petite existence et d'un bien-être passager. Moi, je ne retiens personne. L'homme est un être libre. Je suis venu le libérer de plus en plus, du péché en ce qui concerne l'esprit et des chaînes d'une religion déviée, oppressive, qui étouffe sous des flots de détails, de paroles, de prescriptions, la vraie parole de Dieu qui est nette, brève, claire, facile, sainte, parfaite. Ma venue passe au crible les consciences. Je rassemble mon grain sur l'aire et je le bats avec la doctrine du sacrifice et je le crible avec le crible de sa propre volonté.[1] La balle, le sorgho, la vesce, l'ivraie s'envoleront légères et inutiles, elles tomberont lourdes et nuisibles et nourriront les oiseaux. Dans mon grenier n'entrera que le grain choisi, pur, résistant, excellent. Le grain : les saints.
Oui, Satan vous dresse des embûches pour vous cribler et Moi aussi, je vous entoure pour vous cribler. Il y a deux adversaires : Moi et lui. Vous êtes entre les deux. C'est le duel de l'Amour contre la Haine, de la Sagesse contre l'Ignorance, de la Bonté contre le Mal sur vous et autour de vous. Pour détourner les mauvais coups qu'il dirige sur vous, ma présence suffit. Je m'interposerai entre les armes sataniques et vos personnes, et j'accepte d'être blessé à votre place parce que je vous aime. Mais les coups qui vous frappent au dedans, c'est vous qui devez les détourner par votre volonté, en courant vers Moi, en vous mettant sur ma route qui est Vérité et Vie. Celui qui n'a pas le ferme désir du Ciel ne le possédera pas. Celui qui n'est pas capable d'être le disciple du Christ, sera la balle légère que le vent du monde emporte avec lui. Qui est ennemi du Christ est une semence nuisible qui renaîtra dans le royaume de Satan. Je sais pourquoi vous êtes venus, vous de Capharnaüm.
Oh ! Je vous comprends, femmes trahies ! Je comprends votre jubilation quand il vous fut dit : "Les chairs de la Belle sont plus puantes et plus pourries que celles d'une charogne qui gît dans le fossé d'un grand chemin, proie des corbeaux et des vers". Mais je vous dis : sachez pardonner. Dieu a exécuté vos vengeances, et puis encore Dieu a pardonné. Pardonnez vous aussi. Je lui ai pardonné en votre nom, parce que je sais que vous êtes bonnes, femmes de Bethsaïda, qui me saluez avec le cri : "Béni l’Agneau de Dieu ! Béni Celui qui vient au nom du Seigneur !" Si je suis Agneau, et vous me connaissez comme tel, si je viens parmi vous, Moi Agneau, vous devez devenir toutes de douces brebis, même celles auxquelles une douleur lointaine, désormais lointaine, d'épouses trahies a donné l'instinct de fauves qui défendent leur nids. Je ne pourrais rester parmi vous si vous étiez des tigresses, des hyènes, Moi qui suis Agneau. Celui qui vient au nom très saint de Dieu rassembler les justes et les pécheurs pour les amener au Ciel, il est allé vers la repentie et lui a dit : "Sois purifiée. Va, et expie". Cela je l'ai fait le jour du sabbat. Et de cela on m'accuse. Accusation officielle. La seconde est d'avoir approché une prostituée. Une qui avait été prostituée mais qui n'était plus qu'une âme pleurant son péché. Et bien ! Je vous dis : je l'ai fait et le ferai encore. Amenez-moi le Livre : scrutez-le, étudiez-le; dans toute sa profondeur. Trouvez si possible, un passage qui défend au médecin de soigner un malade, à un lévite de s'occuper de l'autel, à un prêtre d'écouter un fidèle, et uniquement parce que c'est le sabbat. Et Moi, si vous le trouvez et me le montrerez, je dirai, en me battant la poitrine : "Seigneur, j'ai péché en ta présence et en présence des hommes. Je ne suis pas digne de ton pardon, mais si Tu veux être pitoyable envers ton serviteur, je te bénirai jusqu'à mon dernier soupir". 336> Car cette âme était une malade, et les malades ont besoin du médecin. C'était un autel profané et il avait besoin qu'un lévite le purifiât. C'était un fidèle qui allait pleurer dans le vrai Temple du Vrai Dieu et il avait besoin du prêtre pour l'y introduire. En vérité je vous dis que je suis Médecin, Lévite, Prêtre. En vérité je vous dis que, si je ne fais pas mon devoir en laissant périr même une seule des âmes qu'aiguillonne le désir du salut, en ne la sauvant pas, le Dieu Père m'en demandera compte et me punira pour la perte de cette âme. Voilà mon péché, d'après les puissants de Capharnaüm.[2] J'aurais pu attendre le lendemain du sabbat pour la guérir. Oui. Mais pourquoi attendre vingt quatre heures pour remettre dans la paix de Dieu un cœur contrit ? Il y avait en ce cœur une humilité vraie, une vraie sincérité, une douleur parfaite. J'ai lu en ce cœur. Son corps était encore lépreux, mais son cœur était déjà guéri par le baume des années de larmes, de repentir, d'expiation. Ce cœur n'avait besoin pour être approché de Dieu, sans pour cela rendre impur par ce voisinage l'air de sainteté qui entoure Dieu, que de ma consécration renouvelée. Je l'ai faite. Elle est sortie du lac pure aussi dans sa chair, mais encore plus pure en son cœur. Combien, oh ! combien de ceux qui sont entrés dans les eaux du Jourdain pour obéir à l'ordre du Précurseur n'en sont pas sortis aussi purs qu'elle !
Beaucoup ne comprendront pas encore cette grandeur. Elle est trop au-dessus de l'homme. Mais quand l'Hostie sera immolée quand le Grain éternel ressuscitera pour ne plus jamais mourir après avoir été moissonné, battu, dépouillé et enseveli dans les entrailles du sol, alors viendra l'Illuminateur superspirituel et Il éclairera les esprits, même les plus lents, demeurés cependant fidèles au Christ Rédempteur, alors vous comprendrez que je n'ai pas blasphémé, mais que je vous ai annoncé la plus haute dignité de l'homme : celle d'être corédempteur, même si d'abord il n'était que pécheur. En attendant, préparez-vous à cette destinée avec pureté de cœur et d'intention. Plus purs vous serez et plus vous comprendrez. Car l'impureté, quelle qu'elle soit, est toujours une fumée qui obscurcit et alourdit la vue et l'intelligence.
J'ai parlé pour le peuple et pour ceux du peuple qui sont choisis. Maintenant, avant d'entrer pour rompre le pain et partager le sel dans la maison de Philippe, voici que je vous bénis tous : les bons pour les récompenser, les pécheurs pour leur mettre au cœur le courage de venir vers Celui qui est venu pour pardonner. La paix soit avec vous tous." |
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339> Jésus descend de la barque et passe à travers la foule qui se presse autour de Lui. Au coin d'une maison, il y a encore Matthieu qui, de là, a écouté le Maître, n'osant davantage. Arrivé à sa hauteur, Jésus s'arrête et, comme s'il bénissait tout le monde, béni une seconde fois, regarde Matthieu et rejoint le groupe des siens suivi du peuple. Il disparaît dans une maison. Tout prend fin. [2] Les pharisiens Éli, Simon, Joachim, Urie, Samuel dont certains sont membres du grand Sanhédrin |