|
|
"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
aucun accent | |
| Consulter la Bible en ligne | Aller sur le forum | ||
|
samedi 21
juillet 29
- Un cadeau de Thomas pour Marie et Aurea 342 - Pierre dévoile un secret 343 - Et s'en excuse à Jésus 343 - Départ de Nazareth 344 - La vie des femmes disciples 344 - Marie console Marie d'Alphée 345 - Margziam rassure Aurea 346 - Myrta se joint à lui pour ce faire 346 - Jésus maîtrise un incendie de bruyère 347 - Rencontre avec les bûcherons et leur famille 348 - Discours (L'étincelle qui provoque l'incendie : - Les ennemis de la doctrine de l'amour 349 - La propagation du feu et de l'Évangile) 350 - L'hospitalité des bûcherons 351 |
6.133. |
|
342> C'est le soir du vrai sabbat et la vie reprend après le repos sabbatique. Ici, dans la petite maison de Nazareth, elle reprend avec les préparatifs du départ. Provisions que l'on range, vêtements que l'on empile dans les sacs, sacs que l'on ferme solidement avec des cordes, examen des sandales pour vérifier si les courroies et les boucles sont en bon état, les ânes abreuvés et rassasiés près de la haie du jardin... et les salutations, et quelques larmes au milieu des sourires et des bénédictions, et les promesses de se retrouver bientôt... Et, inattendu, le cadeau de Thomas à Marie : une boucle, nous dirions une broche, pour tenir le vêtement fermé au cou. Elle est formée de trois brins de muguets fins, aériens, parfaits, enserrés dans deux feuilles métalliques qui imitent à la perfection la réalité et trahissent une main de maître. "Tu ne la porteras pas, Marie, je le sais, mais accepte-la quand même. Le désir m'est venu de la faire un jour que mon Seigneur parla de toi en te comparant au lys des vallées...[1] Moi, je n'ai rien fait pour ta maison... mais j'ai fait cela pour toi, pour traduire par un symbole la louange de ton Fils que tu mérites plus que toute autre femme. Si je n'ai pas pu donner au métal la grâce de la plante vivante et le parfum de la fleur, mon amour sincère, respectueux pour toi l'embellissent comme une caresse et le parfument de mon dévouement, pour toi, Mère de mon Seigneur." "Oh ! Thomas ! C'est vrai. Moi, je ne porte pas de bijoux qui me semblent une inutilité, mais ceci n'est pas la même chose. C'est l'amour de mon Jésus et de son apôtre, et il m'est cher. Je le regarderai chaque jour et je penserai au bon Thomas qui aime son Maître au point de retenir non seulement sa Doctrine, mais même ses plus humbles paroles sur les choses les plus humbles et les personnes les plus insignifiantes. Merci, Thomas, non pour la valeur , mais pour ton amour, merci !" Tout le monde admire la perfection du travail, et Thomas, tout 343> heureux, sort un travail plus petit : trois étoiles de jasmin, dans un feuillage minuscule, encadrées dans un cercle fin, et il le donne à Aurea : "parce que tu n'as pas eu la coquetterie de le vouloir, parce que tu as été ici quand le jasmin était en fleurs, et pour que ces petites étoiles te rappellent notre Étoile. Pourtant, attention ! Toi, c'est par tes vertus que tu dois parfumer les fleurs et être, toi aussi, une fleur candide, belle, pure, qui exhale son parfum vers le Ciel. Si tu n'agis pas ainsi, je me fais rendre la broche. Allons, ne pleure pas... tout passe... et... et... bientôt nous reviendrons chez Marie, ou elle viendra vers nous... et..." Mais Thomas, devant les larmes de plus en plus abondantes d'Aurea, se rend compte qu'il vaut mieux ne pas continuer et il sort mortifié, en disant à Pierre : "Si j'avais pensé que... elle se mettrait à pleurer davantage, je ne lui aurais rien donné... J'avais justement fait cette broche, pour la consoler à cette heure... Cela ne m'a pas réussi..." Et Pierre, dans la confusion du moment, cesse de se contrôler et il dit : "Mais c'est toujours ainsi dans les adieux... Si tu avais vu Sintica alors..." il s'aperçoit qu'il a parlé, veut se reprendre, rougit... mais, désormais, c'est fait... Thomas comprend et, débonnaire, il lui passe un bras autour du cou en disant : "Ne t'afflige pas, Simon. Je sais me taire, et je comprends pourquoi vous n'avez rien dit... A cause de Judas de Simon. Moi, sur le Dieu de nos pères, je te jure que ce que j'ai appris involontairement est oublié. Ne souffre pas, Simon !..." "C'est que le Maître ne voulait pas..." "Et certainement il avait les meilleures raisons pour cela. Moi, je ne m'en formalise pas." "Je le sais, mais que va-t-il dire ? ..." "Rien, car il ne saura rien. Fie-toi à moi." "Ah ! Non ! pas de secret pour le Maître. Je me suis trompé, je mérite le reproche et tout de suite. Je n'aurai pas de paix si je ne Lui avoue mon erreur. Thomas, sois gentil, va l'appeler... Je vais dans l'atelier. Va, reviens avec Lui. Je suis trop troublé pour le faire, et les autres s'en apercevraient." Thomas le regarde avec une compassion pleine d'admiration et il rentre dans la maison pour appeler Jésus : "Maître, viens un moment, je dois te dire une chose." Jésus, qui saluait Marie d'Alphée, le suit immédiatement. "Que veux-tu ?" lui demande-t-il en marchant à côté de lui. "Moi, rien. C'est Simon qui doit te parler. Le voici..." "Simon ! Qu'as-tu pour être ainsi troublé ?" 344> Pierre se jette aux pieds de Jésus en gémissant: "J'ai péché ! Absous-moi !" "Péché ? En quoi ? Tu étais ici avec nous, joyeux, tranquille..." "Ah ! Maître, je t'ai désobéi. J'ai parlé à Thomas de Sintica... Je m'étais troublé à cause des larmes, et lui l'était plus que moi; il croyait les avoir augmentées, lui... pour le consoler, je lui ai dit : "C'est toujours ainsi dans les adieux,.. Si tu avais vu Sintica..." et lui a compris !..." Pierre lève un visage bouleversé, son regard est vraiment humilié, désolé. "Loué soit Dieu, mon Simon ! Je croyais que tu avais fait quelque chose de bien plus grave et ta sincérité annule même cela. Tu as parlé sans malice. Tu as parlé à ton compagnon. Thomas est bon, il n'en parlera pas." "En fait, il me l'a juré... Mais tu vois ? Maintenant j'ai peur d'être trop sot et de ne pas savoir garder un secret." "Tu l'as fait jusqu'à présent." "Oui, mais pense donc, jamais un mot à Philippe ni à Nathanaël ! Et maintenant..." "Allons, lève-toi ! L'homme est toujours imparfait, mais quand il l'est sans malice, il ne fait pas de péché. Surveille-toi, mais ne t'afflige plus. Ton Jésus n'a pour toi qu'un baiser. Thomas, viens ici" Thomas accourt. "Tu as certainement compris les raisons du silence." "Oui, Maître. Et j'ai juré de le respecter en ce qui me concerne et selon mon pouvoir. Je l'ai déjà dit à Simon..." "A l'imbécile de Simon"soupire Pierre. "Non, ami. Tu m'as édifié par ton humilité et ta sincérité parfaites. Tu m'as donné une grande leçon, et je m'en souviendrai. Par prudence, je ne pourrai la faire connaître et j'en suis peiné, car peu d'entre nous ont et auront la justice que tu as eue... Mais ils nous appellent. Allons." En fait plusieurs sont déjà sur la route, et les trois femmes : Noémi, Myrta et Aurea sont déjà sur leurs montures, Marie est avec sa belle-sœur près d'Aurea, et elles l'embrassent encore, et quand elles voient venir Jésus, elles embrassent leurs deux condisciples et, en dernier lieu, elles saluent Jésus qui les bénit avant de se mettre en route... Marie et. Marie de Cléophas rentrent dans la maison... Dans la maison où restent, en souvenir de ce qu'il y avait peu avant, les sièges déplacés, la vaisselle encore éparse... le désordre consécutif à un départ. 345> Marie, perdue dans ses pensées, caresse le petit métier sur lequel elle apprenait à Aurea à travailler... Ses yeux sont humides et brillent des larmes qu'elle retient. "Tu souffres, Marie !" lui dit Marie de Cléophas qui pleure sans essayer de retenir ses larmes. "Tu t'étais affectionnée !... Ils viennent ici... puis ils s'en vont... et nous, nous souffrons..." "Notre
vie de femmes disciples. Tu as entendu aujourd'hui ce que disait
Jésus : "Ce Seigneur est ton Fils, Marie…" "Oui, mais il est toujours mon Seigneur... Tu restes avec moi, Marie ?" "Oui, si tu me laisses ici... Elle est si triste ma maison dans les premières heures que mes fils l'ont quittée !... Demain c'est déjà autre chose... Et puis, cette fois, je pleurerais encore davantage..." "Pourquoi, Marie ?" "Parce que c'est depuis hier que je me fond en larmes... Je suis une citerne... une citerne en temps de pluie." "Mais pourquoi, chérie ?" 346> "A cause de Joseph... hier... Oh ! je ne sais pas si je dois aller et lui faire des reproches amers, car enfin c'est mon fils, car ce sein l'a porté et ces mamelles l'ont allaité, et il n'y a pas d'enfant qui soit supérieur à une mère, ou bien si je ne dois jamais plus lui parler, jamais plus à ce bâtard qui est né de moi et qui offense mon Jésus et toi et..." "Tu ne feras rien de cela. Tu seras toujours pour lui la "mère". La mère qui a pitié de son fils obstiné, malade, dévoyé, et l'apprivoise par la bonté et l'amène à Dieu par la prière et la patience… Allons, ne pleure pas !... Viens plutôt avec moi. Nous prierons dans ma pièce pour lui, pour ceux qui s'en vont, pour la fillette, pour qu'elle souffre peu et grandisse en sainteté... Viens, viens, ma Marie" et elle l'emmène avec elle... Pendant ce temps, les pèlerins suivent leur chemin vers le sud-ouest.[2] Les femmes sont en avant sur leurs ânes qui, bien nourris et bien reposés, trottent allégrement obligeant Margziam et Abel, qui par prudence restent aux côtés d'Aurea en selle pour la première fois, à aller presque au pas de course. Et si la chose est fatigante, elle sert à distraire la fillette de la peine que lui donne la séparation d'avec Marie. De temps en temps, pour permettre aux deux jeunes de souffler, Myrta arrête sa monture et fait une pause. Elle ne se remet en mouvement que quand elles sont rejointes par le groupe apostolique. Pendant les haltes, n'étant plus distraite par les péripéties de l'équitation, Aurea redevient triste... Margziam, instruit par l'expérience de ses traverses d'orphelin recueilli par charité par une mère adoptive après avoir connu Marie, la console. Il lui dit comment ensuite il s'est affectionné à sa mère adoptive "absolument comme si elle avait été notre maman", et il raconte ses impressions, et il raconte comment Marie et Mathias sont heureux chez Jeanne et Anastasica chez Elise. Aurea écoute ces récits et Margziam termine en disant : "Crois-le, les disciples sont toutes bonnes et Jésus sait à qui donner les malheureux que nous sommes", et Abel appuie : "Et tu ne dois pas te méfier de ma mère qui est si heureuse de t'avoir et qui a tant prié ces jours pour que Dieu te donne à elle." Aurea dit : "Je le crois et je l'aime bien... Mais, Marie, c'est Marie... et vous devez compatir..." "Oui, mais il nous déplaît de te voir triste..." "Oh ! Je ne suis plus triste comme dans la maison du romain et dans les premières heures après la libération... Je suis seulement... 347> perdue. Depuis des années, je n'ai jamais eu de caresses... Il n'y a que Marie qui me les a rendues, après avoir eu pendant tant d'années des maîtres..." "Mon cœur ! Mais je suis ici pour te les donner ! Je serai une seconde Marie pour toi. Viens ici, tout près... Si tu étais plus petite, je te prendrais en selle avec moi, comme je faisais avec mon Abel quand il était petit... Mais tu es déjà une femme..." dit Myrta en s'approchant et en lui prenant la main. "Tu es ma petite femme et je t'apprendrai tant de choses, et quand Abel ira au loin pour évangéliser, toi et moi, nous accueillerons les pèlerins, comme dit le Seigneur, nous ferons tant de bien en son Nom. Tu es jeune et tu m’aideras..." "Mais regardez quelle lumière là-bas, au-delà de cette colline !" s'écrie Jacques de Zébédée qui les a rejointes. "C'est un bois qui brûle ?" "Ou un village ?" "Courons voir..." Personne n'est plus fatigué, car la curiosité fait disparaître toute autre sensation. Jésus les suit, bienveillant, et il quitte la route pour un sentier qui monte sur un coteau. Le sommet est vite rejoint... Ce n'est ni un bois, ni un village qui brûle, mais une vaste cuvette entre deux coteaux, toute en bruyère. Les bruyères, desséchées par l'été, ont pris feu peut-être par quelque étincelle échappée aux bûcherons qui ont travaillé plus haut à l'abattage des arbres et maintenant elles brûlent : un tapis de flammes basses mais vives qui se déplace après avoir consumé là où le feu a pris, en cherchant de nouvelles bruyères à brûler. Les bûcherons essaient un contre-feu en battant les flammes, mais c'est inutile. Ils sont peu nombreux et quand ils travaillent d'un côté, le feu s'étend d'un autre. "Si le feu arrive au bois, ce sera un désastre. Il y a des résineux" dit sentencieusement Philippe. Jésus, les bras croisés, debout au sommet du coteau, regarde et réfléchit en souriant... La lumière blanche de la lune à l'orient contraste vivement avec la lumière rouge des flammes à l'occident. La lune rend les spectateurs tout blancs par derrière alors que la réverbération des flammes leur rougit le visage.
"Pauvres gens ! Ils vont tout perdre !" disent plusieurs. Et ils regardent Jésus qui ne parle pas et qui sourit... Mais ensuite... voilà qu'il décroise les bras et crie : "Arrête-toi ! Meurs ! Je le veux." Et comme si un grand boisseau s'abaissait pour étouffer les flammes, voilà que par un prodige, le feu cesse de flamber. La danse vive, agile, des langues de flammes se change en un rouge de braises allumées, mais sans flammes, puis le rouge devient violet, gris rouge... quelque éclair glisse encore parmi les cendres... et puis il ne reste que la lune dont la lumière argentée éclaire les bois. A sa blanche clarté, on voit les bûcherons qui se réunissent avec de grands gestes, regardant tout autour d'eux, en haut... pour découvrir l'ange du miracle... "Descendons. Je travaillerai les âmes avec le motif imprévu qui m'a été donné et nous ferons halte dans ce village au lieu de nous arrêter à la ville. Nous partirons à l'aube. Ils auront une place pour les femmes. Pour nous, le bois nous suffit" dit Jésus et il descend rapidement suivi des autres. "Mais pourquoi souriais-tu ainsi ? Tu paraissais bienheureux !" demande Pierre. "Tu le sauras par mes paroles." Ils sont déjà là où la friche s'est changée en cendres encore chaudes et qui craquent sous les sandales. Ils la traversent. Quand ils sont arrivés au milieu, là où la lune donne en plein, les bûcherons les aperçoivent. "Oh ! Moi, je l'ai dit ! Lui seul pouvait avoir fait cela ! Courons pour le vénérer" crie un bûcheron et il le fait en se jetant dans la cendre aux pieds de Jésus. "Pourquoi crois-tu que je l'ai pu ?" "Parce qu'il n'y a que le Messie qui puisse le faire." "Et comment sais-tu que je suis le Messie ? Tu me connais peut- être ?" "Non. Mais seul celui qui est bon et qui aime les pauvres peut avoir eu pitié, et seul le Saint de Dieu peut avoir commandé au feu et être obéi. Béni soit le Très-Haut qui nous a envoyé son Messie ! Et le Messie qui est venu à temps pour sauver nos maisons !" "Vous devriez avoir plus d'empressement pour sauver vos âmes." 349> "Elles se sauvent en croyant en Toi et en cherchant à faire ce que tu enseignes. Mais tu comprends, Seigneur, que la désolation d'être dépouillés de tout peut rendre faibles nos faibles âmes... et les porter à douter de la Providence." "Qui vous a instruits à mon sujet ?" "Certains de tes disciples... Voici nos familles... Nous avions envoyé les éveiller craignant que toute la colline ne brûle... Avancez... Et puis nous avions envoyé un autre homme pour dire qu'il y avait un miracle et de venir voir. Voilà nos familles, Seigneur. La mienne, celle de Jacob, celle de Jonathas, celle de Marc, celle de mon frère Tobie, de mon beau-frère Melchias, celle de Philippe et celle d'Eléazar. Et puis les autres de ceux qui sont bergers et qui maintenant sont sur les pâturages..." Il y a un groupe de deux cent cinquante personnes au maximum, y compris les nombreux petits, encore nourrissons ou à peine sevrés, qui pleurnichent à moitié éveillés ou bien dorment, inconscients du danger qu'ils ont couru. "Paix à vous tous. L'ange de Dieu vous a sauvés. Louons ensemble le Seigneur." "Tu nous a sauvés ! Toi toujours présent là où des fidèles croient en Toi !" disent plusieurs femmes... Et les hommes acquiescent gravement.
Il en est ainsi des choses de l'esprit. Il faut exercer une continuelle et prudente attention pour qu'une flèche de feu, une étincelle ne s'en prenne à votre foi et ne la détruise, après avoir couvé sans être remarquée dans le cœur, en un incendie voulu par ceux qui me haïssent et provoqué par eux pour m'enlever des fidèles. Ici le feu, arrêté à temps, a fait un bienfait de ce qui aurait pu être un désastre, en détruisant la friche inutile que vous aviez laissée 350> prospérer dans la vallée, et en vous préparant par la destruction et par la fumure des cendres un terrain que, si vous en avez la volonté, vous pourrez rendre fertile par des cultures utiles. Mais, dans les cœurs, il en est bien autrement ! Et quand tout le Bien est disparu en vous, plus rien ne peut lever en vous, sauf des ronces pour servir de litière aux démons. Rappelez-vous cela et restez en garde contre les insinuations de mes ennemis qui, comme des étincelles infernales, seront jetées dans vos cœurs. Soyez prêts alors pour le contre-feu. Et quel est ce contre-feu ? C'est une foi de plus en plus forte, une volonté inébranlable d'appartenir à Dieu. C'est d'appartenir au Feu saint, car le feu ne mange pas le feu. Or si vous êtes un feu d'amour pour le Dieu vrai, le feu de la haine contre Dieu ne pourra vous nuire. Le Feu de l'amour triomphe de tout autre feu. Ma Doctrine est amour , et celui qui la recueille entre dans le Feu de la Charité et il ne peut plus être torturé par le feu du démon.
Voilà pourquoi je souriais... Dans le feu qui avançait, je voyais un symbole de la propagation de ma Doctrine dans le monde. Puis la charité pour le prochain, qui ne doit pas être séparée de celle que l'on a pour Dieu, a ramené ma pensée vers vos besoins et j'ai abaissé le regard mental de la contemplation des intérêts de Dieu vers celle des intérêts des frères et j'ai arrêté le feu pour que dans votre joie vous louiez le Seigneur. Vous voyez ainsi que ma pensée 351> est montée vers Dieu et en est descendue, devenue encore plus puissante, car l'identification à Dieu augmente toujours nos puissances d'action et ensuite est remontée, en même temps que la vôtre, vers Dieu. De cette façon, grâce à la charité, j'ai servi en même temps les intérêts de Dieu et ceux de mes frères. Faites vous aussi la même chose à l'avenir. Et maintenant je vous demande pour ces femmes un abri pour la nuit. La lune descend et l'incendie a retardé notre marche, et alors nous ne pouvons continuer jusqu'à la ville voisine." "Viens ! Venez ! Il y a de la place pour tout le monde. Nous pouvions être sans toits. Nos maisons sont vôtres. Maisons de pauvres, mais propres. Venez et elles seront bénies" crient-ils tous. Et lentement ils remontent la pente plutôt escarpée jusqu'au village qui a miraculeusement échappé à la destruction, puis chacun des voyageurs disparaît chez son hôte... |
|