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232> Marie est encore
dans la maison du Cénacle. Seule, dans sa pièce habituelle, elle coud des
linges très fins qui ressemblent à des nappes longues et étroites. De temps
en temps, elle lève la tête pour regarder dans le jardin et relever l’heure
du jour d’après la position du soleil sur ses murs. Si elle entend un bruit
dans la maison ou dans la rue, elle écoute attentivement. Il semble qu’elle
attend quelqu’un.
Il se passe ainsi un certain temps. Puis on entend un coup à la porte de la
maison, et ensuite un bruit de sandales qui vont rapidement ouvrir. Dans le
couloir résonnent des voix d’hommes qui deviennent de plus en plus fortes et
plus rapprochées. Marie écoute... Puis elle s’écrie: "Eux ici ?! Que
peut-il bien être arrivé ?!" Pendant qu’elle prononce encore ces
paroles, quelqu’un frappe à l’entrée de la pièce: "Avancez, frères en
Jésus, mon Seigneur" répond Marie.
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233> Lazare et Joseph
d’Arimathie entrent, la saluent avec une profonde vénération et lui
disent: "Bénie es-tu entre toutes les mères ! Les serviteurs de ton
Fils, et notre Seigneur te saluent", et ils se prosternent pour baiser
le bord de son vêtement.
"Que le Seigneur soit toujours avec vous. Pour quelle raison, et alors
que ne cesse pas encore l’agitation des persécuteurs du Christ et de ceux qui
le suivent, venez-vous me trouver ?"
"Pour te voir avant tout. Car te voir c’est encore le voir Lui, et se
sentir ainsi moins affligés pour son départ de la Terre. Et puis pour te
proposer, après une réunion dans ma maison, des plus affectueux et des plus
fidèles serviteurs de Jésus, ton Fils et notre Seigneur, ce que nous avons
décidé de faire" lui répond Lazare.
"Parlez. Ce sera votre amour qui me parle, et moi je vous écouterai avec
mon amour."
Maintenant c’est Joseph d’Arimathie qui prend la
parole pour dire : "Femme, tu ne l’ignores pas, et tu l’as dit, que
l’agitation, et pire encore, dure toujours envers ceux qui ont été proches de
ton Fils et de Dieu, ou par parenté, ou par foi, ou par amitié. Et nous, nous
n’ignorons pas que tu n’as pas l’intention de quitter ces lieux où tu as vu
la parfaite manifestation de la nature divine et humaine de ton Fils, sa
totale mortification et sa totale glorification, vrai Homme, par le moyen de
sa Passion et de sa Mort; et vrai Dieu, par le moyen de sa glorieuse
Résurrection et de son Ascension. Et nous n’ignorons pas non plus que tu ne
veux pas laisser seuls les apôtres pour lesquels tu veux être Mère et guide
dans leurs premières épreuves, toi, Siège de la Sagesse Divine, toi, Épouse
de l’Esprit qui révèle les Vérités Éternelles, toi, Fille aimée depuis
toujours par le Père qui t’a choisie éternellement pour Mère de son Unique,
toi, Mère de ce Verbe du Père qui certainement t’a instruite de ses infinies
et toutes parfaites Sagesse et Doctrine, avant même qu’il ne fût en toi,
créature qui se formait, ou qu’il fût avec toi comme Fils qui grandit en âge et
en sagesse, jusqu’à devenir le Maître des maîtres.
Jean nous l’a dit le lendemain de
la stupéfiante prédication et manifestation apostolique, arrivée dix jours
après l’Ascension de Jésus au Ciel. Toi, de ton côté, tu sais pour l’avoir vu
au Gethsémani le jour de l’Ascension de ton Fils vers le Père, et pour
l’avoir su de Pierre, de Jean et des autres apôtres, comme Lazare et moi,
tout de suite après la Mort et la Résurrection, nous avons commencé des travaux
de maçonnerie autour de mon jardin près du Golgotha et au Gethsémani sur le
Mont des Oliviers, pour que ces lieux, sanctifiés par le Sang du divin
Martyr, qui coula, hélas ! brûlant de fièvre au Gethsémani, et glacé et
grumeleux dans mon jardin, ne soient profanés par des ennemis de Jésus.
Maintenant les travaux sont terminés et aussi bien Lazare que moi, et avec
lui ses sœurs et les apôtres, qui aurions trop de douleur de ne plus t’avoir
ici, nous te disons: "Prends ta demeure dans la maison de Jonas et de
Marie, les gardiens du
Gethsémani".
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234> "Et Jonas et Marie ? Cette maison est
petite, et moi j’aime la solitude. Je
l’ai toujours aimée. Et je l’aime plus encore maintenant car j’en ai besoin
pour me perdre en Dieu, en mon Jésus, pour ne pas mourir d’angoisse de ne
l’avoir plus ici. Sur les mystères de Dieu, car Lui est maintenant Dieu plus
que jamais, il n’est pas juste que se pose un œil humain. Je suis Femme, et
Jésus Homme. Mais notre Humanité était, et est une Humanité différente de
toute autre, à la fois par exemption de la faute, même celle d’origine, et
par les rapports avec le Dieu Un et Trin. Nous sommes uniques en ces choses
parmi toutes les créatures passées, présentes et futures. Maintenant l’homme,
même le meilleur et le plus prudent, est naturellement, inévitablement
curieux, spécialement s’il est proche d’une manifestation extraordinaire. Et
seuls Jésus et moi, tant qu’il fut sur la Terre, nous savons quelle
souffrance, quelle... oui, même quelle gêne, quel ennui, quel tourment on
éprouve quand la curiosité humaine scrute, surveille, épie nos rapports
secrets avec Dieu. C’est quelque chose comme si on nous mettait nus au milieu
d’une place.
Pensez à mon passé, à la façon dont j’ai toujours cherché le secret, le
silence, au fait que j’ai toujours caché, sous les apparences d’une vie
commune de pauvre femme, les mystères de Dieu en moi. Rappelez-vous comment,
pour ne pas révéler à mon époux Joseph, même
à lui, il s’en est fallu de peu que je fasse de lui qui était juste un
injuste. Seule l’intervention d’un ange empêcha ce danger. Pensez à la vie si
humble, si cachée, si commune que Jésus mena pendant trente ans, à la
facilité avec laquelle il se mettait à part, s’isolait quand il devint
Maître. Il devait faire des miracles et instruire, car c’était sa mission.
Mais, je le savais de Lui, il souffrait - c’était un des nombreux motifs de
sa sévérité et de la tristesse qui brillaient dans ses yeux grands et
puissants - il souffrait, disais-je, de l’exaltation des foules, de la
curiosité plus ou moins bonne avec laquelle on observait tous ses actes. Que
de fois n’a-t-il pas dit à ses disciples et aux miraculés : “Ne dites pas ce
que vous avez vu. Ne dites pas ce que je vous ai fait”!... 235> Maintenant je ne voudrais pas
qu’un œil humain cherchât à connaître les mystères de Dieu en moi, mystères
qui n’ont pas cessé avec le retour au Ciel de Jésus, mon Fils et mon Dieu,
mais au contraire continuent et je dirais grandissent, grâce à sa bonté et
pour me garder en vie jusqu’à ce que l’heure que je désire tant de le
rejoindre pour l’éternité soit venue. Je voudrais seulement Jean avec moi.
Car il est prudent, respectueux, affectueux avec moi comme un second Jésus.
Mais Jonas et Marie sauront..."
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Lazare l’interrompt: "C’est déjà fait, ô Bénie ! Nous y avons déjà
pourvu. Marc, fils de Jonas, est
maintenant parmi les disciples. Marie, sa mère, et Jonas, son père, sont déjà
à Béthanie."
"Mais l’oliveraie ? Elle a bien besoin qu’on s’en occupe !" lui
répond Marie.
"C’est seulement au moment de la taille, du défonçage, de la cueillette.
Peu de jours par an, par conséquent, et il en faudra moins encore car
j’enverrai mes serviteurs de Béthanie avec Marc, à ces époques. Toi, Mère, si
tu veux nous faire plaisir, à mes sœurs et à moi, viens à Béthanie pendant
ces jours, dans la maison solitaire du Zélote. Nous serons voisins, mais
notre regard ne sera pas indiscret dans tes rencontres avec Dieu."
"Mais le pressoir ?..."
"Il a déjà été transporté à Béthanie. Le Gethsémani, complètement
clôturé, propriété encore plus réservée de Lazare de Théophile, t’attend, ô
Marie. Et je t’assure que les ennemis de Jésus n’oseront pas, par crainte de
Rome, violer sa paix et la tienne."
"Oh ! puisqu’il on est ainsi !" dit Marie. Et de ses mains elle
serre son cœur et les regarde, avec un visage presque extasié tant il est
heureux, avec un sourire angélique sur les lèvres et des larmes de joie sur
ses cils blonds. Elle continue: "Jean et moi ! Seuls ! Nous deux seuls !
Il me semblera être de nouveau à Nazareth avec mon Fils ! Seuls ! Dans la
paix ! Dans cette paix ! Là où Lui, mon Jésus, a répandu tant de paroles et
tant d’esprit de paix ! Là où, il est vrai il a souffert jusqu’à suer du sang
et jusqu’à recevoir la suprême souffrance morale du baiser infâme et les
premiers..." Un sanglot et un souvenir très douloureux lui coupent la
parole et bouleversent son visage qui, pendant de courts instants, reprend
l’expression de douleur qu’il avait dans les jours de la Passion et de la
Mort de son Fils.
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Puis elle se ressaisit et dit : "Là où Lui est retourné dans la paix
infinie du Paradis ! Je vais envoyer sans tarder à Marie
d’Alphée l’ordre qu’elle garde ma maisonnette de Nazareth, qui m’est si
chère parce que c’est là que s’est accompli le mystère et qu’est mort mon
époux, si pur et si saint, et où a grandi .Jésus. Si chère ! 236> Mais jamais comme ces lieux où il a
institué le Rite des rites, et s’est fait Pain, Sang, Vie pour les hommes, et
où il a souffert, et racheté, et fondé son Église et, par sa dernière
bénédiction, rendu bonnes et saintes toutes les choses de la Création. Je
resterai. Oui, je resterai ici. J’irai au Gethsémani. Et de là je pourrai, en
suivant les murs, à l’extérieur, aller au Golgotha et dans ton jardin,
Joseph, où j’ai tant pleuré, et venir à ta maison, Lazare, où j’ai toujours
eu, en mon Fils d’abord, et pour moi ensuite, tant d’amour. Mais je
voudrais..."
"Quoi, Bénie ?" lui demandent les deux.
"Je voudrais pouvoir retourner ici aussi. Car, avec les apôtres, nous
aurions décidé, pourvu que Lazare le permette..."
"Tout ce que tu veux, Mère. Tout ce qui est à moi, est à toi. Je le
disais d’abord à Jésus. Maintenant je le dis à toi. Et celui qui reçoit une
grâce, c’est toujours moi, si tu acceptes mon cadeau."
"Fils, laisse-moi t’appeler ainsi, je
voudrais que tu nous accordes de faire de cette maison, c’est-à-dire du
Cénacle, le lieu de la réunion et de l’agape fraternelle."
"C’est juste. C’est en ce lieu que ton Fils a institué le nouveau Rite
éternel, a établi la nouvelle Église, en élevant au nouveau Pontificat et au
Sacerdoce ses apôtres et disciples. Il est juste que cette pièce devienne le
premier temple de la nouvelle religion. La
semence qui demain sera un arbre, et ensuite une forêt immense, le germe qui demain
sera un organisme vivant, complet et qui grandira toujours de plus en plus en
hauteur, en profondeur et largeur, pour s’étendre sur toute la Terre. Quelle
table et quel autel sont plus saints que ceux sur lesquels Lui a partagé le
Pain et posé le Calice du nouveau Rite qui durera tant que durera la Terre
?"
"C’est vrai, Lazare. Et, tu vois ?
C’est pour lui que je suis occupée à coudre les nappes pures. Car je crois,
comme personne ne croira avec une pareille puissance, que le
Pain et le Vin, c’est Lui, dans sa Chair et dans son Sang,
Chair toute sainte et toute innocente, Sang Rédempteur, donnés aux hommes en
nourriture et en Boisson de Vie. Que le Père, le Fils et l’Esprit-Saint vous
bénissent, vous qui êtes toujours bons, sages, pleins de pitié pour le Fils
et sa Mère."
"Alors, c’est dit. Prends. Voici la clef qui ouvre les différentes
grilles de l’enceinte du Gethsémani, et voilà la clef de la maison. Et sois
heureuse autant que Dieu t’accorde de l’être, et autant que notre pauvre
amour voudrait que tu le sois."
Joseph d’Arimathie, maintenant que Lazare a fini de parler, dit à son tour:
"Et voici la clef de l’enceinte de mon jardin."
"Mais toi... Tu as bien le droit d’y entrer, toi !"
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237> "J’en ai une autre,
Marie. Le jardinier est un juste, et de même son fils.[1]
Tu pourras trouver là eux seulement et moi. Et nous serons tous prudents et
respectueux."
"Que Dieu vous bénisse de nouveau" répète Marie.
"À toi nos remerciements, ô Mère. Notre amour et la paix de Dieu pour
toi, toujours." Ils se prosternent après ce dernier salut, baisent de
nouveau le bord de son vêtement et s’en vont.
Ils viennent de sortir de la maison quand on entend un autre coup discret à
la porte de la pièce où est Marie.
"Entre donc" dit Marie.
Jean ne se le fait pas dire deux fois. Il entre et ferme, un
peu agité: "Que voulaient Joseph et Lazare ? Y a-t-il quelque danger
?"
"Non, fils. Il n’y a que l’exaucement de mon désir. Mon désir et celui
des autres. Tu sais comment Pierre et Jacques
d’Alphée, le premier Pontife, et
l’autre chef de l’Église de Jérusalem, sont désolés à la pensée de me perdre,
et effrayés par la crainte de ne pas savoir faire sans moi. Jacques surtout.
Même l’apparition spéciale de mon Fils à lui, son élection voulue par Jésus, ne le consolent pas et ne lui donnent pas courage.
Mais aussi les autres !... Maintenant Lazare satisfait ce désir général et
nous rend maîtres du Gethsémani. Toi et moi. Seuls, là. Voici les clefs. Et
celle-ci est du jardin de Joseph... Nous pourrons aller au Tombeau, à
Béthanie, sans passer par la ville... Et aller au Golgotha... Et venir ici
chaque fois qu’il y aura l’agape fraternelle. Tout nous est accordé par
Lazare et Joseph."
"Ce sont deux véritables justes. Lazare a eu beaucoup de Jésus. C’est
vrai. Mais aussi, avant d’avoir, il a toujours tout donné à Jésus. Es-tu
heureuse, Mère ?"
"Oui, Jean, tellement ! Je vivrai, tant que Dieu le voudra, pour
assister Pierre et Jacques, et vous tous, et j’aiderai les premiers chrétiens
de toutes les façons. Si les juifs, les pharisiens et les prêtres ne seront
pas aussi des fauves contre moi, comme ils l’ont été pour mon Fils, je
pourrai exhaler mon esprit là où Lui est monté vers le Père."
"Tu monteras aussi, ô Mère."
"Non. Je ne suis pas Jésus, moi. Je suis née humainement."
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238> "Mais sans la tache
d’origine. Moi, je suis un pauvre pêcheur ignorant. En fait de doctrine et
d’écritures, je ne sais rien d’autre que ce que le Maître m’a enseigné.
Pourtant je suis comme un enfant car je suis pur. Et à cause de cela,
peut-être, j’en sais plus que les rabbis d’Israël parce que, Lui l’a dit, Dieu cache les choses aux sages et Il les
révèle aux petits, aux purs. Et à cause de cela je pense, je dis plutôt: je
sens que tu auras le sort qu’aurait eu Ève si elle n’avait pas péché. Et plus
encore, puisque tu n’as pas été épouse d’un Adam-homme, mais de Dieu pour
donner à la Terre le nouvel Adam fidèle à la Grâce.
Le Créateur, en créant les premiers parents,
ne les avait pas destinés à la mort,
c’est-à-dire à la corruption du corps le plus parfait créé par Lui, et rendu
le plus noble de tous les corps créés parce que doué d’une âme spirituelle et
des dons gratuits de Dieu, grâce auxquels ils pouvaient se dire "fils
adoptifs de Dieu", mais Il voulait pour eux seulement le passage du
Paradis terrestre au Paradis céleste. Or tu n’as jamais eu de tache d’aucun péché sur ton âme. Même
le grand péché commun à tous, héritage d’Adam pour tous les humains ne t’a
pas frappé, car Dieu t’en a préservée par un privilège singulier, unique,
puisque depuis toujours tu étais destinée à devenir l’Arche du Verbe. Et
l’Arche aussi qui, hélas ! ne contient que des
choses froides, arides, mortes, puisqu’en vérité le peuple de Dieu ne les met
pas en pratique comme il devrait, est, et devrait être, toujours toute pure.
L’Arche, oui. Mais qui, parmi ceux qui s’en approchent, Pontife et Prêtres,
l’est réellement comme tu l’es ? Personne. C’est pourquoi je sens qu'à toi,
seconde Ève, et Ève fidèle à la Grâce, la mort ne sera pas donnée."
"Mon Fils, second Adam, la Grâce elle-même, toujours obéissant au Père,
à moi, d’une manière parfaite, est mort. Et de quelle mort!"
"Il était venu pour être le Rédempteur,
Mère. Il a quitté le Père, le Ciel, pour prendre Chair afin de racheter les
hommes par son Sacrifice, leur rendre la Grâce, et donc de les élever de
nouveau au rang de fils adoptifs de Dieu, héritiers du Ciel. Lui devait
mourir, et mourir avec son Humanité très Sainte. Et toi, tu es morte dans ton
cœur, en voyant son supplice atroce et sa Mort. Tu as déjà tout souffert pour
être Rédemptrice avec Lui. Je suis un pauvre sot, mais je sens que toi, Arche
véritable du Dieu vrai et vivant, tu ne seras pas, tu ne peux être soumise à la corruption.
Comme la nuée de feu protégea et dirigea l’Arche de Moïse vers la Terre promise,
ainsi le Feu de Dieu t’attirera à son Centre. Comme la verge d’Aaron ne sécha
pas, ne mourut pas, mais au contraire, bien que détachée de l’arbre,
produisit des bourgeons, des feuilles et des fruits, et vécut dans le
Tabernacle, ainsi toi, choisie par Dieu entre toutes les femmes qui ont
habité et habiteront la Terre, tu ne mourras pas comme une plante qui se
dessèche, mais dans l’éternel Tabernacle des Cieux tu vivras éternellement,
avec toute toi-même. 239> Comme les eaux du Jourdain
s’ouvrirent pour laisser passer l’Arche et ceux qui la portaient, et le
peuple tout entier, au temps de Josué, ainsi pour toi s’ouvriront les
barrières que le péché d’Adam a mises entre la Terre et le Ciel, et tu
passeras de ce monde au Ciel éternel. J’en suis certain car Dieu est juste.
Et pour toi s’applique le décret émis par Lui pour celui qui n’a ni le péché
héréditaire, ni un péché volontaire sur son âme."
"Jésus t’a-t-il révélé cela ?"
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