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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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fin
mai, début juin 30
- Une assemblée nombreuse et variée 228 - Discours de Pierre (Le sens de l'Eucharistie) 229 - On vénère les objets contenus dans le coffre 230 - Consécration, communion et prières 231 - Marie vénère le coffre et en reçoit la clef 232 |
10.26. |
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228> Conclusion de l’Œuvre, c’est-à-dire de la Pentecôte à l’Assomption de Marie S.S. 1er épisode (3-6-44) C’est une des toutes premières réunions de chrétiens, dans les jours qui ont suivi immédiatement la Pentecôte. Les douze apôtres sont de nouveau douze car Mathias, déjà élu à la place du traître, est parmi eux. Et le fait que sont là tous les douze montre qu’ils ne s’étaient pas encore séparés pour aller évangéliser selon l’ordre du Maître. La Pentecôte doit donc être arrivée depuis peu et le Sanhédrin ne doit pas encore avoir commencé ses persécutions contre les serviteurs de Jésus Christ. En effet, autrement, ils ne célébreraient pas avec tant de calme et sans prendre aucunes précautions, dans une maison qui n’est que trop connue à ceux du Temple, c’est-à-dire dans la maison du Cénacle, et précisément dans la pièce où fut consommée la dernière Cène, où fut instituée l’Eucharistie, et commencée la trahison vraie et totale, et la Rédemption. La vaste pièce a pourtant subi une modification, nécessaire pour sa nouvelle destination d’église, et imposée par le nombre des fidèles. La table n’est plus prés du mur de l’escalier, mais près, ou plutôt contre, celui qui est en face, de façon que ceux qui ne peuvent entrer dans le Cénacle déjà comble — dans le Cénacle, première église du monde chrétien — puissent voir ce qui y arrive, en se mettant, en s’entassant dans le corridor d’entrée, près de la petite porte, complètement ouverte, qui donne accès à la pièce. Dans la pièce il y a des hommes et des femmes de tout âge. 229> Dans un groupe de femmes, près de la table, mais dans un coin, se trouve Marie, la Mère, entourée de Marthe et Marie de Lazare, de Nique, Élise, Marie d’Alphée, Salomé, Jeanne de Chouza, en somme de beaucoup de femmes disciples, hébraïques et aussi non hébraïques, que Jésus avait guéries, consolées, évangélisées et devenues brebis de son troupeau. Parmi les hommes il y a Nicodème, Lazare, Joseph d’Arimathie, des disciples très nombreux parmi lesquels se trouvent Étienne, Hermas, les bergers, Élisée, fils du chef de la synagogue d’Engaddi, et d’autres très nombreux. Et il y a aussi Longin qui n’a pas sa tenue militaire mais un long et simple vêtements bis comme un habitant quelconque. Puis d’autres qui certainement sont entrés dans le troupeau du Christ depuis la Pentecôte et les premières évangélisations des Douze.
Pierre est plein de majesté quand il parle. Il n’a plus rien du pêcheur un peu rustre d’il y a seulement quelque temps. Il est monté sur un tabouret pour parler et être mieux vu et entendu, car, avec sa petite taille, s’il était resté debout sur le sol de la pièce, il n’aurait pas pu être vu des plus éloignés et lui, au contraire, veut dominer la foule. Il parle avec mesure, une voix appropriée, et les gestes d’un véritable orateur. Ses yeux, toujours expressifs, sont maintenant plus éloquents que jamais. Amour, foi, autorité, contrition, tout transparaît par ce regard, annonce et renforce ses paroles. Il a maintenant fini de parler. Il descend du tabouret et il passe derrière la table entre celle-ci et le mur, et il attend. Jacques et Jude, c’est-à-dire les deux fils d’Alphée et cousins du Christ, étendent maintenant sur la table une nappe très blanche. Pour y arriver, ils soulèvent le coffre large et bas qui se trouve au milieu de la table, et étendent aussi sur son couvercle un linge très fin. L’apôtre Jean va maintenant trouver Marie et lui demande quelque chose. Marie enlève de son cou une sorte de petite clef et la donne à Jean. Jean la prend, revient au coffre, l’ouvre, en rabattant la partie antérieure qui vient se coucher sur la nappe et que l’on recouvre d’un troisième linge.
Une fois terminée cette partie de la cérémonie les apôtres, en chœur, entonnent des prières, je dirais des psaumes, car elles sont chantées comme les hébreux le faisaient dans leurs synagogues ou dans leurs pèlerinages à Jérusalem, pour les solennités prescrites par la Loi. La foule s’unit au chœur des apôtres qui de cette façon devient de plus en plus imposant. Enfin on apporte des pains et on les place sur le petit plat de métal qui était dans le compartiment inférieur du coffre, et aussi des petites amphores de métal elles aussi. Pierre reçoit de Jean, qui est agenouillé de l’autre côté de la table — pendant que Pierre est toujours entre la table et le mur, donc tourné vers la foule — le plateau avec des pains, l’élève et l’offre. Puis il le bénit et le pose sur le coffre. Jude d’Alphée, qui se tient aussi à genoux à côté de Jean, présente à son tour à Pierre le calice du compartiment inférieur et les deux amphores qui étaient d’abord près du petit plat des pains, et Pierre verse leur contenu dans le calice qu’il élève ensuite et offre comme il a fait pour le pain. Il bénit aussi le calice et le pose sur le coffre à côté des pains. Ils prient encore. Pierre fragmente les pains en nombreuses bouchées pendant que la foule se prosterne encore davantage, et il dit : "Ceci est mon Corps. Faites ceci en mémoire de Moi." Il sort de derrière la table, en portant avec lui le plateau chargé des bouchées de pain, va d’abord vers Marie et lui donne une bouchée. 232> Il passe ensuite sur le devant de la table et il distribue le Pain consacré à tous ceux qui s’approchent pour le recevoir. Il reste quelques bouchées toujours sur leur plateau que l’on dépose sur le coffre. Maintenant il prend le calice et l’offre à ceux qui sont présents, en commençant toujours par Marie. Jean et Jude le suivent avec les petites amphores, et ajoutent des liquides quand le calice est vide, pendant que Pierre répète l’élévation, l’offrande et la bénédiction pour consacrer le liquide. Une fois que l’on a contenté tous ceux qui demandaient de se nourrir de l’Eucharistie, les apôtres consomment le pain et le vin qui restent. Ensuite on chante un autre psaume ou un hymne et, après cela, Pierre bénit la foule qui, après sa bénédiction, s’en va peu à peu. |
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