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Qui
est Marie d'Agréda ?
Qui est
Anne-Catherine Emmerich ?
Les passages de l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta
Dictée de Jésus : la place qu'on doit accorder aux œuvres
de voyantes et leur mission de porte-parole

Son père : Giuseppe Valtorta

Sa mère : Iside Fioravanzi

Maria Valtorta à 15 ans

Maria Valtorta à l'époque des visions

Tombeau de Maria Valtorta à la Santissima Annunziata de Florence
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Qui
est Maria Valtorta
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Maria Valtorta est une mystique chrétienne ayant bénéficié de
1943 à 1947 (et dans une moindre mesure jusqu'en 1953) de visions des scènes
de l'Évangile réunies dans une œuvre monumentale : "l'Évangile tel qu'il
m'a été révélé" (Il Poema del
Uome-Dio).
Cette œuvre de grande diffusion a été
mise un temps à l'Index
des livres prohibés par le Saint Office (1960),
mais a aussi bénéficié de soutiens éminents au sein même de la hiérarchie
catholique, dont celui de deux
Papes. La polémique intervient à l'époque conciliaire au sein même
de la Curie romaine. Elle a sans doute contribué ainsi à définir la position
de l'Église catholique sur les révélations
privées.
La vie de Maria
Valtorta
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Née à Caserta, au nord de Naples, le 14 mars 1897, Maria
Valtorta est décédée à Viarregio, sur la côte toscane le 12 octobre 1961, à
l'âge de 64 ans.
C'est la fille unique de Giuseppe, un sous-officier de cavalerie, pour qui
elle avait une grande et profonde affection et d'une enseignante de français,
Iside Fioravanzi, une femme très autoritaire et acariâtre qui exigeait
l'exclusivité de l'attention de sa fille. Ne supportant aucun soupirant de sa
fille, elle cassa, par deux fois, ses fiançailles.
Maria Valtorta se déplace en divers endroits d'Italie, au gré de
l'affectation du régiment de son père. Le 17 mars 1920 ,
tandis qu'elle chemine en compagnie de sa mère à Florence, elle est agressée
par "un petit délinquant, fils
d'un communiste et de notre modiste. Avec une barre de fer extraite du montant
d'un lit, il arriva par derrière et cria : "À bas les riches et les
militaires !" tout en m'assénant, de toute ses forces, un coup terrible" . Après trois mois
d'immobilisation, elle part, pendant deux ans, en convalescence dans sa
famille maternelle à Reggio de Calabre.
En 1924, la famille s'établit définitivement à Viareggio, en Toscane où Maria
Valtorta s'engage dans l'Action catholique. En 1925, elle s'offre à l'Amour miséricordieux et le
1er juillet 1931, s'offre au Seigneur comme victime expiatoire
pour les péchés des hommes. Sa santé se détériore progressivement. À partir
du 1er avril 1934 elle demeure définitivement clouée au lit. Elle y
restera 27 ans.
C'est là que Maria Valtorta remplit 122 cahiers, soit près de 15.000 pages
manuscrites, avec la description des visions et révélations qu'elle reçoit du
Seigneur à partir de 1943 jusqu'en 1947, mais en mesure moindre jusqu'en
1953.
Tout en gardant son lit et malgré ses grandes souffrances, elle écrivait de
sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la
nuit, sans se sentir nullement dérangée par des interruptions occasionnelles,
gardant toujours son aspect naturel. Les seuls livres qu'elle pouvait
consulter étaient "la Bible et le
Catéchisme de Pie X". (Préface
de l'éditeur)
Durant cette période, elle est accompagnée par le Père Romualdo Migliorini, un
Servite de Marie (o.s.m.) qui se fera le promoteur zélé, voire excessif, de l'œuvre .
Les dernières années de sa vie sont douloureuses : à partir de 1956, Maria
Valtorta se renferme dans une sorte d'isolement psychique après avoir tout offert
à Dieu, jusqu'à sa propre intelligence. Emilio Pisani, son chroniqueur,
interprète cette dernière immolation comme une réponse aux oppositions que son
œuvre commence à rencontrer.
Elle s'éteint le 12 octobre 1961 à 10h35. Vingt mois auparavant, elle avait
vu, l'œuvre mise à l'Index. Selon les directives de Jésus, sa publication devait
être posthume . En guise de testament spirituel, Maria Valtorta laisse
comme souvenir, la phrase suivante: "J'ai
fini de souffrir, mais je continuerai à aimer".
Le 2 juillet 1973, sa dépouille a été transférée de Viarreggio
à Florence dans une chapelle de la Santissima Annunziata.
Sa cause de béatification, soutenue par les Servites de Marie de Florence,
n'a pas aboutie. L'archevêque de Toscane, après consultation des évêques a
jugé qu'elle n'était pas opportune "du
moins pour l'instant" (almeno per il momento).
Son œuvre
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En 1943, clouée au lit depuis 9 ans Maria Valtorta pense que sa
fin est proche. Son confesseur, frappé par la grandeur d'âme de cette âme victimale, lui demande d'écrire sa vie. Elle s'exécute en
moins de deux mois .
Au fil des pages, le dialogue avec Jésus se fait plus présent et plus intime.
Brusquement le Jeudi-Saint, elle reçoit la vision de Jésus sur la Croix et le sens
de sa mission : Elle peut attirer d’autres regards vers
la croix "en acceptant de vivre,
à cette fin, dans un désert aride, seule avec la croix". Elle accepte.
Elle commence alors à recevoir les scènes de l'Évangile. Elles sont écrites
sans suite apparente, d'une seule traite, sans ratures mais parfaitement
cohérentes entre elles.
L'ensemble de ses visions et dictées a été consigné dans 15.000 pages de
cahiers d'écolier d'où est extraite son œuvre monumentale "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
: 10 volumes et 4.700 pages. Cette œuvre est close, le 28 avril 1947, par une dictée du
Christ. Sa rédaction aura duré quatre ans, presque jour pour jour.
Visions et dictées se poursuivent cependant à un rythme moins soutenu
jusqu'en 1953, puis cessent, du moins celles qui ont été consignées dans les
autres écrits de Maria Valtorta.
Des biblistes
éminents se sont étonnés des connaissances rares dont Maria Valtorta
fait preuve. Le P. G.M. Roschini, fondateur de
l'université pontificale "Marianum", n'a pas hésité à écrire que
la mariologie qui
se dégageait des œuvres de Maria Valtorta, surpassait la sienne.
De son côté, Jean-François Lavère a recensé 10.000 données de
l'œuvre dans les domaines les plus variés (archéologie, géographie,
botanique, zoologie, astronomie, sociologie, etc.) 99,6% d'entre elles ont
été validées à divers degrés. Le pourcentage restant, 0,4%, est dû à
l'appréciation humaine de la narratrice. Il a publié récemment ses travaux.
Sa mission de
porte-parole
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Maria Valtorta précise ce
qu'elle appelle son travail : "écrire
sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et
qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire
ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer. […] Si c'est la vision qui
se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement
le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre […] je
décris ce point, puis ce qui précède et ce qui suit"
Maria Valtorta évoque discrètement, dans certaines notes personnelles, les
souffrances qu'elle endure. Mais Jésus, dans une dictée, est plus explicite
et d'une portée plus générale:
"Si vous saviez quel esclavage
c’est que d’être instrument de Dieu […] Cela entraîne sommeil, faim,
souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des écrits qui
ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et d’entendre des
choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le monde, ne
serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de la volonté de
Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser. Sur tout cela, la hargne des
hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de la galère mettait
du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves."
.
Jésus décrit ainsi le sort, non seulement de Maria Valtorta, mais aussi de
Marie d'Agréda ou d'Anne-Catherine Emmerich.
Maria Valtorta a dû lutter contre les
tentations de Satan dont elle a
triomphé.
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