Maria Valtorta en 1943

Maria Valtorta
sa vie, son œuvre.

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La publication de l'œuvre :
cinquante ans de rebondissements.

 



















 

 1944-1958 
Premier accueil favorable malgré l’opposition larvée du Saint-Office.       
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1944 :  

L'œuvre de Maria Valtorta n'était pas encore achevée, que le P.
Romualdo Migliorini, son confesseur, commence à la dactylographier et à en distribuer, contre l'avis de Maria Valtorta et l’avertissement de Jésus, des extraits en insistant sur la "révélation divine" à leur origine.           

1946 :  

Ses supérieurs mutent le P. Migliorini de Viareggio à Rome. On lui demande, semble-t-il, de cesser ses diffusions prosélytes. À Rome, il rencontre un de ses confrères dans
l’ordre des Servites de Marie, le P. Corrado Berti, professeur de Dogmatique et de théologie sacramentelle à Marianum, faculté pontificale de théologie. Il lui partage sa conviction et ils se mettent en quête de la promotion de l'œuvre.           

Parallèlement les rapports du P. Migliorini avec Maria Valtorta se tendent. Ils cessent de correspondre. Mais le Père C. Berti collabore parfaitement Maria Valtorta.     

Mgr Alfonso Carinci, (9/11/1862 - 6/11/63 photo ci-contre) prend connaissance de l’œuvre de Maria Valtorta. Il écrit en 1952 : "Il n’y a rien ici qui soit contraire aux Évangiles. Au contraire, cette œuvre, qui est un excellent complément à l’Évangile, contribue à une meilleure compréhension de sa signification[1]". Ce Prélat, Secrétaire de la Congrégation pour les Rites sacrés (actuellement pour la cause des saints) du 15/12/1945 au 5/01/1960 sera un des réconforts de Maria Valtorta éprouvée par les évènements qui suivirent.

1947 :  

Sur les conseils de ce Prélat et du P. Agustin Bea
[2], confesseur de Pie XII et futur Cardinal, les PP. Migliorini et Berti font passer au Pape, par l’intermédiaire de Mgr Francesco Norese, archiviste de la Secrétairerie d’État, les douze volumes dactylographiés de l'œuvre. Le Pape en prend personnellement connaissance. Mgr Norese surveille l’avancée de la lecture à l’aide du marque-page qu’utilise le Souverain-Pontife. La lecture terminée, il organise l’audience.   

1948 :  

Pie XII (photo ci-contre) reçoit les religieux, en compagnie de leur Supérieur, le
P. Andrea Cecchin, le 26 février 1948. Au cours de cette audience spéciale, attestée par l'Osservatore Romano, n° 48, daté du lendemain, le Pape fait part de son jugement favorable : il conseille de publier l’œuvre sans rien enlever, pas même les déclarations explicites de rapporter des “visions” et des “dictées”; mais en même temps il n’approuve pas le texte d’une préface qui parlait d’un phénomène surnaturel. Selon le conseil du Pape, toute interprétation devait être laissée au lecteur : "Publiez l'œuvre tel quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront".

Au sortir de l’audience, les trois servites notent les termes du Pape. Le Père Berti les confirmera sous serment trente ans plus tard dans son affidavit ou témoignage sous serment. Pour sa part, le P. Cecchin confirmera ces termes lui aussi à un religieux de la région de Chicago, le P. Peter Mary Rookey. Le P. Cecchin rajoute que le Pape avait demandé aux religieux d’essayer de trouver un évêque pour l'imprimatur d'usage.     

1949 :          

Rassurés par une telle réponse en haut lieu, les PP. Migliorini et Berti partent à la recherche d’un éditeur. Après quelques démarches sans résultat, ils s’adressent à l’imprimerie polyglotte vaticane qui accepte le travail. L’œuvre doit cependant être soumise préalablement au Saint Office.          

L’œuvre se trouve alors inexplicablement bloquée. Le Père Berti est convoqué par deux commissaires, Mgr Giovanni Pepe et le P. Girolamo Berruti. Il n’a pas le droit de parler et donc de rappeler l’encouragement sans équivoque de Pie XII. Le pape est pourtant l’autorité ultime du Saint-Office. Celui qui dirige la congrégation n’est que son secrétaire. Ce n’est qu’en 1966, que le Saint-Office constituera une Congrégation indépendante du Pape.           

À ce qu’il rapporte, le P. Berti doit signer un décret du Saint-Office interdisant la publication et l'enjoignant de remettre les originaux de l'œuvre : ils devaient rester là "comme dans une tombe" selon les propos de Mgr Pepe. Heureusement le P. Berti ne remit que des copies puisque les originaux étaient aux mains de Maria Valtorta.       

Mgr Pepe semble coutumier de ces coups de hachoir dans le dos du Pape : le 3 août 1952, sans l’aval du Pape, il mit à l’Index des livres parlant du Padre Pio. Ce qu’apprenant, Pie XII exigea que Mgr Giovanni Pepe soit démis de ses fonctions
[3].

Mis à part l’affidavit du Père Berti, il n’existe pas de trace écrite de cet entretien houleux : ni dans les Actes du Saint Siège, ni dans des documents publics, ou même dans des lettres que les commissaires auraient dû écrire à l’auteure.    

1950 :          

À la demande de Maria Valtorta, un recours est tenté auprès du Saint-Père : on réunit les témoignages de principales personnalités de la Curie, mais la préparation de l’année sainte mobilise tous les esprits et le recours n’eut jamais lieu.         

Pour l’heure, avec crainte, mais confiante en les paroles de Pie XII, Maria Valtorta conclut un contrat avec l’actuelle société éditrice d'Isola del Liri.       

L'évêque d’Aquino-Sora-Pontecorvo (Latium),
Mgr Michele Fontevecchia, familier des éditions Pisani, n'eut pas le courage de lire la masse dactylographiée en vue de l'imprimatur (4.000 feuillets). Il l'appréciait cependant et, devenant aveugle, il se la faisait lire.  

1953 :          

Le P. Romualdo Migliorini meurt.      

1956 :          

Le premier des quatre volumes du Poema del Uomo-Dio" (Poème de l'Homme-Dieu) est édité de façon anonyme. Maria Valtorta tenait expressément à cet anonymat.           

La publication ne provoque aucune réaction de la part des autorités religieuses.       

1958 :          

Le 9 octobre, le Pape Pie XII meurt et le 28 octobre Jean XXIII est élu.

 1959 à 1966          
Mise à l’Index de l’œuvre et tentatives de contre-offensive.
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1959 :  

Le dernier des quatre tomes de l'œuvre de Maria Valtorta est publié. Mais le 16 décembre, le décret de mise à l'Index de l'œuvre de Maria Valtorta est signé.       

1960 :  

Le 5 janvier, Mgr Alfonso Carinci, presque centenaire, termine ses fonctions. Le lendemain, l'Osservatore Romano publie le décret de mise à l'Index et le commente dans un article anonyme intitulé "
Une vie de Jésus mal romancée".   

1961 :  

Le 12 octobre, Maria Valtorta meurt.     

Le 1er décembre, l'Osservatore Romano publie un article étendant à la seconde édition (qui allait comporter dix volumes), la prohibition de la première.         

Le même mois P. Berti est convoqué par le Saint-Office (à l'origine de la mise à l'Index) où il trouve une atmosphère plus propice au dialogue. Il rapporte au Père Marco Giraudo, le nouveau commissaire qui le reçoit, les propos de Pie XII en 1948 ainsi que les prises de positions favorables écrites par trois conseillers du même Saint-Office : Mgr Ugo Lattanzi
[4], et les PP. Bea et Roschini.

1962 :          

En janvier, le P. Berti revient par quatre fois au Saint-Office avec un rapport et quelques documents qu'on lui avait demandés. Le Père Giraudo, dominicain, prend conseil de sa hiérarchie et accorde une autorisation modérée, mais verbale pour la nouvelle édition : "Vous avez notre entière approbation pour continuer la publication de cette deuxième édition de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé (Poema del Uomo-Dio) de Maria Valtorta. Nous verrons bien comment l'œuvre sera accueillie".          

1963 :          

le 3 juin, Jean XXIII meurt, le 21 juin, Paul VI est élu. Mgr Macchi, secrétaire du nouveau Pape, confirme dans un entretien au P. Berti que l'œuvre de Maria Valtorta n'est pas à l'Index et que le nouveau pape, alors qu’il était archevêque de Milan, avait lu en partie l’œuvre de Maria Valtorta et l’avait commandée pour son séminaire
[5].

 1966 à 1992          
Abolition de l’Index et recherche d’une position officielle substitutive.     
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1966 :  

Le 14 juin, l'Index est aboli : dans la suite de la lettre apostolique "
Integrae Servandae" définissant le rôle de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (anciennement Congrégation du Saint-Office), le Cardinal Alfredo Ottaviani (photo ci-dessus) précise le sort réservé aux livres interdits. Après avoir consulté le Pape (photo ci-contre), il promulgue la Notification[6] sur l'abolition de l'Index des livres prohibés, publiée dans l'Osservatore Romano du mardi 15 juin 1966 : L'Index reste moralement engageant mais il n'a plus force de loi ecclésiastique avec la censure qui lui était jointe. L'Église affirme sa confiance dans la conscience des fidèles et confie aux différentes Conférences épiscopales (nationales), le soin d'examiner et d'empêcher d'éventuelles lectures nocives.

1967 :          

Le Padre Pio répond à Elisa Lucchi qui lui demandait si elle pouvait lire l’œuvre de Maria Valtorta : "Non seulement je vous permets de le lire, mais je vous le recommande"   

1970 :

En juin, le Père Allegra, traducteur de la Bible en chinois, béatifié par Benoît XVI,
écrit : "Je retiens que l'œuvre (de Maria Valtorta) requiert une origine supra naturelle […] je ne vois pas comment il peut être raisonnablement nié que L’évangile tel qu’il m’a été révélé édifie et enchante les fils de l’Église."

1974 :          

17 janvier, la Secrétairerie du Pape
transmets les félicitations de Paul VI au P. Gabrielle Roschini, professeur à l'Université du Latran et conseiller pontifical, pour son ouvrage ouvertement favorable à l'œuvre de Maria Valtorta. Le P. G. Roschini est le fondateur de "Marianum", faculté pontificale de théologie. 

1975 :          

19 mars, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi publie la nouvelle réglementation "concernant la vigilance des pasteurs de l'Église au regard des livres" (Decretumde Ecclesiae pastorum vigilantia circa libros)
[7] : L'imprimatur, confié aux conférences nationales ou régionales (art. 1), se concentre désormais sur un périmètre restreint : Traductions de l'Écriture sainte (art. 2), livres liturgiques (art. 3), catéchismes et livres d'enseignement (art.4), le devoir de réserve des prêtres et des fidèles (art. 5), la constitution des corps compétents pour donner un avis motivé (art. 6). L'œuvre de Maria Valtorta échappe à ce périmètre, mais n'exclu pas la prudence pastorale compte-tenu de son sujet, ce que défendra ultérieurement le Cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.       

19 septembre : Jésus confirme à Mgr Michelini, un mystique italien, qu’Il est bien l’auteur de l’œuvre inspirée et qu’elle est promise à un grand succès "dans l’Église régénérée ».

1978 :          

Le 21 avril, Mère Maria Inès du Très Saint Sacrement, une mexicaine fondatrice de congrégation, béatifiée par Benoît XVI, écrit à l’éditeur qu’elle est "friande" de l’œuvre de Maria Valtorta. Elle fait distribuer cette œuvre dans chacune des 35 maisons qu’elle a fondé.

Le 8 décembre 1978, P. Corrado Berti signe sur papier à en-tête du "Collegio Internazionale - S. Alessio Falconieri – Dei Servi di Maria" une
attestation certifiant la chronologie des évènements y compris la levée verbale de l'Index en 1961 et sa confirmation en 1963.          

1985 :          

Le 31 janvier, dans une lettre adressée au Cardinal Giuseppe Siri, archevêque de Gênes (
voir le fac-similé), le cardinal Ratzinger, le charge de répondre à la demande d'un prêtre de son diocèse, en date du 18 mai 1984, désireux de connaître la position de l'Église sur les écrits de Maria Valtorta. Il lui communique l'ensemble des pièces officielles du dossier en le laissant juge de la conduite à tenir. Pour sa part, il ne juge pas opportune la diffusion de ces œuvres, non au regard d'erreurs intrinsèques, mais au regard de l'impact qu'elles pourraient avoir sur les esprits mal préparés (naïfs).      

1988 :          

Le
Père Leo Maasburg, compagnon de route de Mère Teresa de Calcutta et confesseur occasionnel, remarque qu’elle se déplace toujours avec trois livres : sa Bible, son bréviaire et l’œuvre de Maria Valtorta. À sa question sur le contenu de sa lecture spirituelle, elle répond : "Lisez-le".

 1992 à nos jours  
Apaisement autour de la position officielle de l’Église.      
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1992 :          

Mars : À l’occasion de la traduction de l’œuvre de Maria Valtorta en langue locale,
les évêques du Kerala saluent unanimement cette initiative par écrit.         

Mai : Devant la "recrudescence de l'intérêt" pour l'œuvre de Maria Valtorta, le Cardinal Ratzinger
demande à Mgr Dionigi Tettamanzi, (photo ci-contre) secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, de prendre officiellement contact avec l'éditeur pour que "toute future réédition" porte clairement la mention "que les "visions" et "dictées" qui y sont mentionnées sont tout simplement les formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter à sa manière la vie de Jésus. Ils ne peuvent pas être considérés comme d'origine surnaturelle". À noter la précision des termes de la lettre officielle : "ne peuvent pas être" et non : "ne sont pas d'origine surnaturelle". Cela sépare la prudence, de la condamnation.

Le 11 octobre le Catéchisme de l'Église catholique (Constitution Apostolique "Fidei Depositum") rédigé par une commission sous la présidence du Cardinal Ratzinger, est promulgué par Jean-Paul II. Il légifère dans ses articles 66 et 67 sur les révélations privées : même reconnues par l'Église, elles ne peuvent être considérées comme un complément ou une amélioration de l'unique Révélation, mais comme une aide : "Guidés par le Magistère de l'Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ". 

1993 :          

11 mai, Mgr Boland, évêque de Birmingham (Alabama)
informe Mr Terry Colafrancesco de la réponse apportée par le Cardinal Ratzinger à sa demande du 21 juillet 1992 sur la position de l'Église concernant l'œuvre de Maria Valtorta. L'évêque, faisant référence à la lettre du Cardinal Ratzinger, confirme le mandement fait à la Conférence épiscopale italienne l'année précédente.  

1994 :          

L'éditeur publie désormais le "Poème de l'Homme-Dieu" sous son titre original de "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" et sous seule mention de son auteure, Maria Valtorta, sans référence à une origine surnaturelle. Il a expliqué longuement dans les deux "Bollettino Valtortiano" de l'année 1994, les motifs de ce retour au titre original et les rapports normalisés avec l'autorité ecclésiastique.         

2008 :          

À l’occasion de la préparation du synode sur "la Parole de Dieu" les évêques chinois demandent de
poursuivre la traduction de l’œuvre de Maria Valtorta dans leur langue.           

2011 :          

15 octobre :
Une messe concélébrée a lieu dans la Basilique de Santa Annunziata de Florence, siège des Servites de Marie, sous la présidence d'un Archevêque, Nonce apostolique (Mgr Pier Giacomo De Nicolò), suivie d’un hommage sur la tombe de Maria Valtorta.       

2012 :          

Benoît XVI béatifie
deux soutiens affichés de Maria Valtorta, Mère Maria Inès du Très-Saint Sacrement et le Père G.M. Allegra.   

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Fiche mise à jour le 31/10/2016

 



[1] Il reprend ainsi ce que dira le Catéchisme de l'Église catholique un demi-siècle plus tard sur les révélations privées (§ 67) : "leur rôle n'est pas d'améliorer ou de compléter la Révélation définitive du Christ, mais d'aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l'histoire". Tous les témoignages évoqués, sauf mention contraire, ont été publié dans le "Bollettino Valtortiano" n° 19 de juin 1979 – Ces bulletins ont été édités en Collector par le Centro Editoriale Valtortiano – ISBN 88-7987-045-9.

[2] Le P. Agostino Bea, alors (di)recteur de l'Institut biblique pontifical à Rome, écrit en 1952 à l'éditeur (après que les commissaires du Saint-Office aient demandé au P. Berti d'arrêter la publication) : "J’ai lu sous forme de manuscrits dactylographiés plusieurs des livres écrits par Maria Valtorta [...] Pour ce qui concerne l’exégèse, je n’ai trouvé aucune erreur dans les parties que j’ai regardées […] J'ai aussi été très impressionné par le fait que la recherche archéologique et les descriptions topographiques sont énoncés avec beaucoup de rigueur [...] De manière générale, la lecture des travaux est non seulement intéressant et agréable, mais vraiment édifiant et instructif  pour les gens moins bien informés sur le mystère de la vie de Jésus …". BollettinoValtortiano, n ° 19, Juin 1979, page 75.

[3] Luigi Peroni, Padre Pio, le saint François du XXe siècle, page 138/ 139, 1999, éditions saint-augustin.

[4] Mgr. Ugo Lattanzi, Doyen de la Faculté de Théologie de l’Université pontifical du Latran, conseiller au Saint Siège (1951) : "L’auteur n’aurait pu écrire une telle abondance de matériel sans être sous l’influence d’une force spirituelle".

[5] Pour tous ces épisodes, voir l’affidavit  du Père Berti.

[6]  "Notificatio de Indicis librorum prohibitorum conditione" (Acta Apostolicæ Sedis - AAS 58),

[7]  l'Acta Apostolicae Sedis 67 (AAS 67).