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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" |
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Plan du Site >> Sommaire du dossier Maria Valtorta La publication de l'œuvre : |
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L'historique de la polémique peut-être
divisée en quatre périodes :
1944 : L'œuvre de Maria
Valtorta n'était pas encore achevée, que le P. Romualdo
Migliorini, son confesseur, commence à la
dactylographier et à en distribuer, contre l'avis de Maria Valtorta, des
extraits en insistant sur la "révélation divine" à leur origine.
1947 : Sur les conseils
de ce Prélat et du P. Agustin Bea [2], confesseur de Pie
XII et futur Cardinal, les PP. Migliorini et Berti
font passer au Pape les douze volumes dactylographiés de l'œuvre. Le Pape en
prend personnellement connaissance.
Une quarantaine d'années plus tard, le P. Cecchin confirmera ces termes de Pie XII,
rapportés par les témoins, à un religieux de la région de Chicago, le P. Peter Mary Rookey.
Il rajoutera que le Pape avait demandé aux religieux de se mettre en quête
d'un évêque pour l'imprimatur d'usage. Toutes les dépositions écrites des
témoins oculaires sont conservées par les Servites de Marie, à la chapelle
Santa Annunziata de Florence, où est enterrée Maria
Valtorta. 1949 : Rassurés par une
telle réponse en haut lieu, les deux religieux se mirent en frais pour
chercher un éditeur. Après quelques démarches sans résultat, leur
enthousiasme les conduisit à l’imprimerie polyglotte vaticane. Ils y
trouvèrent une bonne disposition à accepter le travail, qui, cependant,
devait être soumis préalablement à l'imprimatur du Saint Office où deux
commissaires, Mgr Giovanni Pepe et le P. Girolamo Berruti,
dominicain s'en chargèrent. L’œuvre finit par être sévèrement et
inexplicablement bloquée en 1949. Sans avoir le droit de parler, le P. Berti
dû signer un décret du Saint-Office interdisant la publication et
l'enjoignant de remettre les originaux de l'œuvre, mais il ne remit que des
copies. 1950 : Avec crainte, mais
confiante en les paroles de Pie XII, Maria Valtorta conclue un contrat avec
la société éditrice Michel Pisani d'Isola del Liri. L'un de ses fils, Émile, actuel légataire des
écrits de Maria Valtorta, s'impliquera personnellement, dès cette date, dans
l'édition et la promotion de l'œuvre. L'évêque du lieu, Mgr Fontevecchia, familier des éditions Pisani, n'eut pas le
courage de lire la masse dactylographiée en vue de l'imprimatur (4.000
feuillets). Il l'appréciait cependant et, devenant aveugle, il se la faisait
lire. 1953 : Le P. Romualdo Migliorini meurt. 1956 : Le premier des
quatre volumes du Poema del
Uomo-Dio" (Poème de
l'Homme-Dieu) est édité de façon anonyme, selon la volonté de Maria Valtorta. 1958 : Le 9 octobre, le
Pape Pie XII meurt et le 28 octobre Jean XXIII est élu.
1959 : Le dernier des quatre
tomes de l'œuvre de Maria Valtorta est publié. Le 16 décembre, le décret de
mise à l'Index de l'œuvre de Maria Valtorta est signé. 1960 : Le 5 janvier, Mgr
Alfonso Carinci, presque centenaire, termine ses fonctions. Le lendemain, l'Osservatore Romano publie le décret de mise à l'Index et
le commente dans un article anonyme intitulé "Une vie de Jésus mal
romancée".
1962 : En janvier, le P.
Berti revient par quatre fois au Saint-Office avec un rapport et quelques
documents qu'on lui avait demandés. Il obtient du Vice-Commissaire du
Saint-Office, le P. Marco Giraudo, dominicain, une
autorisation modérée, mais verbale : "Vous avez notre entière approbation pour continuer la publication de
cette deuxième édition de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria
Valtorta. Nous verrons bien comment l'œuvre sera accueillie". 1963 : le 3 juin, Jean
XXIII meurt, le 21 juin, Paul VI est élu. Mgr Macchi,
secrétaire du nouveau Pape, confirme dans un entretien au P. Berti que
l'œuvre de Maria Valtorta n'est pas à l'Index.
1974 : 17 janvier, la
Secrétairerie du Pape transmets les félicitations de Paul VI au P.
Gabrielle Roschini, professeur à l'Université du
Latran et conseiller pontifical, pour son ouvrage ouvertement favorable à
l'œuvre de Maria Valtorta. Le P. G. Roschini est le
fondateur de "Marianum", faculté
pontificale de théologie. 1975 : 19 mars, la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi publie l'Acta Apostolicae
Sedis 67 (AAS 67) sur la nouvelle
réglementation "concernant la vigilance des pasteurs de l'Église au
regard des livres" (Decretumde Ecclesiae pastorum vigilantia circa libros) : L'imprimatur, confié aux conférences
nationales ou régionales (art. 1), se concentre désormais sur un périmètre
restreint : Traductions de l'Écriture sainte (art. 2), livres liturgiques
(art. 3), catéchismes et livres d'enseignement (art.4), le devoir de réserve
des prêtres et des fidèles (art. 5), la constitution des corps compétents
pour donner un avis motivé (art. 6). L'œuvre de Maria Valtorta échappe à ce
périmètre, mais n'exclu pas la prudence pastorale compte-tenu de son sujet,
ce que défendra ultérieurement le Cardinal Ratzinger, alors préfet de la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi. 1978 : Le 8 décembre
1978, P. Corrado Berti signe sur papier à en-tête
du "Collegio Internazionale
- S. Alessio Falconieri –
Dei Servi di Maria" une attestation certifiant la chronologie des
évènements y compris la levée verbale de l'Index en 1961 et sa confirmation
en 1963. On peut consulter un fac-similé de la dernière page portant sa
signature. 1984 : Ouverture du procès
en béatification de Gabrielle Allegra, o.f.m. (franciscain) missionnaire et exégète. Le "Bolletino Valtortiano"
commence à publier ses notes, travaux et correspondance qu'il entretenait
dès 1965 avec le P. Margiotti, un confrère, sur
Maria Valtorta dont il était féru. G. Allegra sera
déclaré Vénérable par Jean-Paul II le 7 août 1995.
Le 11 octobre le Catéchisme de l'Église
catholique (Constitution Apostolique "Fidei Depositum") rédigé par une commission sous la
présidence du Cardinal Ratzinger, est promulgué par Jean-Paul II. Il légifère
dans ses articles
66 et 67 sur les révélations privées : même reconnues par l'Église,
elles ne peuvent être considérées comme un complément ou une amélioration de
l'unique Révélation, mais comme une aide : "Guidés par le Magistère de l'Église, le sens des fidèles sait
discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel
authentique du Christ". 1993 : 11 mai, Mgr Boland, évêque de Birmingham (Alabama) informe Mr Terry Colafrancesco de la réponse apportée par le
Cardinal Ratzinger à sa demande du 21 juillet 1992 sur la position de
l'Église concernant l'œuvre de Maria Valtorta. L'évêque, faisant référence à
la lettre du Cardinal Ratzinger, confirme le mandement fait à la Conférence
épiscopale italienne l'année précédente.
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[1] Il reprend ainsi ce que
dira le Catéchisme de l'Église catholique un demi-siècle plus tard sur les
révélations privées (§ 67) : "leur
rôle n'est pas d'améliorer ou de compléter la Révélation définitive du Christ, mais
d'aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l'histoire".
Tous les témoignages évoqués, sauf mention contraire, ont été publié dans le
"Bollettino Valtortiano"
n° 19 de juin 1979 – Ces bulletins ont été édités en Collector
par le Centro Editoriale Valtortiano – ISBN 88-7987-045-9.
[2] Le P. Agostino Bea, alors (di)recteur de l'Institut biblique pontifical à Rome, écrit en 1952 à l'éditeur (après que les commissaires du Saint-Office aient demandé au P. Berti d'arrêter la publication) : "J’ai lu sous forme de manuscrits dactylographiés plusieurs des livres écrits par Maria Valtorta [...] Pour ce qui concerne l’exégèse, je n’ai trouvé aucune erreur dans les parties que j’ai regardées […] J'ai aussi été très impressionné par le fait que la recherche archéologique et les descriptions topographiques sont énoncés avec beaucoup de rigueur [...] De manière générale, la lecture des travaux est non seulement intéressant et agréable, mais vraiment édifiant et instructif pour les gens moins bien informés sur le mystère de la vie de Jésus …". BollettinoValtortiano, n ° 19, Juin 1979, page 75
[3] Mgr. Ugo Lattanzi, Doyen de la Faculté de Théologie de l’Université
pontifical du Latran, conseiller au Saint Siège (1951) : "L’auteur n’aurait pu écrire une telle
abondance de matériel sans être sous l’influence d’une force spirituelle".