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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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Plan du Site >> Sommaire du dossier Maria Valtorta Critique de l'œuvre de Maria Valtorta |
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La traduction
française ci-contre est extraite du numéro spécial que "Chrétiens
Magazine" vient de sortir Les liens et les
notes sont de maria-valtorta.org |
Voir
le texte original en anglais=> L’évangile tel qu’il m’a été révélé contient, ou plus exactement,
est une série de visions dont fut témoin l'Auteur (Valtorta), comme si elle
en avait été contemporaine. Elle voit et entend donc ce qui concerne la vie de Jésus à
partir de la naissance de la Très Sainte Marie, ce qui eut lieu par une grâce
divine dans un âge avancé d’Anne et Joachim, jusqu'à la Résurrection et l'Ascension du Seigneur, ou mieux, jusqu'à l'Assomption au Ciel de la Vierge Bénie. En témoin auditif, elle commence par la description de la
localisation de la scène qu'elle contemple, elle rapporte les conversations des foules et des
disciples puis, en fonction de ce qu'elle voit ou entend, elle décrit les
miracles, relate les discours du Seigneur, ou les dialogues de ceux qui sont
présents avec Lui ou avec les disciples, ou les dialogues entre eux. Cette
ré-évocation de la vie de Jésus, de son temps et de son entourage, dans ses
divers aspects physiques, politiques, sociaux, familiaux, est effectuée sans effort.
L'Auteur rapporte ce qu'elle a vu ou entendu. Son style ne retentit pas de
l'érudition qu'on remarque dans les plus célèbres vies de Jésus. C'est plutôt
le rapport d'un témoin oculaire et auditif. Si Marie Madeleine ou Jeanne de Chouza avaient pu, durant
leur vie, voir ce que Maria Valtorta voit, et si elles l'avaient écrit, je
pense que leur témoignage ne serait guère différent de celui de L’évangile
tel qu’il m’a été révélé. Maria Valtorta observait avec une telle précision les lieux et
les personnages de ses visions que quiconque s'est déplacé en Terre Sainte
pour des études et s'est imprégné continuellement des Évangiles n'a besoin
d'aucun effort excessif pour reconstruire la scène. Qu'un romancier ou un
auteur de génie puisse créer des personnages inoubliables est un fait connu,
mais, des nombreux romanciers ou auteurs qui ont approché l’Évangile pour l'utiliser
dans leur création, je n'en connais aucun qui en ait tiré une telle richesse
et en ait tracé avec une telle force et de façon si plaisante les figures de
Pierre, de Jean, de Marie Madeleine, de Lazare, de Judas – spécialement de
Judas et de sa tragique et pitoyable mère, Marie de Simon - et de tant et
tant d'autres (et je ne parle pas maintenant de Jésus et de Marie), comme le
fait Maria Valtorta le plus naturellement et sans le moindre effort. Les discours Ce qui est le plus impressionnant, du moins pour moi, ce sont
les discours du Seigneur. Bien évidemment ce sont tous ceux qui sont dans les
saints Évangiles, mais développés, de même que sont développés bon nombre de thèmes
qui dans les Évangiles sont à peine esquissés ou évoqués. Il y a en outre,
beaucoup d'autres discours relatés, qui ne sont pas dans les Évangiles mais
que les circonstances conduisent Jésus à prononcer. Ceux-là aussi sont bâtis comme les précédents (ceux trouvés
dans les Évangiles). C'est le même Seigneur qui parle, soit qu'Il adopte le
style de la parabole - L’évangile tel
qu’il m’a été révélé comporte quelque 40 paraboles, soit le style
d'exhortation, ou le style prophétique, ou finalement lorsqu'Il utilise le
style sapientiel en usage parmi les rabbins à son époque du Nouveau
Testament. Donc, à côté des grands discours des Évangiles (comme celui sur la
Montagne, celui de l'envoi en Mission, le discours eschatologique, ceux
de la dernière Semaine et de la dernière Cène), il y en a dans L’évangile
tel qu’il m’a été révélé… des autres, c'est-à-dire ceux qui expliquent le
Décalogue, les œuvres corporelles et spirituelles de pitié, ou ceux qui
constituent des instructions spécifiques pour les hommes et les femmes
disciples, aux personnes en particulier, et aux auditeurs juifs ou gentils… Finalement
il y a les discours sur le Royaume de Dieu ou plus clairement sur l’Église,
prononcée avant la Passion (comme le colloque entre le Seigneur et son
frère/cousin Jacques, sur le Carmel), et ceux qui sont ensuite développés
après la Résurrection, alors que le Seigneur parle aux Apôtres et aux
disciples sur le Tabor, et sur un autre mont de Galilée, dont le thème est
indiqué dans St Luc par la simple phrase "parlant du Royaume de
Dieu" [1]. Considérant le contenu traité dans ces discours, on y trouve
tout le contenu de la Foi, la Vie, et l'Espérance chrétiennes. Le ton et le
style ne se démentent jamais, et restent toujours le même, clair, fort,
prophétique, parfois plein de majesté, parfois débordant de tendresse. J'en
fournirai quelques exemples. Nous connaissons l'effort des plus grands exégètes pour situer
et expliquer dans leur contexte par exemple le colloque avec Nicodème, le
discours sur le Pain de Vie, ou les discours de polémique théologique
prononcés à Jérusalem : combien d'efforts réalisés, et combien variés ! Dans L’évangile
tel qu’il m’a été révélé leur connexion est spontanée, naturelle, comme
découlant logiquement des circonstances Les faits Ce qui est dit des discours est valide pour les miracles. Dans L’évangile
tel qu’il m’a été révélé il y en a tant, que l’Évangile regroupe en une
phrase : et Il les soignait et les guérissait tous (Matthieu 8,16) . Il y a
aussi quelques faits auxquels ni les exégètes, ni les romanciers, ni les
apocryphes n'avaient songé. Par exemple, l'évangélisation de la Judée dont il
est fait allusion en St Jean (Jean 3,22) au début du ministère de Jésus ;
l'apostolat miséricordieux du Seigneur en faveur des Samaritains, des
pauvres, des paysans de Doras ou de Giocana, des
habitants du pauvre quartier d'Ophel, des voyages
continuels du Maître à travers tout le territoire des douze anciennes tribus,
et le complot ourdi par les uns de bonne foi, et par beaucoup de mauvaise foi
pour Le proclamer Roi, et ainsi Le détruire plus facilement par les mains
romaines - un plan auquel Jean (6,14-15) fait très sobrement allusion. Et comment oublier l'héroïque fidélité des douze bergers de
Bethléem et le double emprisonnement du Baptiste ? Et ceux convertis par le
converti Zachée, et ceux que Jésus sauva matériellement, comme Sintica, Aurea Galla, Benjanin de Aenon ? Ou encore les dernières voix prophétiques du peuple élu : Sabéa de Betlechi, le lépreux
samaritain guéri, Saul de Kerioth ? Ou comment
oublier les relations de Jésus avec Gamaliel, avec quelques membres du
Sanhédrin, avec un groupe de femmes païennes gravitant autour de Claudia Procula, la femme de Ponce Pilate ? Ou l'histoire et la figure de Marie Madeleine, ou du jeune Marziam ?, ou celle de chaque Apôtre, dont le caractère
personnel s'imprime de façon indélébile dans le cœur du lecteur attentif :
tout spécialement ceux de Jean, Pierre et Judas et de sa pieuse et
malheureuse mère ? Le monde palestinien Et combien n'en avons-nous appris de la politique, la religion,
l'économie, la vie sociale et familiale de la Palestine au Ier siècle de notre ère,
même à partir des discours des plus humbles -et surtout d'eux, - que rapporte
Maria Valtorta, témoin oculaire et auditif ! On peut dire que dans cette œuvre le monde palestinien du temps
de Jésus revient vivre devant nos yeux, tandis que le meilleur et le pire du
caractère du peuple élu – le peuple des excès et méprisant toute médiocrité -
jaillit vivant devant nous. La révélation privée L’évangile tel qu’il m’a été révélé nous est présenté
comme le complètement des quatre Évangiles et une longue explication d'eux ;
Maria Valtorta est l'illustrateur des scènes de l’Évangile : explication et
complètement, justifiés en partie par les mots de St Jean: "Il y a
beaucoup d'autres prodiges que Jésus fit devant ses disciples, qui ne
figurent pas dans ce livre…" (Jn 20,30) et
"Jésus fit beaucoup d'autres choses qui, si elles devaient être écrites
une à une, je pense que le monde entier ne pourrait contenir les livres à
écrire" (Jn 21,25). Explication et complètement, justifiés, je le répète, seulement
en partie ou en principe, étant donné que, du point de vue
historico-théologique, la Révélation a été close avec les Apôtres, et tout ce
qui est ajouté au dépôt révélé, même s'il ne le contredit pas mais le
complète heureusement, pourra au mieux être le fruit d'un charisme individuel
qui impose de faire confiance en celui qui le reçoit, comme aussi à ceux qui
croient que c'est une question de vrai charisme ou charismes – qui dans notre
cas devrait être un charisme de révélation, de vision, et de discours de
sagesse et de discours de savoir (I Cor 12,8 ; 2 Cor 12,1…) En bref, l’Église n'a pas besoin de cette œuvre pour dérouler
sa mission salvifique jusqu'à la seconde venue du Seigneur, de même qu'Elle
n'avait pas besoin des apparitions de la Madone à la Salette,
à Lourdes, à Fatima… Mais l’Église peut tacitement ou publiquement
reconnaître que certaines révélations privées peuvent être utiles pour la
connaissance et la pratique de l’Évangile et la compréhension de ses
mystères, et aussi, Elle peut les approuver dans une forme négative, c'est-à-dire
en déclarant que les révélations ne sont pas contraires dans leur libellé à
la Foi. Ou Elle peut les ignorer officiellement, laissant à ses fils pleine
liberté de jugement. C'est dans la forme négative que les révélations de Ste
Brigitte, Ste Mathilde, Ste Gertrude, de la vénérable Marie d'Agreda, de St
Jean Bosco et de tant d'autres saints ont été approuvées. Comparaison avec d'autres œuvres Quiconque commence à lire L’évangile tel qu’il m’a été révélé
avec un esprit honnête et avec application peut voir par lui-même l'immense
distance qui existe entre l'ouvrage de Maria Valtorta et les Évangiles
Apocryphes ; spécialement l'Enfance apocryphe et l'Assomption apocryphe. Et
il peut aussi noter quelle distance il y a entre cet ouvrage et ceux des
vénérables Catherine Emmerich, Marie d'Agréda, etc. Dans les écrits de ces deux dernières voyantes, il est
impossible de ne pas ressentir de tierces personnes, influence qui me semble tout
au contraire absolument exclue de L’évangile tel qu’il m’a été révélé. Pour s'en convaincre, il suffit de faire une comparaison entre
la vaste et sûre doctrine - théologique, biblique, géographique, historique,
topographique - qui remplit chaque page de L’évangile tel qu’il m’a été
révélé, et les mêmes matériaux des ouvrages visionnaires mentionnés
ci-dessus. Je ne parle pas des ouvrages littéraires, car il n'y en a pas
qui couvrent la vie de Jésus de la Naissance jusqu'à l'Assomption de la
Madone, ou du moins je n'en connais aucun. Mais même si nous nous en tenons à
la trame des plus célèbres tels : Ben Hur [2], The Robe [3], The Great Fisherman, The Silver Chalice [4], The Spear… [5], ceux là ne pourraient
supporter la comparaison avec le plan de montage naturel et spontané vis à
vis du contexte, des événements et des caractères de tant de personnages -
une véritable foule ! [6] - qui forme la
structure puissante de L’évangile tel
qu’il m’a été révélé. Je le répète, c'est un monde extrait de la vie, et Maria
Valtorta le maîtrise comme si elle possédait le génie d'un Shakespeare ou
d'un Manzoni [7].
Mais pour les œuvres de ces deux grands hommes, combien d'études, combien de
veilles, combien de réflexions furent nécessaires ! Au contraire, Maria Valtorta, même si elle possédait une
intelligence brillante, une mémoire prompte et solide, n'avait même pas
terminé ses études secondaires ; elle fut pendant des années et des années
affligée de diverses maladies et clouée au lit, avait peu de livres - la
totalité tenant sur deux étagères de son armoire - n'avait lu aucun des
grands commentaires de la Bible - ce qui aurait justifié ou expliqué son
étonnante culture scripturaire ; elle utilisait une simple version populaire
de la Bible. Et malgré tout elle écrivit les 10 volumes de L’évangile tel
qu’il m’a été révélé de 1943 à 1947, en 4 ans ! Détails saisissants Nous savons combien la masse de recherches que les érudits ont
effectuées, spécialement les chercheurs juifs, pour établir diverses cartes
de géographie politique de la Palestine, depuis le temps des Maccabées
jusqu'à l'insurrection de Bar Kokba. Pendant plus de 20 années ils ont dû consulter un monceau de
documents ; Le Talmud, Flavius Josèphe, les
inscriptions, les traditions, les anciennes voies… Et encore,
l'identification de bon nombre de localités demeure incertaine. Dans L’évangile tel qu’il m’a été révélé, quelque puisse être
le jugement porté sur son origine, il n'y a pas d'incertitude. Au moins 4
fois sur 5, des études récentes confirment les identifications supposées dans
l'ouvrage de Maria Valtorta, et ce nombre grandirait, je le pense, si quelque
spécialiste acceptait d'étudier cette question à fond. Par exemple Valtorta voit les embranchements de routes, les
pierres milliaires, la variété des cultures, en correspondance avec la nature
du terrain, tant de ponts Romains traversant les rivières ou les cours d'eau,
les sources alimentées en certaines saisons, et asséchées en d'autres. Elle note les différences de prononciation entre divers
habitants de différentes régions de Palestine, et une masse d'autres choses
qui rendent perplexe le lecteur, ou au moins lui donne à réfléchir. Il y a une série de visions dans lesquelles le mystère de la
naissance de Jésus, de son agonie, de sa passion et de sa résurrection sont
décrites avec des mots et des images célestes, avec une éloquence angélique,
tandis que d'autre part, une si grande lumière est projetée sur le mystère de
Judas, sur la tentative de proclamer Jésus roi, sur ses deux frères/cousins
qui ne croient pas en Lui, sur l'impression éveillée des gentils à son égard,
sur son amour pour les lépreux, les pauvres, les personnes âgées, les enfants,
les Samaritains, et tout spécialement sur son Amour si ardent et délicat,
pour sa Mère Immaculée. Et non seulement du point de vue humain, mais spécialement de
celui théologique. Qui peut rester indifférent en lisant les deux chapitres
de la désolation de sa très sainte Mère après la tragédie du Calvaire, qui
nous révèle combien la Co-Rédemptrice a été tentée
par Satan, et combien son Fils Rédempteur a été tenté ? La théologie sublime de ces deux chapitres peut être comparée à
celle de tant de lamentations de la Mère des Douleurs. Harmonie historique et doctrinale De nos jours des exégètes, même catholiques, prennent les plus
étranges et audacieuses libertés en ce qui concerne l'historicité de l’Évangile
de l'Enfance et des narrations de la Résurrection, comme si avec la
"Forme Critique" ["Formgeschichte"]
et la Méthode de Rédaction Critique ["Redaktions
geschichte Methode"],
on trouve la panacée à toutes difficultés, difficultés qui ne furent pas ignorées
des Pères de l’Église. En vérité, pour ne parler que de quelques uns des plus récents
exégètes tels Fouard [8], Sepp [9], Fillion [10], Lagrange [11], Ricciotti
[12]… sur ces points
difficiles ils ont dit leurs paroles lumineuses et équilibrées. Mais
aujourd'hui, autres sont les maîtres que même les nôtres suivent avec
confiance… Bien, pour en revenir à nous, j'invite les lecteurs de
L’évangile tel qu’il m’a été révélé à lire la page consacrée à la
Résurrection, à la reconstruction des événements du jour de Pâque, et ils
constateront comme tout y est harmonieusement relié, - ce que justement tant
d'exégètes qui suivent la méthode critique historico-théologique ont tenté de
faire, mais sans y parvenir complètement. De telles pages ne dérangent pas, mais réjouissent le cœur du
fidèle et renforcent sa foi ! Langage Mais il y a une autre surprise : cette femme du XXe siècle qui,
bien que confinée sur son lit de peine, devint l'heureuse contemporaine et
disciple du Christ, entendit les Apôtres et Jésus parler en italien, mais
dans un italien "araméisant" - sauf à
certain moments qu'elle note soigneusement, c'est-à-dire quand Jésus ou les
Apôtres prient en Hébreux ou en araméen. De plus, le Seigneur, la Madone, les Apôtres, même quand ils
traitent de questions relatives au Nouveau Testament, adoptent le langage
théologique d'aujourd'hui, qui est le langage initié par le premier grand
théologien, St Paul, et enrichi tout au long de tant de siècles de réflexions
et de méditations, et qui est alors devenu précis, clair et irremplaçable. Il y a donc dans l'ouvrage de Maria Valtorta une transposition,
une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de
l’Église d'aujourd'hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la
voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour
but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé
aujourd'hui par Son Eglise d'aujourd'hui, avec le langage d'aujourd'hui, est
substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d'il y a vingt
siècles. Le phénomène Valtorta Un ouvrage imposant, composé dans des circonstances
exceptionnelles, et dans un temps relativement très bref ; voici un aspect du
phénomène. L'Auteur confesse sans cesse qu'elle est simplement un
"portevoix", un "phonographe", une qui écrit ce qu'elle
voit et entend, tandis qu'elle est "clouée au lit". D'où, selon elle, L’évangile tel qu’il m’a été révélé n'est pas
d'elle, ne lui appartient pas, il lui est dévoilé, montré. Elle ne fait rien
d'autre que de décrire ce qu'elle a vu, de rapporter ce qu'elle a entendu,
tout en participant aux visions avec tout son cœur de femme et de chrétienne
fidèle. De sa participation intime est née l'aversion qu'elle ressent
envers Judas, et, à l'opposé, l'intense affection qu'elle éprouve pour Jean,
pour la Madeleine, pour Sintica…, et je ne parle
même pas du Seigneur Jésus ou de la très sainte Madone envers lesquels, par
moments, elle déverse son cœur et son amour en des termes de lyrisme
passionné digne des plus grands mystiques de l’Église. Dans les dialogues et les discours, qui forment l'ossature de
l'œuvre, il y a, en plus de l'inimitable spontanéité (les dialogues) quelque
chose d'antique et parfois hiératique (les discours). En résumé, on y entend
une excellente traduction de la façon de parler hébraïque ou araméenne, dans
un italien vigoureux, multiforme et robuste. Il faut à nouveau remarquer que dans la structure de ces
discours, Jésus se meut ou dans le sillage des grands Prophètes, ou s'adapte
à la méthode des grands rabbis qui expliquaient l'Ancien Testament en
l'appliquant aux circonstances contemporaines. Permettez-nous de rappeler le "Pesher" (l'interprétation)
d'Habacuc découverte à Qûmran et de la comparer,
au-delà des mots, à celle que Jésus nous donne [13]. Nous pouvons également comparer d'autres explications que le
Seigneur nous donne d'autres passages de l'Ancien Testament, et pour lesquels
nous possédons, en tout ou en partie, les commentaires des rabbis des IIIème
ou IVème siècle, mais qui évidemment suivent un style de composition beaucoup
plus ancien, et probablement contemporain de Jésus. À côté d'une similitude de forme externe, nous percevrons une
telle supériorité de profondeur, de substance, que nous comprendrons
finalement pleinement pourquoi les foules disaient : "Personne n'a parlé
comme cet Homme". Un cadeau du Seigneur Je retiens que l'œuvre (de Maria Valtorta) requiert une origine
supra naturelle. Je pense que c'est le produit d'un ou plusieurs charismes et
qu'il devrait être étudié à la lumière de la doctrine des charismes, tout en
faisant usage aussi des contributions des récentes études de psychologie et
des sciences affines, qui certainement n'ont pas pu être connues par des
théologiens anciens tels Torquemada [14], Lanspergius
[15], Scaramelli
[16], etc. C'est la caractéristique des charismes que d'être prodigués par
l'Esprit de Jésus pour le bien de l’Église, pour l'édification du Corps du
Christ, et je ne vois pas comment il peut être raisonnablement nié que
L’évangile tel qu’il m’a été révélé édifie et enchante les fils de l’Église. Sans aucun doute la Charité est la voie par excellence (1
Corinthiens 13:1) ; il est aussi bien connu que certains des charismes qui
abondaient dans l’Église primitive sont devenus plus rares ensuite. Mais il
est tout aussi certain qu'ils ne se sont jamais totalement éteints. L’Église, au long des siècles, doit vérifier s'ils viennent de
l'Esprit de Jésus, ou s'ils sont une dissimulation de l'esprit des ténèbres
prenant l'allure d'un ange de lumière : "Éprouvez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu" (1 Jean
4,1) Maintenant, sans anticiper le jugement de l’Église, que dès à
présent j'accepte avec une absolue soumission, je me permets d'affirmer
qu'étant donné que le principal critère de discernement des esprits est le
mot du Seigneur : "À leurs fruits
vous les reconnaîtrez…" (Matthieu 3,20), et L’évangile tel qu’il m’a été révélé produisant de bons fruits
dans un nombre toujours croissant de lecteurs, je pense que cela vient de
l'Esprit de Jésus.
Père Gabriel Allegra
Gabriele-M. (o.f.m.) |
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de documentation libre - Valtortiste91 |
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[1] Actes 1,3
[2] "Ben Hur",
roman de Lew Wallace écrit en 1880 et adapté au
cinéma en 1959.
[3] "The Robe" (La
Tunique) roman écrit en 1942 par Llyod C. Douglas et
adapté au cinéma en 1953
[4] "Le Calice
d'argent" (le Saint-Graal) de Thomas B. Costain
(1952)
[5] "The Spear" (La lance), roman écrit par Louis de Wohl en 1955
[6] 685 personnages
nominatifs ont été recensés.
[7] Alessandro Manzoni,
écrivain italien (1783-1873)
[8] Abbé C. Fouard, auteur de "Origines de l'Église. La vie de
Jésus-Christ" - 1927
[9] Johann Nepomuk Sepp, auteur de "La Vie de N.S.
Jésus-Christ" 1861
[10] P. Louis-Claude Fillion,
auteur de "Vie de Notre Seigneur Jésus-Christ" - 1922
[11] P. Marie-Joseph
Lagrange, auteur de "L'Évangile de Jésus-Christ" 1939
[12] P. Giuseppe Riciotti, auteur de la "Vie de Jésus-Christ",
1947
[13] Documents trouvé à Qûmram dans la grotte n° 1, célèbre pour une phrase sur la
foi dans le Maître de Justice, identifié par les commentateurs avec
Jésus-Christ.
[14] Cardinal Juan de
Torquemada (1388-1468) ou Johannes de Turrecremata.
Écrivain à ne pas confondre avec l'inquisiteur.
[15] Jean Juste de Landsberg (1489 - 1539)
[16] Giovanni Battista Scaramelli (1687-1752)