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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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Plan du Site >> Sommaire du dossier Maria Valtorta L'imprimatur conditionnel |
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VOIR AUSSI --- --- Qui est Anne-Catherine Emmerich --- Les passages de l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta
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Que remarque-t-on dans cette lettre très officielle ? Cette lettre
d'autorisation sous condition (imprimatur conditionnel) est-elle une
condamnation officielle de l'œuvre de Maria Valtorta ou la demande d'un
"service à rendre" à l'Église ?
On peut y voir la
qualification d'œuvre romancée (et donc la négation claire d'une origine
surnaturelle), on peut y voir aussi la prudence pastorale énoncée, la même
année, dans les articles 66 et 67 du Catéchisme de
l'Église catholique (CEC 1992) : les révélations privées ne peuvent pas
entrer en concurrence avec la Révélation publique, mais aident à mieux en
vivre à une certaine époque. Or le titre de l'œuvre et son contenu peuvent prêter
à confusion auprès "des esprits les plus naïfs" comme le disait le
Cardinal Ratzinger. Nul ne peut nier ce risque, mais à l'inverse nul ne peut
étendre à l'ensemble des lecteurs une telle mise en garde, sauf à nier le
décret d'abolition de l'Index qui faisait expressément confiance à la
conscience des lecteurs et des éditeurs catholiques. L'Église est
prudente, mais ne se contredit pas. Padre Pio, Mère
Téresa, G. Allegra, tous
saint ou béatifié, étaient des lecteurs réguliers (y compris durant la période
de l'Index) de cette œuvre, pour ne retenir que ceux dont la sainteté a été
reconnue.
Dans l'édition
française, la préface mentionne aussi longuement, l'historique de l'œuvre
sans occulter l'Index. Ces procédures de
discernement, qui préservent la mise en garde (et l'intégrité de l'œuvre dans
sa possible origine) [4], fait l'objet d'un
accord tacite semble-t-il puisque depuis la lette du CEI, aucune protestation
ou autre lettre officielle n'a été émise auprès de quiconque. Certains
cependant voudraient voir changer le titre "L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé". En fait, le seul point qui pose réellement problème pour
certaines sensibilités (compréhensibles d'ailleurs), puisque le contenu a été
largement exonéré d'erreurs théologiques par les experts qui s'y sont
penchés. Ce titre est la vraie
porte de l'œuvre : elle doit restée fermée pour les uns, on peut l'ouvrir
pour d'autres. Publiez l'œuvre, mais ne vous prononcez pas sur son origine :
Qui lira, comprendra, prédisait Pie XII. Il n'a obligé personne à franchir la
porte, il n'a interdit à personne non plus de la franchir [5]. NB : Pour l'imprimatur, voir aussi l'avis de Mgr Gagnon |
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[1] On ne connaît pas les
termes exacts de la lettre du Cardinal Ratzinger.
[2] Article commentant la mise
à l'Index de l'œuvre de Maria Valtorta.
[3] Décret abolissant l'Index et la prohibition qui
lui est attachée (Acta Apostolicæ Sedis - AAS 58)
[4] Origine
"inspirée" (voir plus) reconnue expressément par Mgr Carinci, Préfet
de la Congrégation pour la cause des saints et par G. Allegra,
bibliste béatifié par Jean-Paul II.
[5] Cet avis de Pie XII a fait l'objet de déclarations
écrites des témoins oculaires, conservées par les Servites de Marie à la
chapelle Santa Annunziata de Florence où est enterrée
Maria Valtorta.