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568> "Que
de monde !..." s'exclame Matthieu.
Et Pierre
répond : "Regarde ! Il y a même des Galiléens... Aïe !
Aïe ! Allons le dire au Maître. Ce sont trois honorables
brigands !"
569> "Ils viennent pour moi, peut-être. Ils me
poursuivent même ici..."
"Non, Matthieu. Le requin ne mange pas le menu fretin. C'est l'homme qu'il
veut. Une noble proie. C'est seulement s'il ne le trouve pas qu'il happe un
gros poisson. Mais, moi, toi, les autre nous sommes du menu fretin... proie
sans importance."
"Pour le Maître, tu dis ?" demande Matthieu.
"Et pour qui alors ? Tu ne vois pas comme ils regardent de tous
côtés ? On dirait des fauves qui flairent les traces de la
gazelle."
"Je vais le Lui dire..."
"Attends ! Disons-le aux fils d'Alphée. Lui est trop bon. C'est de
la Bonté gâchée quand elle tombe dans ces gueules."
"Tu as raison."
Les deux se rendent au fleuve et appellent Jacques et Jude,
"Venez. Il y a des types... du gibier de potence. Ils viennent sûrement
pour importuner le Maître."
"Allons. Lui, où est-il ?"
"Encore dans la cuisine. Faisons vite, car s'il s'en aperçoit, ne veut
pas."
"Oui, et il a tort."
"Moi aussi, je suis de cet avis."
Ils retournent sur l'aire. Le groupe, indiqué comme "galiléen"
parle avec dédain aux autres gens. Jude d'Alphée s'approche comme par hasard.
Et il entend : "...paroles qui doivent s'appuyer sur des
faits."
"Et Lui les accomplit. Hier encore il a guéri un Romain
possédé !" réplique un robuste homme du peuple.
"Horreur ! Guérir un païen ! Scandale ! Tu entends, Éli ?"
"Toutes les fautes en Lui : amitiés avec les publicains et le prostituées,
relations avec les païens et..."
"Et endurance des médisants. Celle-là aussi est une faute. À mes yeux,
la plus grave. Mais puisque Lui ne sait pas, ne veut pas se défendre
Lui-même, parlez avec moi. Je suis son frère aîné, et celui-ci un frère
encore plus âgé. Parlez."
"Mais, pourquoi prends-tu la mouche ? Tu crois que nous parlions
mal du Messie ? Mais non ! Nous sommes venus de si loin attirés par
sa renommée. Nous le disions même à ces gens-là..."
"Menteur ! Tu me dégoûtes tellement que je te tourne le dos."
Et Jude d'Alphée, sentant peut-être en péril sa charité envers les ennemis,
s'en va.
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570> "Est-ce que ce n'est pas
vrai ? Dites-le, vous tous..."
Mais "vous tous ", c'est à dire les autres avec qui parlaient ces
Galiléens, gardent le silence. Ils ne veulent pas mentir et n'osent pas
contredire. Alors ils restent silencieux.
"Nous ne savons pas même comme il est Lui." dit le galiléen Éli.
"Tu ne l'as pas insulté
dans ma maison, n'est-ce pas ?
demande Matthieu ironiquement. Est-ce que la maladie t'a fait perdre la
mémoire ?"
Le "galiléen" prend son manteau et s'en va avec les autres.
"Lâche" lui crie Pierre par derrière.
"Ils voulaient nous dire de Lui des choses infernales... explique
un homme. Mais nous, nous avons vu
les faits. Et nous savons par contre, ce qu'ils sont eux : des pharisiens. À
qui croire, alors ? Au Bon qui est vraiment bon, ou aux méchants qui se
prétendent bons et qui ne sont qu'un fléau ? Je sais que depuis que je
vais vers Lui, je ne me reconnais plus, tellement je suis changé. J'étais
violent, dur pour ma femme et mes enfants, sans respect pour le voisin, et
maintenant... Tout le monde le dit dans le pays ! "Azarias n'est
plus ce qu'il était", Et alors ? A-t-on jamais entendu dire qu'un
démon rende bons les gens ? Pour quoi travaille-t-il alors ? Pour
notre sainteté ? Oh ! C'est vraiment un bizarre satanisé s'il travaille
pour le Seigneur !"
"Tu parles bien, homme. Et que Dieu te
protège, car tu sais bien comprendre, bien voir, bien agir. Continue comme ça
et tu seras un vrai disciple du Messie bénit, une joie pour Lui qui veut
votre bien et qui supporte tout pour vous y amener. Ne vous scandalisez que
du vrai mal. Mais, quand vous voyez que c'est au nom de Dieu qu'il
agit, ne vous scandalisez pas et ne croyez pas ceux qui voudraient vous faire
croire au scandale, même s'il s'agit de choses nouvelles. Voici le temps nouveau.
C'est comme une fleur qui va naître après que, pendant des siècles, la racine
a travaillé : et ce temps est venu. S'il n'avait pas été précédé par des
siècles d'attente, nous n'aurions pas pu comprendre sa Parole. Mais des
siècles d'obéissance à la Loi du Sinaï nous a donné le minimum de préparation
pour nous permettre dans ce temps nouveau, fleur divine que la Bonté nous a
accordé de voir, d'en aspirer tous les parfums et tous les sucs pour nous
purifier, nous fortifier, et nous parfumer de sainteté comme un autel. Puisque c'est le temps nouveau, il a de nouvelles méthodes qui ne
sont pas opposées à la Loi, mais toutes pénétrées de miséricorde et de
charité, parce que Lui est la Miséricorde et l'Amour descendus du Ciel."
Jacques d'Alphée salue
et rentre à la maison.
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571> "Comme tu parles bien, toi ! dit
Pierre frappé d'admiration. Moi, je ne sais jamais quoi dire. Je dis
seulement : "Soyez bons Aimez-Le, écoutez-Le, croyez en Lui".
Je ne sais vraiment pas comment il peut être content de moi !"
"Et pourtant il l'est." répond Jacques d'Alphée.
"Le dis-tu sincèrement ou bien par bienveillance ?"
"En vérité il en est ainsi. Il me le disait encore hier."
"Oui ?! Alors aujourd'hui je suis plus content du jour où on m'a
amené mon épouse. Mais toi... où as-tu appris à si bien parler ?"
"Sur les
genoux de sa Mère et à ses côtés. Quelles leçons Quelles
paroles ! Il n'y a que Lui qui puisse parler encore mieux qu'Elle. Mais,
ce qui Lui manque en puissance, Elle te l'ajoute en douceur... et ça
pénètre... Ses leçons ! As-tu jamais vu un linge dont un coin a touché une
huile parfumée ? Tout doucement il absorbe non seulement l'huile mais le
parfum et même si l'huile vient à disparaître, il reste toujours le parfum
pour dire : "J'ai été ici". Il en est ainsi d'Elle. En nous
aussi, étoffes grossières puis lavées par l'existence, Elle a pénétré par sa
sagesse et sa grâce, et son parfum demeure en nous."
"Pourquoi ne La fait-il pas venir ? Il disait qu'il allait le
faire ! On deviendrait meilleur, moins têtus... moi du moins. Et même
ces gens... Ils deviendraient meilleurs, même ces aspics qui viennent de
temps à autre..."
"Tu le crois ? Moi non. Nous deviendrions meilleurs et les humbles
aussi le deviendraient. Mais les puissants et les méchants !...
Oh ! Simon de Jonas ! Ne prête jamais aux autres tes sentiments honnêtes !
Tu en serais déçu... Le voici. Ne Lui disons rien..."
Jésus sort de la cuisine, tenant
par la main un petit garçon qui trottine à ses côtés, en mordillant une
croûte de pain huilée. Jésus règle le long pas de sa démarche sur les petites
jambes de son ami. "Une conquête !" dit-il joyeux. "Cet
homme de quatre ans qui s'appelle Asraël m'a dit qu'il veut
être un disciple et qu'il veut apprendre à prêcher, à guérir les enfants
malades, faire venir du raisin sur les sarments en décembre, et puis il veut
gravir une montagne et dire à tout le monde : "Venez, c'est le
Messie !" N'est-ce pas, Asraël ?"
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572> Et le bambin rit, dit que oui, oui et,
entre temps, grignote sa croûte.
"Toi, tu sais à peine manger !" lui dit Thomas pour
le taquiner, "Tu ne sais pas même dire qui est le Messie."
"C'est Jésus de Nazareth."
"Et qu'est-ce que ça veut dire "Messie" ?"
"Ça veut dire... ça veut dire : l'Homme qui a été envoyé pour qu'on
soit bon et rendre bon tout le monde."
"Et comment faire pour devenir bon ? Toi qui es un gamin, comment
feras-tu ?"
"Je l'aimerai et je ferai tout, et Lui fera tout parce que je l'aime.
Fais, toi aussi, et tu deviendras bon."
"Et la leçon t'est donnée, Thomas. Voilà le commandement :
"Aime-Moi et tu feras tout, car Je t'aimerai si tu m'aimes, et l'amour
fera tout en toi". L'Esprit Saint a parlé. Viens, Asraël. Allons
prêcher." Il est si joyeux, Jésus, quand il a un enfant que je voudrais
Lui amener tous les enfants et le faire connaître par eux tous. Il y
en a tant qui ne le connaissent même pas de nom !
Il va passer devant la femme voilée et, avant de la
croiser, il dit à l'enfant : "Dis à cette femme : "La
paix soit avec toi"
"Pourquoi ?"
"Parce qu'elle a un "bobo" comme toi quand tu tombes. Et elle
pleure. Mais si tu lui dis ainsi, ça va la guérir."
"La paix soit avec toi, femme. Ne pleure pas. Le Messie me l'a dit. Si
tu l'aimes bien, Lui t'aime bien et te guérit." c'est ce que dit Asraël
pendant que Jésus l'entraîne avec Lui, sans s'arrêter. Il y a vraiment en
Asraël l'étoffe d'un missionnaire. Même s'il est parfois un peu...
intempestif dans ses prédications et s'il en dit plus de ce qu'on lui a
demandé de dire.
"La paix à vous tous.
"Tu ne diras pas de faux témoignages" est-il dit .
Qu'est-ce qu'il y a de plus dégoûtant qu'un menteur ? Ne peut-on pas
dire qu'il unit la cruauté à l'impureté ? Oui, qu'on le peut. Le
menteur, je parle de celui qui ment en matière grave, est cruel. Il tue la
réputation avec sa langue. Il n'est donc pas différent de l'assassin. Je dis
même : il est pire qu'un assassin. Ce dernier ne tue que le corps. Le
menteur tue aussi le bon renom, le souvenir d'un homme. Il est donc deux fois
assassin. C'est l'assassin impuni car il ne répand pas le sang, mais il
blesse l'honneur à la fois de celui qu'il calomnie et de sa famille toute
entière.
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573> Et je ne m'arrête même pas au cas de celui
qui, en Prêtant serment, envoie un autre à la mort. Sur celui-là sont déjà
accumulés les charbons de la Géhenne. Mais je parle seulement de celui qui,
par un mensonge, fait des insinuations et persuade d'autres personnes au
détriment d'un innocent. Pourquoi le fait-il ? Ou par haine sans raison,
ou bien par le désir d'avoir ce qu'un autre possède, ou bien par peur.
Par haine. Il
est mené par la haine, celui-là seul qui est l'ami de Satan. Celui qui est
bon ne hait jamais, pour aucun motif. Même si on le méprise, si on lui fait
du tort, il pardonne. Il ne hait jamais. La haine, c'est le témoignage qu'une âme perdue
donne à elle-même, et c'est le plus beau témoignage qui puisse être donné à
l'innocent. Car la haine, c'est la révolte du mal contre le bien. On ne
pardonne pas à celui qui est bon.
Par avidité.
"Celui-ci a ce que je n'ai pas. Je veux l'avoir. Ce n'est qu'en le faisant
mépriser que je puis avoir sa place. Et je le fais. Je mens ?
Qu'importe ! Je vole ? Qu'importe ! Je puis arriver à ruiner
toute une famille ? Qu'importe !" Parmi toutes les questions
que le menteur rusé se pose, il oublie, il veut oublier, une question,
celle-ci : "Et si on me démasquait ?" Cette question, il
ne se la pose pas parce que, emporté par l'orgueil et l'avidité, c'est comme
s'il avait les yeux fermés. Il ne voit pas le danger. Il est encore comme un
homme ivre. Il est enivré par le vin de Satan, et ne réfléchit pas que Dieu
est plus fort que Satan et se charge de venger ceux que l'on calomnie. Le
menteur s'est donné au Mensonge et il se fie stupidement à sa protection.
Par peur. Bien souvent
quelqu'un calomnie pour s'excuser lui-même.
C'est la forme la plus commune du mensonge. On a fait le mal. On craint que
notre action soit découverte et reconnue. Alors, usant et abusant de l'estime
que l'on a encore près des autres, voilà qu'on dénature le fait et que ce
qu'on a fait, on le met sur le compte d'un autre dont on craint seulement
l'honnêteté. On agit encore ainsi parce qu'un autre, parfois a été, sans le
vouloir, témoin de l'une de nos mauvaises actions, et alors on veut se mettre
à l'abri de son témoignage. On l'accuse pour le rendre odieux, afin que s'il
parle, personne ne le croie.
Mais agissez bien ! Agissez bien ! Et vous n'aurez jamais besoin de
mentir. Ne réfléchissez-vous pas, quand vous mentez, au joug pesant que vous
vous mettez sur les épaules ? Il est fait de l'assujettissement au
démon, de la peur perpétuelle d'un démenti et de la nécessité de se rappeler
le mensonge, avec les faits et les détails qui l'entouraient, même après des
années, sans tomber dans une contradiction. Un travail de
galérien. Et encore s'il servait au Ciel ! Mais il ne sert qu'à préparer
une place dans l'enfer !
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de page
574> Soyez francs. Comme elle est belle la
bouche de l'homme qui ne connaît pas le mensonge ! Il sera pauvre ?
Il sera fruste ? Il sera inconnu ? Il l'est même ? Oui. Mais c'est
toujours un roi parce qu'il est sincère. Et la sincérité est quelque chose de
royal plus que l'or et qu'un diadème, et il élève au-dessus des foules plus
qu'un trône, et il a une cour de gens honnêtes plus nombreuse que celle d'un
monarque. Le voisinage de l'homme sincère procure la sécurité et le
réconfort. L'amitié d'un homme qui n'est pas sincère procure des ennuis et
même son seul voisinage donne une impression de malaise. Celui qui ment
réfléchit-il qu'il est toujours tenu en suspicion puisque le mensonge a vite
fait de se manifester pour mille raisons ? Comment pouvoir accepter
désormais ce qu'il dit ? Même s'il dit la vérité, et qu'on ne demande
pas mieux que de le croire, au fond, il restera toujours un doute:
"Va-t-il encore mentir maintenant ?" Vous allez
dire : "Mais où est en cela le faux témoignage ?" Tout
mensonge est un faux témoignage. Il n'y a pas que le faux témoignage légal.
Soyez simples comme est simple Dieu et un petit enfant. Soyez véridiques à
tous les moments de votre vie. Vous voulez qu'on vous considère comme
bons ? Soyez-le, en vérité. Même si un médisant voulait dire du mal de
vous, il y aurait cent bons pour dire: "Non, ce n'est pas vrai. Il est
bon. Ses œuvres
parlent pour lui". Dans un livre sapientiel il est dit : "L'homme inique s'avance avec la perversité sur les
lèvres ... en
son cœur pervers, il prépare de mauvais desseins et en tout temps il sème la
discorde ... Il
y a six choses que le Seigneur hait, et la septième Il l'a en horreur :
les yeux altiers, la langue menteuse, les mains qui versent le sang innocent , le
cœur qui médite des desseins iniques, les pieds empressés à courir au mal , le
faux témoin qui profère des mensonges et celui qui sème la discorde parmi les
frères ... La
ruine s'approche du méchant pour les péchés de la langue... Celui qui ment
est un témoin frauduleux. Les lèvres véridiques ne changent jamais, mais
celui qui use d'un langage frauduleux, son témoignage est changeant. Les
paroles du murmurateur semblent simples, mais elles pénètrent dans les
viscères. L'ennemi se reconnaît à sa façon de parler quand il couve la
trahison. Quand il parle à voix basse, ne t'y fie pas car il porte en son
cœur les sept méchancetés.
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575> Sous des dehors engageants il cache sa
haine, mais sa malice sera mise au jour... Celui qui creuse une fosse y
tombera et la pierre tombera sur celui qui la fait rouler .
Vieux comme le monde est le péché de mensonge et la pensée du sage s'en tient
à ce qu'il a décidé, de même que le jugement de Dieu à l'égard du menteur. Je
vous dis : ayez toujours un seul langage. Que le "oui"
soit toujours "oui" et le "non" toujours "non" [9]
même en face des puissants et des tyrans. Et vous en aurez un grand mérite
pour le Ciel. Je vous dis : ayez la spontanéité de l'enfant qui va
d'instinct vers celui dont il ressent la bonté, sans chercher autre chose
que la bonté, et qui dit ce que sa bonté elle-même lui fait penser sans
calculer s'il en dit de trop et il peut en avoir du blâme.
Allez en paix, et que la Vérité devienne votre amie."
Le petit Asraël qui est toujours resté
assis aux pieds de Jésus, la tête levée comme un petit oiseau qui écoute la
voix de son père, a un mouvement tout de douceur: il frotte de son petit
visage les genoux de Jésus, et il dit : "Moi et Toi nous sommes
amis parce que tu es bon et que je t'aime. Maintenant, je le dis-moi
aussi." et il force sa voix pour se faire entendre dans toute la vaste
pièce et il parle, en faisant des gestes comme il a vu faire à Jésus :
"Ecoutez tous. Je sais où vont les personnes qui ne disent pas de
mensonges et qui aiment bien Jésus de Nazareth. Ils montent par l'échelle de
Jacob et vont en haut, en haut, en haut... en même temps que les anges,
ensuite là ils s'arrêtent quand ils trouvent le Seigneur." et il rit,
heureux, en montrant toutes ses dents.
Jésus le caresse et descend parmi les gens. Il rapporte le petit à sa mère :
"Merci, femme de m'avoir donné ton enfant."
"Il t'a donné des ennuis..."
"Non, il m'a donné de l'amour. C'est un petit du Seigneur et que le
Seigneur soit toujours avec lui et avec toi. Adieu."
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