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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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jeudi 8 juin 28 (26
siwan)
- Une fête différente pour le Grand Ami 105 - [Commentaire de MV : La dignité de Jésus. Son sourire. Son rire. Son
calme. Sa voix] 105 - Jésus remercie Suzanne pour Aglaé 106 - Suzanne parle d'Aglaé à Marie-Magdeleine
108 - Les papillons et les chauves-souris 109 - Discussion sur les pécheurs - Judas se montre impitoyable 110 - Attitude à prendre avec les luxurieux 111 - Les possessions diaboliques 111 - Les possessions les plus tyranniques 112 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4 4.106. |
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105>
Dans la maison de Cana, c'est la fête pour la
venue de Jésus et une fête peu inférieure à celle qu'il y eut pour les noces
miraculeuses. Il manque les musiciens, il n'y a pas d'invités, la maison n'est
pas enguirlandée de fleurs et de verts rameaux, il n'y a pas de tables pour
des hôtes nombreux, ni le majordome près des crédences et des jarres remplies
de vin. Mais tout est dépassé par l'amour que maintenant on donne dans sa
juste forme et sa juste mesure, c'est-à-dire non pas à l'hôte, peut-être un
peu parent mais qui n'est jamais qu'un homme, mais à l'Hôte Maître dont on
connaît et reconnaît la vraie Nature et dont on révère la Parole comme une
chose divine. Aussi les cœurs de Cana aiment avec tout eux-mêmes le Grand Ami
qui s'est présenté avec son habit de lin à l'entrée du jardin, au milieu de
la verdure du sol et de la rougeur du crépuscule, embellissant toutes choses
par sa présence, communiquant sa paix non seulement aux âmes auxquelles il adresse
son salut, mais jusqu'aux choses. Vraiment il semble
s'étendre, partout où se tourne son œil bleu, un voile de paix solennelle et
pourtant joyeuse. La pureté et la paix s'écoulent de ses pupilles, comme la
science de sa bouche et l'amour de son cœur.
Son sourire est
inimitable. Aucun peintre ne pourra jamais le reproduire. Il semble que ce
soit une lumière qui émane de son cœur, une lumière radieuse aux heures de
plus grande joie pour une âme qui se rachète ou une autre qui s'approche de
la Perfection; un sourire je dirais couleur de rose quand il approuve les
actions spontanées de ses amis ou de ses disciples et il se réjouit de leur
voisinage; un sourire azuré, toujours pour rester dans les couleurs,
angélique quand il se penche sur des enfants pour les écouter, les instruire,
les bénir; un sourire tempéré par la pitié quand il regarde quelque misère de
la chair ou de l'esprit; enfin un sourire divin quand il parle du Père ou de
sa Mère, ou qu'il regarde et écoute cette Mère très pure. Et ainsi je ne puis
dire l'avoir jamais vu s'abandonner à une gaieté excessive. Pas étranger à un
franc éclat de rire, si les circonstances le demandent, il reprend tout de
suite après sa sérénité pleine de dignité. Mais quand il rit, il rajeunit
prodigieusement au point de prendre le visage d'un jeune de vingt ans et il
semble que le monde rajeunisse par l'effet de son beau rire franc, sonore,
nuancé. Je ne peux pas dire
non plus Lui avoir vu faire les choses avec hâte. Qu'il parle ou qu'il se
meuve, il le fait toujours paisiblement sans être jamais lent ou nonchalant.
C'est peut-être parce que, grand comme il l'est, il peut faire de grands pas
sans pour cela se mettre à courir pour faire beaucoup de chemin, et parce
qu'également il peut atteindre avec facilité les objets éloignés sans avoir
besoin de se lever pour les atteindre. Il est certain que jusque dans ses
gestes il a l'air majestueux d'un grand seigneur. Et la voix ?
Voilà : cela fait presque deux ans que je l'entends parler et pourtant
parfois je perds le fil de ce qu'il me dit, tellement je me plonge dans
l'étude de sa voix:’ Et le bon Jésus, patiemment, répète ce qu'il a dit en me
regardant avec son sourire de bon Maître, pour éviter que dans les dictées il
ne s'ensuive des coupures dues à la béatitude que j'éprouve en écoutant sa
voix, en la goûtant, en étudiant son timbre et sa beauté. Mais, après deux
ans, je ne saurais pas dire avec précision à quel endroit du registre des
voix le classer. J'exclus absolument la voix de basse, comme j'exclus celle
de ténor léger. Mais je ne sais toujours pas s'il a une puissante voix de
ténor ou celle d'un parfait baryton avec une très grande étendue de son
registre vocal. Je dirais que c'est cela parce que sa voix prend parfois des
intonations de bronze, presque ouatées tant elles sont profondes,
spécialement quand il parle en tête à tête avec un pécheur pour le ramener à
la Grâce, ou quand il indique aux foules les déviations des hommes. Mais
ensuite, quand il s'agit d'analyser et de mettre à l'index les choses
défendues, et de dévoiler les hypocrisies, le bronze se fait plus clair, et
il devient tranchant comme un coup de foudre quand il impose la Vérité et sa
volonté, jusqu'à arriver à résonner comme une plaque d'or frappée par un
marteau de cristal quand elle s'élève pour chanter un hymne à la Miséricorde
ou pour magnifier les œuvres de Dieu; Ou bien encore elle prend un timbre
affectueux pour parler à la Mère et de la Mère. Alors elle est vraiment
imprégnée d'amour, cette voix, d'un amour respectueux de fils et d'un amour
de Dieu qui loue la plus parfaite de ses œuvres. Et ce ton, bien que moins
appuyé, il s'en sert pour parler aux préférés, aux convertis, ou aux enfants.
Et il ne fatigue jamais, pas même dans les plus longs discours parce que
cette voix revêt la pensée et la parole en en exprimant la puissance ou la
douceur selon le besoin. Et moi, je reste
parfois la plume à la main à écouter et puis je m'aperçois que le
développement de la pensée est trop avancé et qu'il est impossible de
ressaisir... et je reste là jusqu'à ce que le bon Jésus répète, comme il fait
quand on m'interrompt ! pour m'apprendre à supporter patiemment les choses ou
les personnes ennuyeuses dont je vous laisse à penser combien elles sont
"ennuyeuses" quand elles m'enlèvent la joie parfaite d'écouter
Jésus. Maintenant, à Cana,
Jésus remercie Suzanne de l'hospitalité qu'elle a donnée à Aglaé [1]. Ils sont à part,
sous une tonnelle touffue chargée de grappes qui commencent à mûrir, alors
que tous les autres se restaurent dans la vaste cuisine. "Oui,
surnaturellement heureuse. Délivrée de ses peurs. En paix. Je te remercie
encore du bien que tu lui as fait." "Oh ! mon
Seigneur ! Quel bien ? Je ne lui ai donné que l'amour en ton nom,
car je ne sais faire autre chose. C'était une pauvre sœur. Je le comprenais.
Et moi, par reconnaissance pour le Très-Haut qui m'a gardée dans sa grâce, je
l'ai aimée." "Et tu as fait
davantage que si tu avais prêché au Bel Nidrasc. Maintenant, tu en
as ici une autre. L'as-tu reconnue?" "Et qui ne la
connaît pas, dans ces régions?" "Personne, c'est
vrai. Mais vous ignorez encore, vous et le pays, la seconde Marie, celle qui
sera toujours fidèle à sa vocation. Toujours. Je te prie de le
croire." "Tu le dis. Toi,
tu sais. Moi, je crois." "Dis
aussi : "J'aime". Je sais qu'il est plus difficile de compatir
et de pardonner à quelqu'un quand il est des nôtres qu'à quelqu'un qui a
l'excuse d'être païen. Mais si la douleur de voir des apostasies dans la
famille fut forte, que plus forte soit la compassion et aussi le pardon. Moi,
j'ai pardonné pour tout Israël" termine Jésus, en détachant les
mots. "Et moi, je
pardonnerai, de mon côté, car je pense qu'un disciple doit faire ce que fait
le. Maître." "Tu es dans la
vérité, et Dieu s'en réjouit. Allons trouver les autres. La nuit tombe. Il
sera doux le repos dans le silence du soir." "Tu ne nous
diras rien, Maître ?" "Je ne sais pas
encore." Suzanne s'avance et
dit, avec son visage juvénile qui rougit légèrement : "Mes sœurs
veulent-elles venir avec moi dans la chambre du haut ? Nous devons
préparer rapidement les tables pour le repas, car ensuite nous devons étendre
les couches pour les hommes. Je pourrais y arriver seule, mais cela
demanderait plus de temps." "Je viens moi
aussi, Suzanne" dit la Vierge. "Non. Nous y
suffirons, et cela servira à faire connaissance, car le travail unit comme
des frères." Elles sortent
ensemble, pendant que Jésus, après avoir bu de l'eau mélangée à je ne sais
quel sirop, va s'asseoir avec la Mère, les apôtres et les hommes de la maison
au frais sous la tonnelle pour laisser libres les servantes et la patronne
âgée de terminer les préparatifs du repas. On entend venir de la
chambre du haut les voix des trois femmes disciples qui préparent les tables.
Suzanne raconte le miracle survenu à ses noces et Marie de Magdala
répond : "Changer l'eau en vin, c'est fort. Mais changer une
pécheresse en disciple, c'est encore plus fort. Dieu veuille que je fasse
comme ce vin, que je devienne meilleure." "N'en doute pas.
Il change tout d'une manière parfaite. Il y en a eu une ici, et de plus une
païenne, convertie par Lui dans ses sentiments et dans sa foi. Peux-tu douter
que cela n'arrive pas pour toi qui appartiens déjà à Israël ?" "Une
femme ? Jeune ?" "Jeune, très
belle." "Et où est-elle,
maintenant ?"demande Marthe. "Seul le Maître
le sait." "Ah ! alors
c'est celle dont je t'ai parlé. Lazare était chez Jésus ce soir-là, et il a
entendu les paroles dites pour elle. Quel parfum il y avait dans cette
pièce ! [2] Lazare l'a conservé
dans ses vêtements pendant plusieurs jours. Et pourtant Jésus a dit que le
cœur de la convertie le dépassait par le parfum de son repentir. Qui sait où
elle est allée ? Dans la solitude, je crois..." "Elle, elle vit
dans la solitude, et c'était une étrangère. Moi ici, et je suis connue. Son
expiation dans la solitude, la mienne de vivre au milieu du monde qui me
connaît. Je n'envie pas son sort parce que je suis avec le Maître. Mais
j'espère pouvoir l'imiter un jour pour être sans rien qui me distraie de
Lui." "Tu le
quitterais ?" "Et Lazare et
moi ? Comment ferons-nous ?" "Comme vous avez
fait dans la douleur. Vous vous aimerez et vous m'aimerez. Et sans rougir. Parce
qu'alors vous serez seuls, mais vous saurez que je suis avec le Seigneur. Et
que dans le Seigneur, je vous aimerai." "Elle est forte
et nette, Marie, dans ses résolutions" dit Pierre qui a entendu. Et le Zélote
répond : "C'est une lame droite, comme son père. Elle a les traits
de sa mère, mais l'esprit indomptable de son père." Et la femme à
l'esprit indomptable descend maintenant rapidement pour dire à ses compagnons
que les tables sont prêtes. ...La campagne disparaît
dans la nuit sereine, mais pour l'instant sans lune. Seule une légère clarté
qui vient des étoiles fait apparaître les masses sombres des arbres et les
masses blanches des maisons. Rien d'autre. Des oiseaux nocturnes se déplacent
dans leur vol silencieux autour de la maison de Suzanne, en quête de mouches,
rasant aussi les personnes assises sur la terrasse autour d'une lampe qui
projette une légère lumière jaunâtre sur les visages des personnes
rassemblées autour de Jésus. Marthe, qui doit avoir grand-peur des
chauves-souris, jette un cri chaque fois que l'une d'elles l'effleure. De son
côté, Jésus se préoccupe des papillons que la lampe attire et, de sa longue
main, il cherche à les éloigner de la flamme. "Ce sont des
bêtes absolument stupides, les unes comme les autres" dit Thomas.
"Les premières nous prennent pour des mouches, les secondes prennent la
flamme pour un soleil et s'y brûlent. Elles n'ont même pas l'ombre d'une
cervelle." "Ce sont des
animaux. Tu veux qu'ils raisonnent ?" dit l'Iscariote. "Non. Je
voudrais qu'elles aient au moins l'instinct." "Elles n'ont pas
le temps de l'acquérir. Je parle des papillons, car au premier essai, ils
sont bel et bien morts. L'instinct s'éveille et se développe après les
premières surprises douloureuses" commente Jacques d'Alphée. "Et les
chauves-souris ? Elles devraient l'avoir car elles vivent des années.
Elles sont stupides, voilà" réplique Thomas. Jacques de Zébédée,
au pied duquel est tombée la chauve-souris qui, maintenant, étourdie, s'agite
sur le sol avec des mouvements désordonnés, la prend avec deux doigts par une
des ailes membraneuses et, la tenant en l'air comme si c'était un chiffon
sale, la met sur les genoux de Jésus. "La voilà,
1'imprudente. Laissez-la faire, et vous verrez qu'elle se ressaisit mais ne
se corrige pas." "Un singulier
sauvetage, Maître. Moi, je l'aurais tuée" dit l'Iscariote. "Non.
Pourquoi ? Elle aussi a une vie et elle y tient" dit Jésus. "On ne dirait
pas. Ou bien elle ne sait pas qu'elle l'a, ou bien elle n'y tient pas. Elle
la met en danger !" "Oh !
Judas ! Judas ! Comme tu serais sévère avec les pécheurs, avec les
hommes ! Même les hommes savent qu'ils ont une et une vie, et ils
n'hésitent pas à mettre en péril l'une et l'autre." "Nous avons deux
vies ?" "Celle du corps
et celle de l'esprit, tu le sais." "Ah ! Je
croyais que tu faisais allusion aux réincarnations. Il y en a qui y
croient." "Il n'y a pas de
réincarnation, mais il y a deux vies. Et pourtant l'homme les met en danger
toutes les deux. Si tu étais Dieu, comment jugerais-tu les hommes qui sont
doués de raison en plus de l'instinct ?" "Sévèrement. A
moins qu'il ne s'agisse d'hommes diminués intellectuellement." "Tu ne
considérerais pas les circonstances qui rendent fou moralement ?" "Je n'en
tiendrais pas compte." "De sorte que
toi, tu n'aurais pas pitié de quelqu'un qui connaît Dieu et la Loi et qui
pourtant pèche." "Je n'en aurais
pas pitié, car l'homme doit savoir se conduire." "Devrait." "Doit, Maître.
C'est une honte impardonnable qu'un adulte tombe surtout dans certains
péchés, d'autant plus qu'aucune force ne l'y pousse." "Quels péchés,
selon toi ?" Alors que Marie-Magdeleine baisse toujours plus la tête, Pierre
dit : "Oh ! là, là ! Ne sois pas si sévère. La première
qui a commis cette honte impardonnable a été Eve. Et tu ne voudrais pas me
dire qu'elle a été corrompue par un ferment impur exhalé par un luxurieux.
D'ailleurs sache qu'en ce qui me concerne, je n'éprouve aucun trouble même si
je m'assois à côté d'un luxurieux. C'est son affaire..." "Le voisinage
souille toujours. Si ce n'est pas la chair, c'est l'âme, et c'est encore
pire." "Tu me sembles
un pharisien ! Mais excuse-moi : alors, de cette façon, il faudrait
se renfermer dans une tour de cristal et rester là, sous scellés." "Et ne crois
pas, Simon, que cela te servirait. C'est dans la solitude que se trouvent les
plus redoutables tentations" dit le Zélote. "Oh !
bien ! il resterait les rêves. Rien de mal" dit Pierre. "Rien de
mal ? Mais ne. sais-tu pas que la tentation influence l'imagination et
pousse celle-ci à rechercher un moyen pour satisfaire de quelque façon les
cris de 1'instinct et ce moyen ouvre la voie à un raffinement dans le péché
où la sensualité s'unit à la pensée?" demande l'Iscariote. "Je ne sais rien
de cela, cher Judas. C'est peut-être parce que je n'ai jamais été porté,
comme tu dis, à réfléchir sur certaines choses. Je vois, me semble-t-il que
nous sommes partis loin des chauves-souris et qu'il vaut mieux que tu ne sois
pas Dieu. Autre- ment avec ta sévérité, tu resterais seul au Paradis. Qu'en
dis-tu, Maître ?"
"Non, je ne
l'admets pas. Satan ne peut attaquer que la partie inférieure." "Mais tu
blasphèmes, Judas de Simon !" disent presque ensemble le Zélote et
Barthélemy. "En démentant
Dieu et le Livre. On y lit que Lucifer attaqua aussi la partie supérieure, et
Dieu, par la bouche de son Verbe, nous l'a dit un nombre infini de fois"
répond Barthélemy.
"Dieu non, parce
qu'Il est Ordre et Loyauté, mais Satan oui, parce qu'il est le Désordre et la
Haine" réplique le Zélote. "La Haine n'est
pas le sentiment opposé à la Loyauté, tu parles mal" "Je parle bien,
car si Dieu est Loyauté, et pour cette raison Il ne manque pas à la parole
qu'Il a donnée de laisser 1'homme libre de ses actions, le démon ne peut
mentir à cette parole puisqu'il n'a pas promis à l'homme le libre arbitre.
Mais il est pourtant vrai qu'il est la Haine et que pour cette raison il
s'attaque à Dieu et à l'homme, et qu'il s'y attaque en assaillant la liberté
intellectuelle de 1'homme, outre sa chair, et en conduisant cette liberté de
pensée à l'esclavage, à des possessions pour lesquelles l'homme fait des
choses qu'il ne ferait pas s'il était délivré de Satan" soutient le
Zélote. "Je ne l'admets
pas."
"Les possédés
sont sourds, ou muets, ou fous, pas luxurieux." "Tu ne penses
qu'à ce vice ?"dit ironiquement Thomas. "Parce qu'il est
le plus répandu et le plus avilissant." "Ah ! Je
croyais que c'était celui que tu connaissais le mieux" dit Thomas en
riant. Mais Judas bondit sur
ses pieds comme pour réagir. Puis il se domine et descend l'escalier pour
s'éloigner à travers champs. Un silence... Puis
André dit : "Son idée n'est pas complètement fausse. On dirait
qu'en fait Satan n'exerce sa possession que sur les sens : les yeux,
l'ouïe, la parole, et sur le cerveau. Mais alors, Maître, comment expliquer
certaines perversions ? Ce ne sont peut-être pas des possessions ?
Un Doras, par exemple ?..." "Un Doras, comme
tu dis, pour ne pas manquer de charité envers personne, et que de cela Dieu te
récompense, ou bien une Marie comme tous nous pensons, à commencer par elle,
après les allusions claires et vraiment pas charitables de Judas, sont ceux
qui sont possédés plus complètement par Satan, qui étend son pouvoir sur les
trois grandes puissances de l'homme. 113> Les
possessions les plus tyranniques et les plus subtiles, dont se libèrent
seulement ceux qui sont toujours assez peu dégradés dans leur esprit pour
savoir encore comprendre l'invitation de la Lumière. Doras n'était pas un
luxurieux, mais malgré cela, il ne sut pas venir au Libérateur. En cela se
trouve la différence. Alors que pour ceux qui sont lunatiques, et muets,
sourds ou aveugles, par l'action du démon, les parents cherchent et pensent à
me les amener, pour ceux qui sont possédés dans leur esprit, il n'y a que
leur esprit qui s'occupe de chercher la liberté. A cause de cela, ils
reçoivent le pardon en plus de leur libération, parce que leur vouloir a
d'abord commencé la dépossession du démon. "Oui, mon
Maître. Et sans rancœur." "La paix à tous.
Laissons ici la cause de tant de discussions. Les ténèbres avec les ténèbres,
dehors, dans la nuit [3]. Et nous, rentrons
pour dormir sous le regard des anges." |
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Et il dépose sur un
banc la chauve-souris qui fait ses premières tentatives de vol, et il se
retire avec les apôtres dans la chambre du haut, pendant que les femmes et
les propriétaires de la maison s'en vont en bas. |
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