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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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jeudi 22 juin 28 vidéo d'après l'œuvre de M.V. (éd. RSI)
- Elle prévient contre de petits crocodiles 188 - Marthe pousse un cri aigu 189 - Renseignements sur les vrais crocodiles 189 - Une jeune fille sort d'un buisson 190 - Jésus offre son aide à l'esclave fugitive 191 - Elle lui raconte son histoire 191 - Elle se rendra secrètement à Béthanie 193 - Arrivée du char de Béthanie 193 - À Césarée, Lidia reconnaît la Madeleine 194 - Qui écarte avec assurance un ancien amant 195 |
4.117. |
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188> Je ne vois pas la ville de Dora. Le soleil
va se coucher. Les voyageurs sont en marche vers Césarée... Mais l'arrêt à
Dora, je ne l'ai pas vu. Peut-être cela a été une halte sans rien de notable
à signaler. La mer semble embrasée tellement dans son calme elle reflète la
couleur rouge du ciel, un rouge presque irréel tant il est violent. On dirait
qu'on, a répandu du sang sur la voûte du firmament. Il fait encore chaud,
bien que l'air marin rende cette chaleur supportable. Ils cheminent toujours
le long de la mer pour fuir l'ardeur du terrain sec. Beaucoup ont même tout
bonnement quitté leurs sandales et ont relevé leurs vêtements pour entrer
dans l'eau. Pierre déclare : "S'il n'y avait pas les femmes, je
me mettrais nu et j'entrerais dans l'eau jusqu'au cou." Mais il doit aussi
sortir de là, car Marie-Magdeleine, qui était devant avec les autres, revient en arrière
et dit : "Maître, je connais bien ces parages. Tu vois là-bas où la
mer présente une ligne jaune au milieu de son azur ? Là se jette un
cours d'eau toujours alimenté, même en été, et il faut pouvoir le
franchir..." "Nous en avons
tant franchis ! Ce ne sera pas le Nil ! Celui-ci aussi, nous le
franchirons" dit Pierre. "Ce n'est pas le
Nil, mais dans ses eaux et sur ses rives il y a des animaux aquatiques qui
peuvent nuire. Il ne faut pas passer sans précautions, ni déchaussés pour
éviter des blessures." "Oh ! Que
sont-ils ? Des Léviathans ?"
"Et qu'est-ce
qu'ils font là ?" "Ils y ont été
amenés pour le culte, je crois depuis l'époque où les phéniciens dominaient
le pays. Et ils y sont restés, en devenant de plus en plus petits mais pas
moins agressifs pour autant, en passant des temples à la vase du cours d'eau.
Maintenant ce sont de gros lézards, mais avec de ces dents ! Les romains
viennent ici pour des parties de chasse et des divertissements variés... J'y
suis venue moi aussi avec eux. Tout sert à... tuer le temps. Et puis les
peaux sont très belles et servent à différents usages. Permettez donc qu'à
cause de mon expérience des lieux, je vous guide." "Bon. J'aimerais
les voir..." dit Pierre. 189> "Peut-être en
verrons-nous quelques-uns bien qu'ils soient presque exterminés, tellement on
les chasse." La troupe quitte la rive et se dirigé vers l'intérieur,
jusqu'à ce qu’elle trouve une grand-route à mi-chemin entre les collines et
la mer. Ils arrivent bientôt à un pont très arqué jeté sur un petit fleuve
dont le lit est plutôt large mais où il passe peu d'eau, au milieu du lit, là
où il n'y pas d'eau, on voit des joncs et des roseaux, à demi-desséchés par
la chaleur de l'été, formant en d'autres saisons des îles minuscules au
milieu de l'eau. Sur les rives, d'autre part, il y a des buissons et des
arbres touffus. Bien que les
voyageurs fouillent tout du regard, ils ne voient aucun animal et plusieurs
en sont déçus. Mais, au moment où ils vont finir de franchir le pont, dont
l'arc unique est très haut, peut-être pour ne pas être emporté par le courant
en temps de crue - une robuste construction sans doute romaine - Marthe pousse un cri aigu et s'enfuit en arrière, terrorisée.
Un gros lézard, il ne semble pas que ce soit autre chose, mais avec la tête
classique de crocodile, se trouve en travers de la route faisant semblant de
dormir. "Mais n'aie pas
peur !" crie Marie-Magdeleine.
"Quand ils sont là, ils ne sont pas dangereux. Le danger c'est quand ils
sont cachés et que l'on passe dessus sans les voir." Mais Marthe reste
prudemment en arrière, Suzanne aussi ne s'en amuse pas... Marie
d'Alphée est plus courageuse et, tout
en restant prudente, elle reste près de ses fils. Elle va de l'avant et
regarde. Les apôtres, eux, n'ont pas vraiment peur et ils regardent en
faisant des commentaires sur cette bête désagréable qui daigne tourner
lentement la tête pour se faire voir aussi par devant. Puis elle fait mine de
bouger et semble vouloir se diriger vers ceux qui la dérangent. Un autre cri
de Marthe qui s'enfuit plus en arrière, imitée maintenant aussi par Suzanne
et Marie de Cléophas. Mais Marie-Magdeleine
ramasse un caillou et le lance contre la bête. Celle-ci, frappée au flanc,
dévale la grève et s'enfonce dans l'eau. "Avance,
peureuse. Il n'y est plus" dit-elle à sa sœur. Les femmes se
rapprochent. "Pourtant c'est
une sale bête" commente Pierre. "Est-il vrai,
Maître, qu'autrefois on leur donnait en nourriture des victimes
humaines ?" demande l'Iscariote.
"Le crocodile
était considéré comme un animal sacré. Il représentait un dieu, et comme nous
consommons le sacrifice offert à notre Dieu, eux, les pauvres idolâtres, le
faisaient avec les pratiques et les erreurs que leur condition
comportait." 190> "Mais, maintenant, c'est
fini ?" demande Suzanne. "Je crois qu'il
n'est pas impossible que cela se pratique dans des contrées idolâtres"
dit Jean
d’Endor. "Mon Dieu !
Mais ils les donnent morts, au moins ?" "Non, ils les
donnent vivants, si cela se fait encore. Des jeunes filles, des enfants, en
général. Ce qu'il y a de mieux dans le peuple. C’est du moins ce que j'ai
lu" répond toujours Jean aux femmes qui regardent de tous côtés,
effrayées. "Moi, je
mourrais de peur si je devais en approcher" dit Marthe. "Vraiment ?
Mais cela n'est rien, femme, à côté du vrai crocodile. Il est au moins trois
fois plus long et plus gros." "Et affamé
aussi, celui-là était rassasié de couleuvres ou de lapins sauvages." "Miséricorde !
Des couleuvres aussi ! Mais où nous as-tu amenés, Seigneur !" gémit
Marthe. Elle est si effrayée que tout le monde se laisse gagner
irrésistiblement par l'hilarité. Hermastée,
qui s'est toujours tu, dit : "N'ayez aucune crainte, Il suffit de
faire beaucoup de bruit et tous s'enfuient. Je m'y connais. J'ai été
plusieurs fois en basse Égypte." On se met en marche
en battant des mains et en frappant sur les troncs d'arbres. Le passage
dangereux est franchi. Marthe s'est placée près de Jésus et demande
souvent : "Mais il n'y en aura vraiment plus ?" Jésus la regarde et
secoue la tête en souriant, mais il la rassure : "La plaine de
Saron n'est que beauté, et désormais nous y sommes. Mais en vérité,
aujourd'hui les femmes disciples m'ont réservé des surprises ! Je ne
sais vraiment pas pourquoi tu es si peureuse." "Je ne le sais
pas moi-même. Mais tout ce qui rampe me terrorise. Il me semble sentir la
froidure de ces corps, certainement froids et visqueux, sur moi. Et je me
demande aussi pourquoi ils existent. Ils sont peut-être
nécessaires ?" "Cela, il
faudrait le demander à Celui qui les a faits. Mais crois bien que, s'Il les a
faits, c'est signe qu'ils sont utiles, ne serait ce que pour faire briller
l'héroïsme de Marthe" dit Jésus avec un fin scintillement dans les yeux. "Oh !
Seigneur ! Tu plaisantes et tu as raison, mais moi j'ai peur et je ne me
vaincrai jamais." "Nous verrons
cela... Qu'est-ce qui remue là-bas, dans ces buissons ?" dit Jésus
en dressant la tête et en regardant devant vers un enchevêtrement de ronces
et d'autres plantes, qui montent à l'assaut d'une haie de figuiers d'Inde,
qui sont plus en arrière avec leurs palettes qui sont dures autant que les
branches des autres plantes sont flexibles. 191> "Un autre
crocodile, Seigneur ?!..." gémit Marthe terrorisée. Mais le bruit
augmente et il sort de là un visage humain, de femme. Elle regarde et voit
tous ces hommes; et se demande si elle va fuir à travers la campagne ou se
cacher dans la galerie sauvage. Mais la première idée l'emporte et elle
s'enfuit en poussant un cri. "Lépreuse ?"
"Folle ?" "Possédée ?" se demandent-ils et ils
restent perplexes. Mais la femme revient
en arrière parce que, de Césarée déjà très proche, s'avance un char romain. La
femme est comme un rat dans un piège. Elle ne sait où aller car Jésus et les
siens sont maintenant près du buisson qui lui servait de refuge et elle ne
peut y retourner, et elle ne veut pas aller vers le char… Dans les premières
brumes du soir, car la nuit tombe rapidement après un puissant crépuscule, on
voit qu'elle est jeune et gracieuse, bien qu'échevelée et avec des vêtements
déchirés. "Femme !
Viens ici !" commande impérieusement Jésus. La femme tend les bras
en suppliant : "Ne me fais pas de mal !" "Viens ici, Qui
es-tu ? Je ne vais pas te faire de mal" Jésus lui parle si
doucement qu'il la persuade. La femme s'avance,
courbée, et elle se jette par terre en disant : "Qui que tu sois,
aie pitié. Tue-moi, mais ne me livre pas au maître. Je suis une esclave
fugitive..." "Qui était ton
maître ? Et toi, d'où es-tu ? Tu n'es sûrement pas hébreuse. Ton accent l'indique, et aussi ton
vêtement." "Je suis
grecque. L'esclave grecque de... Oh ! pitié ! Cachez-moi ! Le
char va arriver..." Ils forment tous un
groupe autour de la malheureuse qui se pelotonne par terre. Le vêtement
déchiré par les ronces laisse voir les épaules sillonnées de coups et
marquées de griffures. Le char passe sans qu'aucun de ses occupants manifeste
de l'intérêt pour le groupe arrêté près de la haie. "Ils sont allés
plus loin. Parle. Si nous le pouvons, nous allons t'aider" dit Jésus en
mettant la pointe des doigts sur sa chevelure défaite. "Je suis Sintica, l'esclave
grecque d'un noble romain de la suite du Proconsul." "Mais alors, tu
es l'esclave de Valérien !" s'écrie Marie de Magdala. "Ah !
pitié, pitié ! Ne me dénonce pas à lui" supplie la malheureuse. 192> "Ne crains pas. Je ne parlerai jamais
plus à Valérien" répond Marie-Magdeleine. Et
elle explique à Jésus : "C'est un des romains les plus riches et
les plus dégoûtants que nous avons ici. Et il est cruel autant que dégoûtant." "Pourquoi
t'es-tu enfuie ?" demande Jésus. "Parce que j'ai
une âme. Je ne suis pas une marchandise. (la femme s'enhardit, en voyant
qu'elle a trouvé des gens qui ont pitié d'elle). Je ne suis pas une
marchandise. Lui m'a achetée, c'est vrai. Mais il peut avoir acheté ma
personne pour orner sa maison, pour que j'égaie ses heures par la lecture,
pour que je le serve. Mais rien d'autre. Mon âme m'appartient ! Ce n'est
pas une chose qu'on achète. Lui la voulait aussi." "Comment sais-tu
que tu as une âme ?" "Je ne suis pas
illettrée, Seigneur. Butin de guerre dès mon plus jeune âge, mais pas
plébéienne. C'est mon troisième maître et c'est un faune dégoûtant. Mais il
me reste les paroles de nos philosophes. Et je sais qu'il n'y a pas que la
chair en nous. Il y a quelque chose d'immortel enfermé en nous, quelque chose
qui n'a pas un nom précis pour nous. Mais, depuis peu, son nom, je le sais. 193> Il m'a achetée trop cher et je plais trop à
ses sens pour qu'il me laisse aller... Aie pitié ! Je te le demande, tu
es hébreux et certainement tu sais où il se trouve, je te demande de me
conduire à l'Inconnu qui parle aux esclaves et qui parle de l'âme. On m'a dit
qu'il est pauvre. Je souffrirai la faim, mais je veux être auprès de lui pour
qu'il m'instruise et me relève. On s'abrutit de vivre avec des brutes, même
si on leur résiste. Je veux revenir à la possession de ma dignité
morale." "Cet homme,
l'Inconnu que tu cherches, il est devant toi." "Toi ? O
Dieu inconnu de l'Acropole, salut !" et elle courbe son front jusqu'à
terre. "Tu ne peux
rester ici, mais Moi, je vais à Césarée." "Ne me laisse
pas, Seigneur !" "Je ne te laisse
pas... Je réfléchis." "Maître, notre
char est certainement à l'endroit convenu. Il attend. Envoie quelqu'un avertir.
Dans le char, elle sera en sécurité comme dans notre maison" conseille
Marie de Magdala. "Oh ! oui
Seigneur. Auprès de nous, à la place du vieil Ismaël. Nous l'instruirons
sur Toi. Elle sera arrachée au paganisme" supplie Marthe. "Veux-tu venir
avec nous ?" demande Jésus. "Avec n'importe
qui des tiens. Pourvu que je ne sois plus avec cet homme. Mais... mais, ici
il y a une femme qui m'a dit qu'elle le connaissait ? Ne me
trahira-t-elle pas ? Ne viendra-t-il pas des romains dans sa
maison ? Ne..." "N'aie pas peur.
A Béthanie, il ne vient pas de romains, surtout de cette
espèce" dit Marie-Magdeleine pour la rassurer.
"Simon et Simon Pierre, allez chercher le char. Nous vous
attendrons ici. Nous entrerons après dans la ville" commande Jésus. Quand le lourd char
couvert s'annonce par le bruit des sabots et des roues et par la lanterne
suspendue tout en haut, ceux qui attendaient se lèvent du bord de la route,
où certainement ils ont soupé, et s'en vont sur la route. Le char s'arrête
cahotant sur le bord du chemin disloqué, et Pierre et Jean en descendent, immédiatement suivis d'une femme
âgée qui court embrasser Marie-Magdeleine en disant : "Je ne veux pas
tarder un seul instant pour te dire que je suis heureuse, pour te dire que ta
mère se réjouit avec moi, pour te dire que tu es redevenue la blonde rose de
notre maison, comme quand tu dormais dans ton berceau après avoir sucé mon
sein !" et elle n'en finit plus de l'embrasser. 194> Marie pleure dans ses bras. "Femme, je te
confie cette jeune personne et je te demande le sacrifice d'attendre ici
toute la nuit. Demain, tu pourras aller au premier village sur la route
consulaire et attendre. Nous viendrons avant l'heure de tierce" dit
Jésus à la nourrice. "Que tout soit
comme tu veux, béni que tu es ! Permets-moi seulement de donner à Marie
les vêtements que je lui ai apporté." Elle remonte dans le char avec Marie
très Sainte et Marie et Marthe. Quand
elles en sortent, Marie-Magdeleine est telle que
nous la verrons par la suite, toujours: un vêtement simple, un fin voile de
lin très ample et un manteau sans ornements. "Va tranquille, Sintica. Demain, nous viendrons nous aussi. Adieu"
dit Jésus en la saluant. Et il reprend le chemin vers Césarée... La promenade
fourmille de gens qui se promènent à la lueur des torches ou de lanternes
portées par des esclaves et y respirent l'air qui vient de la mer qui
rafraîchit grandement les poumons fatigués par la chaleur étouffante de
l'été. Et ces promeneurs appartiennent à la classe des riches romains. Les
hébreux sont dans leurs maisons et prennent le frais sur les terrasses. La
promenade ressemble à un très vaste salon à l'heure des visites. S'y promener
implique d'y être observé en détail. Et pourtant c'est par là que passe
Jésus... pour toute la longueur de la promenade sans se soucier de qui
l'observe, fait des commentaires et se moque. "Maître, Toi
ici ? A cette heure ?" demande Lidia assise sur
une sorte de fauteuil, ou de divan, porté par des esclaves sur le bord du
chemin. Et elle se lève. "Je viens de
Dora et je me suis attardé. Je vais à la recherche d'un logement." "Je te
dirais : voici ma maison" et elle Lui montre un bel édifice
derrière elle. "Mais je ne sais pas si..." "Non. Je te
remercie, mais je n'accepte pas. J'ai avec Moi une nombreuse compagnie et
deux sont déjà allés en avant avertir des personnes que je connais. Je crois
qu'elles me donneront l'hospitalité." Le regard de Lidia se
pose aussi sur les femmes que Jésus lui a montrées avec les disciples, et
tout de suite elle reconnaît Marie-Magdeleine. "Marie ?
Toi ? Mais alors c'est vrai ?" Marie de Magdala a le regard
torturé d'une gazelle aux abois. 195> Et elle a raison,
car ce n'est pas seulement Lidia qu'elle doit affronter mais de nombreuses
personnes qui la regardent... Mais elle regarde aussi Jésus et elle prend
courage. "C'est
vrai." "Alors, nous
t'avons perdue !" "Non, vous
m'avez trouvée. Du moins j'espère vous retrouver un jour et avec une
meilleure amitié sur le chemin que j'ai finalement trouvé. Dis-le, je t'en
prie, à tous ceux qui me connaissent. Adieu, Lidia. Oublie tout le mal que tu
m'as vu faire, je t'en demande pardon..." "Mais,
Marie ! Pourquoi te dégrades-tu ? Nous avons mené la même vie de
riches et de désœuvrés, et il n'y a pas..." "Non. J'ai mené
une vie plus mauvaise. Mais j'en suis sortie. Et pour
toujours." "Je te salue
Lidia" abrège le Seigneur, et il se dirige vers son cousin Jude qui vient vers Lui avec Thomas. Lidia retient encore
un instant Marie-Magdeleine : "Mais
dis-moi la vérité, maintenant que nous sommes entre nous : es-tu
vraiment convaincue ?" "Pas
convaincue : heureuse d'être une disciple. Je n'ai qu'un
regret : de n'avoir pas connu plus tôt la Lumière et, au lieu de m'en
avoir nourrie, d'avoir mangé la fange. Adieu, Lidia." La réponse résonne
avec netteté dans le silence qui s'est fait autour des deux femmes. Personne
de ceux qui sont là, nombreux, ne parle plus... Marie se retourne et
cherche à rejoindre rapidement le Maître. Un jeune homme lui coupe la route :
"C'est ta dernière folie ?" dit-il et il veut l'embrasser.
Mais à moitié ivre comme il l'est, il n'y réussit pas, et Marie lui échappe
en lui criant : "Non, c'est mon unique sagesse." Elle rejoint ses
compagnes, voilées comme des musulmanes, tant il leur répugne d'être vues par
ces gens vicieux. "Marie" dit
Marthe toute anxieuse "tu as beaucoup souffert ?" "Non. Et il a
raison, et maintenant je ne souffrirai jamais plus de cela. Il a raison
Lui..." |
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Tout le monde tourne
par une ruelle obscure pour entrer ensuite dans une vaste maison,
certainement une auberge, pour la nuit. |
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[1] "Chrétiens Magazine" n° 217 du 15 février
2009, (pages 22 et 23) a publié une étude très documentée de Jean-François Lavère, un des spécialistes de l'œuvre de Maria Valtorta,
sur la présence des crocodiles à Césarée Maritime.