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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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vendredi 25
mai 29
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Commentaire de MV : La joie surhumaine] 220 - Halte pour un bain prolongé 220 - Des espions 220 - Des visiteurs qui dérangent le groupe 220 - Les déboires du possédé guéri et de sa
mère 222 - Une leçon sur le discernement des
esprits 223 - Les pharisiens nous oppriment 224 - Discours (L'hypocrisie des pharisiens 225 - La confiance en Dieu 225
- Le péché contre l'Esprit) 226 - Adieu à la foule et repos 227 |
6.112. |
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220> Une fois passée la Semaine Sainte et
par conséquent la pénitence de ne pas voir, revient ce matin (22-4-46) la vision
spirituelle de l'Évangile. Et toute mon anxiété s'oublie dans cette joie qui
s'annonce toujours par un indescriptible sentiment de jubilation surhumaine... ...Et voilà que je vois Jésus qui marche encore le long des bosquets qui
bordent le fleuve. Il s'arrête pour commander une halte en ces heures trop
chaudes pour permettre la marche. En effet l'épais entrelacement des branches
met à l'abri du soleil, mais c'est comme une chape qui s'oppose au mouvement
à peine sensible de la brise et par-dessous l'air est chaud, immobile, lourd,
d'une humidité qui se dégage du sol près du fleuve, une humidité qui ne
détend pas mais qui colle au corps en se mêlant à la sueur qui est déjà un
tourment. "Arrêtons-nous jusqu'au soir. Ensuite nous descendrons sur
la grève qui blanchit sous la lumière des étoiles et nous continuerons la
route pendant la nuit. Maintenant mangeons et reposons-nous." "Ah! avant de manger je vais me rafraîchir en prenant un
bain. L'eau sera tiède comme une tisane pour la toux, mais cela servira à
m'enlever la sueur. Qui vient avec moi ?" demande Pierre. Tous vont avec lui. Tous, même Jésus qui, comme les autres, est
tout en sueur et a son vêtement alourdi par la poussière et la sueur. Chacun
d'eux prend un vêtement propre dans son sac et ils descendent au fleuve. Sur
l'herbe, pour signaler leur halte, il ne reste que les treize sacs et les
gourdes que gardent les vieux arbres et d'innombrables oiseaux qui regardent,
curieux, de leurs petits yeux de jais, les treize sacs gonflés et
multicolores épars sur l'herbe. Les voix des baigneurs s'éloignent et se perdent dans le bruit
du fleuve. Seul, de temps à autre, quelque bruyant éclat de rire des plus
jeunes résonne comme une note aiguë au-dessus des accords bas et monotones du
fleuve. Mais le silence est bientôt rompu par un bruit de pas. Des
têtes se montrent de derrière un enchevêtrement de branches, elles jettent un
coup d’œil, disent avec une expression de contentement : "Ils sont
ici. Ils se sont arrêtés. Allons le dire aux autres" et ils
disparaissent en s'éloignant derrière les buissons... 221>...Pendant ce temps, rafraîchis, les cheveux
encore humides, bien qu'essuyés d'une manière rudimentaire, déchaussés avec
leurs sandales lavées et ruisselantes tenues par les brides, les vêtements
frais endossés, les autres sont étendus peut-être sur les roseaux après un
lavage dans les eaux bleues du Jourdain, les apôtres reviennent avec le
Maître. Ils sont visiblement plus en forme après ce bain prolongé. Ignorant qu'ils ont été découverts, ils s'assoient, après que
Jésus ait offert et distribué la nourriture. Et après le repas, somnolents,
ils voudraient bien s'allonger et dormir, mais voici qu'arrive un homme, et
après lui un second et un troisième... "Que voulez-vous ?" demande Jacques
de Zébédée qui les voit venir et s'arrêter près d'un buisson, se
demandant s'ils doivent avancer ou non. Les autres, y compris Jésus, se
retournent pour voir avec qui parle Jacques. "Ah ! ce sont ceux du village... Ils nous ont
suivis !" dit sans enthousiasme Thomas qui se disposait à dormir un peu. Cependant ceux que Jacques a interrogés, répondent, un peu
intimidés devant la répugnance visible des apôtres à les recevoir: "Nous
voulions parler au Maître... Dire que... N'est-ce pas, Samuel ?..." et
ils s'arrêtent, n'osant parler davantage. Mais Jésus, bienveillant, les encourage : "Dites,
dites. Vous avez d'autres malades ?..." et il se lève pour aller
vers eux. "Maître, tu es fatigué Toi aussi, plus que nous.
Repose-toi un peu et qu'ils attendent..." disent plusieurs apôtres. "Ici il y a des créatures qui désirent me voir. Eux aussi
n'ont donc pas leur cœur en paix. Et la fatigue du cœur est plus que celle
des membres. Laissez-moi les écouter." "C'est bien ! Adieu notre repos !..."
murmurent les apôtres, abrutis par la fatigue et la chaleur au point de faire
des reproches à leur Maître en présence d'étrangers, au point de dire :
"Et quand, par défaut de prudence, tu nous auras rendus tous malades, tu
comprendras trop tard que nous t'étions nécessaires." Jésus les regarde... avec pitié. Il n'y a rien d'autre dans ses
doux yeux fatigués... Mais il répond : "Non, mes amis. Je ne
prétends pas que vous m'imitiez. Regardez : vous restez ici, au repos.
Moi, je m'éloigne avec eux. Je les écoute et puis je viens me reposer parmi
vous." Sa réponse est si douce qu'elle obtient plus qu'un reproche. Le
bon cœur, l'affection des douze se réveille et reprend le dessus :
"Mais non, Seigneur ! Reste où tu es pour leur parler. Nous irons
retourner nos vêtements pour les faire sécher de l'autre côté. 222> Ainsi, nous
vaincrons le sommeil et puis nous viendrons nous reposer ensemble." Les plus ensommeillés s'en vont vers le fleuve... Il
reste Matthieu, Jean et Barthélemy. Mais pendant ce temps, les trois
citadins sont devenus plus de dix et il en arrive toujours... "Donc ?
Avancez et parlez sans crainte." "Maître, après
ton départ, les pharisiens sont devenus encore plus violents... Ils ont
assailli l'homme que tu as délivré et... s'il ne devient pas fou, ce sera un
nouveau miracle... car... ils ont dit que... que tu l'as débarrassé d'un
démon qui ne possédait que sa raison, mais que tu lui as donné un démon plus
fort. Ce démon serait fort au point qu'il aurait vaincu le premier, plus fort
que le premier parce qu'il damne et possède son esprit. Alors qu'il n'aurait
pas eu à porter les conséquences dans l'autre vie de sa première possession
parce que ses actions n'étaient pas... comment ont-ils dit, Abraham ? ..." "Ils ont dit...
oh ! un mot étrange... En somme, de ces actions Dieu ne lui aurait pas
demandé compte parce qu'elles étaient faites sans liberté d'esprit.
Maintenant, au contraire, adorant sous l'influence du démon qu'il a dans le
cœur, du démon que tu lui as mis – oh ! pardonne-nous de le dire !
- que tu lui as mis, Toi, prince des démons, t'adorant Toi avec un esprit qui
n'est plus fou, il est sacrilège et maudit et il sera damné. Alors le pauvre
malheureux regrette son premier état et arrive presque... à faire des imprécations
contre Toi... Plus fou qu'auparavant par conséquent... et la mère se
désespère à cause du fils qui désespère de se sauver,.. et toute leur joie
s'est changée en tourment. Nous t'avons cherché pour que tu lui donnes la
paix, et c'est sûrement l'ange qui nous a conduits ici... Seigneur, nous
croyons que tu es le Messie, et nous croyons que le Messie a en Lui l'Esprit
de Dieu, qu'Il est donc Vérité et Sagesse et nous te demandons de nous donner
la paix et l'explication..." "Vous êtes dans
la justice et dans la charité. Soyez bénis. Mais où est le
malheureux ?" "Il nous suit
avec la mère en pleurant son désespoir. Tu vois ? Le village entier,
sauf eux, les cruels pharisiens, vient ici, Sans souci de leurs menaces, car
ils nous ont menacés de punitions à cause de notre croyance en Toi. Mais Dieu
nous protégera." "Dieu vous
protégera. Conduisez-moi au miraculé." "Non, nous te
l'amènerons. Attends" et plusieurs s'en vont vers le groupe le plus
nombreux qui s'avance avec de grands gestes alors que deux plaintes aiguës
dominent le bruit de la foule. 223> Les autres, ceux qui sont restés, sont déjà nombreux et quand à ceux-ci
se joignent les autres avec au milieu le possédé guéri et sa mère, c'est
vraiment une grande foule qui se presse parmi les arbres autour de Jésus,
grimpant même aux arbres afin de trouver une place pour entendre et voir. Jésus va à la
rencontre de son miraculé qui, en le voyant, s'arrachant les cheveux en
s'agenouillant, dit : "Rends-moi le premier démon ! Par pitié
pour moi, pour mon âme ! Que t'ai-je fait pour que tu me nuises à ce
point ?" Et sa mère, elle
aussi à genoux : "Il délire de peur, Seigneur ! N'accueille
pas ses paroles blasphématrices, mais délivre-le de la peur que ces cruels
ont mise en lui, pour qu'il ne perde pas la vie de l'âme. Tu l'as délivré une
fois !... Oh ! par pitié pour une mère, délivre-le
encore !" "Oui, femme, ne
crains pas ! Fils de Dieu, écoute !" Et Jésus appuie ses mains
sur la chevelure en désordre du malheureux que fait délirer une peur
surnaturelle : "Écoute et juge. Juge par toi-même car maintenant
ton jugement est libre et tu peux juger avec justice. L'homme réfléchit, et
en rougissant, il répond : "Non, Seigneur." "Et quand ton
perpétuel Adversaire t'a pris tout à fait, avais-tu la paix et la
joie ?" "Non, Seigneur,
jamais. Tant que j'ai compris, tant que j'ai eu un reste de liberté d'esprit,
il m'est venu trouble et souffrance de la violence de l'Adversaire.
Ensuite.,. je ne sais pas... Je n'avais plus une intelligence capable de
comprendre ce que je souffrais… J'étais inférieur à une bête... Mais même
dans cet état où je paraissais moins intelligent qu'un animal... "Et quand tu
t'es réveillé avec ta main dans la mienne ? Qu'as-tu
éprouvé ?" "Oh ! un
étonnement si doux... et puis une joie, une paix plus grande encore... Il me
semblait sortir d'une sombre prison remplie d'un grouillement de serpents
innombrables et d'un air horriblement empuanti et, en même temps, j'entrais
dans un jardin en fleurs, plein de soleil, de chants... J'ai connu le
Paradis.., mais lui aussi ne peut se décrire..." L'homme sourit, comme
ravi par le souvenir de sa brève et récente heure de joie. Puis il soupire et
dit pour finir : "Mais cela a été vite fini..." "En es-tu
sûr ? Dis-moi, maintenant que tu es près de Moi et que tu es loin de
ceux qui t'ont troublé, qu'éprouves-tu ?" "La paix encore.
Ici, près de Toi, je ne puis croire que je suis damné, et leurs paroles me
semblent des blasphèmes... Mais moi, je les ai crues... N'ai-je donc pas
péché contre Toi ?" "Ce n'est pas
toi qui as péché, mais eux. Lève-toi, fils de Dieu, et crois à la paix qui
est en toi. La paix vient de Dieu. Tu es avec Dieu. Ne pèche pas et ne crains
pas" et il enlève les mains de dessus la tête de l'homme en le faisant
lever. "Il en est
vraiment ainsi, Seigneur ?" demandent plusieurs. "Vraiment, il en
est ainsi. Le doute suscité par des paroles intentionnellement nuisibles a
été la dernière vengeance de Satan sorti de lui, vaincu, désireux de
reprendre sa proie perdue." Avec beaucoup de bon
sens, un homme du peuple dit : "Mais alors... les pharisiens... ils
ont servi Satan !" et beaucoup applaudissent cette juste
observation. "Ne jugez pas.
Il est quelqu'un qui juge." "Mais, au moins,
nous sommes francs dans notre jugement... et Dieu voit que nous jugeons des
fautes évidentes. Eux feignent d'être ce qu'ils ne sont pas. Leurs actions
sont mensongères et leurs intentions ne sont pas bonnes. Et pourtant ils ont
plus de succès que nous, qui sommes honnêtes et sincères. Ils sont notre
terreur. Ils étendent leur puissance jusque sur la liberté de croyance. On
doit croire et pratiquer comme il leur plaît, et ils nous menacent parce que
nous t'aimons. Ils essaient de ramener tes miracles à des sorcelleries, à
inspirer la peur de Toi. Ils conspirent, oppriment, nuisent..." 225> La foule parle
tumultueusement. Jésus fait un geste pour imposer silence et il dit : Vous voyez. Ils
m'avaient laissé partir et puis ils avaient semé la zizanie là où le Seigneur
avait semé le bon grain. Ils croyaient avoir agi avec finesse et en sortir
victorieux. Et il aurait suffit que vous ne m'ayez pas trouvé, que j'eusse
passé le fleuve sans laisser de traces sur l'eau qui reprend son aspect après
que la proue l'ait ouverte, pour que triomphe leur mauvaise action, présentée
sous un jour favorable. Mais leur jeu a été vite découvert et leur action
mauvaise neutralisée. Et il en est ainsi de toutes les actions de l'homme. Il
en est Un au moins qui les connaît et sait y parer. Pas peur de ceux qui
tuent, oui, de ceux qui peuvent tuer le corps mais qui, après cela, ne
peuvent faire rien d'autre. Moi, je vous dis ce que vous avez à craindre. 226> Craignez ceux qui,
après vous avoir fait mourir, peuvent vous envoyer en enfer, c'est-à-dire les
vices, les mauvais compagnons, les faux maîtres, tous ceux qui insinuent le
péché ou le doute dans le cœur, ceux qui essaient de corrompre l'âme en plus du corps et de vous amener à vous séparer de Dieu et à
avoir des pensées de désespoir à l'égard de la divine Miséricorde. C'est cela
que vous avez à craindre, je vous le répète, car alors vous serez morts pour
toujours. Mais pour le reste,
pour votre existence, ne craignez pas. Et on renonce à cette
filiation quand on renie Dieu et le Verbe que Dieu a envoyé parmi les hommes pour
amener les hommes à Dieu. Alors, lorsque quelqu'un ne veut pas me reconnaître
devant les hommes, craignant que cette reconnaissance ne lui soit
dommageable, alors aussi Dieu ne le reconnaîtra pas pour son fils, et le Fils
de Dieu et de l'homme ne le reconnaîtra pas devant les anges du Ciel. Pourquoi cela ?
Parce que tous ne peuvent connaître l'étendue de l'Amour, sa parfaite
infinité, et voir Dieu dans une chair semblable à toute chair d’homme. Les
gentils, les païens ne peuvent croire cela par croyance, car leur religion
n’est pas amour. Même parmi nous, le respect craintif qu'Israël a pour Jéhovah peut empêcher de
croire que Dieu se soit fait homme et le plus humble des hommes. C'est une
faute de ne pas croire en Moi, mais quand elle s'appuie sur une crainte
excessive de Dieu elle est encore pardonnée. Mais il ne peut être pardonné
celui qui ne se rend pas à la vérité qui transparaît de mes actes et qui
refuse à l'Esprit d'Amour d'avoir pu tenir la parole donnée d'envoyer le
Seigneur au temps fixé, le Sauveur précédé et accompagné par les signes
prédits. 227> Eux, ceux qui me persécutent, connaissent les prophètes. Les
prophéties sont remplies de Moi. Ils connaissent les prophéties
et ils savent ce que je fais. La vérité est manifeste. Mais ils la nient
parce qu'ils veulent la nier. Ils nient systématiquement que je sois non
seulement le Fils de l'homme, mais le Fils de Dieu prédit par les prophètes,
Celui qui est né d'une Vierge non par le vouloir de l'homme mais de l'Amour
Éternel, de l'Esprit Éternel qui m'a annoncé pour que les hommes puissent me
reconnaître. Eux, pour pouvoir dire que persiste la nuit de l'Attente du
Christ, s'obstinent à garder leurs yeux fermés pour ne pas voir la Lumière
qui est dans le monde, et par conséquent renient l'Esprit Saint, sa Vérité,
sa Lumière. Et pour eux il y aura un jugement plus sévère que pour ceux qui
ne savent pas. Et de me dire "satan" ne
leur sera pas pardonné car l'Esprit fait, par Moi, des œuvres divines et non
sataniques. Et de porter les autres au désespoir, quand l'Amour les a portés
à la paix, cela ne sera pas pardonné, parce que ce sont toutes des offenses
au Saint-Esprit. À cet Esprit Paraclet
qui est Amour et donne l'amour et demande l'amour et qui attend mon
holocauste d'amour pour se répandre en amour sage, illuminateur dans le cœur
de mes fidèles. n Et quand cela sera
arrivé, ils vous persécuteront encore en vous accusant devant les magistrats
et les princes dans les synagogues et les tribunaux, alors ne vous préoccupez
pas de penser à la manière de vous défendre. L'Esprit Lui-même vous dira ce
que vous avez à répondre pour servir la Vérité et conquérir la Vie, de la
même manière que le Verbe est en train de vous donner ce qu'il faut pour
pouvoir entrer dans le Royaume de la Vie Éternelle.
Et toi, homme, deux
fois sauvé, sois fort et souviens-toi de ma paix pour dire aux
tentateurs : "N'essayez pas de me séduire. Ma foi est que Lui est
le Christ". Va, ô femme. Va avec lui et restez en paix. Adieu. Retournez à
vos maisons et laissez le Fils de l’homme à son humble repos sur l'herbe
avant qu'il reprenne sa route de persécuté, à la recherche d'autres personnes
à sauver, jusqu'à la fin. Que ma paix reste avec vous." Il les bénit et
retourne à l'endroit où ils ont mangé, et les apôtres avec Lui. Une fois les
gens partis, ils s'étendent, la tête sur les sacs, et le sommeilles prend
bientôt dans la lourde chaleur de l'après-midi et le lourd silence de ces
heures torrides. |
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