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Cet article recense les connaissances botaniques remarquables, contenues dans l'œuvre de Maria Valtorta
Les connaissances remarquables de la flore
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Anastasica ou rose de Jéricho : cette plante étrange du
désert, qui donne son nom à une disciple de Jésus,
trouve son origine dans le Siracide. Maria Valtorta
écrit anastasica et non anastatica, son véritable
orthographe. Cette différence trahit l'authenticité, car Anastasica
vient d'Anastasis, réssurection
en grec : définition qui convient à cette plante qui se dessèche pendant des
années avant de refleurir à la première pluie.
Chèvrefeuille
: En Samarie, Jésus
s'isole dans un endroit sauvage : "Un balcon sur lequel
se dresse un chêne colossal et d'où pendent des branches flexibles de mûres
sauvages ou d'églantier, de lierre et de chèvrefeuilles". Un
article atteste la présence de cette plante en Palestine : "Un soir, des Israéliens ont tendu une
embuscade à Cheikh Yacine. Ils l’ont capturé, emmené dans une cabane, ligoté,
assis sur une chaise. Au petit matin, de la cabane, sortaient des volutes d’after shave qui venaient se
mêler au parfum du chèvrefeuille.
La Palestine venait d’être rasée".
Clématite
: Les clématites, évoquées par Maria Valtorta, sont des fleurs de la famille
des renonculacées. Elles peuvent être une des deux espèces de Palestine : la clematis cirrhosa, ou,
plus probablement, la Clematis flammula. Références Maria Valtorta : Tome 2, chapitre 40 - Tome 3, chapitre 20 (vo
160.4) - Tome 3, chapitre 25
(vo 165.1) - Tome 4, chapitre 120 (vo
257.2) - Tome 4, chapitre 136
(273.2) - Tome 6, chapitre 87 - Tome 7, chapitre 209 (vo
512.1)
Cuscute
: Commentant la parabole du bon grain
et de l'ivraie, Jésus illustre avec la cuscute. Cette
plante est un parasite qui entoure les plants grâce
à des petits suçoirs. Un de ses noms désigne son origine : cuscuta palaestina. Le nom
cuscute en est originaire.
Fenouil
sauvage : Un homme
très amaigri et mourant parvient jusqu'à Ephraïm. Il
dit "Il y avait deux jours que je
ne mangeais que du fenouil sauvage et que je mâchais
de la chicorée et du grain en herbe. Ils m'ont cru
lépreux à cause de ma pâleur…". Les précisions sont pertinentes : Le
fenouil sauvage abondant dans ces régions, a des particularités sédatives,
mais aussi diurétiques et laxatives qui ont du
accentuer la maigreur de l'homme de Jabnia. Pour la
chicorée, Il peut s'agir de deux
sortes de chicorée : la chicorée épineuse (Cichorium
spinosum), plutôt maritime ou la chicorée sauvage (Cichorium intybus).
Genévrier
: Dans le descriptif
d'une scène, située dans les montagnes de Samarie, Nicodème alimente un
feu à l'aide de branche de genévrier. La précision est pertinente : Le
genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea) est un arbuste à feuille persistante qui
pousse dans les rocailles, les maquis, surtout sur sol calcaire. On le
rencontre sur tout le bassin méditerranéen.
Jasmin
? Marie de Cléophas se remémore
une particularité de la naissance de la Vierge Marie :
"Quand tu étais petite, je te vois
toujours avec ces fleurs dans tes menottes. Je les appelais les fleurs de ta
venue. En effet, quand tu es née, ton jardin en était plein et ce soir-là,
quand Nazareth toute entière est accourue pour voir la fille de Joachim, les
touffes de ces petites étoiles n'étaient qu'un diamant à cause de l'eau qui
était descendue du ciel et du dernier rayon du soleil qui depuis le couchant
les frappait. Et comme tu t'appelais "Étoile", tout le monde disait
en regardant la multitude de ces petites étoiles brillantes : "Les
fleurs se sont parées pour faire fête à la fleur de Joachim, et les étoiles
ont quitté le ciel pour venir près de l'Étoile". De quelles fleurs
s'agissait-il ? Pouvait-il s'agir d'une variété de jasmin, fleur originaire
de Perse ? Sa présence est-elle avérée à cette époque, en Galilée ?
Nabacà : Jésus prédit les
instruments de son supplice : "le bois, le fer, les cordes, les épines du nabacà...".
Le nabacà ou jujubier de Palestine, ou Zyziphus nabeca (nabac) ou Zyziphus spina christi, est un arbre épineux que l'on trouve encore en
Palestine.
Marguerite
: En Samarie, une
fillette accueille Jésus avec un bouquet de marguerites. Ce
détail est pertinent : la présence de marguerites en Palestine est attestées par un article palestinien
décrivant un carré de cimetière.
Marjolaine :
plante aromatique citée en 3.25
et en 8.35. La
marjolaine sauvage, ou origan, est bien une plante importée de Palestine en
Europe au XVIème siècle. Sa citation est pertinente. Elle pousse
naturellement dans les campagnes palestiniennes. Elle entre dans le composé d'épices traditionnelles.
Menthe :
plante citée dans Luc
11,42 : "Malheur à vous,
pharisiens, qui payez la dîme de la Menthe, de la rue et de toutes sortes
d'herbes, tandis que vous négligez la justice et l'amour de Dieu !".
Le Talmud allait plus loin que la stricte Loi de Moïse : il exigeait la dîme
sur toute plante servant à la nourriture de l'homme. La menthe se rencontre
en Palestine dans ses espèces Mentha sylvestris Noeana (menthe
sauvage) et Mentha rotundifolia
(menthe à feuilles rondes). Chez les Hébreux, les Grecs et les Romains, elle
était d'un usage fréquent : on en assaisonnait un grand nombre de mets. Rosenmuller
fait observer que, dans le livre de cuisine du
gastronome Romain Marcus Gavius Apicius, la menthe,
fraîche ou sèche, est indiquée presque à chaque page. Pedanius
Dioscoride, médecin botaniste du
Ier siècle, vante ses vertus digestives. On jonchait les synagogues de
ses feuilles odorantes. Références Maria Valtorta : 1.20 - 3.25
- 4.127 - 5.36 - 5.67 - 6.103 - 9.15 - 9.33 - 10.17.
Senévé : voir les travaux de Jean-François Lavère
sur le sujet.
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Fiche mise à jour le 20/01/2011
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