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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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Vendredi 22 février 30 (1 Wé-Adar)
- Manaën guide
de nuit Jésus vers la grotte 171 - Joseph et
Nicodème attendaient déjà 172 - Vous ne savez
pas pardonner 173 - Discours (La
pensée fixe d'un Messie temporel) 173 - Tes ennemis
savent où tu es et sont satisfaits 174 - Les femmes
disciples viendront bientôt 175 - Nécessité de
se détacher des richesses 176 - Jésus sera à Jérusalem pour la Pâque 177 - Discours
(Viser une plus grande justice) 177 - Départ des deux
synhédristes 178 - Discours de Manaën (Pourquoi je ne suis plus hérodien)
179 - C'est Dieu qui
oindra Jésus 180 - Jésus comme un
aigle dans l'aurore 180 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 8 8.21 |
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171> C'est un chemin bien difficile que celui pris par Manaën pour conduire Jésus à l'endroit où on l'attend.
Un chemin de montagne, étroit, couvert de pierres, dans le maquis et les
bois. La lumière très claire de la lune à son premier quartier arrive
difficilement à traverser l'enchevêtrement des branches et parfois disparaît
tout à fait et Manaën y supplée avec des torches qu'il a préparées et
emportées avec lui en bandoulière comme des armes sous son manteau. Lui
devant, suivi de Jésus, ils avancent en silence dans le grand silence de la
nuit. Deux ou trois fois un animal sauvage, en courant à travers les bois,
imite un bruit de pas qui fait arrêter Manaën aux aguets. Mais à part cela,
rien ne vient troubler la marche déjà si fatigante. "Voici, Maître,
là se trouve Goféna. Maintenant nous tournons, je compterai
trois cent pas et je serai aux grottes où ils nous attendent depuis le
coucher du soleil. Le chemin t'a paru long ? Et pourtant nous sommes allés
par des raccourcis qui, je crois, respectent la distance légale." [1] Jésus fait un geste
comme pour dire : "On ne pouvait faire autrement." Manaën ne parle plus,
attentif à compter les pas. Maintenant ils sont dans un couloir rocheux et
nu, ressemblant à une caverne qui monte entre les parois de la montagne qui se
touchent presque. 172> On dirait une
fracture produite par quelque cataclysme, tant elle est étrange : un énorme
coup de couteau dans la masse de la montagne qui l'aurait coupée sur un bon
tiers à partir du sommet. Au-dessus, là-haut, au-delà des parois
perpendiculaires, au-delà de l'agitation bruyante des arbres qui ont poussé
sur les bords de l'énorme entaille, resplendissent les étoiles, mais la
lumière de la lune ne descend pas ici, dans ce gouffre. La lumière fumeuse de
la torche réveille des oiseaux de proie qui crient en agitant leurs ailes sur
les bords de leurs nids au milieu des crevasses. Manaën dit :
"Voilà !" et à l'intérieur d'une fente de la paroi rocheuse, il
jette un cri qui ressemble à la plainte d'un gros hibou. Venant du fond, une
lueur rougeâtre s'avance par un autre corridor rocheux, qui pourtant est
fermé en haut. Joseph survient : "Le
Maître ?" demande-t-il car il ne voit pas Jésus qui est un peu en
arrière. "Je suis ici,
Joseph. Paix à toi." "À Toi, la paix.
Viens ! Venez. Nous avons fait du feu pour voir les serpents et les scorpions
et pour mettre en fuite le froid. Je vous précède." Il se retourne, et
par les détours du sentier dans les entrailles de la montagne, il les conduit
vers un endroit éclairé par des flammes. Là, près du feu, se trouve Nicodème qui jette des branches de genévrier sur le
feu. [2] "Paix à toi
aussi, Nicodème. Me voici parmi vous. Parlez." "Maître,
personne ne s'est aperçu de ta venue ?" "Et qui donc,
Nicodème ?" "Mais tes
disciples ne sont pas avec Toi ?" "Avec Moi se
trouvent Jean et Judas de Simon. Les autres
évangélisent depuis le lendemain du sabbat jusqu'au crépuscule du vendredi.
Mais j'ai quitté la maison avant sexte en disant que l'on ne m'attende pas
avant l'aube du lendemain du sabbat. Et désormais ils sont habitués à mes
absences de plusieurs heures pour que cela donne des soupçons à quelqu'un.
Soyez donc tranquilles. Nous avons tout le temps de parler sans aucune
crainte d'être surpris. Ici... le lieu est commode." "Oui. Une
tanière de serpents et de vautours... et de larrons à la belle saison, quand
ces montagnes sont remplies de troupeaux. Mais maintenant les larrons
préfèrent d'autres lieux où ils tombent plus rapidement sur les bercails et
les caravanes. Nous regrettons de t'avoir amené jusqu'ici, mais de cet
endroit nous pourrons repartir par des chemins différents sans attirer
l'attention de personne. Car, Maître, là où il
soupçonne de l'amour pour Toi, le Sanhédrin fixe son attention." 173> "Voilà, sur ce
point je suis en désaccord avec Joseph. Il me semble à moi que maintenant
c'est nous qui voyons des ombres où il n'y en a pas. Il me semble encore que
depuis quelques jours la chose s'est beaucoup apaisée..." dit Nicodème. "Tu te trompes,
mon ami. C'est moi qui te le dis. La chose s'est apaisée en ce qu'ils ne
s'efforcent plus de rechercher le Maître, car ils savent désormais où il se
trouve. Aussi c'est Lui et non pas nous qu'ils surveillent. À cause de cela,
j'ai recommandé de ne dire à personne que nous nous serions rencontrés, pour
qu'il n'y ait quelqu'un prêt... à n'importe quelle choses dit Joseph. "Je ne crois pas
que ceux d'Éphraïm..." objecte Manaën. "Pas ceux
d'Éphraïm ni personne de Samarie. Seulement pour agir différemment de ce que
nous faisons de l'autre côté..." "Non, Joseph, ce
n'est pas pour cela. C'est parce qu'eux n'ont pas dans le cœur ce serpent
méchant que vous avez. Eux ne craignent pas d'être dépouillés d'aucune
prérogative. "Tu es sévère
pour nous, Maître." "Je suis juste.
Pouvez-vous peut-être dire que vous ne m'avez pas reproché en votre cœur certaines
de mes actions ? Pouvez-vous dire que vous approuvez ma miséricorde qui est
la même pour les juifs et les galiléens que pour les samaritains et les
gentils, et même encore plus grande pour eux et pour les grands pécheurs,
justement parce qu'ils en ont davantage besoin ? Pouvez-vous dire que vous
n'attendriez pas de Moi des actes d'une violente majesté pour manifester mon
origine surnaturelle et surtout, faites bien attention, ma mission de Messie,
d'après l'idée que vous avez du Messie ? 174> 175> "Voilà : nous voulions
donc te dire que quelqu'un doit avoir dit où tu es et que ce quelqu'un n'est
certainement ni Nicodème, ni Manaën, ni Lazare, ni ses sœurs, ni Nique, ni moi. Avec qui
d'autres as-tu parlé du lieu choisi pour ton refuge ?" "Avec personne,
Joseph." "Tu en es sûr
?" "Sûr." "Et tu as donné
des ordres à tes disciples pour qu'ils n'en parlent pas ?" "Avant le départ
je ne leur ai pas parlé de l'endroit. Arrivé à Éphraïm je leur ai donné
l'ordre d'aller évangéliser et d'opérer à ma place. Et je suis sûr de leur
obéissance." "Et... Tu es
seul à Éphraïm ?" "Non. Je suis
avec Jean et Judas de Simon. Je l'ai déjà dit. Lui, Judas, car je lis sa
pensée ne peut m'avoir nui par son irréflexion, car il ne s'est jamais
éloigné de la ville, et en cette période il n'y passe pas de pèlerins
d'autres lieux." "Alors... c'est sûrement
Belzébuth qui a parlé car, au Sanhédrin, on sait que tu es ici." "Eh bien ?
Comment réagissent-ils à ma conduite ?" "De manières
diverses, Maître. Très différentes les unes des autres. Certains disent que
c'est logique : puisqu'ils t'ont mis au ban des lieux saints, il ne te
restait qu'à te réfugier en Samarie. D'autres disent au contraire que cela te
fait connaître pour ce que tu es : un samaritain d'esprit plus encore que de
race, et que cela suffit pour te condamner. Tous, ensuite, se réjouissent
d'avoir pu t'imposer le silence et de pouvoir t'indiquer aux foules comme ami
des samaritains. Ils disent : "Nous avons déjà gagné la bataille. Le
reste ne sera qu'un jeu d'enfants". Mais, nous t'en prions, fais que
cela ne soit pas vrai." "Ce ne sera pas
vrai. Laissez-les parler. Ceux qui m'aiment ne se troubleront pas à cause des
apparences. Laissez tomber le vent tout à fait. C'est un vent de terre. Puis
viendra le vent du Ciel, et il s'ouvrira le voile pour qu'apparaisse la
gloire de Dieu. Avez-vous autre chose à me dire ?" "Non, pour ce
qui te concerne. Veille, sois prudent, ne sors pas d'où tu es. Et de te dire
encore que nous te ferons savoir..." 176> "Non. Pas
besoin. Restez où vous êtes. Je vais avoir bientôt
avec Moi les femmes disciples et, cela oui, dites à Élise et à Nique de rejoindre les
autres, si elles le veulent. Dites-le aussi aux deux sœurs. Comme le lieu où
je me trouve est désormais connu, ceux qui ne craignent pas le
Sanhédrin peuvent désormais venir pour notre réconfort mutuel." "Les deux sœurs ne
peuvent venir jusqu'au retour de Lazare. Il est parti en grande pompe et
Jérusalem toute entière a su qu'il allait à ses propriétés lointaines et on
ne sait pas quand il reviendra. Mais son serviteur est déjà revenu de
Nazareth et il a dit, cela aussi nous devions le dire, que ta Mère sera ici avec les autres avant la fin de
cette lune. Elle se porte bien et de même Marie d'Alphée. Le serviteur les a
vues, mais elles tardent un peu car Jeanne veut venir avec
elles, et elle ne le peut qu'à la fin de cette lune. Et puis, voilà, si tu
nous le permets, nous voudrions venir en ton aide... en amis fidèles même si
imparfaits, comme tu le dis." "Non. Les
disciples qui vont évangéliser apportent la veille de chaque sabbat ce qu'il
faut pour eux et pour nous qui restons à Éphraïm. Il ne faut pas autre chose.
L'ouvrier vit de son salaire. Cela est juste. Le reste serait du superflu.
Donnez-le à quelques malheureux. C'est ce que j'ai imposé aussi à ceux
d'Éphraïm et à mes apôtres eux-mêmes. J'exige qu'à leur retour ils n'aient
pas la moindre piécette en réserve et que toute obole soit donnée en
route en ne prenant pour nous que ce qu'il faut pour notre nourriture très
frugale de la semaine." "Mais pourquoi,
Maître ?" "Pour leur
enseigner le détachement des richesses et la nécessité pour l'esprit de
dominer les préoccupations du lendemain. C'est pour cela et pour mes autres
bonnes raisons de Maître que je vous prie de ne pas insister." "Comme tu veux.
Mais nous regrettons de ne pouvoir te servir." "L'heure viendra
où vous le ferez... N'est-ce pas une première clarté de l'aube ?" dit-il
en se tournant vers l'orient, c'est-à-dire du côté opposé à celui par lequel
il est venu, et en montrant une lueur timide qui apparaît par une ouverture
sur des fonds lointains. [8] "Oui. Nous
devons nous quitter. Moi, je retourne à Goféna où
j'ai laissé ma monture et Nicomède, par cet autre côté, descendra vers
Bérot et de là à Rama, une fois le sabbat
fini." "Et toi, Manaën
?" "Oh ! moi,
j'irai ouvertement par les grandes routes vers Jéricho, où se trouve
maintenant Hérode. J'ai mon cheval dans une maison de pauvres gens qui pour
une obole n'ont honte de rien, pas même d'un samaritain qu'ils croient que je
suis. Mais pour le moment je reste avec toi. Dans mon
sac, j'ai des vivres pour deux." 177> "Alors
saluons-nous. À Pâque nous nous retrouverons." "Non ! Tu ne
voudras pas t'exposer à ce danger ! disent Joseph et Nicodème. Ne le fais
pas, Maître !" "En vérité, vous
êtes de mauvais amis car vous me conseillez le péché et la lâcheté.
Pourriez-vous ensuite m'aimer en réfléchissant à ma conduite ? Dites-le.
Soyez sincères. Où devrais-je aller adorer le Seigneur à la Pâque des Azymes
? Peut-être sur le mont Garizim ? Ne devrais-je pas paraître devant le
Seigneur dans son Temple de Jérusalem comme le doit tout homme d'Israël dans
les trois grandes fêtes annuelles ? Ne vous souvenez-vous pas que déjà on
m'accuse de violer le sabbat bien que — Manaën est ici pour en témoigner —
bien que même aujourd'hui, pour me plier à votre désir, j'ai pris mon départ
le soir à un endroit pouvant concilier votre désir avec la loi sabbatique
?" "Nous aussi nous
nous sommes arrêtés à Goféna pour cette raison...
et nous ferons un sacrifice pour expier une transgression involontaire pour
un motif qui s'imposait. Mais Toi, Maître !... Ils te verront tout de
suite..." "Même s'ils ne
me voyaient pas, je ferai en sorte qu'ils me voient." "Tu veux te
ruiner ! C'est comme si tu te tuais..."
178> Adieu, Joseph. Sois
juste. Juste comme celui qui fut mon tuteur pendant tant
d'années et qui fut capable de se renouveler complètement pour servir le
Seigneur son Dieu. S'il était ici parmi nous, oh ! comme il vous enseignerait
à savoir servir Dieu parfaitement, à être justes, justes, justes. Mais il est
bien qu'il soit déjà dans le sein
d'Abraham !... Pour ne pas voir l'injustice d'Israël. Saint serviteur de Dieu
!... Nouvel Abraham lui, le cœur transpercé, mais avec une volonté parfaite,
il ne m'aurait pas conseillé la lâcheté, mais m'aurait dit la parole dont il
avait l'habitude de se servir quand quelque chose de pénible pesait sur nous
: "Élevons notre esprit. Nous rencontrerons le regard de Dieu et nous
oublierons que ce sont les hommes qui nous donnent la douleur, et faisons
tout ce qui est pénible comme si c'était le Très-Haut qui nous le présentait.
De cette façon nous sanctifierons même les plus petites choses, et Dieu nous
aimera". Oh ! c'est ainsi qu'il aurait parlé aussi en m'encourageant à
subir les plus grandes douleurs... Il nous aurait réconfortés... Oh
! ma Mère !..." Jésus laisse Joseph qu'il tenait
embrassé et il baisse la tête en silence, en contemplant certainement son prochain
martyre et celui de sa pauvre Mère... Puis il lève la tête et embrasse
Nicodème en disant : "La première fois que tu es venu à Moi comme
disciple secret, je t'ai dit que pour entrer dans le Royaume de Dieu et pour
avoir le Royaume de Dieu en vous, il est nécessaire que votre esprit
renaisse et que vous aimiez la Lumière plus que le monde ne l'aime. [9] Aujourd'hui, et
c'est peut-être la dernière fois que nous nous rencontrons en secret, je te répète
les mêmes paroles. Renais en ton esprit, Nicodème, pour pouvoir aimer la
lumière que je suis et pour que j'habite en toi comme Roi et Sauveur. Allez,
et que Dieu soit avec vous." Les deux synhédristes
s'en vont par le côté opposé à celui par lequel est venu Jésus. Quand le
bruit de leurs pas s'est éloigné, Manaën, qui s'était mis à l'entrée de la
grotte pour les voir s'éloigner, revient en arrière pour dire d'un air très
expressif : "Et pour une fois ceux qui violeront la distance sabbatique ce
seront eux ! Et ils n'auront pas de paix tant qu'ils n'auront pas réglé leur
dette avec l'Éternel par le sacrifice d'un animal ! Ne vaudrait-il pas mieux
pour eux de sacrifier leur tranquillité en se disant ouvertement
"tiens". Ne serait-ce pas plus agréable au Très-Haut ?" "Ce le serait
certainement, mais ne les juge pas. Ce sont des pâtes qui lèvent lentement
mais, le moment venu, quand tant qui se croient meilleurs qu'eux, crouleront,
eux se dresseront contre tout un monde." 179> "Le dis-tu pour moi, Seigneur ? Enlève-moi plutôt la vie,
mais fais que je ne te renie pas." "Tu ne renieras
pas. Mais en toi il y a déjà des éléments différents des leurs pour t'aider à
être fidèle."
"Et tu voudrais
qu'il en fût ainsi pour Moi... Mais pour Moi, ce n'est pas une figure." "Pas une figure
? En es-tu sûr ? Je pourrais... En grand nombre, nous pourrions répéter les
gestes antiques et te faire oindre comme Messie et te défendre. Il suffirait
d'un mot, et au nombre de milliers et de dizaines de milliers se lèveraient
les défenseurs du vrai Pontife, saint et sage. Je ne parle plus d'un roi
terrestre, puisque je sais maintenant que ton Royaume est tout spirituel.
Mais puisque humainement parlant nous ne serons jamais plus forts et libres,
qu'il y ait au moins ta sainteté pour soutenir et guérir Israël corrompu.
Personne, et Toi tu le sais, n'aime le sacerdoce actuel et ceux qui le
soutiennent. Veux-tu, Seigneur ? Commande et j'agirai."
"Alors, rien !?
Rien à faire !? Oh ! quelle douleur pour moi !" "Tout. M'aimer.
Tout revient à cela. Aimer non pas la créature qui a pour nom Jésus, mais ce
qu'est Jésus. M'aimer avec l'humanité et avec l'esprit, comme Moi je vous
aime avec l'Esprit et l'Humanité, pour être avec Moi au-delà de l'Humanité.
Regarde cette belle aurore. La lumière paisible des étoiles n'arrivait pas
ici à l'intérieur, mais celle triomphante du soleil, si. Ainsi en
adviendra-t-il dans les cœurs de ceux qui arriveront à m'aimer avec justice.
Viens dehors. Dans le silence de la montagne dont les voix rauques des
intérêts humains n'altèrent pas la pureté. Regarde là-haut ces aigles
comment, en leur larges vols, s'éloignent pour chercher leur proie [10]. La voyons-nous
cette proie ? Non, Mais eux, si. 181> Car l'œil de l'aigle
est plus puissant que le nôtre et des hauteurs où il se déplace il voit un
large horizon et sait choisir. Moi aussi, je vois ce que vous autres ne voyez
pas, et des hauteurs où plane mon esprit je sais choisir mes douces proies,
non pas pour les dévorer comme font les vautours et les aigles, mais pour les
emporter avec Moi. Nous serons si heureux là-haut, dans le Royaume de mon
Père, nous qui nous aimons !.." |
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Jésus tout en parlant est sorti pour
s'asseoir au soleil sur le seuil de la grotte. Il a Manaën à côté de Lui et
l'attire sans parler à Lui, en souriant à je ne sais quelle vision... |
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[1] La distance légale est
de 1.100 m (2.000 coudées ou 6 stades).
[2] Le genévrier de Phénicie
(Juniperus phoenicea) est
un arbuste à feuille persistante qui pousse dans les rocailles, les maquis,
surtout sur sol calcaire. On le rencontre sur tout le bassin méditerranéen.
[3] Les Amoréens,
était une peuplade très puissante de Canaan. Ils furent voués à
l’anéantissement, à cause de leur méchanceté, lorsque la patience de Dieu fut à
son terme (Genèse
15,16)
[4] Le pays de Basan était occupé par un peuple de haute stature, très
fort, les Rephaïm. Le dernier roi de cette race de
géants fut Og, que les Israélites vainquirent et
tuèrent à l’époque de Moïse. (Nombres
21,33-35)
[5] Aï est une des villes
anéanties par Josué au moment de la conquête de la Terre Promise (Josué
7,1-8,35). Elle se trouvait à l'est de Béthel et au nord de Mikmas, c'est-à-dire dans la région où se trouve
actuellement Jésus (cf. Google maps)
[7] Bataille de Bet-Hôron contre les cinq rois amorrhéens
(Josué
10,10-11)
[8] Cette indication peut
situer Goféna à l'est d'Ephraïm. Pour notre part,
nous interprétons qu'elle concerne l'orientation du chemin menant à la grotte.
Notre hypothèse situe Goféna au sud d'Ephraïm.
[10] L'aigle est cité 35 fois dans la Bible. C'est
donc un oiseau familier de Palestine. Les aigles les plus communs actuellement
sont : l’aigle impérial (Aquila heliaca), l’aigle
royal (Aquila chrysaetos) et le circaète
jean-le-blanc (Circaetus gallicus).
(Voir l'article source).