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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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mercredi
- Discours (L'importance du Décalogue 579 - Le sens spirituel de la purification du Temple 580 - La prière du repentir 582 - L'année de grâce est arrivée) 584 - Pierre fêtera les Encénies hors de chez lui 585 - Trouve qu'il ne sait pas parler 586 - Demande un fils à Jésus 587 - Jésus le charge de vendre un anneau 587 |
2.99. |
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579> "Mes enfants dans le Seigneur, la fête de la Purification est maintenant imminente, et Moi, Lumière du monde, je vous y envoie, préparés avec le minimum nécessaire pour bien la célébrer. C'est la première lumière de fête d'où vous tirerez la lumière pour toutes les autres. Il serait bien sot celui qui prétendrait allumer une foule de lumières sans avoir la possibilité d'allumer la première. Et encore bien plus sot serait celui qui prétendrait commencer sa sanctification par des choses plus ardues, en négligeant ce qui est à la base de l'édifice immuable de la perfection: le Décalogue. 580> On lit dans les Macchabées[1] que Judas avec les siens, ayant, grâce à la protection du Seigneur, repris le Temple et la Cité, détruisit les autels des dieux étrangers et leurs sanctuaires et purifia le Temple. Puis il dressa un autre autel, se procura du feu avec les pierres à feu, offrit les sacrifices, fit brûler l'encens, posa les lumières et les pains de proposition. Puis tous prosternés par terre, ils supplièrent le Seigneur de faire en sorte de ne plus les faire pécher, ou bien, si par leur faiblesse, ils seraient de nouveau tombés dans le péché; qu'ils soient traités avec une miséricorde divine. Et ceci arriva le 25 du mois de Casleu.
"Ils détruisirent les autels et les sanctuaires païens". C'est
la première opération, celle que je vous ai indiquée de faire, en vous
nommant les dieux individuels qui se substituent au Dieu vrai : les
idolâtries des sens, de l'or, de l'orgueil, les vices capitaux qui
mènent à la profanation, à la mort de l'âme et du corps et au
châtiment de Dieu. Je ne vous ai pas écrasés sous les innombrables
formules qui maintenant oppriment les fidèles et forment un prétendu
rempart à la vraie Loi, alourdie, cachée sous des tas et des tas de
défenses toutes extérieures. 581>
Il en est ainsi. Et je vous rappelle qu'après l'érection du veau d'or survint la colère du Seigneur; après l'idolâtrie de Salomon, le schisme qui divisa et affaiblit Israël; après avoir accepté l'hellénisme et même après l'avoir bien accueilli par l'entremise de Juifs indignes sous Antiochus Épiphane[2], on a vu surgir nos malheurs actuels, spirituels, économiques et nationaux. Je vous rappelle que Nadab et Abiu[3], faux serviteurs de Dieu, furent frappés par Jéhovah. Je vous rappelle que la manne tombée le sabbat n'était pas sainte[4]. Je vous rappelle Cam et Absalon. Je vous rappelle le péché de David au détriment d'Urie et celui d'Absalon au détriment d'Amnon. Je vous rappelle la fin d'Absalon[5] et celle d’Amnon[6]. Je vous rappelle le sort du voleur Héliodore[7], et de Simon[8] et de Ménélaus[9]. Je vous rappelle la fin honteuse des deux calomniateurs qui avaient produit un faux témoignage contre Suzanne[10]. Et je pourrais continuer sans fin de pareils exemples. Mais, revenons aux Macchabées. "Et ils purifièrent le Temple". Il
ne suffit pas de dire : "Je détruis". Il faut dire :
"Je purifie". Je vous ai dit comment l'homme se purifie par un
repentir humble et sincère. 582> "Et ils élevèrent un autre autel". Oh ! n'essayez pas de tromper le Seigneur. Ne soyez pas faux dans vos actions. Ne mélangez pas Dieu et Mammon. Vous auriez un autel vide : celui de Dieu. Car il est inutile d'élever un nouvel autel s'il subsiste encore des restes de l'autre. Ou Dieu, ou l'idole. Choisissez. "Et ils allumèrent le feu avec la pierre et l'amadou". La pierre, c'est la ferme volonté d'appartenir à Dieu. L'amadou, c'est le désir d'anéantir par tout le reste de votre vie, jusqu'au souvenir de votre péché dans le cœur de Dieu. Voici alors que jaillit le feu : l'amour. Car le fils qui cherche à réconforter, par toute une vie d'honneur, le père qu'il a offensé, que fait-il, sinon aimer le père en voulant que son fils le réjouisse, lui qui autrefois était cause de larmes et à présent de joie ? Et maintenant, arrivés à cet état, vous pouvez offrir les sacrifices, brûler de l'encens, apporter des lumières et des pains. Les sacrifices ne seront pas odieux à Dieu, et agréables Lui seront au contraire les prières, l'autel sera vraiment éclairé, riche des aliments de votre offrande journalière. Vous pourrez prier en disant : "Sois pour nous un protecteur", car Lui sera votre ami. Mais sa miséricorde n'a pas attendu que vous criiez pitié. Elle a prévenu votre désir et vous a envoyé la Miséricorde pour vous dire : "Espérez. Je vous le dis : Dieu vous pardonne. Venez au Seigneur". Il
y a déjà un autel parmi vous : l'autel nouveau. De lui jaillissent
des fleuves de lumière et de pardon. Ils se répandent comme l'huile,
guérissent, donnent la force. Croyez en la parole qui vient de lui.
Pleurez avec Moi sur vos péchés. Comme le lévite dirige le chœur,
je dirige vos voix vers Dieu et Il ne repoussera pas votre gémissement
s'il est uni à ma voix. Avec vous je m'anéantis, Frère des hommes par
la chair, Fils du Père par l'esprit, et je dis pour vous, avec
vous : 583>
Coupable
d'homicide et d'adultère, réprouvé de Dieu, David obtint pourtant son
pardon après avoir crié au Seigneur : Venez ! Allons vers le Seigneur ! Moi devant, vous à ma suite. Allons aux eaux salutaires, aux pâturages saints, allons vers les terres de Dieu. Oubliez le passé. Souriez à l'avenir. Ne pensez pas à la boue, mais regardez les étoiles. Ne dites pas : "Je suis ténèbre", mais dites : "Dieu est Lumière". Je suis venu vous annoncer la paix, dire aux paisibles la Bonne Nouvelle, guérir ceux qui ont le cœur brisé par trop de choses, annoncer la liberté à tous les esclaves, et en premier lieu ceux de Mammon, libérer ceux qui sont prisonniers de leurs concupiscences.
Allez. Avec un esprit nouveau, célébrez la fête de la Purification. Et que la lumière de Dieu s'allume en vous." Jésus a été irrésistible, à la fin de son discours. Un visage de lumière aux yeux rayonnants, un sourire et un ton de voix qui sont d'une douceur inconnue. Les gens sont comme fascinés et ne bougent pas jusqu'à ce qu'il répète : "Allez. La paix soit avec vous." Alors commence le départ des pèlerins qui parlent beaucoup. La femme voilée s'en va comme toujours, de son pas rapide et légèrement ondulant. Elle semble avoir des ailes, avec son manteau gonflé par le vent aux épaules. "Maintenant je comprendrai si elle est d'Israël" dit Pierre. "Pourquoi ?" "Parce que si elle reste ici, c'est signe que..." "...que c'est une pauvre femme qui n'a pas de maison à elle rien de plus. Souviens-toi de cela, Pierre." Jésus marche vers le pays. "Oui, Maître, je m'en souviendrai... Et maintenant, nous qu'allons-nous faire maintenant que tous vont rester dans leurs maisons pour la Fête ?" "Nos femmes allument les lampes pour nous." "Je regrette... C'est la première année que je ne les vois pas allumées dans ma maison, ou que je ne les allume pas..." 586> "Tu es un grand enfant ! Nous les allumerons nous aussi les lampes. Ainsi tu ne feras plus grise mine et c'est toi qui les allumeras." "Moi ? Pas moi, Seigneur. Tu es notre Chef de famille. C'est à Toi de le faire." "Moi, je suis toujours une lampe allumée... et je voudrais que vous aussi le soyez. Je suis l'Encénie Éternelle, Pierre. Sais-tu que je suis né justement le 25 du mois de Casleu ?" "Eh ! qui sait combien de lumières ?" demande Pierre étonné. "On ne pouvait les compter ...C'étaient toutes les étoiles du ciel..." "Non ! On ne t'a pas fait fête à Nazareth ?" "Je ne suis pas né à Nazareth, mais au milieu des ruines, à Bethléem. Je vois que Jean a su se taire. Il est très obéissant, Jean." "Et il n'est pas curieux. Mais moi... je le suis tellement ! Vas- tu le raconter ? A ton pauvre Simon. Autrement, comment faire pour parler de Toi ? Parfois des gens me questionnent, et je ne sais quoi dire... Les autres savent faire. Je veux dire tes frères et Simon, Barthélemy et Jude de Simon. Et... oui, Thomas aussi sait parler ... on dirait quelqu'un qui fait de la réclame au marché... pour vendre sa marchandise, mais il arrive à parler ... Matthieu... eh ! lui aussi va bien ! Il déploie l'ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : "Tu as raison". Mais moi !... Pauvre Simon de Jonas ! Mais les poissons que t'ont-ils enseigné ? Et le lac ? Deux choses... mais qui ne servent pas: les poissons à me taire et à être constant : leur constance à échapper au filet et pour moi la constance à les y mettre. Le lac, à être courageux et à avoir l’œil à tout. Et la barque ? A trimer sans épargner mes muscles, à rester debout même si l'eau est agitée et si on risque de tomber. L’œil à la polaire, les mains fermes à la barre, force, courage, constance, attention, voilà ce que m'a enseigné ma pauvre vie..." Jésus lui met Une main sur l'épaule et le secoue en le regardant affectueusement et plein d'admiration, une véritable admiration pour cette simplicité et il dit : "Et ça te paraît peu, Simon Pierre ? Tu as tout ce qu'il faut pour être ma "pierre". Il n'y a rien à ajouter, rien à enlever. Tu seras le pilote éternel, Simon. Et à celui qui viendra après toi, tu diras : 587> "L’œil à la polaire: Jésus. La main ferme à la barre, force, courage, constance, attention, trimer sans relâche, avoir l’œil à tout, et savoir rester debout même sur les eaux agitées..." Pour ce qui est du silence... allons... les poissons ne te l'ont pas enseigné !" "Mais pour ce que je devrais savoir dire, je suis plus muet que les poissons. Les autres paroles ? ...Même les poules savent caqueter comme je fais... Mais, dis-moi, mon Maître. Me donnes-tu un fils, à moi aussi ? Nous sommes âgés... mais tu as dit que le Baptiste est né d'une femme âgée... Maintenant tu as dit : "Et à qui viendra après toi, tu diras..." Qui vient après un homme, s'il n'a pas un fils ?" Pierre a un visage suppliant et plein d'espoir. "Non, Pierre. Ne t'en afflige pas. Tu ressembles tout à fait à ton lac quand un nuage cache le soleil. Tout riant, il devient sombre. Non, mon Pierre. Mais ce n'est pas un fils, mais des milliers et des dizaines de milliers que tu en auras, et dans toutes les nations... Ne te rappelles-tu pas du jour où je t'ai dit : "Tu seras pêcheur d'hommes ?" "Oh !... oui... mais... Ç'aurait été si doux un enfant qui m'eût dit "père !" "Tu en auras tant que tu ne pourras plus les compter et auxquels tu donneras la vie éternelle. Tu les retrouveras au Ciel et tu me les amèneras en disant : "Ce sont les enfants de ton Pierre et je veux qu'ils soient où je suis", et Moi je te dirai : "Oui, Pierre. Que ce soit comme tu veux, car tu as tout fait pour Moi, et Moi, je fais tout pour toi"." C'est avec une douceur sans pareil qu'il lui fait ces promesses. Pierre avale sa salive, partagé entre la peine d'une espérance morte pour une paternité de la terre et les pleurs de joie d'une extase qui déjà s'annonce. "Oh ! Seigneur ! dit-il. Mais pour donner la vie éternelle, il faut persuader aux âmes d'aller vers le bien. Et... nous en sommes toujours au même point : je ne sais pas parler." "Tu sauras parler, quand l'heure viendra, et mieux que Gamaliel." "Je veux le croire... Mais fais-le Toi ce miracle, car si je dois arriver de moi-même..." Jésus rit de son rire tranquille et lui dit : "Aujourd'hui, je suis tout à toi. Allons au pays, chez cette veuve. J'ai une obole secrète : un anneau à vendre. Sais-tu comment je l'ai eu ? Il est arrivé à mes pieds une pierre, pendant que je priais au pied de ce saule. Il y avait attaché un petit paquet avec un morceau de parchemin. 588> A l'intérieur du paquet, l'anneau; sur le parchemin le mot "charité" "Veux-tu me le faire voir ? Oh ! qu'il est beau ! Ça vient d'une femme. Quel petit doigt ! Mais combien de métal !.." "Maintenant, tu vas le vendre. Moi, je ne sais pas le faire. L'hôtelier achète l'or. Je le sais. Je t'attends près du four, Va, Pierre." "Mais... si je ne sais pas m'y prendre ? Moi, l'or... Je ne sais rien en matière d'or, moi !" "Pense que c'est du pain pour des gens qui ont faim et fais de ton mieux. Adieu." Et Pierre s'en va à droite, pendant que Jésus, plus lentement, va à gauche vers le pays qui apparaît assez loin en arrière d'un bosquet qui est au-delà de la maison du régisseur. |
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[5] Fils de David, d’une grande beauté. Il finit par se révolter contre son père et lui livra bataille. L’armée des rebelles, indisciplinée et mal commandée, s’effondra sur-le-champ devant les vieux soldats de David, manœuvrés par trois bons stratèges. La débâcle commença. Chevauchant un mulet à bride abattue, Absalom, victime de la longue chevelure dont il s’enorgueillissait, eut la tête prise dans la ramure étalée d’un chêne vert. Le mulet détala; son maître resta suspendu, vivant, mais impuissant. Joab, l’un des 3 chefs, enfonça 3 javelots dans le cœur du prince infortuné, puis 10 serviteurs de Joab achevèrent le massacre. David avait formellement ordonné que l’on ne blessât point son fils. A la nouvelle de cette mort, il se livra à une douleur extrême et 2Samuel 18,9-33. (source BibleOnLine) [6] Fils de David et d’Ahinoam. Né à Hébron, lorsque c’était la capitale de son père. Il abusa de Tamar, sa demi-sœur. Le frère germain de celle-ci, Absalon, le tua 2Samuel 13,1-29 [7] Chancelier des Séleucides – 2Maccabées 3,7-40 [8] Référence non-identifiée à un Simon qui aurait mérité une telle mort. [9] (Ménélas) – Grand-Prêtre – 2Maccabées 13,1-8 |