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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
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jeudi
- Travaux sur une place vide 588 - L'amour crée la confiance 588 - Discours (Le vrai prêtre) 589 - Jésus remercie André d'avoir attiré un cœur 590 - Jean, Judas et le Zélote de retour de Jérusalem 591 - Une lettre de Marie (Des cadeaux et des nouvelles de la Galilée 592 - Son cœur bat avec celui de Jésus 592 - Sa peine d'être éloignée de son fils 593 - Des échos du ministère de Jésus 593 - Joseph a été mal reçu à Jérusalem) 593 - Des nouvelles menaçantes de Jérusalem 594 - Jésus cède à la peur des siens 595 - Les galiléens déballent leurs cadeaux 595 - Jésus décide de partir immédiatement 596 - Promesse à la femme voilée de revenir 597 |
2.100. |
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588> "La Belle Eau" est sans pèlerins. Cela paraît étrange de la voir ainsi, sans bivouacs de gens qui restent une nuit ou qui au moins prennent leur repas sur l'aire ou sous le hangar. Ce n'est que propreté et ordre, aujourd'hui, sans aucun des débris qu'une foule laisse derrière elle. Les disciples occupent leur temps à des travaux manuels. Certains tressent de l'osier pour en faire de nouvelles nasses, d'autres sont occupés à de petits travaux de terrassement et de canalisation des eaux des toits pour qu'elles ne stagnent pas sur l'aire. Jésus est debout au milieu d'un pré et émiette du pain aux passereaux. A perte de vue, pas un vivant, bien que la journée soit sereine. André arrive vers Jésus, il revient de quelque tâche : "Paix à Toi, Maître." "Et
à toi, André. Viens ici, un peu avec Moi. Tu peux rester auprès des
oiseaux. Tu es comme eux. Mais, vois-tu ? Quand ils savent que celui
qui les approche les aime, ils ne craignent plus. Regarde comme ils sont
confiants, tranquilles, joyeux. Tout à l'heure ils étaient presque à
mes pieds. Maintenant que tu es là, ils sont en alerte... Mais regarde,
regarde... Voici ce passereau plus hardi qui
s'amène. 589>
Il a compris qu'il n'y a pas de danger, et derrière lui, voilà
les autres. Vois-tu comme ils se régalent ? N'est-ce pas la même
chose pour nous aussi, les fils du Père ? Lui nous rassasie de son
amour. Et quand nous sommes sûrs d'être aimés et d'être appelés à
son amitié, pourquoi avoir peur de Lui et de nous ?
André a rougi et ne parle pas. Jésus l'attire à Lui et lui dit en riant : "Il faudrait vous unir toi et Simon, vous fondre ensemble puis vous refaire. Vous seriez parfaits. Et pourtant... Si je te dis que si différent au début, tu seras parfaitement égal à Pierre à la fin de ta mission, le croiras-tu ?" "Tu le dis, c'est certain. Je ne me demande même pas comment cela pourra être, car tout ce que tu dis est vrai. Et je serai content d'être comme Simon, mon frère, parce que c'est un juste et qui te fait plaisir. Il est brave, Simon ! Je suis si content que lui soit brave, courageux, fort. Mais les autres aussi ! ..." "Et toi, non ?" "Oh! Moi !... Toi seulement, tu peux être content de moi..."
"Je ne croyais pas mériter ces paroles... Je n'avais rien fait pour les provoquer ..." "Tu m'as aidé à attirer vers Dieu un cœur et c'est le second que tu amènes à la Lumière." "Oh ! Pourquoi a-t-il parlé ? Il m'avait promis..." "Personne n'a parlé. Mais Moi, je sais. Quand les compagnons reposent, fatigués, il y en a trois qui veillent à "La Belle Eau". L'apôtre à l'amour silencieux et actif à l'égard des pécheurs. La créature que l'âme aiguillonne vers le salut. Et le Sauveur qui prie et veille, qui attend et espère... Mon espoir : qu'une âme trouve son salut... Merci, André. Continue et sois-en béni." "Oh ! Maître !... Mais n'en dis rien aux autres... Tout seul et à elle seule, en parlant à une lépreuse sur une plage déserte, ou en parlant ici à une personne dont je ne vois pas le visage, je sais encore m'y prendre un tout petit peu, Mais, si les autres le savent, et Simon surtout, et s'il veut venir ... moi, je ne sais plus rien faire... 591> Et Toi non plus ne viens pas... parce que j'ai honte de parler devant Toi." "Je ne viendrai pas. Jésus ne viendra pas. Mais l'Esprit de Dieu t'a toujours accompagné. Allons à la maison. On nous appelle pour le repas." Et tout prend fin entre Jésus et le doux disciple. Ils sont encore en train de manger et déjà les lampes sont allumées car la nuit descend très vite et la bise aussi conseille de tenir la porte close, mais on frappe et la voix joyeuse de Jean se fait entendre. "Bon retour !" "Vous avez vite fait !" "Qu'y a-t-il donc ?" "Comme vous êtes chargés !" Tout le monde parle à la fois et aide les trois à décharger les sacs très lourds qu'ils ont sur les épaules. "Doucement !" "Laissez-nous saluer le Maître !" "Mais, un moment !" Il y a un vacarme joyeux, familier, à cause de la joie d'être ensemble. "Je vous salue, amis. Dieu vous a donné des journées tranquilles." "Oui, Maître, mais pas des nouvelles rassurantes. Je le prévoyais." dit l'Iscariote. "Qu'est-ce qu'il y a ?..." La curiosité est éveillée. "Attendez que d'abord ils se soient restaurés." dit Jésus. "Non, Maître, d'abord nous te donnons ce que nous avons pour Toi et pour les autres. Et tout d'abord... Jean, donne la lettre." "C'est Simon qui l'a. Je craignais de l'abîmer dans le chargement." Le Zélote qui se débattait jusqu'alors avec Thomas qui voulait lui donner de l'eau pour ses pieds fatigués, accourt en disant : "Je l'ai ici, dans la bourse de ma ceinture." et il ouvre cette poche intérieure de sa large ceinture de cuir rouge, et en sort un rouleau maintenant aplati. "C'est de ta Mère. Quand nous avons été près de Béthanie, nous avons rencontré Jonathas qui allait chez Lazare avec la lettre et beaucoup d'autres choses. 592> Jonathas va à Jérusalem car Chouza remet... en ordre son palais... Peut-être qu'Hérode se rend à Tibériade... et Chouza ne veut pas avoir sa femme près d'Hérodiade." explique l'Iscariote pendant que Jésus défait les nœuds du rouleau et le déroule. Les apôtres bavardent, pendant que Jésus lit avec un bienheureux sourire les paroles de la Maman. "Écoutez." dit-il ensuite. "Il y a aussi quelque chose pour les Galiléens. Ma Mère écrit : "A Jésus, mon doux Fils et Seigneur, paix et bénédiction. Jonathas, serviteur de son Seigneur, m'a apporté de gentils cadeaux de la part de Jeanne qui demande des bénédictions à son Sauveur pour elle, pour son époux et toute sa maison. Jonathas me dit que, par ordre de Chouza, il va à Jérusalem avec l'ordre de rouvrir le palais de Sion. Je bénis Dieu de cette chose, car je puis te faire avoir mes paroles et mes bénédictions. Marie d'Alphée et Salomé envoient aussi à leurs fils baisers et bénédictions. Et puisque Jonathas a été bon outre mesure, il y a aussi les salutations de la femme de Pierre à son mari lointain, et même des familles de Philippe et de Nathanaël. Toutes vos femmes, ô chers hommes lointains, avec l'aiguille et le métier à tisser et avec le travail du jardin, vous envoient des vêtements pour ces mois d'hiver et du doux miel, vous recommandant de le prendre avec de l'eau bien chaude pendant les soirées humides. Prenez soin de vous. C'est ce que les mères et les épouses me disent de vous dire et je vous le dis. Je le dis aussi à mon Fils. Nous ne nous sommes pas sacrifiées pour rien, croyez-le. Profitez des humbles cadeaux que nous, disciples des disciples du Christ, donnons aux serviteurs du Seigneur et donnez-nous seulement la joie de vous savoir en bonne santé. Maintenant, mon Fils bien aimé, je pense que depuis presque un an Tu n'es plus tout à moi. Et il me semble être revenue au temps où Tu étais déjà là, car je sentais ton petit cœur battre dans mon sein, mais je pouvais dire aussi que Tu n'y étais pas encore, car Tu étais séparé de moi par une barrière qui m'empêchait de caresser ton corps bien aimé, et je pouvais seulement adorer ton esprit, ô mon cher Fils et adorable Dieu. Maintenant aussi, je sais que Tu es ici et que ton cœur bat avec le mien, jamais séparé de moi, même s'il est séparé, mais je ne puis te caresser, t'entendre, te servir, te vénérer, Messie du Seigneur et de sa pauvre servante. 593> Jeanne voulait que j'aille chez elle pour ne pas rester seule pendant la Fête des Lumières. J'ai cependant préféré rester ici, avec Marie, pour allumer les lumières. Pour moi et pour Toi. Mais même si j'étais la plus grande reine de la terre et si je pouvais allumer des milliers et des dizaines de milliers de lumières, je serais dans la nuit parce que Tu n'es pas ici. Alors que j'étais dans la parfaite lumière dans cette grotte obscure, quand je t'avais sur mon cœur, Lumière à moi et Lumière du monde. Ce sera la première fois que je me dis : 'Mon Enfant aujourd'hui a une année de plus' et je n'ai pas mon Enfant. Et ce sera plus triste que ton premier anniversaire à Matarea[1]. Mais Tu accomplis ta mission et moi la mienne. Et tous les deux, nous faisons la volonté du Père et travaillons pour la gloire de Dieu. Ceci essuie toute larme. Cher Fils, je comprends ce que Tu fais, d'après ce que l'on me dit. Comme les flots de la mer libre apportent la voix du large jusqu'à l'intérieur d'une baie solitaire et close, ainsi l'écho de ton saint travail pour la gloire du Seigneur arrive dans notre tranquille maisonnette jusqu'à ta Maman qui en jubile et en tremble en même temps, car si tous parlent de Toi, ils n'en parlent pas avec les mêmes sentiments. Il vient des amis et des gens qui ont profité de ta bienfaisance pour me dire : 'Béni soit le Fils de ton sein', et il vient aussi de tes ennemis qui blessent mon cœur en disant : 'Anathème à Lui !' Mais pour ceux-ci je prie car ce sont des malheureux, encore plus que les païens qui viennent me demander : 'Où est le mage, le divin ?' et ne savent pas que dans leur erreur ils disent une grande vérité, parce que vraiment Tu es prêtre et grand comme dans l'ancienne langue ce mot avait ce sens, et Tu es divin, ô mon Jésus. Et alors, je te les envoie en disant : 'Il est à Béthanie' parce que je pense que c'est ce que je dois dire jusqu'à ce que Tu ne Me donnes d'autres ordres. Et je prie pour ceux qui viennent chercher le salut pour ce qui est mortel, afin de trouver le salut pour l'esprit qui est éternel. Et, je t'en prie, ne t'afflige pas de ma douleur. Elle est compensée par tant de joie que m'apportent les paroles de ceux dont tu as guéri l'âme et la chair. Mais Marie a eu et a encore une douleur plus forte que la mienne. Ce n'est pas à moi seulement que l'on parle. Joseph d'Alphée veut que Tu saches que dans un récent voyage d'affaires qu'il a fait à Jérusalem, il a été arrêté et menacé à cause de Toi. C'étaient des hommes du Grand Conseil. 594> Je pense qu'il leur avait été signalé par quelque grand d'ici. Car autrement qui pouvait savoir que Joseph était chef de famille et ton frère ? Je te dis cela parce que je dois obéir en tant que femme. Mais, pour mon compte, je te dis : je voudrais être près de Toi. Pour te réconforter. Mais, après cela, décide Toi, Sagesse du Père, sans tenir compte de mes pleurs. Simon, ton frère, était presque décidé à venir après cette affaire. Et avec moi. Mais la rigueur de la saison l'a retenu, et davantage la crainte de ne pas te trouver, car on a dit, d'un ton menaçant que Tu ne peux rester où Tu es. Fils ! Mon Fils ! Mon adoré et saint Fils ! Je me tiens, les bras étendus comme Moïse sur la montagne, afin de prier pour Toi dans la bataille contre les ennemis de Dieu et tes ennemis, mon Jésus que le monde n'aime pas. Ici est morte Lia d'Isaac, et j'en ai eu du chagrin car elle avait toujours été pour moi une bonne amie. Mais ma plus grande peine, c'est Toi, qui es loin et qu'on n'aime pas. Je te bénis, mon Fils, et de même que je te donne paix et bénédiction, je te prie de la donner à ta Maman". "Ils viennent jusqu'à cette maison, ces effrontés !" crie Pierre. Et Jude Thaddée s'exclame : "Joseph... pouvait la garder pour lui, cette nouvelle. Mais... il était pressé de pouvoir la donner !" "Le cri d'une hyène n'effraie pas les vivants" dit sentencieusement Philippe. "Le malheur c'est que ce ne sont pas des hyènes, mais des tigres. Ils cherchent une proie vivante." dit l'Iscariote et, se tournant vers le Zélote : "Dis ce que nous avons appris." "Oui, Maître. Judas avait raison de craindre. Nous sommes allés chez Joseph d'Arimathie et chez Lazare et là, comme tes amis déclarés. Et puis, moi et Judas, comme si j'eusse été un de ses amis d'enfance, chez certains de ses amis de Sion... Et... Joseph et Lazare te disent de quitter tout de suite pendant ces fêtes. Ne reste pas ici, Maître. C'est pour ton bien. Les amis de Judas, ensuite ont dit : "Attention qu'on a déjà décidé de venir le surprendre pour l'accuser. Et précisément pendant ces jours de fête où il n'y a pas de peuple. Qu'il se retire pour quelque temps pour tromper ces vipères. La mort de Doras a excité leur venin et leur peur. Car il y a pour eux la peur, en plus de la haine. Et la peur leur fait voir des choses qui n'existent pas et la haine leur fait dire jusqu'au mensonge" 595> "Ils savent tout, tout sur notre compte ! C'est odieux ! Et ils défigurent tout ! Et ils exagèrent tout et quand cela ne leur paraît pas suffisant pour maudire, ils inventent. J'en suis dégoûté et accablé. Il me vient le désir de m'exiler, d'aller... je ne sais... loin. Mais hors de cet Israël qui n'est que péché..." Judas est déprimé. "Judas,
Judas ! Pour donner un homme au monde, une femme travaille pendant
neuf lunes. Toi, pour donner au monde la connaissance de Dieu, tu
voudrais faire plus vite ? Ce n'est pas neuf lunes, mais des
millénaires de lunes qu'il faudra. "Mais pourtant... pars d'ici. Nous ne sommes pas, nous, assez forts encore. Et nous sentons que, devant le Sanhédrin nous aurons peur. Moi du moins... Les autres, je ne sais... Mais je crois qu'il est imprudent de tenter l'expérience. Nous n’avons pas le cœur des trois enfants de la cour de Nabuchodonosor." "Oui, Maître, ça vaut mieux." "C'est prudent." "Judas a raison." "Tu vois que ta Mère même et tes parents..." "Et Lazare et Joseph." "Faisons les venir pour rien." Jésus ouvre les bras et dit : "Qu'il soit fait comme vous voulez Mais ensuite, on revient ici. Vous voyez combien il vient de gens. Je ne force pas et ne tente pas votre âme. Je ne la sens pas prête en effet... Mais voyons les travaux des femmes." Cependant, tous avec un éclair de joie dans les yeux et des cris joyeux sortent des besaces les paquets avec les vêtements, les sandales, les vivres des mères et des femmes, et tentent d'intéresser Jésus pour qu'il admire une si grande grâce de Dieu. Mais Lui reste soucieux et distrait. Il lit et relit la lettre maternelle. 596> Il est tapi avec une lampe dans le coin le plus reculé de la table sur laquelle sont les vêtements, et les pommes, et les vases de métal et les fromages. Avec une main qui fait visière pour ses yeux, il semble méditer. Mais il souffre. "Mais regarde, Maître, mon épouse, la pauvrette, quel beau vêtement elle m'a fait et ce manteau avec un capuchon. Qui sait quelles fatigues elle a eues car elle n'est pas adroite comme ta Mère." dit Pierre qui jubile avec les bras chargés de ses trésors. "Beaux, oui, beaux. C'est une brave femme." dit Jésus poliment. Mais avec le regard bien loin des objets qu'on Lui montre. "Pour nous, la maman a fait deux vêtements doublés. Pauvre maman ! Ils te plaisent, Jésus ? Ils ont une belle couleur, n'est-ce pas ?" dit Jacques de Zébédée. "Très beau, Jacques. Il t'ira bien." "Regarde. Je parie que ces ceintures, c'est ta Mère qui les a faites. C'est Elle qui brode si bien. Et aussi ce voile doublé pour abriter du soleil, je dis que c'est Marie qui l'a fait. Il est tout comme le tien. Le vêtement, non. C'est sûrement notre mère qui l'a tissé. Pauvre maman ! Après tant de pleurs qu'elle a versés cet été, elle n'y voit pas bien, et souvent le fil se casse. Chère maman !" Et Jude d'Alphée baise le lourd vêtement rouge marron. "Tu n'es pas gai, Maître." observe finalement Barthélemy. "Tu ne regardes même pas les choses que l'on t'envoie." "Il ne peut l'être." réplique Simon le Zélote. "Je réfléchis... Mais... Refaites les paquets. Mettez tout en place. Ce n'est pas le moment de se faire prendre et on ne nous prendra pas. Quand la nuit sera avancée, au clair de lune, nous irons vers Doco, puis à Béthanie." "Pourquoi à Doco ?" "Parce qu'il y a une femme qui meurt et qui attend de Moi sa guérison." "Ne passons-nous pas chez le régisseur ?" "Non, André, chez personne. Ainsi personne n'a besoin de mentir en disant qu'il ne sait pas où nous sommes. Si vous tenez à n'être pas poursuivis, Moi je tiens à ne pas donner d'ennuis à Lazare." "Mais Lazare t'attend." "Et nous allons chez lui. Ou plutôt... Simon, nous logerais-tu dans la maison de ton vieux serviteur ?" "Avec joie, Maître. Tu sais tout maintenant. Je puis donc te dire, au nom de Lazare, en mon nom, et au, nom de celui qui s'y trouve : elle est à Toi." 597> "Allons, faites vite pour que nous soyons à Béthanie avant le sabbat." Et pendant que tous se dispersent avec des lanternes afin de faire le nécessaire pour le départ imprévu, Jésus reste seul. André rentre, va auprès de Jésus et Lui dit : "Et cette femme ! Je regrette de l'abandonner maintenant qu'elle était toute proche pour venir ... Elle est prudente... Tu l'as vu..." "Va lui dire que nous reviendrons dans quelque temps et qu'en attendant elle se souvienne de tes paroles…" "Des tiennes, Seigneur. Je ne lui ai dit que les tiennes." "Va, fais vite et attention que personne ne te voie. Vraiment dans ce monde mauvais, il faut que ceux qui sont innocents prennent l'aspect des plus perfides..." Tout, pour moi, s'arrête ici, sur cette grande vérité. |
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