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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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mercredi
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Élise offre ses services à Jésus 211 -
Les romains sont moins dangereux que les juifs 212 -
Il y a bien des façons de tuer 212 -
Qui a dénoncé dénoncera 213 |
7.187. |
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211> Une maison de
Béthanie, de plus en plus triste, mais toujours accueillante... La présence
d'amis et de disciples n'enlève pas à la maison sa tristesse. Il y a Joseph, Nicodème, Manaën, Élise et Anastasica qui, à ce que je
comprends, n'ont pas su rester loin de Jésus et s'en excusent comme d'une
désobéissance, bien décidées pourtant à ne pas s'en aller. Et Élise en
explique les solides raisons qui sont : l'impossibilité pour les sœurs de
Lazare de suivre le Maître pour donner à Lui et aux apôtres ces soins
féminins qui sont nécessaires à un groupe d'hommes seuls et, de plus,
persécutés. "Nous seules le pouvons. Car Marthe et Marie ne peuvent laisser
leur frère. Jeanne n'est pas là. Annalia est trop jeune pour
venir avec vous. Pour Nike il est bon qu'elle
reste là où elle se trouve pour vous y accueillir. Mes cheveux blancs évitent
les commérages. Je te précéderai où tu iras, je resterai où tu me dis, et tu
auras toujours une mère près de Toi, et moi je penserai que j'ai encore un
fils. Je ferai ce que tu veux, mais laisse-moi te servir." Jésus consent en sentant
que tout le monde trouve la chose juste. Peut-être aussi, dans la grande
amertume qu'il a certainement dans le cœur, désire-t-il avoir près de Lui un
cœur maternel où il trouverait un reflet de la douceur de sa Mère... 212> Élise triomphe dans
sa joie. Jésus lui dit: "Je
serai souvent à Nobé. Tu iras dans la maison du
vieux Jean. Il me l'a offerte pour mes séjours. Je t'y
trouverai à chacun de nos retours..." "Tu comptes t'en aller, malgré les pluies ?" demande
Joseph d'Arimathie. "Oui. Je veux encore aller vers la Pérée en m'arrêtant
dans la maison de Salomon, puis vers Jéricho
et la Samarie. Oh ! je voudrais aller en tant d'endroits encore..." "Ne t'éloigne pas trop, Maître, des routes gardées et des
villes où il y a un centurion. Eux ne sont pas sûrs, et les autres ne
le sont pas non plus. Deux craintes, deux surveillances, sur Toi, et
réciproquement. Mais crois bien que pour Toi les romains sont moins
dangereux..." "Ils nous ont abandonnés !..." dit avec brusquerie Judas de Kériot. "Tu le crois ? Non. Parmi les gentils qui écoutent le Maître,
peux-tu distinguer les envoyés de Claudia ou de Ponce ? Parmi les affranchis
de la première et de ses amies, ils ne sont pas peu nombreux ceux qui
pourraient parler au Bel Nidrac s'ils étaient Israélites. N'oublie jamais
que des gens instruits, il y en a en tous lieux, que Rome a asservi le monde,
que ses patriciens aiment prendre le meilleur butin pour orner leurs maisons.
Si les gymnasiarques et ceux qui dirigent les cirques choisissent tout ce qui
peut leur procurer de l'argent et de la gloire, les patriciens choisissent
ceux dont la culture ou la beauté sont un ornement et un agrément pour leur
maison et pour eux-mêmes... Maître, ce discours me ramène un souvenir...
M'est-il permis de te poser une question ?" "Parle." "Cette femme, cette grecque qui était avec nous
l'an dernier... et qui fournissait un chef d'accusation contre Toi, où
est-elle ? Plusieurs ont cherché à le savoir... pas dans une bonne intention.
Mais moi je n'ai pas de mauvais dessein... Seulement... Qu'elle soit
retournée à l'erreur ne me paraît pas chose possible. Elle possédait une
grande intelligence et une justice sincère. Mais on ne la voit plus..." "Quelque part sur la Terre, elle, la païenne, a su exercer
envers un Israélite persécuté une charité que les israélites ne possédaient
pas." "Tu veux parler de Jean d'Endor ? Est-il avec elle
?" "Il est mort." 213> "Mort ?"
Jésus est si sévère, en disant ces paroles, que personne ne
trouve la force de parler. Ils se regardent du coin de l'œil, tête basse,
confus, même les plus innocents et les meilleurs. Jésus dit après un moment
de silence : "II faut que personne ne rapporte aux ennemis du mort et
aux miens ce que j'ai dit, pour leur donner une joie satanique. Mais, si on
vous interroge, dites Simplement que Jean est en paix, avec son corps dans un
tombeau lointain et son esprit qui m'attend." "Seigneur, cela t'a fait souffrir ?" demande
Nicodème. "Quoi ? Sa mort ?" "Oui."
"Pourquoi me regardes-tu ainsi, Maître ?" demande
Jean de Zébédée qui se trouble et rougit comme s'il était coupable. "C'est parce que si je te regarde, personne ne pensera,
pas même le plus mauvais, que tu puisses avoir haï un frère." "Cela pourrait être un pharisien, ou un romain... Il leur
vendait des œufs..." dit Judas de Kériot. "Ce fut un démon. Mais il lui a fait du bien en voulant
lui nuire. Il a hâté sa complète purification et sa paix." "Comment l'as-tu su ? Qui t'a apporté la nouvelle ?"
demande Joseph. 214> "Le Maître
a-t-il besoin, peut-être, qu'on Lui apporte les nouvelles ? Ne voit-il pas
peut-être les actions des hommes ? N'est-il pas allé appeler Jeanne pour
qu'elle vienne à Lui et qu'il la guérisse ? Qu'est-ce qui est impossible à
Dieu ?" dit avec véhémence Marie de Magdala. "C'est vrai, femme. Mais il y en a peu qui possèdent ta
foi... Et j'ai pour cela posé une sotte question." "C'est bien. Mais maintenant, Maître, viens. Lazare s'est
éveillé et il t'attend..." Et elle l'emmène, tranchante et décidée, coupant toute possibilité de conversation et de questions. |
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