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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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dimanche
6 février 28
- [Commentaire de MV : J'ai vu le démon] 102 - Cortège sur le lac 102 - Première séparation sur la rive 102 - Deuxième séparation dans le pays 103 - Les douze gravissent un sentier de chèvre 103 - Discours (Une semaine de prière 104 - L'arme de la prière 104 - Chacun face à Dieu et à son âme) 105 |
3.24. |
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102> Cette nuit, l'apparition horrible du visage que vous savez, tel que je le vois et j'en suis terrorisée. Les barques de Pierre et de Jean voguent sur le lac tranquille, suivies de toutes les embarcations qui sont sur les rives de Tibériade, je crois, tellement nombreuses sont les barques et les petits bateaux qui vont et viennent, cherchant à rejoindre, à dépasser la barque de Jésus, pour après se mettre de nouveau à la suite. Et prières, supplications, cris, demandes se croisent sur les flots azurés. Jésus a dans sa barque Marie et la mère de Jacques et de Jude alors que dans l'autre barque, avec son fils Jean, se trouve Marie de Salomé avec Suzanne. Jésus promet, répond, bénit inlassablement. «Je reviendrai, oui. Je vous le promets. Soyez bons. Rappelez-vous mes paroles pour les unir à celles que je vous dirai plus tard. La séparation sera brève. Ne soyez pas égoïstes. Je suis venu aussi pour les autres. Du calme ! Du calme ! Autrement vous vous ferez mal. Oui,. je prierai pour vous. Je vous serai toujours proche. Le Seigneur soit avec vous. Bien sûr que je me souviendrai de tes pleurs et tu seras consolé. Espère. Aie foi !" Et avançant ainsi, avec les bénédictions et les promesses, la barque aborde à la rive. Ce n'est pas Tibériade, mais un tout petit pays, exactement un petit groupe de maisons, pauvres, presque délaissées.[1] Jésus et les siens descendent et les barques rebroussent chemin, conduites par les garçons et par Zébédée. Les autres barques les imitent, pourtant plusieurs qui s'y trouvent descendent et veulent à tout prix suivre Jésus. Parmi eux, je vois Isaac avec ses deux protégés : Joseph et Timon. Je n'en reconnais pas d'autres parmi les gens nombreux de tous âges, des adolescents aux vieillards. 103> Jésus quitte le pays dont les habitants restent indifférents. Ils sont peu nombreux et mal vêtus. Jésus leur fait distribuer des aumônes et rejoint la route principale. Il s'arrête. "Et maintenant séparons-nous" dit-il. "Mère, avec Marie et Salomé, va à Nazareth. Suzanne peut retourner à Cana. Je reviendrai bientôt. Vous savez ce qu'il y a à faire. Dieu soit avec vous !" Mais, pour sa Mère, il a un salut spécial tout souriant, et lorsque Marie s'agenouille, en donnant l'exemple aux autres pour recevoir la bénédiction, Jésus sourit avec une douceur extrême. Les femmes, avec lesquelles se trouvent Alphée de Sara et Simon, regagnent leur ville. Jésus se tourne vers ceux qui restent : "Je vous quitte mais je ne vous renvoie pas. Je vous laisse pour quelques temps. Je me retire avec eux dans ces gorges que vous voyez là-bas. Que ceux qui veulent m'attendre restent dans cette plaine, que les autres retournent chez eux. Je fais une retraite de prières parce que je suis à la veille de grandes choses. Que ceux qui aiment la cause du Père prient, en s'unissant en esprit à Moi. La paix soit avec vous, fils. Isaac, tu sais ce que tu dois faire. Je te bénis, petit pasteur." Jésus sourit au pauvre Isaac, désormais pasteur d'hommes qui se groupent autour de lui. Jésus marche en tournant maintenant le dos au lac, se dirigeant avec assurance vers une gorge qui se trouve entre les collines qui vont du lac vers l'ouest en lignes je dirais presque parallèles[2]. Entre deux collines rocheuses, raboteuses, qui tombent à pic comme un fiord, un petit torrent qui écume descend avec fracas, et au-dessus c'est l'escarpement de la montagne sauvage avec des plantes qui ont poussé en tous sens, comme elles ont pu, entre les pierres. Un sentier de chèvre monte à l'assaut de la colline la plus raboteuse, et c'est celui que prend Jésus. Les disciples le suivent, harassés, en file indienne, dans le silence le plus absolu. Seulement quand Jésus s'arrête pour leur permettre de souffler, dans un endroit un peu plus large du sentier qui semble une écorchure sur cette pente inaccessible, ils se regardent sans parler. Leurs regards disent : "Mais, où nous conduit-il ?" Mais ils ne parlent pas. Ils se regardent et avec toujours plus de désolation chaque fois qu'ils voient Jésus reprendre la marche à travers la gorge sauvage, remplie de grottes, d'accidents du sol, de 104> rochers qui rendent difficile la marche par eux-mêmes, par les ronces et mille autres plantes qui accrochent les vêtements de tous côtés, qui griffent, qui font trébucher et frappent le visage. Même les plus jeunes, chargés de sacs pesants, ont perdu leur bonne humeur.
Vous
ne parlez pas ? Vous ne me demandez rien ? Déposez sur ce
rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallée l'autre
poids que vous avez sur le cœur : votre humanité. Je vous ai
amenés ici pour parler à votre esprit, pour nourrir votre esprit, pour
vous rendre esprit. Et je ne dirais pas beaucoup de paroles. J'en ai tant
dit depuis un an environ que je suis avec vous ! C'en est assez
maintenant. Si c'était par la parole que je devais vous changer, je
devrais vous garder dix et cent années et vous seriez toujours
imparfaits. Maintenant c'est le moment de me servir de vous et, pour cela,
je dois vous former. Le matin, à midi et le soir nous nous réunirons pour prier ensemble avec les antiques paroles d'Israël et pour rompre le pain. Puis chacun retournera dans sa grotte en restant en face de Dieu et de son âme, de tout ce que je vous ai dit sur votre mission, et de vos moyens. Mesurez-vous, auscultez-vous, décidez. C'est la dernière fois que je vous le dis. Mais après, vous devrez être parfaits autant que vous le pouvez, sans lassitude ni humanité. Ensuite, vous ne serez plus Simon de Jonas et Judas de Simon. Vous ne serez plus André ou Jean, Mathieu ou Thomas. Mais vous serez mes ministres. Allez. Chacun tout seul. Je serai dans cette grotte, toujours présent. Mais ne venez pas sans raison sérieuse. Vous devez apprendre à agir par vous-mêmes, à vous suffire. Parce que, en vérité, je vous le dis : il y a un an, nous étions sur le point de nous connaître et dans deux années nous serons sur le point de nous quitter. Malheur à vous et malheur à Moi si vous n'avez pas appris à agir par vous-mêmes. Dieu soit avec vous. Judas, Jean, portez à l'intérieur de ma grotte, celle-ci, les vivres. Il faudra qu'ils durent et c'est Moi qui ferai la distribution." " Il y en a peu !..." objecte quelqu'un. " Ce qu'il faut pour ne pas mourir. Le ventre trop rassasié appesantit l'esprit. Moi, je veux vous élever et non pas vous alourdir." |
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