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481> Si on
veut faire une comparaison entre cette maisonnette basse et rustique et la
maison de Béthanie,
certes c'est un bercail, comme dit Lazare. Mais
si on la compare aux maisons des paysans de Doras, c'est
une habitation assez belle.
Très basse et très large, solidement construite, elle a une cuisine, c'est à
dire une cheminée dans une pièce toute enfumée où se trouvent une
table, des sièges, des amphores et un rustique égouttoir, avec des plats et
des coupes, Une large porte de bois brut sert d’entrée et laisse pénétrer la
lumière. Puis, sur la même paroi où elle s'ouvre, il y a trois autres portes
qui donnent accès à trois grandes chambres, longues et étroites dont les murs
sont blanchis à la chaux. Comme dans la cuisine, le sol est en terre battue.
Dans deux d'entre elles, il y a maintenant des couchettes On dirait des
petits dortoirs. Les nombreux crochets fixés dans les murs indiquent qu'on y
accrochait des outils et peut-être des sacs de produits agricoles. Maintenant
ils servent de porte-manteaux et on y suspend aussi les besaces. La troisième
chambre (c'est plutôt un couloir qu'une chambre car la longueur et la largeur
sont disproportionnées) est vide. Elle devait servir aussi à abriter des
animaux car elle a une mangeoire et des anneaux au mur, elle présente ces
trous particuliers aux terrains frappés par des sabots ferrés. À présent, il
n'y a rien.
Au dehors, près de ce dernier local, il y a un large portique rustique. Il
est couvert d'un toit de fascines et d'ardoises qui s'appuie sur des troncs
d'arbres à peine équarris. Ce n'est même pas un portique. C'est un appentis,
car il est ouvert sur trois côtés : deux de dix mètres, le troisième
plus étroit, de cinq mètres pas plus. En été une vigne doit déployer ses
rameaux d'un tronc à l'autre sur le côté qui est situé au midi. Maintenant
les feuilles sont tombées et elle montre ses rameaux squelettiques. Il y a
aussi, pareillement dégarni, un figuier gigantesque qui, en été, ombrage le
bassin qu'on a installé au milieu de la cour pour abreuver les animaux. Et, à
côté, un puits rudimentaire - ou plutôt un trou dans le sol - à peine signalé
par un cercle de pierres plates et blanches.
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482> Voici la maison qui
abrite Jésus et les siens, au lieu nommé ‘’La Belle Eau’’. Il y a aussi des
champs : des prés et des vignes l'entourent et à environ trente mètres
(ne pas prendre mes indications comme des articles de foi) on voit une autre
maison au milieu des champs, plus belle, car elle possède une terrasse que
l'autre n'a pas. Plus loin que cette autre maison il y a des bosquets
d'oliviers et d'autres arbres, en partie dépouillés, certains avec leur
feuillage, qui coupent la vue.
Pierre, avec
son frère et
Jean, travaillent activement à balayer la cour et les
chambres, à mettre en ordre les lits, à puiser de l'eau. Mais encore, Pierre
fait tout un remue-ménage autour du puits pour ajuster et renforcer les
cordes pour qu'il soit plus pratique et plus commode pour puiser l'eau. De
leur côté, les deux
cousins de Jésus travaillent, marteau
et lime en main, aux fermetures et aux volets et Jacques de Zébédée les aide en travaillant de la scie et de la hache comme
un ouvrier d'arsenal.
Dans la cuisine, Thomas
est tout affairé et semble un cuisinier de métier, tant il sait régler le feu
et la flamme et éplucher vivement les légumes que le beau Judas a
daigné apporter du pays voisin. Je comprends qu'il s'agit d'un pays plus ou
moins important, car Judas explique qu'on y fait le pain deux fois seulement
par semaine et que ce jour-là il n'y en a pas.
Pierre l'entend et dit : "Nous ferons des fouaces sur la flamme. Il
y a là de la farine. Vite, quitte ton vêtement et fais la pâte, je me charge
ensuite de la cuisson. Je sais m'y prendre." Je ne puis m'empêcher de
rire en voyant l'Iscariote, en bras de chemise, qui humecte la farine en
s'enfarinant copieusement.
Jésus est
absent ainsi que Simon, Barthélemy, Matthieu et Philippe.
"C'est aujourd'hui le plus dur." répond Pierre à Judas de
Kériot qui bougonne. "Mais demain, ça ira déjà mieux et au printemps ce
sera très bien..."
"Au printemps ? Mais va-t-on rester toujours ici !" dit
Judas épouvanté.
"Pourquoi pas ? N'est-ce pas une maison ? S'il pleut, on est à
l'abri. Il y a de l'eau potable. Le combustible ne manque pas. Et, que
veux-tu de plus ? Je me trouve très bien ici. Et puis je ne sens pas la
puanteur des pharisiens et des autres de même acabit..."
"Pierre, allons lever les filets." dit André et il
emmène Pierre dehors, avant que la discussion éclate entre lui et
l'Iscariote.
"Cet homme ne peut pas me voir." s'exclame Judas.
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483> "Non. Tu ne peux pas
dire cela. Il est aussi franc avec tout le monde. Mais il est bon. C'est toi
qui es toujours mécontent." répond Thomas qui, au contraire, est
toujours de bonne humeur.
"C'est que moi, je me figurais autre chose..."
"Mon cousin ne t'empêche pas d'aller vers d'autres choses" dit
tranquillement Jacques d'Alphée. "Je crois que tous, par sottise, nous nous
imaginions que de le suivre, c'était autre chose. Mais c'est parce que
nous avons la nuque raide et que nous sommes très orgueilleux. Lui ne nous a
jamais caché le danger et la peine qu'il y a à le suivre."
Judas grommelle quelque chose entre ses dents. C'est Jude Thaddée qui lui répond. Il travaille autour d'une console de la
cuisine pour en faire un petit placard : "Tu as tort. Même selon
les coutumes, tu as tort. Tout Israélite doit travailler. Et nous
travaillons. Est-ce que le travail te pèse tant ? Moi, je ne le sens pas
car, depuis que je suis avec Lui, toute fatigue perd son poids."
"Moi aussi, je ne me plains de rien et je suis content d'être ici et
tout à fait comme en famille maintenant." dit Jacques de Zébédée.
"Nous allons faire des merveilles, ici !..." observe
ironiquement Judas de Kériot.
"Mais, en somme, qu'est-ce que tu prétends ? dit en éclatant
Thaddée. Une cour de satrape ? Je ne te permets pas de critiquer ce que
fait mon cousin. As-tu compris ?"
"Tais-toi, frère, dit Jacques d'Alphée. Jésus ne veut pas de ces disputes.
Parlons le moins possible et agissons le plus possible. Ce sera beaucoup
mieux pour tous. D'ailleurs, si Lui ne réussit pas à changer les cœurs...
peux-tu l'espérer, toi, avec tes paroles ?"
"Le cœur qu'on ne peut changer c'est le mien, n'est-ce pas ?"
dit l'Iscariote agressif.
Mais Jacques ne répond pas. Bien plus, il met un clou entre les dents
et cloue des planches avec tant d'énergie que les grognements de Judas se
perdent dans le bruit.
Quelque temps passe, puis voilà qu'arrivent ensemble Isaac
et André. Le premier avec des œufs et une corbeille de miches toutes chaudes et l'autre avec des
poissons dans une nasse.
"Voilà, dit Isaac. C'est le régisseur qui l'envoie. Il demande s'il ne manque rien. Il a des
ordres pour cela."
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484> "Tu vois qu'on ne va pas
mourir de faim ?" dit Thomas à l'Iscariote. Et
puis il ajoute : "Donne-moi les poissons, André. Comme ils sont
beaux ! Mais comment les prépare-t-on ? Pour ça je ne sais pas le
faire."
"J'y pense, moi, dit André. Je suis pêcheur" et il se met dans un
coin à vider ses poissons encore vivants.
"Le Maître est en train de venir. Il a fait un tour dans le pays et les
campagnes. Vous allez voir qu’il va être bientôt ici. Il a déjà guéri des yeux
malades. Et puis moi j'avais déjà parcouru ces campagnes et les gens étaient
déjà au courant..."
"Eh ! bien sûr ! Moi, moi !... Les bergers eux seuls...
Nous avons quitté, moi du moins, une vie tranquille et nous avons fait ceci
et cela, mais ça ne compte pas..."
Isaac regarde, étonné, l'Iscariote... mais, philosophiquement s'abstient de
répondre. Les autres aussi se taisent... mais ça bout à l’intérieur.
"La paix soit à vous tous." Jésus est sur le seuil, souriant, bon.
On dirait que le soleil brille davantage, depuis qu'il est là. "Les
braves ! Tous au travail ! Puis-je t'aider, cousin ?"
"Non, repose-toi, j'ai fini."
"Nous sommes chargés de nourriture. Tout le monde a voulu donner. Si
tous les gens avaient le cœur des humbles !" dit Jésus un peu
triste.
"Oh ! mon Maître ! Que Dieu te bénisse !" C'est
Pierre qui entre avec un fagot sur les épaules et qui, sans le déposer, salue
ainsi son Jésus.
"Que le Seigneur te bénisse, toi aussi, Pierre. Vous avez beaucoup
travaillé !"
"Et puis nous travaillerons davantage aux heures de liberté. Nous avons
une maison de campagne, nous ! ...Et il nous faut en faire un Eden.
Entre temps j'ai arrangé le puits, pour qu'on voie la nuit où il se trouve,
et pour être sûrs de ne pas perdre les brocs en les descendant. Et puis... Tu
vois le travail de tes braves cousins ? Tout ce qu'il faut pour vivre
longtemps dans un endroit. Moi, pêcheur je n'aurais pas su. Ils sont vraiment
braves. Et aussi Thomas. Il pourrait être chef cuisinier chez Hérode. Judas
aussi est brave. Il a fait des fouaces merveilleuses..."
"Et inutiles. Il y a du pain." répond Judas de mauvaise humeur.
Pierre le regarde et je m'attends à une réponse salée, mais Pierre secoue la
tête, arrange les cendres chaudes et étend les fouaces dessus.
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485> "Tout va être prêt." dit Thomas
en riant.
"Parleras-tu aujourd'hui ?" demande Jacques de Zébédée.
"Oui, entre la sixième et la neuvième heure, Vos compagnons l'ont dit.
Mangeons donc sans tarder."
Encore un moment, et puis Jean met le pain sur la table, prépare les
sièges, apporte les coupes et les amphores. Thomas apporte les légumes cuits
et les poissons grillés.
Jésus est au centre. Il offre et bénit. Il fait la distribution et tous
mangent de bon appétit.
Ils sont encore en train de manger quand, dans la cour, s'amènent des
personnes. Pierre se lève et va à la porte: "Que voulez-
vous ?"
"Le Rabbi. Ne parle-t-il pas ici ?"
"Il va parler mais, à présent il mange car il est homme, Lui aussi.
Asseyez-vous là dessous et attendez."
Le petit groupe s'en va sous le hangar rustique.
"C'est que le froid va venir et il va souvent pleuvoir. Je dis que l'on
pourrait bien utiliser cette étable vide. Je l'ai bien nettoyé. La crèche
servira de siège..."
"Ne fais pas de stupides ironies, dit Judas. Le Rabbi est un
rabbi."
Mais quelles ironies ? S'il est né dans une étable, il pourra parler
d'une crèche !"
"Pierre
a raison, mais, je vous en prie, aimez-vous !" Jésus paraît bien
las en disant ces paroles.
Ils finissent de manger et Jésus sort tout de suite pour aller près de la
petite foule.
"Attends, Maître, Lui crie par derrière Pierre. Ton cousin t'a fait un
siège parce que le sol est humide là dessous."
"Pas besoin, tu sais bien que je parle debout. Les gens veulent me voir
et Moi je veux les voir. Plutôt... faites des sièges et des civières.
Peut-être il viendra des malades... Cela servira."
"Tu penses toujours aux autres, bon Maître !" dit Jean et il Lui
baise la main.
Jésus se rend avec son sourire légèrement triste vers la petite foule. Les
disciples vont avec Lui.
Pierre qui est exactement à côté de Jésus, le fait pencher vers lui et
murmure doucement : "Par derrière le mur se trouve cette femme voilée.
Je l'ai vue. Elle est là depuis ce matin. Elle nous a suivis depuis Béthanie.
Faut-il la chasser ou la laisser ?"
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486> "Laisse-la, je l'ai
dit."
"Mais, si c'est une espionne, comme dit l'Iscariote ?"
"Non, elle ne l'est pas. Fie-toi à ce que je te dis. Laisse-la, ne dis
rien aux autres. Et respecte son secret."
"Je me suis tu, car j'ai pensé que cela valait mieux..."
"Paix à vous qui cherchez la
Parole." commence Jésus. Il s'en va au fond de la galerie et derrière
Lui il y a le mur de la maison. Il parle lentement à une vingtaine de
personnes assises par terre ou adossées aux colonnes dans la tiédeur d'un
soleil de novembre.
"L'homme tombe dans une erreur quand il
considère la vie et la mort et par l'application qu'il fait de ces deux
termes. Il appelle "vie"
le temps où, enfanté par sa mère, il commence la respiration, l'alimentation,
le mouvement, la pensée, l'action; et il appelle "mort" le moment
où il cesse de respirer, de manger, de bouger, de penser, d'agir, et devient
une dépouille froide et insensible, prête à retourner dans un sein, celui
d'un tombeau. Mais il n'en est pas ainsi. Je veux vous faire comprendre la
"vie", vous indiquer les œuvres qui conviennent à la vie.
La vie n'est pas l'existence. L'existence n'est pas la vie. La vigne qui
s'attache à cette colonne existe, mais elle n'a pas la vie dont je parle.
Cette brebis qui bêle, attachée à cet arbre, au loin, existe aussi, mais elle
n'a pas la vie dont je parle. La vie, dont je parle, ne commence pas avec
l'existence et ne prend pas fin en même temps que la chair. La vie, dont je
parle, ne commence pas dans un sein maternel. Elle commence quand, dans la
Pensée de Dieu, naît, créée par Lui, une âme faite pour habiter une chair.
Elle prend fin quand le péché la tue.
D'abord, l'homme n'est qu'une semence qui se
développe, semence de chair au lieu de gluten ou de moelle comme l'est celle
des blés ou des fruits. Tout d'abord, ce n'est qu'un animal qui se forme un
embryon d'animal pas différent de celui qui maintenant grossit dans le sein
de cette brebis. Mais, à partir du moment où dans cette conception humaine
pénètre cette partie incorporelle et qui cependant est la plus puissante dans son incorporéité
qui l'élève, voilà qu'alors l'embryon animal, non seulement existe avec les
pulsations de son cœur, mais "vit" selon la Pensée Créatrice, et
devient homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, fils de Dieu,
futur citoyen du Ciel. Mais ceci arrive si la vie dure. L'homme peut exister
en gardant sa figure d'homme, mais n'étant déjà plus un homme, mais devenu un
tombeau où la vie se décompose.
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487> Voilà pourquoi je dis : "La vie ne
commence pas avec l'existence et ne se termine pas quand la chair prend
fin". La vie commence avant la naissance. La vie, ensuite, n'a plus de
fin, car l'âme ne meurt pas, c'est à dire ne s'anéantit pas. Elle meurt à
son destin qui est céleste mais survit à son châtiment, si elle l'a mérité.
Elle meurt à ce bienheureux destin quand elle meurt à la Grâce... Cette vie,
atteinte par une gangrène qui est la mort à son destin, se prolonge le long
des siècles dans la damnation et
le tourment. Cette vie, au contraire conservée telle qu'elle a été créée,
atteint la perfection de la vie en devenant éternelle, parfaite, bienheureuse
comme son Créateur.
Avons-nous des devoirs envers la vie ? Oui, c'est un don de Dieu On doit
employer et conserver avec soin tout don de Dieu, car c'est une chose aussi
sainte que Celui qui la donne. Useriez-vous mal du cadeau d'un roi ?
Non. Il passe aux héritiers et aux héritiers des héritiers comme une gloire
de la famille. Et alors pourquoi maltraiter le don de Dieu ? Mais
comment doit-on en user et le conserver, ce cadeau divin ? Comment
garder vivante la fleur paradisiaque de l'âme afin de la conserver pour le
Ciel ? Comment arriver à "vivre" pour là-haut et au-delà de
l'existence ?
À ce sujet, Israël a des lois claires et il n'a qu'à les observer. Israël a
des prophètes et des justes qui lui donnent l'exemple et la parole pour
pratiquer les lois. Israël a aussi, maintenant ses saints. Israël ne peut, ne
devrait donc pas se tromper. Moi, je vois les taches dans les cœurs, et des
esprits morts qui pullulent partout. Je vous dis donc : faites
pénitence; ouvrez vos âmes à la parole; mettez en pratique la Loi immuable;
fortifiez la "vie" épuisée qui languit en vous; si elle est
déjà morte, venez à la Vie Véritable : à Dieu. Pleurez sur vos fautes.
Criez : "Pitié !" Mais relevez-vous. Ne soyez pas des
morts vivants pour n'être pas demain livrés à l'éternelle souffrance. Je ne
vous parlerai pas d'autre chose que de la manière de retrouver ou de
conserver la vie. Un autre vous a dit : "Faites pénitence. Purifiez-vous
du feu impur de la luxure, de la fange de vos fautes". Moi, je vous
dis : pauvres amis, étudions ensemble la Loi. Écoutons de nouveau en
elle la voix paternelle du Dieu Vrai. Et puis ensemble prions l'Éternel en
disant : "Que ta miséricorde descende sur nos cœurs".
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488> Maintenant, c'est le sombre hiver,
mais bientôt viendra le printemps. Un esprit mort est plus triste qu'un bois
dépouillé par le gel. Mais si l'humilité, la volonté, la pénitence et la foi
pénètrent en vous, comme dans le bois au printemps, la vie reviendra en vous
et vous fleurirez pour Dieu pour porter ensuite demain, dans le demain des
siècles des siècles, le fruit éternel de la vraie vie.
"Venez à la Vie ! Cessez d'exister seulement et commencez à
"vivre". La mort alors ne sera pas la "fin", mais le
commencement. Le commencement d’un jour sans crépuscule, le commencement
d'une joie sans lassitude et sans mesure. La mort sera le triomphe de ce qui
vit avant la chair, et le triomphe de la chair qui sera appelée à la
résurrection éternelle à participer à cette Vie que je promets au nom du Dieu
Vrai à tous ceux qui auront "voulu " la "vie" pour
leur âme, en foulant aux pieds les sens et les passions pour jouir de la
liberté des fils de Dieu.
Allez. Tous les jours, à cette heure, je vous parlerai de l'éternelle vérité.
Le Seigneur soit avec vous."
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