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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 10.603 - Riflessioni sull’agonia nel Getsemani et premessa agli altri dolori della Passione.        

 5.599 - Jesus Comments on His Mental Torture and Spiritual Anguish At Gethsemane.

 6.603 - Reflexiones sobre la agonía del Getsemaní y premisa acerca de los otros dolores de la Pasión.

 11.645 - Verschiedene Einführungen IV. “Ich war und ich bin der Sohn Gottes. Aber ich war auch der Menschensohn".






Faits et mots-clés.

 Jésus vrai Dieu et vrai homme.         

 Celui qui aimera la figure du Sauveur sera sauvé.

 L’union totale de Jésus et de Marie.

 La longue agonie de Marie.

 Jésus et son Père.

 Les âmes victimes dans le plan de Dieu.

 Les effets de la séparation de Dieu.

 Les âmes-victimes sauvent du désespoir.

 Le sang de Judas ne s’est pas mêlé au mien.

 L'heure du sabbat satanique.

 Satan au Gethsémani.

 Jésus goûte à l’amer saveur du désespoir.

 L'ange de ma douleur m'a présenté l'espérance de tous ceux qui sont sauvés.

 Ô vous qui méritez le Sacrifice d'un Dieu !


Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome.

Ancienne édition : Tome 9, chapitre 4 et 5.
Nouvelle édition : Tome 10, chapitre 603.

603
Réflexions sur l’agonie de Jésus à Gethsémani, et début des autres douleurs de la Passion.

Dictée du mardi 15 février 1944

35>  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.1 – Jésus dit :   

"La souffrance de mon agonie spirituelle, tu l'as contemplée dans la soirée du Jeudi
[1]. Tu as vu ton Jésus s'affaisser comme un homme frappé mortellement qui sent fuir sa vie à travers les blessures qui lui font perdre son sang, ou comme une créature dominée par un traumatisme psychique au-dessus de ses forces. Tu as vu la croissance de ce trauma qui a atteint son point extrême dans l'effusion du sang, provoquée par le déséquilibre circulatoire que produisait l'effort de me vaincre et de résister au poids qui s'était abattu sur Moi.   

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg J'étais, je suis le Fils du Dieu Très-Haut, mais j'étais aussi le Fils de l'homme. Je veux que, de ces pages, se dégage nettement cette double nature pareillement totale et parfaite.          

De ma Divinité, fait foi ma parole qui a des accents que seul un Dieu peut avoir. De mon Humanité, les besoins, les passions, les souffrances que je vous présente et que je souffris dans ma chair d'Homme véritable, et que je vous propose comme modèle de votre humanité, de même que je vous instruis l'esprit par ma doctrine de vrai Dieu.         

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36>
Au cours des siècles, aussi bien ma très sainte Divinité que ma très parfaite Humanité, par l'action de désagrégation de "votre" humanité imparfaite, ont été diminuées, déformées dans leur présentation. Vous avez rendue irréelle mon Humanité, vous l'avez rendue inhumaine comme vous avez rendue petite ma figure divine, en la niant sur tant de points que vous ne vouliez pas reconnaître ou que vous ne pouviez plus reconnaître avec vos esprits diminués par les corruptions du vice et de l'athéisme, de l'humanisme, du rationalisme.          

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.2 – Je viens, en cette heure tragique[2], prodrome[3] de malheurs universels, je viens rafraîchir dans vos esprits ma double figure de Dieu et d'Homme, pour que vous la connaissiez telle qu'elle est, pour que vous la reconnaissiez après tant d'obscurantisme dont vous l'avez couverte pour vos esprits, pour que vous l'aimiez et reveniez à elle et que vous vous sauviez par son intermédiaire. C'est la figure de votre Sauveur, et celui qui la connaîtra et l'aimera sera sauvé.    

Ces jours-ci, je t'ai fait connaître mes souffrances physiques. Elles ont torturé mon Humanité. Je t'ai fait connaître mes souffrances morales liées, entrelacées, fondues avec celles de ma Mère comme le sont les lianes inextricables des forêts équatoriales, que l'on ne peut séparer pour en couper une seule mais que l'on doit briser d'un seul coup de hache pour s'ouvrir un passage, en les coupant toutes ensemble; ou encore comme sont les veines du corps dont on ne peut priver une seule de sang parce qu'un seul liquide les emplit; comme, c'est encore mieux, comme on ne peut empêcher que pour l'enfant qui se forme dans le sein de la mère qu'entre la mort si la mère meurt, car c'est la vie, la chaleur, la nourriture, le sang de la mère qui, par un rythme accordé avec le mouvement du cœur maternel, pénètre, à travers les membranes internes, jusqu'à l'enfant qui doit naître pour faire de lui un être vivant. 

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Elle, oh ! elle, la Mère pure m'a porté non seulement les neufs mois pendant lesquels une femme porte le fruit de l'homme, mais pendant toute sa vie. Nos cœurs étaient unis par des fibres spirituelles et ont palpité ensemble toujours, et il n'y avait pas une larme maternelle qui tombât sans humecter mon cœur de son sel, et il n'y avait pas une seule de mes plaintes intérieures qui ne résonnât en elle pour éveiller sa douleur.  

Vous souffrez de voir la mère d'un enfant destiné à mourir par suite d'une maladie incurable, la mère de quelqu'un condamné au dernier supplice par la rigueur de la justice humaine. Mais pensez donc à ma Mère ! Dès le moment où elle m'a conçu, elle a tremblé à l’idée que j'étais le Condamné
[4]      

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37>
Lorsqu’elle m'a donné le premier baiser sur ma peau douce et rose de nouveau-né, elle a senti les plaies futures de son Enfant… Cette Mère qui aurait donné dix, cent, mille fois sa vie pour m'empêcher de devenir Homme et d'arriver au moment de l'Immolation.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Cette Mère qui savait et qui devait désirer cette heure terrible pour accepter la volonté du Seigneur, pour la gloire du Seigneur, par bonté envers l'Humanité. Non, il n'y a pas eu d'agonie plus longue, et qui ait pris fin en une douleur plus grande, que celle de ma Mère. 

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.3 – Et il n'y a pas eu une douleur plus grande, plus complète que la mienne. J'étais Un avec le Père. Il m'avait de toute éternité aimé comme Dieu seul peut aimer. Il s'était complu en Moi et avait trouvé en Moi sa divine joie. Et Moi, je l'avais aimé comme seul un Dieu peut aimer et j'avais trouvé dans l'union avec Lui ma joie divine. Les ineffables rapports qui lient ab aeterno (éternellement) le Père avec son Fils ne peuvent vous être expliqués même par ma Parole, car si elle est parfaite votre intelligence ne l'est pas et vous ne pouvez comprendre et connaître ce qu'est Dieu tant que vous n'êtes pas avec Lui dans le Ciel.          

Eh bien, je sentais, comme l'eau qui monte et fait pression contre une digue, croître, heure par heure, la rigueur de mon Père envers Moi. En témoignage contre les hommes-brutes, qui ne voulaient pas comprendre qui j'étais, Il avait, durant le temps de ma vie publique, ouvert par trois fois le Ciel :
au Jourdain, au Thabor et à Jérusalem la veille de la Passion. Mais Il l'avait fait pour les hommes, non pour me donner un soulagement à Moi. J'étais, désormais, l'Expiateur.   

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Souvent, Maria, Dieu fait connaître aux hommes un de ses serviteurs pour les secouer et les entraîner, par son intermédiaire, vers Lui, mais cela arrive aussi à travers la douleur de ce serviteur. C'est lui-même qui paie personnellement, en mangeant le pain amer de la rigueur de Dieu, les réconforts et le salut de ses frères. N'est-ce pas ? Les victimes d'expiation connaissent la rigueur de Dieu. Ensuite vient la gloire, mais après que la Justice est apaisée. Ce n'est pas comme pour mon amour qui, à ses victimes, donne ses baisers.     

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Je suis Jésus, je suis le Rédempteur, Celui qui a souffert et sait, par expérience personnelle, ce que c'est que la douleur d'être regardé avec sévérité par Dieu et d'être abandonné par Lui, et je ne suis jamais sévère, et je n'abandonne jamais. Je consume pareillement, mais dans un incendie d'amour.   

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.4 – Plus l'heure de l'expiation approchait, plus je sentais le Père s'éloigner. Toujours plus séparé du Père, mon Humanité se sentait moins soutenue par la Divinité de Dieu. Et j'en souffrais de toutes les manières. La séparation d'avec Dieu amène avec elle la peur, elle amène avec elle l'attachement à la vie, elle amène avec elle la langueur, la lassitude, l'ennui. Plus elle est profonde et plus fortes sont ses conséquences. Quand elle est totale, elle amène au désespoir. Et plus celui qui, par suite d'un décret de Dieu, l'éprouve sans l'avoir méritée, plus il en souffre parce que l'esprit vivant sent la séparation d'avec Dieu comme une chair vivante sent l'amputation d'un membre. C'est un étonnement douloureux, accablant, que ne comprend pas celui qui ne l'a pas éprouvé. 

Je l'ai éprouvé. J'ai dû tout connaître pour pouvoir plaider sur tout sujet auprès du Père en votre faveur. Même vos désespoirs. Oh ! Je l'ai éprouvé ce que veut dire : "Je suis seul. Tous m'ont trahi, abandonné. Même le Père, même Dieu ne m'aide plus
[5]"    

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Et c'est pour cela que j'opère des prodiges mystérieux de grâce chez les pauvres cœurs que le désespoir accable et que je demande à mes privilégiés[6] de boire mon calice si amer à l'expérience, pour que ceux, qui font naufrage dans la mer du désespoir, ne refusent pas la croix que je leur offre comme ancre de salut, mais qu'ils s'y accrochent et que je puisse les amener à la rive bienheureuse où ne vit que la paix.        

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.5 – Dans la soirée du Jeudi, Moi seul sais si j'aurais eu besoin du Père ! J'étais un esprit déjà à l'agonie à cause de l'effort d'avoir dû surmonter les deux plus grandes douleurs d'un homme : l'adieu à une Mère très aimée, le voisinage de l'ami infidèle. C'étaient deux plaies qui me brûlaient le cœur : l'une par ses larmes, l'autre par sa haine.     

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg J'avais dû rompre mon pain avec mon Caïn. J'avais dû lui parler en ami pour ne pas le dénoncer aux autres dont je pouvais redouter la violence, et pour empêcher un crime, inutile d'ailleurs, puisque tout était déjà marqué dans le grand livre de la vie : et ma Mort sainte et le suicide de Judas. Inutiles, d'autres morts réprouvées par Dieu. Aucun autre sang que le mien ne devait être répandu, et ne fut pas répandu. La corde étrangla cette vie en renfermant dans le sac immonde du corps du traître son sang impur vendu à Satan, ce sang qui ne devait pas se mélanger, en tombant sur la Terre, au sang très pur de l'Innocent.

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Elles auraient bien suffi ces deux plaies pour faire de Moi un agonisant dans mon Moi. Mais j'étais l'Expiateur, la Victime, l'Agneau. L'Agneau, avant d'être immolé, connaît la marque au fer rouge, il connaît les coups, il connaît le dépouillement, il connaît la vente au boucher. Ce n'est qu'à la fin qu'il connaît le froid du couteau qui pénètre dans la gorge et saigne et tue. Auparavant il doit tout quitter : le pâturage où il a grandi, la mère au sein de laquelle il s'est nourri et réchauffé, les compagnons avec lesquels il a vécu. Tout. Moi j'ai tout connu : Moi, Agneau de Dieu.    

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.6 – Satan est donc venu alors que le Père se retirait dans les Cieux. Il était déjà venu au commencement de ma mission pour essayer de m'en détourner[7]. Maintenant il revenait. C'était son heure. L'heure du sabbat satanique. 

Des foules et des foules de démons étaient cette nuit-là sur la Terre pour mener à terme la séduction dans les cœurs et les disposer à vouloir le lendemain le meurtre du Christ. Chaque
synhédriste avait le sien, Hérode le sien, Pilate le sien, et le sien chacun des juifs qui aurait appelé mon Sang sur lui. Les apôtres aussi avaient près d'eux leur tentateur qui les assoupissait pendant que je languissais, qui les préparait à la lâcheté. Remarque le pouvoir de la pureté. Jean, le pur, fut le premier de tous à se libérer de la griffe démoniaque et revint tout de suite vers son Jésus et comprit son désir inexprimé et m'amena Marie.    

Mais
Judas avait Lucifer et Moi j'avais Lucifer. Lui dans le cœur, Moi à mon côté. Nous étions les deux principaux personnages de la tragédie, et Satan s'occupait personnellement de nous. Après avoir amené Judas au point de ne plus pouvoir revenir en arrière, il se tourna vers Moi.        

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Avec sa ruse parfaite, il me présenta les tortures de ma chair avec un réalisme insurpassable. Au désert aussi, il avait commencé par la chair. Je le vainquis en priant. Mon esprit domina la peur de la chair.     

Il me présenta alors l'inutilité de ma mort
[8], l'utilité de vivre pour Moi-même sans m'occuper des hommes ingrats. Vivre riche, heureux, aimé. Vivre pour ma Mère, pour ne pas la faire souffrir. 

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Vivre pour amener à Dieu, par un long apostolat tant d'hommes qui, une fois que je serais mort, m'auraient oublié; alors que si j'avais été Maître non pas pendant trois ans, mais pendant des lustres et des lustres, j'aurais fini par les pénétrer de ma doctrine. Ses anges m'auraient aidé à séduire les hommes. Est-ce que je ne voyais pas que les anges de Dieu n'intervenaient pas pour m'aider ? Ensuite, Dieu m'aurait pardonné en voyant la moisson de croyants que je Lui aurais amenés. Dans le désert aussi il m'avait poussé à tenter Dieu par l'imprudence. Je le vainquis par la prière. Mon esprit domina la tentation morale.     

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.7 – Il me présenta l'abandon de Dieu, Lui, le Père, ne m'aimait plus. J'étais chargé des péchés du monde. Je Lui faisais horreur. Il était absent, Il me laissait seul. Il m'abandonnait aux moqueries d'une foule féroce, et Il ne m'accordait même pas son divin réconfort.       

Seul, seul, seul. À cette heure, il n'y avait que Satan près du Christ. Dieu et les hommes étaient absents parce qu'ils ne m'aimaient pas, Ils me haïssaient ou étaient indifférents. Je priais pour couvrir par mon oraison les paroles sataniques. Mais ma prière ne montait plus vers Dieu. Elle retombait sur Moi comme les pierres de la lapidation et m'écrasait sous sa masse. La prière qui pour Moi était toujours une caresse donnée au Père, une voix qui montait et à laquelle répondait la caresse et la parole paternelle, maintenant elle était morte, pesante, lancée en vain contre les Cieux fermés.      

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Alors j'ai senti l'amertume du fond du calice. La saveur du désespoir. C'était ce que voulait Satan. M'amener à désespérer pour faire de Moi son esclave. J'ai vaincu le désespoir et je l'ai vaincu par mes seules forces, parce que j'ai voulu le vaincre. Avec mes seules forces d'Homme. Je n'étais plus que l'Homme. Et je n'étais plus qu'un homme qui n'est plus aidé par Dieu. Quand Dieu aide, il est facile de soulever le monde lui-même et de le soutenir comme un jouet d'enfant. Mais quand Dieu n'aide plus, même le poids d'une fleur est une fatigue.       

J'ai vaincu le désespoir et Satan son créateur pour servir Dieu et vous, en vous donnant la Vie. Mais j'ai connu la Mort. Non pas la mort physique du crucifié — elle fut moins atroce — mais la Mort totale, consciente, du lutteur qui tombe après avoir triomphé, le cœur brisé et le sang se répandant dans le trauma d'un effort au-dessus du possible. Et j'ai sué sang. J'ai sué du sang pour être fidèle à la volonté de Dieu.        

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 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.8 – Voilà pourquoi l'ange de ma douleur m'a présenté l'espérance de tous ceux qui sont sauvés par mon sacrifice comme un remède à ma mort.         

Vos noms ! Chacun a été pour Moi une goutte de remède infusé dans mes veines pour leur redonner tonus et fonctionnement, chacun a été pour Moi la vie qui revient, la lumière qui revient, la force qui revient. Dans les tortures inhumâmes, pour ne pas crier ma douleur d'Homme, et pour ne pas désespérer de Dieu et dire qu'il était trop sévère et injuste envers sa Victime, je me suis répété vos noms, je vous ai vus. Je vous ai bénis depuis lors. Depuis lors, je vous ai porté dans mon cœur. Et quand pour vous est venue votre heure d'être sur la Terre, je me suis penché du Ciel pour accompagner votre venue, jubilant à la pensée qu'une nouvelle fleur d'amour était née dans le monde et qu'elle aurait vécu pour Moi.        

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Oh ! mes bénis ! Réconfort du Christ mourant ! Ma Mère, le Disciple, les pieuses Femmes entouraient ma mort, mais vous aussi y étiez. Mes yeux mourants voyaient, en même temps que le visage déchiré de ma Mère, vos visages affectueux et ils se sont fermés ainsi, heureux de se fermer parce qu'ils vous avaient sauvés, ô vous qui méritez le Sacrifice d'un Dieu."

Le mercredi 16 février 1944

Jésus dit : 

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.9 – "Désormais tu as pris connaissance de toutes les douleurs qui ont précédé ma Passion proprement dite. Maintenant je vais te faire connaître les douleurs de ma Passion en acte. Ces douleurs qui frappent davantage votre esprit quand vous les méditez. Mais vous les méditez très peu, trop peu. Vous ne réfléchissez pas à ce que vous m'avez coûté et de quelle torture est fait votre salut.       

Vous qui vous plaignez d'une écorchure, d'un coup contre un coin, d'un mal de tête, vous ne réfléchissez pas que Moi, je n'étais qu'une plaie, que ces plaies étaient envenimées par beaucoup de choses, que les choses elles-mêmes servaient à tourmenter leur Créateur parce qu'elles torturaient le Dieu-Fils déjà torturé, sans respect pour Celui qui, Père de la Création, les avait formées.      

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg Mais les choses n'étaient pas coupables. C'était encore et toujours l'homme le coupable. Le coupable depuis le jour où il écouta Satan dans le Paradis terrestre. Elles n'avaient pas d'épines, de poison, de cruauté jusqu'à ce moment-là les choses de la Création pour l'homme créature choisie.        

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42>
Dieu l'avait fait roi cet homme, fait à son image et à sa ressemblance et, dans son paternel amour, Il n'avait pas voulu que les choses puissent être un piège pour l'homme. Satan mit le piège. Dans le cœur de l'homme pour commencer, puis il produisit pour l'homme, avec la punition du péché, des ronces et des épines.          

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.10 – Et voici que Moi, l'Homme, j'ai dû souffrir aussi pour les choses[9] et par les choses en plus que par les personnes. Ces dernières m'ont donné insultes et sévices; les choses en furent les armes.

La main que Dieu avait faite pour l'homme pour le distinguer des brutes, la main dont Dieu avait enseigné l'usage à l'homme, la main que Dieu avait mise en rapport avec l'esprit en lui donnant le pouvoir d'exécuter les commandements de l'esprit, cette partie de vous si parfaite et qui n'aurait dû avoir que des caresses pour le Fils de Dieu dont elle n'avait eu que des caresses et la guérison si elle était malade, se révolta contre le Fils de Dieu et elle le frappa de soufflets, de coups de poing, elle s'arma de fouets, se fit tenaille pour arracher les cheveux et la barbe, et marteau pour enfoncer les clous.         

Les pieds de l'homme, qui auraient dû uniquement courir avec agilité pour adorer le Fils de Dieu, furent rapides pour venir me capturer, pour me pousser et me traîner par les chemins, vers mes bourreaux, et me frapper de coups de pied comme il n'est pas juste de le faire pour un mulet rétif.        

La bouche de l'homme, qui aurait dû user de la parole, la parole qui n'a été donnée qu'à l'homme de tous les animaux créés, pour louer et bénir le Fils de Dieu, s'emplit de blasphèmes et de mensonges et les lança, en même temps que sa bave, contre ma personne.      

L'esprit de l'homme, qui est la preuve de son origine céleste, s'est épuisé pour imaginer des tourments d'une rigueur raffinée.      

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.11 – L'homme, l'homme tout entier, s'est servi de tout ce qui le constitue pour torturer le Fils de Dieu. Et il a appelé la terre, sous toutes ses formes, à l'aider dans la torture. Il a fait des pierres du torrent des projectiles pour me blesser, des branches des arbres des matraques pour me frapper, du chanvre tordu une corde pour me traîner en coupant la chair, des épines une couronne de feu qui piquait ma tête lasse, des minéraux un fouet exaspéré, du roseau un instrument de torture, des pierres du chemin un piège pour le pied vacillant de Celui qui montait, en mourant, pour mourir crucifié.          

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43>
Et aux choses de la terre se joignaient les choses du ciel : le froid de l'aube pour mon corps déjà épuisé par l'agonie du Jardin, le vent qui exaspère les blessures, le soleil qui augmente la brûlure et la fièvre et amène les mouches et la poussière, qui éblouit les yeux fatigués que les mains prisonnières ne peuvent protéger.     

Et aux choses du ciel se joignent les fibres données à l'homme pour couvrir sa nudité : le cuir qui devient un fouet, la laine du vêtement qui s'attache aux plaies ouvertes par les fouets et donne torture à chaque mouvement par frottement et déchirement.          

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\Publication\TOME 09\BaliseNoire.jpg 603.12 – Tout, tout, tout a servi pour tourmenter le Fils de Dieu. Lui, par qui toutes les choses ont été créées, à l'heure où il était l'Hostie offerte à Dieu, eut contre Lui toutes les choses devenues hostiles. Il n'a pas reçu de soulagement d'aucune chose, Marie, ton Jésus. Comme des vipères devenues furieuses, tout ce qui existe s'est mis à mordre ma chair et à accroître ma souffrance.

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Il faudrait bien y penser quand vous souffrez et, en comparant vos imperfections à ma perfection, et ma douleur à la vôtre, reconnaître que le Père vous aime, comme Il ne m'a pas aimé à cette heure-là, et l'aimer par conséquent de tout vous-mêmes, comme Moi je l'ai aimé malgré sa rigueur."   

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Fiche mise à jour le 18/04/2019.

 



[1] Cette vision est rapportée dans les "Cahiers de 1944" à la date du vendredi 11 février. Les visions avaient durées toute la journée et commencées sans doute dans la nuit de jeudi à vendredi. Il s’agit de l’agonie du Gethsémani.

[2] La seconde guerre mondiale. Elle prenait en Italie un tour tragique avec les bombardements accrus et la chute du régime fasciste. Sur tous les lieux de conflits la guerre était à son paroxysme et amorçait son tournant définitif.

[3] Prodrome : signe avant-coureur.

[4] Voir à ce propos la catéchèse du 7 septembre 1943.

[5] Cf. le Psaume 21 (hébreu 22) que Jésus prie sur la Croix : Eli ! Eli ! Lama sabachthani

[6] Les âmes-victimes comme Maria Valtorta.

[7] Jésus tenté au désert.

[8] Ce descriptif de Jésus rappelle les visions d’Anne-Catherine Emmerich telles qu’on peut les lire dans "La Douloureuse Passion de Jésus-Christ" (Éd. F.X. de Guibert, 2004, Chapitres 1 et 2, pages 7 à 25). L'hypersensibilité d'Anne-Catherine Emmerich, rend visible l'angoisse "jusqu'au sang" de Jésus devant la cruauté des tourments à endurer et leur inutilité pour une partie de l'humanité. Elle rend palpable les assauts de la Perversité qui attaque jusqu'au bien-fondé de la Vie Publique. Mel Gibson dans son film controversé ne s'y trompe pas : sa "Passion du Christ" , fortement inspirée par Anne-Catherine Emmerich, s'ouvre sur l'apparition lugubre, au Gethsémani, du Mal savourant son triomphe éphémère.

[9] Cf. Romains 8, 21-22 : "La création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu."