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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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dimanche 13
février 28 (30 Scébat)
- Jésus monte sur la montagne 142 - Les apôtres rendent compte de leurs activités 143 - Jésus monte seul vers la cime 144 - Apôtres et disciples le rejoignent 144 - Discours (Le jeu des deux "moi" 145 - L'audace spirituelle 146 - Nécessité d'une meilleure formation 146 - Vous êtes le sel de la terre 146 - Vous êtes la lumière du monde 147 - Nécessité d'être uni à Dieu 148 - Malheur aux pasteurs trop humains) 149 - Demain ce sera pour la foule 150 |
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142> Jésus
va seul et à grands pas sur une route
principale. Il se dirige vers une montagne qui s'élève près de la route
principale et qui, partant du lac, se dirige vers l'ouest. Après quelque
temps elle s'engage sur un terrain en pente douce qui s'étend sur un long
espace, formant un plateau d'où l'on voit tout le lac avec la cité de
Tibériade vers le sud et les autres cités moins belles qui remontent vers le
nord. Puis la montagne s'élève plus rapidement jusqu'à un pic et elle
s'abaisse, puis remonte encore pour former un second pic semblable au
premier, l'ensemble des deux formant une sorte de selle [1]. Jésus entreprend la
montée vers le plateau par un chemin muletier encore suffisamment beau et il
rejoint un petit pays dont les habitants cultivent ce plateau surélevé où le
blé commence à former des épis. Il traverse le pays et s'avance au travers
des champs et des prés tout parsemés de fleurs ou tout bruissants
de moissons. Le jour est serein et
met en valeur toute la beauté de la nature environnante. au-delà de la petite
montagne solitaire vers laquelle se dirige Jésus, on voit au nord la cime
imposante de l'Hermon dont le sommet semble être une perle gigantesque
reposant sur une base d'émeraude tant est blanche la cime toute enneigée
contrastant avec la teinte verte des pentes couvertes de bosquets. Au-delà du
lac, mais entre celui-ci et l'Hermon, la plaine verdoyante où se trouve le
lac de Méron que l'on n'aperçoit pourtant pas de
cet endroit, et puis d'autres montagnes qui vont vers le lac de Tibériade du
côté nord-ouest et, au-delà du lac, des montagnes encore dans le lointain qui
l'adoucissent, et d'autres plaines. Au sud, au-delà de la route principale,
les collines qui, je crois, cachent Nazareth. Plus l'on monte et
plus l'horizon s'élargit. Je ne vois pas ce qu'il y a à l'ouest parce que la
montagne cache la vue. 143> Jésus rencontre en
premier l'apôtre Philippe qui semble mis en
sentinelle à cette place. "Comment, Maître ? Toi ici ? Nous
t'attendions sur la route. Moi j'attends les compagnons qui sont allés
chercher du lait auprès des bergers qui font paître leurs troupeaux sur les
cimes. En bas, sur la route, il y a Simon et Judas de Simon et avec eux il y
a Isaac et... Oh ! voilà.
Venez ! Venez ! Le Maître est ici !" Les apôtres qui
descendent avec des gourdes se mettent à courir et naturellement les plus
jeunes arrivent les premiers. Ils font fête au Maître, c'est émouvant. Enfin
ils sont réunis et pendant que Jésus sourit, ils veulent tous parler,
raconter... "Mais, nous t'attendions sur la grand-route !" "Nous avions
pensé que même aujourd'hui tu ne serais pas venu." "Il y a tant de
gens, sais-tu ?" "Oh! nous étions
gênés, car il y avait des scribes et même des disciples de Gamaliel..." "Mais oui,
Seigneur ! Tu nous as quittés vraiment au bon moment ! Je n'ai
jamais eu aussi peur qu'à ce moment-là. Ne me joue plus un tour comme
celui-ci !" Pierre se lamente et
Jésus sourit et demande: "Mais vous est-il arrivé malheur?" "Oh !
non ! Au contraire... Oh ! mon Maître ! Mais tu ne sais pas
que Jean a parlé ? ...Il
semblait que c'était Toi qui parlais en lui. Moi... nous étions abasourdis...
Ce garçon qui, il y a un an, était seulement capable de jeter le filet...
oh !" Pierre est encore sous le coup de l'admiration et il secoue
Jean tout riant qui se tait. "Regardez s'il semble possible que cet
enfant, avec sa bouche rieuse, ait dit ces paroles-là ! On aurait dit
Salomon." "Simon aussi a
bien parlé, mon Seigneur. Il a été vraiment le "chef" dit Jean. "Je n'en sais
rien ! Il m'a mis au pied du mur ! Mais... Ils disent que j'ai bien
parlé. C'est possible. Moi, je ne sais... car à cause de la stupeur que m'ont
donnée les paroles de Jean et la peur de parler au milieu de tant de gens et
de te faire faire piètre figure, j'étais bouleversé..." "De me faire
faire piètre figure ? À Moi Mais c'était toi qui parlais et la piètre
figure c'était toi qui l'aurais faite, Simon" lui dit Jésus pour le
taquiner. 144> "Oh ! pour
moi... Peu m'importait. Je ne voulais pas qu'ils se moquent de Toi pour avoir
pris pour apôtre un imbécile." Jésus étincelle de joie pour l'humilité
et l'amour de Pierre. Mais il demande seulement : "Et les
autres ?" "Le Zélote aussi
a bien parlé, mais lui... on le sait. Mais celui-ci a été une surprise !
Mais depuis que nous avons été en oraison [2] le garçon semble
avoir toujours l'âme au Ciel." "C'est
vrai ! c'est vrai !" Tous confirment les paroles de Pierre. Et
puis on continue à parler. "Et sais-tu ?
Parmi les disciples il y en a maintenant deux qui, au dire de Judas de Simon,
sont très importants [3]. Judas s'affaire
beaucoup. Hé ! c'est vrai ! Lui connaît beaucoup ces gens-là... de
la haute, et il sait leur parler. Et il aime parler... Il parle bien. Mais
les gens préfèrent entendre Simon, tes frères, et surtout ce garçon. Hier un
homme m'a dit : "Il parle bien ce jeune - c'était de Judas qu'il
parlait - mais je te préfère à lui". Oh ! mon pauvre ! Me
préférer moi qui ne sais dire que quatre mots !... Mais pourquoi es-tu
venu ici ? Le rendez-vous était sur la route et c'était là que nous
étions [4]." "Parce que je
savais que je vous trouverais ici. Maintenant écoutez. Descendez et dites aux
autres de venir, aux disciples connus aussi. Que les gens ne viennent pas
pour aujourd'hui. Je veux parler à vous seuls." "Alors il est
mieux d'attendre le soir. Au coucher les gens s'éparpillent dans les
bourgades voisines et reviennent le matin t'attendre. Sinon... qui les
retiendra ?" "C'est bien.
Faites ainsi. Je vous attends là-haut, sur la cime. Maintenant la nuit est
tiède. Nous pouvons même dormir à la belle étoile." "Où tu veux,
Maître. Il suffit que tu sois avec nous." Les disciples s'en vont et
Jésus reprend l'ascension jusqu'en haut de la cime. C'est celle que j'ai déjà
vue dans la vision de l'an passé pour la fin du discours sur la montagne et
la première rencontre avec Marie
de Magdala. Encore plus étendu est le
panorama qui s'éclaire au coucher du soleil. Jésus s'assied sur un rocher et
se recueille pour la méditation. Et il reste ainsi jusqu'à ce que le bruit
des pas sur le sentier l'avertisse que les apôtres sont de retour. On arrive
au soir. Mais à cette altitude le soleil continue de faire exhaler un parfum
aux plantes et aux fleurs. Des muguets sauvages dégagent une forte odeur et
les grandes tiges des narcisses secouent leurs étoiles et leurs boutons comme
pour appeler la rosée. Jésus se lève et salue en disant : "La paix
soit avec vous." 145> Nombreux sont les
disciples qui montent avec les apôtres. Isaac les conduit avec son sourire
d'ascète sur son fin visage. Tous se groupent autour de Jésus qui salue en
particulier Judas l'Iscariote et Simon le Zélote. "J'ai voulu vous
avoir tous avec Moi pour rester quelques heures avec vous seuls et pour vous
parler, à vous seuls. J'ai quelque chose à vous dire pour vous préparer
toujours plus à la mission. Nous prendrons la nourriture et puis nous
parlerons et, pendant le sommeil, l'âme continuera de savourer la
doctrine." Ils consomment le
repas frugal et puis se pressent en cercle autour de Jésus qui est assis sur
un rocher. Ils sont une centaine environ, peut-être plus, entre disciples et
apôtres. Une couronne de visages attentifs que la flamme de deux feux éclaire
d'une façon bizarre. Jésus parle doucement avec des gestes paisibles. Son
visage paraît plus blanc, se détachant sur son habit bleu foncé, éclairé par
un rayon de la nouvelle lune [5] qui descend
justement à son niveau, une petite virgule dans le ciel, une lame de lumière
qui caresse le Maître du ciel et de la terre. "J'ai voulu vous
avoir ici, en particulier, parce que vous êtes mes amis. Je vous ai appelés
après la première épreuve à laquelle les douze ont été soumis, et pour
élargir le cercle de mes disciples au travail et pour entendre de vous les
premières réactions sur ceux qui vous dirigent et que je vous donne comme mes
continuateurs. Je sais que tout s'est bien passé. Je soutenais de ma prière
les âmes des apôtres, sortis de l'oraison avec une force nouvelle dans
l'esprit et dans le cœur. Une force qui ne vient pas de l'étude mais du
complet abandon à Dieu.
L'homme est fait de
souvenirs, et ceux qui élèvent le plus haut la voix sont les souvenirs du
propre moi. Il faut distinguer entre le moi et le moi. Il y a le
moi spirituel qui vient de l'âme qui se souvient de Dieu et de son
origine divine. Il y a le moi inférieur de la chair, qui se replie sur
ses mille exigences et ses passions. Il en sort tant de voix qui font un
chœur qui domine, si l'esprit n'est pas très robuste, la voix solitaire de
l'esprit qui se souvient de sa noblesse de fils de Dieu. Il faudrait donc -
sauf pour ce souvenir saint qu'il faudrait toujours plus exciter, raviver et
fortifier - il faudrait pour être parfaits comme disciples savoir s'oublier
soi-même pour tous les souvenirs, les exigences et les réflexions craintives
du moi humain. 146> Dans cette première
épreuve de mes douze, ceux qui ont le plus donné sont ceux qui se sont le
plus oubliés. Oubliant non seulement leur passé, mais aussi leur personnalité
limitée. Ce sont ceux qui ne se sont plus souvenus de ce qu'ils étaient et
qui se sont tellement fondus en Dieu qu'ils n'ont plus peur, de rien. Pourquoi
les réserves de certains ? Parce qu'ils se sont souvenus de leurs
scrupules habituels, de leurs habituelles considérations, de leurs
habituelles préventions. Pourquoi le laconisme des autres ? Parce qu'ils
se sont souvenus de leur incapacité doctrinale et parce qu'ils ont craint de
faire ou de me faire faire piètre figure. Pourquoi les exhibitions trop
visibles d'autres encore ? Parce que ces derniers se sont souvenus de
leur orgueil habituel, de leurs désirs de se mettre en vedette, d'être
applaudis, de sortir du commun, d'être "quelque chose". Enfin,
pourquoi la révélation imprévue des autres dans un discours magistral, sûr de
lui-même, persuasif, triomphal ? Parce que ceux-ci, et ceux-ci seuls,
ont su se souvenir de Dieu. Il en a été de même de ceux qui étaient humbles
et cherchaient à passer inaperçus et qui, au bon moment, ont su assumer d'un
coup la primauté qu'on leur conférait et qu'ils ne voulaient pas exercer par
crainte d'être présomptueux. Les trois premières catégories se sont souvenues
de l’être inférieur. La quatrième de l’être supérieur et ils
n'ont pas craint. Oh ! Sainte hardiesse qui vient de l'union avec
Dieu ! Or
donc, écoutez, et vous, et vous : apôtres et disciples. Vous, apôtres, avez
déjà entendu ces idées. Mais maintenant, vous les comprendrez plus
profondément. Vous, disciples, vous ne les avez pas entendues, ou d'une
manière fragmentaire. Il faut les graver dans vos cœurs, car je vais me
servir toujours plus de vous puisque le troupeau du Christ ne cesse
d'augmenter, car le monde vous assaillira toujours plus, le nombre des loups allant croissant
contre Moi, le Pasteur, et contre mon troupeau. Je veux vous mettre entre les
mains les armes qu'il faut pour défendre la Doctrine et mon troupeau. Ce qui
suffit au troupeau ne suffit pas à vous, petits bergers. S'il est permis aux
brebis de faire des erreurs en broutant des herbes qui rendent le sang amer
et exaspèrent les désirs, il ne vous est pas permis à vous de commettre les
mêmes erreurs en amenant un troupeau nombreux à sa ruine. Réfléchissez que là
où se trouve un berger idolâtre les brebis périssent empoisonnées ou
assaillies par les loups. 147>
Je vous prie de vous
rappeler ce que tous nous faisons, depuis la plus tendre enfance, en entrant
à Jérusalem. Où se précipitent les regards ? Vers le mont Moriah [6] que couronne le
triomphe de marbre et d'or du Temple. Et quand nous sommes dans son
enceinte ? Nous regardons les coupoles précieuses qui resplendissent au
soleil. Que de beautés il y a dans l'enceinte sacrée, répandues dans ses
atriums, dans ses portiques et ses cours ! Mais l’œil s'élance vers le
haut. Je vous prie encore de vous souvenir de nos voyages. Où va notre oeil, comme pour oublier la longueur du chemin, la
monotonie, la fatigue, la chaleur, ou la boue ? Vers les cimes, même si
elles sont peu élevées, même si elles sont lointaines. Et comme nous sommes
soulagés de les voir apparaître, quand nous sommes dans une plaine
uniformément plate ! y a-t-il de la boue en bas ? 148> En haut c'est la
pureté. y a-t-il une chaleur étouffante en bas ? En haut c'est la
fraîcheur. L'horizon est-il limité en bas ? Là-haut il s'étend sans
limites. Et, rien qu'à les regarder, il semble que le jour soit moins chaud,
la boue moins gluante, la marche moins triste. Et puis, si une cité brille au
sommet d'une montagne, voilà qu'alors il n'est pas d'yeux qui ne l'admirent.
On dirait même qu'une localité sans importance s'embellit si on la place,
presque aérienne, au sommet d'une montagne. Et c'est pour cela que dans la
religion vraie et celles qui sont fausses, toutes les fois qu'on l'a pu, on a
construit les temples sur un lieu élevé et, s'il n'y avait pas de colline ou
de montagne, on leur a fait un piédestal de pierre en construisant à force de
bras la plate-forme sur laquelle on placerait le temple. Pourquoi agit-on
ainsi ? Parce qu'on veut que l'on voie le temple pour qu'il rappelle par
sa vue la pensée vers Dieu.
Vous qui devez
rappeler le Vrai Dieu, faites alors en sorte de ne pas avoir en vous le
paganisme aux sept éléments. Autrement vous deviendriez des hauts lieux
profanes avec des bois sacrés, dédiés à tel ou tel dieu et vous entraîneriez
dans votre paganisme ceux qui vous regardent comme des temples de Dieu. Vous
devez porter la lumière de Dieu. Une lampe sale, une lampe qui n'est pas
garnie d'huile, fume et ne donne pas de lumière, elle sent mauvais et
n'éclaire pas. Une lampe cachée derrière un tube de quartz sale ne crée pas
la gracieuse splendeur, ne crée pas le brillant jeu de la lumière sur le
minéral propre, mais elle languit derrière le voile de fumée noire qui rend
opaque son abri diamantin. La lumière de Dieu
resplendit là où se trouve une volonté diligente pour enlever chaque jour les
scories que produit le travail lui-même, avec les contacts inévitables, les
réactions, les déceptions. La lumière de Dieu resplendit quand la lampe est
garnie d'un liquide abondant d'oraison et de charité. 149> La lumière de Dieu se
multiplie en d'infinies splendeurs quand s'y trouvent les perfections de Dieu
dont chacune suscite dans le saint une vertu qui s'exerce héroïquement si le
serviteur de Dieu tient le quartz inattaquable de son âme à l'abri de la
noire fumée de toutes les mauvaises passions fumeuses. Quartz inattaquable.
Inattaquable ! (Jésus parle d'une voix de tonnerre dans cette conclusion
et la voix résonne dans l'amphithéâtre naturel.) Dieu seul a le droit et le
pouvoir de rayer ce cristal, d'y écrire son Nom très saint avec le diamant de
sa volonté. Alors ce Nom devient un ornement qui multiplie les facettes de
surnaturelle beauté sur le quartz très pur. Mais si l'imbécile
serviteur du Seigneur, en perdant le contrôle de lui-même et la vue de sa
mission toute entière et uniquement surnaturelle, laisse
marquer sur ce cristal de faux ornements, des égratignures et non des
gravures, des chiffres mystérieux et sataniques tracés par la griffe de feu
de Satan, alors non, la lampe admirable n'a plus sa splendide et toujours
intacte beauté, mais elle se lézarde et se ruine, étouffant la flamme sous
les débris du cristal éclaté ou, si elle ne se lézarde pas, produit un amas
de signes d'une nature non équivoque sur lesquels sa suie se dépose,
s'insinue et corrompt. Malheur ! Trois
fois malheur aux pasteurs qui perdent la charité, qui se refusent de monter
jour après jour pour faire monter le troupeau qui attend leur ascèse pour
monter. Je les frapperai en les faisant tomber de leur place et en éteignant
toute leur fumée. Malheur ! Trois
fois malheur aux maîtres qui repoussent la Sagesse pour se saturer d'une
science souvent contraire, toujours orgueilleuse, parfois satanique parce
qu'elle les réduit à leur humanité car - écoutez bien et retenez - alors que
le destin de tout homme est de devenir semblable à Dieu par la sanctification
qui fait de l'homme un fils de Dieu, le maître, le prêtre devrait dès cette
terre en posséder déjà l'aspect, le seul, celui de fils de Dieu. Il devrait
avoir l'aspect d'une créature toute âme et toute perfection. Il devrait
avoir, pour aspirer vers Dieu ses disciples. Anathème aux maîtres chargés
d'assurer l'enseignement surhumain qui deviennent des idoles de savoir
humain. Malheur ! Sept fois malheur à ceux,
parmi mes prêtres, dont l'esprit est mort, qui sont devenus insipides, dont
la chair souffre d'une tiédeur maladive, dont le sommeil est rempli
d'apparitions hallucinantes de tout ce qui existe, sauf le Dieu Un et Trin;
plein de toutes sortes de calculs, sauf le désir surnaturel d'augmenter les
richesses des cœurs et de Dieu. Ils vivent, ensevelis dans leur humanité,
mesquins, engourdis, entraînant dans leurs eaux mortes ceux qui les suivent
croyant qu'il sont la "vie". 150> Malédiction de Dieu
sur ceux qui corrompent mon petit troupeau, mon troupeau aimé. Ce n'est pas à
ceux qui périssent par suite de votre indolence, ô serviteurs défaillants du
Seigneur, mais à vous que je demanderai des comptes et que j'imposerai une
punition, pour toute heure et pour tout temps gâchés pour tout le mal qui a
pu survenir ou en résulter. |
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Rappelez-vous ces paroles. Et maintenant, allez. Je monte sur
la cime. Mais vous, dormez. Demain, pour le troupeau, le Pasteur ouvrira les
pâturages de la Vérité." |
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[1] On a fort discuté le lieu où situer le Discours sur la Montagne.
Certains tiennent pour Tabgha, site placé à 13
km au nord de Tibériade, à 3 km de Capharnaüm ; une molle colline y eut,
en effet prêtée à l’installation d’une vaste foule ; d’anciennes traditions
y fixe l’endroit de la scène évangélique … Mais ce site aimable, si proche du
lac, correspond-il à l’impression que donne si nettement l’Écriture d’un
endroit écarté, assez farouche d’aspect ? Aussi d’autres traditions
proposent-elles une sorte de haut plateau , encadré par deux mamelons peu
roides, : les cornes d’Hattin (Karn Hattin). Celui-là est
sauvage avec ses prairies… ses blocs de basalte noir,… Le lac s’aperçoit
par la trouée des collines… In "Jésus en son Temps",
Daniel-Rops, page 245
[3] Hermas et Étienne,
disciple de Gamaliel.
[4] Au pied de la montagne
sur la route directe de Tibériade à la mer (3.25.). Jésus est parti quelques
heures à Tibériade où il a rencontré les romaines, chez Jeanne de Chouza.
[5] La nouvelle lune d’Adar.
[6] Le mont où est bâtit le
Temple de Jérusalem (2 Chroniques 3,1 et suivants). Montagne où Abraham a
emmené Isaac, (Genèse 22,2).