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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Vendredi 12
octobre 29 (15 Boul
- Désarroi des apôtres 316 - Arrivée de Joseph d'Arimathie 317 - Arrivée de Nicodème et de beaucoup
d'autres 318 - Discours de Matân (L'abomination monte!) 319 - Annalia
rappelle à Jésus sa promesse 320 - Jésus envoie à Nazareth Margziam et
Isaac 320 - On s'étonne que Judas ne soit plus là
321 - Le cas de Martial soulève la
réprobation 321 - Discours (L'accueil de
l'étranger) 322 - Départ de Joseph d'Arimathie et de
Nicodème 322 - Judas est de retour 323 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7 7.206. |
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316> Pierre, en entrant, a le même geste d'accablement
qu'au Jourdain après la traversée du gué de Bethabara
[1] : il se laisse choir
comme épuisé sur le premier siège qu'il trouve, et il se prend la tête dans
les mains. Les autres ne sont pas si abattus, mais changés, pâles, je dirais
qu'égarés. Ils le sont tous, qui plus qui moins. Les fils d'Alphée, Jacques de Zébédée et André ne
répondent pour ainsi dire pas au salut de Joseph de Sephoris et de sa femme qui arrive avec une
vieille servante, du pain chaud et diverses nourritures. 317> Margziam a des traces de
larmes sous les yeux. Isaac accourt près de
Jésus et Lui prend la main, la caresse en murmurant : "Toujours comme la
nuit du massacre [2] ... Et sauvé une
autre fois. Oh ! mon Seigneur, jusqu'à quand ? Jusqu'à quand pourras-tu te
sauver ?" C'est ce cri qui fait
ouvrir les bouches et tous, dans la confusion, parlent, racontent les mauvais
traitements, les menaces, les peurs qu'ils ont eues... Un autre coup à la
porte. "Oh, ils ne nous
auront pas suivis ?! Je l'avais bien dit de venir par petits groupes
!..." dit l'Iscariote. "Cela valait
mieux, oui. Nous les avons toujours sur nos talons. Mais désormais..."
dit Barthélemy. Joseph, bien que peu
volontiers, va personnellement regarder par le judas alors que sa femme dit :
"De la terrasse, vous pouvez descendre sur les étables, et de là dans le
jardin de derrière. Je vais vous faire voir..." Mais pendant qu'elle
s'éloigne, son mari crie : "Joseph l'Ancien ! Quel honneur
!" et il ouvre la porte pour faire entrer Joseph d'Arimathie. "Paix à Toi,
Maître. J'y étais et j'ai vu... Manaën m'a rencontré quand
je sortais du Temple écœuré à mort, et ne pouvoir intervenir, ne pouvoir le
faire pour t'être davantage utile et... Oh ! tu es ici, toi aussi, Judas de Kériot ? Tu aurais pu agir,
toi qui as tant d'amis ! Tu n'en as pas senti le devoir, toi, son apôtre
?"
"Non. Si je
l'étais, je serais à sa suite comme le sont les autres. Je suis un de ses
amis." "C'est la même
chose." "Non. Lazare aussi est son ami, mais tu ne voudrais pas
dire que c'est un disciple..." "Dans l'âme,
oui." "Ceux qui
n'appartiennent pas à Satan sont tous des disciples de sa parole parce qu'ils
la sentent parole de Sagesse." La petite prise de
bec entre Joseph et Judas de Kériot s'épuise alors
que Joseph de Sephoris, qui comprend seulement
maintenant qu'il y a eu un mauvais coup, questionne l'un ou l'autre avec
intérêt et avec des gestes de douleur. "Il faut le dire à Joseph
d'Alphée ! Il faut le dire et je vais m'en charger... Que veux-tu de
moi, Joseph ?" demande-t-il en se tournant vers l'Ancien qui lui touche
l'épaule comme pour l'interroger. "Rien. Je
voulais seulement me féliciter avec toi de ta bonne mine. Voilà un bon
Israélite, fidèle et juste en tout. Hé ! moi, je le sais. On peut dire de lui
que Dieu l'a éprouvé et connu..." 318> Un autre coup à la porte. Les deux Joseph se dirigent ensemble
vers la porte pour l'ouvrir, et je vois Joseph d'Arimathie se pencher pour
dire quelque chose à l'oreille de l'autre qui a un mouvement de vive surprise
et se tourne un instant pour regarder vers les apôtres. Puis il ouvre la
porte. Nicodème et Manaën entrent, suivis de
tous les bergers disciples présents à
Jérusalem, c'est-à-dire Jonathas et ceux qui étaient
déjà disciples du Baptiste [3]. Puis, avec eux, se
trouve le prêtre Jean avec un autre très âgé, et Nicolaï. Et, tout en arrière, Nike avec la jeune fille que Jésus lui a
confiée, et Annalia avec sa mère. Elles enlèvent le voile qui cachait leur
visage et on voit leurs visages troublés. "Maître ! Mais
que t "arrive-t-il ? J'ai appris... D'abord par les gens avant de le
savoir par Manaën... La ville est pleine de cette rumeur comme une ruche
l'est de bourdonnements, et ceux qui t'aiment accourent te chercher où ils
pensent que tu te trouves. Certainement, Joseph, ils sont accourus même chez
toi... Moi-même j'allais aux maisons de Lazare... C'en est trop !
Comment t'es-tu sauvé ?" "La Providence a
veillé sur Moi. Que les disciples ne pleurent pas mais bénissent l'Éternel et
fortifient leurs cœurs. Et à vous tous, grâces et bénédictions. L'amour et la
justice ne sont pas tout à fait morts en Israël et cela me réconforte." "Oui. Mais ne va
plus au Temple, Maître. N'y va pas, n'y va pas, pendant longtemps !"
Toutes les voix sont d'accord pour le dire et le "n'y va pas"
tourmenté se répercute entre les murs robustes de la vieille maison comme une
voix d'avertissement suppliant. Le petit Martial, caché je ne sais où, entend cette rumeur
et, curieux, il accourt en passant son petit visage dans l'ouverture du
rideau, et voyant Marie, il va vers elle
pour se réfugier dans ses bras par crainte des reproches de Joseph de Sephoris, Mais Joseph est trop agité et occupé à écouter
tel ou tel, à donner des conseils et des approbations, et ainsi de suite,
pour s'occuper de lui, et il le voit seulement quand l'entant, auquel la
vieille Marie a dit quelque chose, va vers Jésus et l'embrasse en Lui jetant
les bras autour du cou. Jésus l'entoure d'un bras pour l'attirer à Lui tout
en répondant à plusieurs qui Lui disent ce qu'il y a de meilleur à faire. "Non. Je ne
bouge pas d'ici. Chez Lazare qui m'attendait, allez-y vous pour lui dire que
je ne puis. Moi, galiléen et depuis des années ami de la famille, je reste
ici jusqu'au crépuscule de demain. Et puis... je verrai où aller..." 319> "Tu dis toujours cela et puis tu y retournes. Mais nous
ne te laisserons plus aller. Moi, du moins. Je t'ai cru vraiment
perdu..." dit Pierre et deux larmes se forment au coin de ses
yeux exorbités. "On n'a jamais
vu cela. Et cela suffit. C'est ce qui m'a décidé. Si tu ne me refuses pas...
Je suis trop âgé pour l'autel, désormais, mais pour mourir pour Toi je suis
encore solide. Et je mourrai, s'il le faut, entre le vestibule et l'autel,
comme le sage Zacharie [4], ou bien comme Onias, le défenseur du Temple et du Trésor [5], je mourrai hors de
l'enceinte sacrée à laquelle j'ai consacré ma vie. Mais toi tu m'ouvriras un
lieu plus saint ! Oh ! Je ne peux voir l'abomination ! Pourquoi mes vieux
yeux ont-ils dû en voir tant ? L'abomination vue par le Prophète [6] est déjà à
l'intérieur des murs, et elle monte, elle monte comme le courant d'eau d'une
crue qui s'apprête à submerger une ville ! Elle monte, elle monte. Elle
envahit les cours et les portiques, dépasse les marches, elle s'avance
davantage ! Elle monte ! Elle monte ! Elle frappe déjà contre le Saint !
L'eau fangeuse lèche les pierres qui pavent le lieu sacré ! Les couleurs
précieuses disparaissent ! Le pied du Prêtre en est souillé ! La tunique en
est détrempée ! L'Ephod s'en imprègne ! Les
pierres du Rational en sont voilées et on ne peut plus en lire les mots ! Oh
! Oh ! Les eaux de l'abomination montent au visage du Grand Prêtre et le
barbouillent, et la Sainteté du Seigneur est sous une croûte de boue, et la
tiare est comme un linge tombé dans un étang fangeux. La fange ! La fange !
Mais monte-t-elle de dehors, ou bien déborde-t-elle du sommet du Moriah sur la ville et sur tout Israël ? Père Abraham !
Père Abraham ! Ne voulais-tu pas allumer là le feu du sacrifice pour que
resplendisse l'holocauste de ton cœur fidèle [7] ? Maintenant la
fange bouillonne là où devait être le feu ! Isaac est parmi nous, et le
peuple l'immole. Mais si pure est la Victime... si pure est la Victime...
souillés sont les sacrificateurs. Anathème sur nous ! Sur la montagne, le
Seigneur verra l'abomination de son peuple !... Ah !" et le vieillard,
qui est avec le prêtre Jean, s'affaisse sur le sol se couvrant le visage en
faisant entendre les pleurs désolés d'un vieillard. "Je te l'avais
amené... Il y a si longtemps qu'il le veut... Mais, aujourd'hui, après ce
qu'il a vu, personne ne pouvait le retenir... Le vieux Matân (ou Natân) a souvent l'esprit prophétique, et si la vue de
ses pupilles se voile de plus en plus, la vue de son esprit s'illumine de
plus en plus. Accepte mon ami, Seigneur" dit le prêtre Jean. 320> "Je ne repousse
personne. Lève-toi, prêtre, et élève ton esprit. En haut, il n'y a pas de fange. Et la fange ne touche pas celui qui sait se
tenir en haut." Le vieillard se lève,
et plein de respect, avant de le faire, il prend l'extrémité du vêtement de
Jésus et le baise. Les femmes, surtout Annalia, pleurent encore d'émotion dans leur
long voile, et les paroles du vieillard augmentent leurs larmes. Jésus les
appelle, et la tête baissée, elles viennent de leur coin près du Maître. Si Nike et la mère d'Annalia savent étouffer
leurs pleurs en les cachant presque, la jeune disciple sanglote vraiment sans
se soucier de ceux qui l'observent avec des sentiments divers.
"Pardonne-lui, Maître. Elle te doit la vie et elle t'aime. Elle ne peut
penser qu'ils te fassent du mal. Et puis elle est restée si... seule et si...
triste depuis que..." dit la mère. "Oh ! non ! Ce
n'est pas cela ! Seigneur ! Maître ! Mon Sauveur ! Moi... moi..." Annalia n'arrive pas à parler d'une part à cause des
sanglots, et d'autre part par honte ou autre chose. "Elle a craint
des représailles parce qu'elle est disciple. Certainement c'est pour cela.
Beaucoup s'en vont pour cela..." dit l'Iscariote. "Oh ! non ! Moins
encore pour cela ! Tu ne comprends rien, homme, ou bien tu prêtes aux autres
tes pensées. Mais Toi, Seigneur, tu sais ce qui me fait pleurer. J'ai craint
que tu ne sois mort et que tu ne te
sois pas rappelé ta promesse..." et elle termine en soupirant après
avoir dit avec force les premiers mots pour se révolter contre l'insinuation
de Judas. Jésus lui répond :
"Je n'oublie jamais, ne crains pas. Va à ta maison. Tranquille. Pour
attendre l'heure de mon triomphe et de ta paix. Va. Le soleil va se coucher.
Retirez-vous, femmes, et que la paix soit avec vous." "Seigneur, je ne
voudrais pas te quitter..." dit Nike. "L'obéissance
est amour." "C'est vrai,
Maître. Mais pourquoi pas moi aussi comme Élise ?" "Parce que tu
m'es utile ici comme elle à Nobé. Va, Nike, va ! Que
des hommes accompagnent les femmes pour qu'on ne les importune pas." Manaën et Jonathas s'apprêtent à obéir,
mais Jésus arrête Jonathas pour lui demander :
"Tu retournes donc en Galilée ?" "Oui, Maître. Le
lendemain du sabbat. Le maître m'y envoie." "Tu as de la
place sur le char ?" "Je suis seul,
Maître." "Alors, tu
prendras avec toi Margziam et Isaac. Toi, Isaac, tu sais
ce que tu dois faire. Et toi aussi, Margziam..." 321> "Oui,
Maître" répondent les deux, Isaac avec son doux sourire, Margziam avec
des lèvres tremblantes et des pleurs dans sa voix. Jésus le caresse et
Margziam, oubliant toute retenue, s'abandonne sur sa poitrine en disant :
"Te quitter... maintenant que tous te persécutent !... Oh ! Mon Maître !
Je ne te verrai plus jamais !... Tu as été tout mon Bien. J'ai tout trouvé en
Toi !... Pourquoi me renvoies-tu ? Laisse-moi mourir avec Toi ! Que veux-tu
que m'importe désormais la vie, si je ne t'ai pas, Toi ?" "Je te dis à toi
ce que j'ai dit à Nike : l'obéissance est amour." "Je pars !
Bénis-moi, Jésus !" Jonathas s'en va avec Manaën,
Nike et les trois autres femmes. Les autres disciples aussi s'en vont par
petits groupes. C'est seulement quand
la pièce, qui auparavant était comble, se vide presque, que l'on remarque que
Judas n'est pas là. Plusieurs s'en étonnent car il était là peu avant et n'a
reçu aucun ordre. "Il est allé
peut-être faire des achats pour nous" dit Jésus pour empêcher tout
commentaire, et il continue de parler avec Joseph d'Arimathie et Nicodème,
les seuls qui soient restés en plus des onze apôtres et de Margziam qui se
tient près de Jésus avec l'avidité d'en jouir dans ces dernières heures. Et
Jésus se trouve ainsi entre le jeune Margziam et l'enfant Martial, bruns,
maigrichons, pareillement malheureux dans leur enfance et pareillement
recueillis au nom de Jésus par deux bons Israélites. Joseph de Sephoris et sa femme se sont prudemment éclipsés pour
laisser au Maître sa liberté. Nicodème demande : "Mais
qui est cet enfant ?" "C'est Martial.
Un enfant que Joseph a adopté." "Je ne le savais
pas." "Personne, ou
presque personne, ne le sait." "Très humble,
cet homme. Un autre aurait mis son action en vedette" observe Joseph. "Tu le crois
?... Va, Martial. Fais visiter à Margziam la maison..." dit Jésus. Et
quand les deux sont partis, il recommence à parler : "Tu es dans
l'erreur, Joseph. Comme il est difficile de juger avec justice !" "Mais, Seigneur
! Recueillir un orphelin, car c'est certainement un orphelin, et ne pas s'en
vanter, c'est sûrement de l'humilité." "L'enfant, son
nom l'indique, n'est pas d'Israël..." "Ah !
maintenant, je comprends ! Il fait bien alors de le tenir caché." 322> "Mais il a été circoncis, cependant..." "Peu importe. Tu
sais... Jean d'Endor l'était aussi... Mais il fut une
cause de réprobation. Joseph, galiléen par surcroît, pourrait avoir des
ennuis malgré la circoncision. Il y a tant d'orphelins aussi en Israël... Il
est certain qu'avec ce nom... et cet aspect..."
Un silence, puis
Joseph d'Arimathie se lève et dit : "je m'en vais, Maître. Tu viens
demain chez moi." "Non, il vaut
mieux que je n'y vienne pas." "Alors chez moi,
dans la maison sur le chemin de l'Oliveraie pour Béthanie. Il y a la paix,
et..." "Non plus.
J'irai à l'Oliveraie, pour prier... Mais mon esprit cherche la solitude.
Veuillez m'excuser." "Comme tu veux,
Maître. Et... ne va pas au Temple. La paix à Toi." 323> "La paix à vous." Les deux s'en vont...
"Je voudrais
savoir où est allé Judas !" s'écrie Jacques de Zébédée. "Je dirais
chez les pauvres, mais la bourse est ici !" "Ne vous en
occupez pas... Il va venir..." Marie de Joseph rentre
avec deux lampes car la lumière ne traverse plus la plaque épaisse de mica
qui sert de lucarne dans la pièce, et les deux garçons rentrent. "Je suis content
de te laisser avec quelqu'un qui a presque mon nom. Ainsi quand tu
l'appelleras, tu penseras à moi" dit Margziam. Jésus l'attire à Lui.
À son tour rentre
Judas auquel la servante a ouvert. Hardi, souriant, décidé ! "Maître, j'ai
voulu voir... La tempête est apaisée. Et j'ai accompagné les femmes... Comme
elle est peureuse cette jeune fille ! Je ne t'ai rien dit car tu me l'aurais
empêché, et moi, je voulais voir s'il y avait du danger pour Toi. Mais
personne n'y pense plus. Le sabbat rend les chemins déserts." "C'est bien.
Maintenant nous restons en paix ici et demain..." "Tu ne voudrais
pas déjà aller au Temple !" crient les apôtres. |
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"Non. À notre synagogue, en bons
galiléens fidèles." |
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[2] Massacre des innocents
décrété par Hérode lors de la naissance de Jésus.
[4] Ce fils du grand prêtre Yehoda reprocha publiquement à Israël d'avoir abandonné
Dieu. Il fut lapidé sur l'ordre du roi Joas, dans le Temple même entre "le
vestibule et l'autel" (2Chroniques 24,20-24)
[5] Onias
III, grand prêtre sous le règne des séleucides, défendit le trésor du Temple
contre la convoitise de Héliodore. Une grande ferveur populaire emplit
Jérusalem. Au moment du sacrilège, une apparition terrassa Héliodore qui ne du
son salut qu'à la prière d'Onias (2Maccabées 3,4-40)
[6] Probablement Daniel 11,31 ou Malachie 2,11
[7] Le Moriah
est le mont où est bâtit le Temple et où Moïse s'apprêtait à sacrifier son fils
(Genèse 22,2)