|
"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
|
||
|
samedi 1 avril (16 Nisan)
- Les dispositions favorables des païens 377 - Quintilianus, Plautina, Valeria et Lidia sont
là 379 - Dialogue de Jésus avec les visiteurs :
Les temples païens 380 - Omniprésence de Jésus 380 - Dieu est Amour 381 - Les génies et les anges 381 - Le besoin de croire 382 - Le péché suppose la connaissance 382 - L'âme est donnée quand le fœtus est formé
383 - Les trois phases de l'accès à Dieu 383 - Le parallèle avec les temples païens :
Comment se construit la foi 384 - Les visiteurs ont bien noté l'enseignement
385 - Lazare désespère de Marie-Magdeleine
385 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 3 3.65. |
||
|
377> Dans la paix du sabbat, Jésus se repose près
d'un champ de lin tout en fleurs, qui appartient à Lazare. Plutôt que près du
lin, je dirais immergé dans le lin très haut, et assis au bord d'un sillon,
il s'absorbe dans ses pensées. Il n'y a près de Lui que quelque silencieux
papillon ou quelque lézard qui arrive en bruissant et le regarde de ses yeux
de jais en levant sa tête triangulaire à la gorge claire et palpitante. Et
rien d'autre. En cette fin d'après-midi il n'y a pas le moindre souffle de
vent parmi les hautes tiges. De loin, peut-être du
jardin de Lazare, arrive la chanson d'une femme et avec elle les cris joyeux
de l'enfant qui joue avec quelqu'un. Puis une, deux, trois voix qui
appellent : "Maître !" 378> "Jésus !" Jésus se secoue et se
lève. Si haut que soit le lin à son complet développement, Jésus émerge
largement de cette mer verte et bleue. [1] "Le voici, là, Jean !" crie le Zélote. Et Jean, à son tour
crie : "Mère ! Jésus est ici, dans le lin." Et pendant
que Jésus s'approche du sentier qui va vers les maisons, voici venir Marie. "Que veux-tu,
Mère ?" "Mon fils, il
est arrivé des gentils avec des femmes. Ils disent avoir appris de Jeanne que tu es ici. Ils disent aussi qu'il t'ont
attendu tous ces jours près de l'Antonia..." "Ah ! j'ai
compris ! J'arrive tout de suite. Où sont-ils ?" "Dans la maison
de Lazare, dans son jardin. Les romains l'aiment bien et lui n'a pas pour eux
la répulsion que nous avons, nous. Il les a fait entrer avec leurs chars dans
le grand jardin pour ne scandaliser personne." "C'est bien,
Mère. Ce sont des soldats et des dames romaines. Je le sais." "Et, que
veulent-ils de Toi ?" "Ce que beaucoup
de gens en Israël ne veulent pas : la lumière." "Mais comment,
et qu'est-ce qu'ils te croient ? Dieu, peut-être ?" "En leur
langage, oui. Pour eux, il est facile d'accueillir l'idée d'une incarnation
d'un dieu dans une chair mortelle, plus que parmi nous." "Alors, ils sont
arrivés à la foi en Toi..." "Pas encore,
Maman. Je dois d'abord détruire la leur. Pour le moment, je suis à leurs yeux
un sage, un philosophe, comme ils disent. Mais soit par désir de connaître
les doctrines philosophiques, soit par, leur tendance à croire possible
l'incarnation d'un dieu, je suis beaucoup aidé pour les amener à la vraie
Foi. Crois-le, ils ont plus de simplicité dans leur pensée que beaucoup de
gens en Israël." "Mais seront-ils
sincères ? On dit que le Baptiste..." "Non. Si la chose
avait dépendu d'eux, Jean serait libre et en sécurité. Celui qui n'est pas
rebelle, ils le laissent tranquille. Bien plus, je te le dis, près d'eux; le
fait d'être prophètes - eux disent philosophes, parce que l'élévation de la
sagesse surnaturelle, pour eux, c'est toujours de la philosophie - c'est une
garantie de respect de leur part. N'en sois pas préoccupée, Maman. Ce n'est
pas de là que me viendra le mal..." 379> "Mais, les pharisiens... s'ils l'apprennent, que vont-ils
dire aussi de Lazare ? Toi... tu es Toi et tu dois apporter la Parole au
monde. Mais Lazare !... Ils l'ont déjà tant offensé..." "Mais il est
intouchable. Ils savent qu'il est protégé par Rome." "Je te quitte,
mon Fils. Voici Maximin qui va te conduire aux gentils" et Marie, qui
pendant tout ce temps avait cheminé à côté de Jésus, se retire rapidement et
va vers la maison du Zélote, alors que Jésus entre par un portillon de fer
ouvert dans l'enceinte du jardin, dans une partie qui en est éloignée, là où
le jardin se change en verger, près du lieu où, plus tard, serait la
sépulture de Lazare. Là se trouve aussi
Lazare et personne d'autre: "Maître, je me suis permis de les
recevoir…" "Tu as bien
fait. Où sont-ils ?" "Là, à l'ombre
des buis et des lauriers. Comme tu le vois, ils sont éloignés au moins de
cinq cent pas de la maison." "Bon, bon... Que
la Lumière vienne vers vous tous." "Salut,
Maître !" dit Quintilianus qui
est en civil. Les dames se lèvent
pour saluer. Il y a Plautina, Valeria et Lidia
et en plus une
autre, âgée, dont je ne sais qui elle est ni ce qu'elle est, si
elle est du même rang ou inférieur. Elles sont toutes vêtues très simplement,
sans rien qui les distingue. "Nous avons
voulu t'entendre. Tu n'es pas venu. J'étais de... garde à ton arrivée, mais
je ne t'ai pas vu." "Moi non plus,
je n'ai pas vu un soldat qui était mon ami, à la Porte des Poissons. Il s'appelait
Alexandre..." "Alexandre ?
Je ne sais pas si c'est lui précisément, mais je sais qu'il y a quelque temps
nous avons dû, pour calmer les juifs, éloigner un soldat, coupable... d'avoir
parlé avec Toi. Maintenant il est à Antioche mais peut-être il reviendra.
Ouf ! comme ils sont ennuyeux ces gens... qui veulent commander, même
maintenant qu'ils sont sujets ! Et il faut manœuvrer pour ne pas
arriver à des affaires importantes... Ils nous rendent la vie difficile,
crois-le... Mais Toi, tu es bon et sage. Tu vas nous parler ? Peut-être
que bientôt je vais quitter la Palestine. Je voudrais avoir quelque chose de
Toi, en souvenir." "Je vais vous
parler, oui. Je ne déçois jamais. Que voulez-vous savoir ?" Quintilianus regarde les dames
d'un air interrogatif... "Ce que tu veux,
Maître" dit Valeria. 380> Plautina se lève de nouveau et
dit : "J'ai beaucoup réfléchi... j'aurais tant à apprendre... tout, pour
juger, Mais, s'il est permis de le demander, je voudrais savoir comment se
construit une foi, en Toi par exemple, sur un terrain que tu as dit privé
d'une vraie foi. Tu as dit que nos croyances sont vaines. Alors, nous restons
sans rien. Comment arriver à avoir ?" "Je vais prendre
l'exemple d'une chose que vous possédez: les temples. Vos édifices sacrés,
vraiment beaux, dont l'unique imperfection est d'être dédiés au Néant,
peuvent vous enseigner comment on peut arriver à avoir une foi et où placer
la foi. Observez. Où sont-ils construits ? Quel lieu choisit-on si
possible pour eux ? Comment sont-ils construits ? L'endroit,
généralement est spacieux, dégagé et élevé. Et s'il n'est pas spacieux et
dégagé, on le fait tel en démolissant tout ce qui encombre ou limite le
terrain. S'il n'est pas élevé, on le surélève sur un stéréobate plus élevé
que celui de trois marches, utilisé pour les temples situés déjà sur un lieu
naturellement élevé. Enfermés dans une enceinte sacrée, la plupart du temps,
et formée de colonnades et de portiques à l'intérieur desquels sont renfermés
des arbres consacrés aux dieux, des fontaines et des autels, des statues et
des stèles, ils sont d'ordinaire précédés du propylée au-delà duquel se
trouve l'autel où l'on fait les prières aux divinités. En face, il y a
l'endroit du sacrifice car le sacrifice précède la prière. Souvent, et
spécialement pour les plus grands, un péristyle les entoure d'une guirlande
de marbres précieux. A l'intérieur il y a le vestibule antérieur, à
l'extérieur ou à l'intérieur du péristyle, la chambre du dieu, le vestibule
postérieur. Les marbres, les statues, les frontons, les acrotères et les
tympans tous polis, précieux, décorés font du temple un édifice très noble,
même pour la vue la plus grossière. N'est-ce pas ainsi ?" "C'est ainsi,
Maître. Tu les as vus et très bien étudiés" confirme en le louant Plautina. "Mais s'il est
si bien établi qu'il n'a jamais quitté la Palestine !?" s'exclame Quintilianus. "Je n'en suis
jamais sorti pour aller à Rome ou à Athènes, mais je n'ignore pas
l'architecture de la Grèce et de Rome. 381> "De sorte que... Toi... Toi, tu connais tout ? Aussi
bien les pensées que les oeuvres
humaines ?" demande encore Quintilianus. "Je sais." Les romains se
regardent stupéfaits. Un silence prolongé et puis, timidement, Valeria demande instamment : "Développe ta
pensée, Maître, pour que nous sachions que faire." "Oui. La Foi se
construit comme on construit les temples dont vous êtes si fiers. On fait un
emplacement pour le temple, on dégage les alentours, on surélève son
emplacement." "Mais le temple
pour y mettre la foi, cette déité vraie, où est-il ?" demande Plautina. "Ce n'est pas
une déité, la foi, Plautina. C'est une vertu. il
n'y a pas de déités dans la foi vraie, mais il existe un Dieu Unique et
Vrai." "Alors... il est
là-haut, seul, dans son Olympe ? Et que fait-Il s'Il est
seul ?" "Il se suffit à
Lui-même et s'occupe de tout ce qu'il y a dans la création. Je te l'ai dit
précédemment : même au sifflement du moustique Dieu est présent. il ne
s'ennuie pas, n'en doute pas. Ce n'est pas un pauvre homme, maître d'un
immense empire où il se sent haï et où il vit dans la crainte. Il est
l'Amour, et Il vit en aimant. Sa Vie est un Amour continu. Il se suffit à
Lui-même parce qu'Il est infini et très puissant. Il est la Perfection. Mais
si nombreuses sont les choses créées qui vivent de son continuel vouloir
qu'il n'a pas le temps de s'ennuyer. L'ennui est le fruit de l'oisiveté et
du vice. Au Ciel du Vrai Dieu, il n'y a pas d'oisiveté et il n'y a pas de
vice. Mais bientôt Il aura, en plus des anges qui maintenant Le servent, un
peuple de justes qui jubileront en Lui. Et ce peuple s'accroîtra toujours
plus de ceux qui dans l'avenir croiront au Vrai Dieu." "Les anges, ce
sont les génies ?" demande Lidia. "Non, ce sont
des êtres spirituels comme l'est Dieu qui les a créés." "Et les génies
alors que sont-ils ?" "Tels que vous
les imaginez ils ne sont que mensonge. Comme vous les imaginez, ils
n'existent pas. Mais ils correspondent à un besoin instinctif de l'homme de
chercher la vérité. 382> Publius Quintilianus
demande : "Tu as dit: "Aiguillon de l'âme qui est vivante et
présente même chez les païens, et qui souffre en eux parce qu'elle est
déçue". Mais l'âme, de qui vient-elle ?" "De Dieu. C'est
Lui son Créateur." "Mais ne
naissons-nous pas d'une femme par son union avec un homme ? Même nos
dieux sont ainsi engendrés."
"Et nous la
possédons ? Nous païens ? A entendre tes concitoyens il ne semble
pas..." dit Quintilianus ironique. "Tout être qui naît
de la femme la possède." "Tu as dit
pourtant que le péché la tue. Comment alors en nous pécheurs est-elle
vivante ?" demande Plautina. 383> "Alors, en nous
l'âme existe, vivante et présente ?" "Oui." "Et elle
souffre ? Crois-tu vraiment qu'elle se souvienne de Dieu ? Nous ne
nous souvenons pas du sein qui nous a portés. Nous ne pourrions pas dire
comment il est fait intérieurement. L'âme, si j'ai bien compris, est
spirituellement engendrée par Dieu. Comment peut-elle se souvenir de Lui si
le corps ne se souvient pas de son long séjour dans le sein ?"
"Alors, nous
avons une âme comme ceux de votre peuple que vous appelez
"justes" ? Vraiment la même ?" "Non, Plautina. Cela dépend de ce que tu veux dire. Si tu veux
parler de l'origine et de la nature, votre âme est en tout égale à celle de
nos saints. Si tu parles de la formation, alors je te dis que déjà elle est
différente. Si tu veux parler de la perfection atteinte avant la mort, alors
la différence peut être absolue. Mais cela n'est pas seulement pour vous les
païens. Même un fils de ce peuple peut être absolument différent d'un saint
dans la vie future. "Comment
pouvons-nous donner à l'âme espace, liberté, élévation ?" "En démolissant
les choses inutiles que vous avez en votre moi. La libérer de toutes
les idées fausses et avec les débris de ces démolitions l'élever pour établir
le temple souverain. Il faut que l'âme monte toujours plus haut au-dessus des
trois degrés. Oh ! vous
romains, vous aimez les symboles. Considérez les trois degrés à la lumière
d'un symbole. Ils peuvent vous dire leurs trois noms : pénitence,
patience, constance. Ou bien : humilité, pureté, justice. Ou
encore : sagesse, générosité, miséricorde. Ou enfin le trinôme
lumineux : foi, espérance, charité. Considérez encore le symbole de
l'enceinte qui, ornée et robuste, entoure l'aire du temple. Il faut savoir
entourer l'âme, reine d'un corps qui est le temple de l'Esprit éternel, d'une
barrière qui la défende sans pourtant lui couper la lumière ni l'accabler par
la vue des laideurs. Une en- ceinte sûre et affranchie du désir de l'amour de
tout ce qui est inférieur: la chair et le sang, pour monter vers ce qui est
supérieur: l'esprit. L'affranchir à force de volonté, faire disparaître les
angles, les ébréchures, les taches, les veines d'imperfection du marbre de
notre moi pour donner à l'âme un entourage parfait. Et, en même temps,
de l'enceinte établie pour protéger le temple, en faire un miséricordieux
refuge pour les plus malheureux qui ne savent pas ce que c'est que la
Charité. Les portiques : c'est le symbole de l'effusion de l'amour, de
la pitié, du désir que les autres viennent à Dieu, semblables à des bras
aimants qui s'étendent pour faire un voile sur le berceau d'un orphelin.
Au-delà de l'enceinte, les plantes les plus belles et les plus parfumées en
hommage au Créateur. Semées sur un terrain d'abord nu, et puis cultivées
symbolisant les vertus de tous noms : la seconde enceinte vivante et
fleurie autour du sanctuaire; et parmi les plantes, parmi les vertus, les
fontaines, autre amour, autre purification avant de s'approcher du propylée
qui en est proche et, avant de monter à l'autel, on doit sacrifier
l'attachement à la chair, se dépouiller de la luxure. 385> Et puis aller plus loin, à l'autel, pour y présenter l'offrande
et puis encore vous approcher de la chambre où se trouve Dieu, en dépassant
le vestibule. Et la chambre, que sera-t-elle ? Un trésor de richesses
spirituelles car rien n'est de trop pour environner Dieu. Avez-vous
compris ? Vous m'avez demandé comment se construit la Foi. Je vous ai
dit : "En suivant la méthode qu'on emploie pour construire les
temples". Vous voyez que c'est vrai. Avez-vous autre chose à me
dire ?" "Non, Maître. Je
crois que Flavia a écrit les choses que tu as
dites. Claudia veut en prendre connaissance. As-tu écrit ?" "Exactement"
dit la femme en passant les tablettes enduites de cire. "Cela restera
pour permettre de les relire" dit Plautina. "C'est de la
cire, cela s'efface. Écrivez-les dans vos cœurs. Ces paroles ne s'effaceront
plus." "Maître, ils
sont encombrés de temples illusoires. Nous lancerons contre eux ta Parole
pour les jeter à terre. Mais c'est un long travail" dit Plautina en soupirant. Et elle termine en disant :
"Souviens-toi de nous près de ton Ciel..." "Partez avec la
certitude que je le ferai. Je vous quitte. Sachez que votre venue m'a été
bien chère. Adieu, Publius Quintilianus.
Souviens-toi de Jésus de Nazareth." Les femmes saluent et
s'en vont les premières. Puis, pensif, Quintilianus
s'en va. Jésus les regarde partir en compagnie de Maximin qui les reconduit à
leurs chars. "A quoi
penses-tu, Maître ?" demande Lazare. "Qu'il y a
beaucoup de malheureux au monde." "Et je suis l'un
d'entre eux." "Pourquoi, mon
ami ?" "Parce que tout
le monde vient à Toi, mais pas Marie. Sa ruine est donc plus
grande ?" Jésus le regarde et
sourit. "Tu souris ?
Mais tu ne souffres pas que Marie soit inconvertissable ? Tu ne souffres
pas de me voir souffrir ? Marthe ne fait que pleurer depuis la soirée de
lundi. Qui était cette femme ? [2] Ne sais-tu pas que
pendant une journée entière nous avons espéré que c'était elle ?" "Je souris parce
que tu es un enfant impatient... Et je souris parce que je pense que vous
gaspillez votre énergie et vos larmes. Si ç'avait
été elle, je serais accouru vous le dire." 386> "Alors, ce n'était vraiment pas
elle ?" "Oh !
Lazare !..." "Tu as raison.
Patience ! Patience encore !... Voici, Maître, les bijoux que tu
m'as donnés à vendre. Ils sont devenus de l'argent pour les pauvres. Ils
étaient très beaux. Des bijoux de femme." "C'étaient ceux
de "cette" femme." "J'y ai bien
pensé. Ah ! s'ils avaient été ceux de Marie... Mais elle, mais
elle !... Je perds l'espoir, mon Seigneur !..." Jésus l'embrasse et
reste un moment sans parler. Puis il dit : "Je te prie de ne pas
parler de ces bijoux à qui que ce soit. Elle doit échapper aux admirations et
aux désirs comme une petite nuée que le vent emmène ailleurs, sans qu'il en
reste trace sur l'azur." "Sois tranquille, Maître... et, en
échange, amène-moi Marie, notre malheureuse Marie..." |
|||
|
"La paix soit avec toi, Lazare. Ce que j'ai promis, je le
ferai." |
|||