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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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samedi
22 janvier 28
- Présence d'une Marthe bien affligée 67 - Discours (Une place plus grande pour les femmes 67 - Leur combat contre le monde 68 - Éloge d'Annalia 69 - Travail de douceur auprès des pécheurs 70 - Soutient des saints dans leurs souffrances 71 - Marie, Guide des âmes vers Dieu 72 - Amis, prenez modèle sur les femmes) 73 - Jésus console Marthe73 |
3.17. |
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67> Jésus est encore à Nazareth, dans sa maison, ou plutôt dans son ancien atelier de menuisier. Avec Lui se trouvent les douze apôtres, et de plus : Marie, Marie mère de Jacques et Jude, Salomé, Suzanne et, chose nouvelle, Marthe. Une Marthe bien affligée, avec sous les yeux des marques évidentes de larmes. Une Marthe dépaysée, intimidée d'être ainsi seule, auprès d'autres personnes et auprès, surtout, de la Mère du Seigneur. Marie cherche à lui faire prendre contact avec les autres et à faire disparaître cette impression de malaise dont elle voit qu'elle souffre. Mais ses caresses semblent plutôt gonfler le cœur de la pauvre Marthe. Rougeurs et grosses larmes alternent sous le voile qu'elle tient abaissé sur sa douleur et son malaise. Jean entre avec Jacques d'Alphée. "Elle n'est pas là, Seigneur. Elle est allée avec son mari en visite chez une amie. C'est ce qu'ont dit les serviteurs" dit Jean. "Cela lui déplaira sûrement. Mais elle pourra toujours te voir et recevoir tes enseignements» conclut Jacques d'Alphée. "C'est bien. Ce n'est pas le groupe des femmes disciples que je pensais. Mais, vous le voyez: à la place de Jeanne absente se trouve présente Marthe, fille de Théophile, sœur de Lazare. Les disciples savent qui est Marthe. Ma Mère aussi, toi aussi, Marie, et peut-être toi aussi Salomé, vous savez déjà par vos fils qui est Marthe, non pas tant comme femme selon le monde que comme créature aux yeux de Dieu. Toi, Marthe, de ton côté, tu sais quelles sont celles qui te considèrent comme une sœur et qui t'aimeront tant. Sœur et fille. De cela tu as tant besoin, ma bonne Marthe, pour avoir aussi le réconfort humain d'affections honnêtes que Dieu ne condamne pas mais qu'Il a donné à 1'homme pour le soutenir dans les difficultés de l'existence.
Vous
m'avez demandé de venir, comme les hommes, à ma suite. Mais, seulement
venir, seulement écouter, seulement en faire l'application, c'est trop
peu pour Moi en ce qui vous concerne. Ce serait votre sanctification,
grande chose, mais elle ne me suffit pas.
Le
monde, c'est cela. Et je vous le dis aussi pour que vous mesuriez tout
avant de vous présenter au monde comme des disciples choisies, les chefs
de file des futures disciples, coopératrices des serviteurs du Seigneur.
Hier, une jeune fille m'a demandé que je l'immole avant que ne sonne pour elle l'heure des noces, car elle sent qu'elle m'aime, comme on aime Dieu, c'est-à-dire avec toute elle-même, dans la perfection absolue du don de soi. Et je le ferai. Je lui ai caché 1'heure pour que son âme ne tremble pas de peur et plus que son âme sa chair. Sa mort sera semblable à celle d'une fleur qui un soir 70> ferme sa corolle, croyant l'ouvrir encore le lendemain et ne l'ouvre plus parce que le baiser de la nuit a aspiré sa vie. Et je le ferai, selon son désir en anticipant de peu de jours son sommeil de mort du mien. Pour ne pas la faire attendre aux Limbes, cette vierge, ma première vierge, pour la trouver tout de suite en expirant... Ne pleurez pas ! Je suis le Rédempteur... mais cette sainte jeune fille ne s'est pas bornée à l'hosanna aussitôt après le miracle, mais elle a su exploiter le miracle, comme de l'argent prêté à intérêt. Elle est passée de la reconnaissance humaine à une reconnaissance surnaturelle, d'un désir terrestre à un désir ultra-terrestre. Elle a montré une maturité d'esprit supérieure à celle de presque tout le monde. Je dis "presque" parce que parmi vous qui m'écoutez il y a des perfections égales et encore supérieures. Elle ne m'a pas demandé de me suivre. Au contraire elle a manifesté le désir d'accomplir son évolution pour de jeune fille devenir ange, dans le secret de sa demeure. Et pourtant, je l'aime tant qu'aux heures de dégoût pour ce qu'est le monde, j'évoquerai le souvenir de cette douce créature, en bénissant le Père qui essuie mes larmes et mes sueurs de Maître d'un monde qui ne veut pas de Moi, avec ces fleurs d'amour et de pureté. Mais, si vous voulez, si vous avez le courage de rester les femmes disciples choisies, je vais vous indiquer le travail que vous devez faire pour justifier votre présence et votre élection auprès de Moi et auprès des saints du Seigneur. Vous pouvez faire tant auprès de vos semblables et à l'égard des ministres du Seigneur. Je l'ai indiqué à Marie d'Alphée[1], il y a maintenant plusieurs mois. Comme est nécessaire la femme auprès de l'autel du Christ ! Les misères infinies du monde peuvent être soignées par une femme beaucoup mieux que par un homme et puis être amenées à 1'homme pour la guérison complète. Beaucoup de cœurs, et spécialement des cœurs de femmes, s'ouvriront à vous, femmes disciples. Vous devez les accueillir, comme si c'était de chers enfants dévoyés qui reviennent à la maison paternelle et qui n'osent pas affronter leur père. Vous serez celles qui réconfortent le coupable et amadouent le juge. Il en viendra à vous beaucoup qui cherchent Dieu. Vous les accueillerez comme des pèlerins fatigués en leur disant : "C'est ici la maison du Seigneur. Il va venir tout de suite" et, en attendant, vous l'entourerez de votre amour. Si ce n'est pas Moi, ce sera un de mes prêtres qui viendra. La femme sait aimer. Elle est faite pour aimer. Elle a avili l'amour en en faisant une convoitise des sens mais, au fond de sa 71> chair, est toujours prisonnier le véritable amour, la gemme de son âme: l'amour dépouillé de l'âcreté fangeuse des sens, fait d'ailes et de parfums angéliques, fait de flamme pure et de souvenirs de Dieu, de son origine divine, de sa création faite par Dieu. La femme : le chef-d’œuvre de la bonté auprès du chef-d’œuvre de la création qu'est l'homme : "Et maintenant, qu'on donne à Adam sa compagne pour qu'il ne se sente pas seul", elle ne doit pas abandonner les Adam. Prenez donc cette capacité d'amour et qu'elle serve à l'amour du Christ et par le Christ à celui du prochain. Soyez toute charité auprès des coupables repentis. Dites-leur de ne pas avoir peur de Dieu. Comment ne sauriez-vous pas remplir cet office, vous qui êtes mères ou sœurs ? Combien de fois vos petits, ou vos frères n'ont-ils pas été malades et n'ont-ils pas eu besoin du médecin ! Et ils avaient peur. Mais vous, avec des caresses et des paroles d'amour, leur avez enlevé cette peur et avec leur petite main dans la vôtre, ils se sont laissés soigner n'éprouvant plus leur terreur première. Les coupables sont vos frères et vos enfants malades et ils craignent la main du médecin, son jugement... Non. Ce n'est pas ainsi. Dites-le vous, qui savez combien Dieu est bon, que Dieu est bon et qu'il ne faut pas le craindre. Même s'Il dit franchement: "Tu ne feras plus jamais cela", Il ne chassera pas celui qui l'a déjà fait et qui s'est rendu malade. Mais Il le soignera pour le guérir. Soyez des mères et des sœurs auprès des saints. Eux aussi ont besoin d'amour. Ils se fatigueront et s'épuiseront dans l'évangélisation. Ils ne pourront arriver à faire tout ce qu'il y a à faire. Aidez-les vous, discrètement et activement. La femme sait travailler. A la maison, près des tables et des lits, près des métiers à tisser et de tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. L'avenir de l'Église amènera un flot continuel de pèlerins aux lieux choisis par Dieu. Vous, soyez-y les hôtesses, chargez-vous des détails du plus humble travail pour laisser aux ministres de Dieu la liberté de continuer le Maître. Et puis viendront les temps difficiles, sanglants, cruels. Les chrétiens, même les saints, auront des heures de terreur, de faiblesse. L'homme n'est jamais très fort dans la souffrance. La femme, au contraire, a sur l'homme cette supériorité royale de savoir souffrir. Enseignez-la à l'homme en le soutenant dans ces heures de peur, de découragement, de larmes, de fatigues, de sang. Dans notre histoire, nous avons les exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes audacieux et libérateurs. 72> Nous avons Judith[2], Yaël[3]. Mais croyez qu'il n'y en a pas de plus grande jusqu'à présent que la mère huit fois martyre[4] : sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des Macchabées. Puis, il y en aura une autre... Mais après qu'Elle l'aura été se multiplieront les femmes héroïnes de la douleur et dans la douleur, les femmes réconfort des martyrs et martyres elles aussi, les femmes anges des persécutés, les femmes : prêtresses silencieuses qui prêcheront Dieu par leur manière de vivre et qui sans d'autre consécration que celle que leur a donnée le Dieu-Amour seront, oh ! seront consacrées et dignes de l'être. Voilà, très schématisés, vos principaux devoirs. Je n'aurai pas beaucoup de temps à vous consacrer, à vous en particulier. Mais vous vous formerez en m'écoutant. Et vous vous formerez davantage sous la conduite parfaite de ma Mère. Hier, cette main maternelle (et Jésus prend dans la sienne la main de Marie) m'a amené la jeune fille dont je vous ai parlé et celle-ci m'a dit que rien que le fait de l'entendre et de rester à ses côtés pendant quelques heures lui avait servi à mûrir le fruit de la grâce qu'elle avait eue, en l'amenant à sa perfection. Ce n'est pas la première fois que ma Mère travaille pour le Christ son Fils. Toi et toi, mes disciples, mais aussi mes cousins, vous savez ce qu'est Marie pour former les âmes à Dieu. Vous pouvez le dire à ceux et à celles qui auront la crainte de n'avoir pas été préparés par Moi à la mission ou de l'être encore insuffisamment quand je ne serai plus parmi vous. Elle, ma Mère, sera avec vous maintenant, aux heures où je ne serai pas parmi vous et puis, quand je ne serai plus au milieu de vous. Elle vous reste, et avec elle reste la sagesse en toutes ses vertus. Suivez dorénavant tous ses conseils. Hier soir, quand nous fûmes seuls, Moi, assis à côté d'elle comme quand j'étais petit, la tête sur son épaule si douce et si courageuse, ma Mère m'a dit - nous avions parlé de la jeune fille partie aux premières heures de l'après-midi avec un soleil plus radieux que celui du firmament, enclos en son cœur virginal : son secret saint - ma Mère m'a dit: "Comme il est doux d'être la Mère du Rédempteur !" Oui, comme c'est doux, quand la créature qui vient au Rédempteur est déjà une créature de Dieu en laquelle il n'y a que la tache d'origine qui ne peut être lavée par un autre que Moi. Toutes les autres petites taches des imperfections humaines, l'amour les a enlevées. Mais, ma douce Mère, très pure Guide des âmes vers ton Fils, Étoile sainte qui les oriente, suave Maîtresse des saints, tendre 73> Nourrice des plus petits, Soin salutaire des infirmes, ce n'est pas toujours que viendront à toi ces créatures qui ne refusent pas la sainteté... Mais des lèpres, mais des horreurs, mais la puanteur, mais un grouillement de serpents autour de choses immondes, viendront ramper jusqu'à tes pieds, ô Reine du genre humain, pour te crier: "Pitié ! Secours-nous ! Conduis-nous à ton Fils !" et tu devras mettre ta main, cette blanche main sur les plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs infernales, respirer la puanteur du péché, et ne pas fuir. Mais au contraire serrer sur ton cœur ceux que Satan a mutilés, ces avortons, ces pourritures, et les laver dans les larmes et me les amener... Et alors tu diras: "Comme il est difficile d'être la Mère du Rédempteur !" Mais tu le feras parce que tu es la Mère... Je baise et je bénis tes mains, ces mains par lesquelles viendront à Moi tant de créatures et chacune sera une de mes gloires. Mais, avant de l'être pour Moi, elle sera une de tes gloires, Mère sainte. Vous, chères femmes disciples, suivez l'exemple de celle qui fut ma Maîtresse, celle aussi de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se former dans la Grâce et dans la Sagesse. Suivez sa parole. C'est la mienne qui s'est faite plus douce. Il n'y a rien à y ajouter, car c'est la parole de la Mère de la Sagesse. Et vous, mes amis, sachez avoir l'humilité et la constance des femmes et, abaissant l'orgueil de l'homme, ne méprisez pas les . femmes disciples, mais modérez votre force, et je pourrais dire votre dureté et votre intransigeance au contact de la douceur des femmes. Et, par dessus tout, apprenez d'elles à aimer, à croire et à souffrir pour le Seigneur, parce qu'en vérité je vous dis qu'elles, les faibles, deviendront les plus fortes dans la foi, dans l'amour, dans l'audace, dans le sacrifice pour leur Maître, qu'elles aiment avec toutes elles-mêmes, sans rien demander, sans rien prétendre, payées seulement par l'amour, pour me donner réconfort et joie. Allez maintenant dans vos maisons ou dans celles qui vous donnent l'hospitalité. Je reste avec ma Mère. Dieu soit avec vous." Toutes partent sauf Marthe. "Reste, toi, Marthe. J'ai déjà parlé à ton serviteur. Aujourd'hui ce n'est pas Béthanie qui donne l'hospitalité, mais la petite maison de Jésus. Viens. Tu mangeras à côté de Marie et tu dormiras dans la petite chambre, près de la sienne. L'esprit de Joseph, notre réconfort, te réconfortera pendant que tu reposeras. Et demain, tu retourneras à Béthanie plus forte et plus assurée, pour préparer là 74> aussi des femmes disciples, en attendant celle qui à Moi et à toi est la plus chère. Ne doute pas, Marthe, je ne promets jamais en vain. Mais, pour faire d'un désert rempli de vipères un bosquet du paradis, cela demande du temps... Le premier travail ne se voit pas. Il semble qu'il n'y a rien de fait. Mais, au contraire, la semence est déjà déposée. Les semences. Toutes. Et puis viendront les larmes, ce sera la pluie qui les fait éclore... Et les bons arbres viendront... Viens !... Ne pleure plus !" |
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