|
Vision du lundi 7
mai 1945
67> Jésus est
encore à Nazareth, dans sa maison, ou plutôt dans son ancien atelier de
menuisier. Avec Lui se trouvent les douze apôtres, et de plus : Marie, Marie mère de Jacques et Jude,
Salomé , Suzanne et, chose nouvelle, Marthe. Une Marthe bien affligée,
avec sous les yeux des marques évidentes de larmes. Une Marthe dépaysée,
intimidée d'être ainsi seule, auprès d'autres personnes et auprès, surtout,
de la Mère du Seigneur. Marie cherche à lui faire prendre contact avec les
autres et à faire disparaître cette impression de malaise dont elle voit
qu'elle souffre. Mais ses caresses semblent plutôt gonfler le cœur de la
pauvre Marthe. Rougeurs et grosses larmes alternent sous le voile qu'elle
tient abaissé sur sa douleur et son malaise.
Jean entre
avec Jacques d'Alphée.
"Elle n'est pas là, Seigneur. Elle est allée avec son mari en visite
chez une amie .
C'est ce qu'ont dit les serviteurs" dit Jean.
"Cela lui déplaira sûrement. Mais elle pourra toujours te voir et
recevoir tes enseignements" conclut Jacques d'Alphée.
"C'est bien. Ce n'est pas le groupe des femmes
disciples que je pensais. Mais, vous le voyez : à la place de Jeanne absente se trouve présente
Marthe, fille de Théophile, sœur de Lazare. Les disciples savent qui est
Marthe. Ma Mère aussi, toi aussi, Marie, et peut-être toi aussi Salomé, vous
savez déjà par vos fils qui est Marthe, non pas tant comme femme selon le
monde que comme créature aux yeux de Dieu. Toi, Marthe, de ton côté, tu sais
quelles sont celles qui te considèrent comme une sœur et qui t'aimeront tant.
Sœur et fille. De cela tu as tant besoin, ma bonne Marthe, pour avoir aussi
le réconfort humain d'affections honnêtes que Dieu ne condamne pas mais qu'Il
a donné à 1'homme pour le soutenir dans les difficultés de l'existence.
Et Dieu t'a amenée ici, justement à l'heure
que j'ai choisie pour donner les bases, je pourrais dire le canevas sur
lequel vous broderez votre perfection de disciples. Disciple veut dire qui suit
la discipline du Maître et celle de sa doctrine. Pour cette raison, au sens
large on appellera disciples tous ceux qui maintenant et dans les siècles à
venir suivront ma doctrine. Et pour éviter tant de noms en disant :
disciples de Jésus selon l'enseignement de Pierre ou d'André, de Jacques ou
de Jean, de Simon ou de Philippe, de Jude ou de Barthélemy
ou de Thomas et Mathieu, on dira un seul nom qui les réunira sous un signe
unique : chrétiens .
Haut
de page
68> Mais dans la grande
masse de ceux qui suivront ma doctrine, j'ai déjà choisi les premiers et puis
les seconds, et ainsi fera-t-on au cours des siècles en mémoire de Moi. Comme
au Temple, et avant encore, avec Moïse, il y eut le Pontife, les prêtres, les
lévites, ceux qui étaient préposés aux divers services, offices et charges,
les chanteurs et ainsi de suite, de la même façon, dans mon nouveau Temple,
grand comme la terre entière, destiné à durer autant qu'elle , il y
aura des grands et des petits, tous utiles, tous aimés de Moi, et de plus il
y aura les femmes, la nouvelle catégorie qu'Israël a toujours méprisée en les
confinant dans le Temple aux cantiques des vierges ou à l'instruction des
vierges, et rien de plus.
Ne discutez pas si c'était juste. Dans la
religion fermée d'Israël et au temps du Courroux, c'était juste. Toute la
honte retombait sur la femme, origine du péché. Dans la religion universelle
du Christ, et au temps du pardon, tout cela est changé. Toute la Grâce s'est
rassemblée en une femme et Elle l'a enfantée au monde pour qu'il soit
racheté. La femme n'est donc plus marquée par le dédain de Dieu, mais elle
est l'aide de Dieu. Et par la Femme, l'aimée du Seigneur, toutes les femmes pourront devenir disciples du
Seigneur, non seulement comme la masse, mais comme prêtresses d'ordre
inférieur, coadjutrices des prêtres qu'elles peuvent tant aider, pour
eux-mêmes, pour les fidèles et ceux qui ne sont pas fidèles pour ceux
qu'amènera à Dieu non pas tant le rugissement de la parole sainte que le
sourire saint de l'une de mes disciples.
Vous m'avez demandé de venir, comme les hommes, à ma suite. Mais, seulement
venir, seulement écouter, seulement en faire l'application, c'est trop peu pour
Moi en ce qui vous concerne. Ce serait votre sanctification, grande chose,
mais elle ne me suffit pas. Je suis le Fils de l'Absolu, et de mes
privilégiés je veux l'absolu. Je
veux tout, car j'ai tout donné.
En outre, il n'y a pas que Moi, mais il y a
aussi le monde. Cette chose redoutable
qu'est le monde. Il devrait être redoutable en sainteté : une sainteté
illimitée, en nombre et en puissance de la multitude des fils de Dieu. Au
contraire, le monde est redoutable par sa perversité. Sa complète perversité
est réellement illimitée dans le nombre de ses manifestations et la puissance
du vice. Tous les péchés se trouvent dans le monde qui n'est plus la
multitude des fils de Dieu mais la multitude des fils de Satan, et bien
vivant est le péché qui porte le signe le plus claire de sa paternité : la haine.
Haut de page
69> Le monde hait.
Celui qui hait voit, et veut faire voir même à ceux qui ne le voient pas, le
mal dans les choses les plus saintes. Si vous demandiez au monde pourquoi je
suis venu, il ne vous dirait pas : "Pour faire du bien et
racheter". Mais il vous dirait : "Pour corrompre et
dominer". Si vous demandiez au monde ce qu'il pense de vous qui me
suivez, il ne dirait pas : "Vous le suivez pour vous sanctifier et
pour réconforter le Maître par la sainteté et la pureté". Mais il
dirait : "Vous suivez cet homme parce qu'il vous séduit".
Le monde, c'est cela. Et je vous le dis aussi pour que vous mesuriez tout
avant de vous présenter au monde comme des disciples choisies, les chefs de file
des futures disciples, coopératrices des serviteurs du Seigneur. Prenez bien votre cœur en mains, et
dites-lui à ce cœur sensible de femmes qu'est votre cœur, que vous, et lui
avec vous, serez ridiculisées, calomniées, qu'on vous crachera au visage, que
le monde vous piétinera par son mépris, ses mensonges, sa cruauté.
Demandez-lui s'il se sent capable de recevoir toutes les blessures sans crier
d'indignation en maudissant ceux qui le blessent. Demandez-lui s'il se sent
capable d'affronter le martyre moral de la calomnie sans arriver à haïr les
calomniateurs et la Cause pour laquelle on le calomniera. Demandez-lui si,
abreuvé et recouvert par la rancœur du monde, il saura toujours exhaler l'amour,
si empoisonné par l'absinthe , il
saura présenter le miel, si, en souffrant toutes espèces de tortures par
incompréhension, mépris, dénigrement, il saura continuer à sourire en
montrant du doigt le Ciel, le but auquel vous voulez amener les autres, les amener
par tendresse féminine, maternelle même chez les jeunes filles, maternelle
même si elle se donne à des personnes âgées qui pourraient être vos
grands-parents mais qui, du point de vue spirituel, viennent seulement de
naître et sont incapables de comprendre et de se diriger sur leur route, dans
la vie, dans la vérité, dans la sagesse que je suis venu donner en me donnant
Moi-même: Route, Vie, Vérité ,
Sagesse divine. Je vous aimerai de même, même si vous me dites :
"Je n'en ai pas la force, Seigneur, de défier le monde entier pour
Toi".
Hier, une jeune fille m'a demandé
que je l'immole avant que ne sonne pour elle l'heure des noces, car elle sent
qu'elle m'aime, comme on aime Dieu, c'est-à-dire avec toute elle-même, dans
la perfection absolue du don de soi. Et je le ferai. Je lui ai caché l'heure
pour que son âme ne tremble pas de peur et plus que son âme sa chair. Sa mort
sera semblable à celle d'une fleur qui un soir ferme sa corolle,
croyant l'ouvrir encore le lendemain et ne l'ouvre plus parce que le baiser
de la nuit a aspiré sa vie.
Haut de page
70> Et je le ferai, selon son
désir en anticipant de peu de jours son sommeil de mort du mien . Pour
ne pas la faire attendre aux Limbes, cette vierge, ma première vierge, pour
la trouver tout de suite en expirant... Ne pleurez pas ! Je suis le
Rédempteur... mais cette sainte jeune fille ne s'est pas bornée à l'hosanna
aussitôt après le miracle, mais elle a su exploiter le miracle, comme de
l'argent prêté à intérêt. Elle est passée de la reconnaissance humaine à une
reconnaissance surnaturelle, d'un désir terrestre à un désir ultra-terrestre.
Elle a montré une maturité d'esprit supérieure à celle de presque tout le
monde. Je dis "presque" parce que, parmi vous qui m'écoutez, il y a
des perfections égales et encore supérieures. Elle ne m'a pas demandé de me
suivre. Au contraire elle a manifesté le désir d'accomplir son évolution pour
de jeune fille devenir ange, dans le secret de sa demeure. Et pourtant, je
l'aime tant qu'aux heures de dégoût pour ce qu'est le monde, j'évoquerai le
souvenir de cette douce créature, en bénissant le Père qui essuie mes larmes
et mes sueurs de Maître d'un monde qui ne veut pas de Moi, avec ces fleurs
d'amour et de pureté. Mais, si vous voulez, si vous avez le courage de rester
les femmes disciples choisies, je vais vous indiquer le travail que vous
devez faire pour justifier votre présence et votre élection auprès de Moi et
auprès des saints du Seigneur. Vous pouvez faire tant auprès de vos
semblables et à l'égard des ministres du Seigneur. Je l'ai indiqué à Marie
d'Alphée , il y
a maintenant plusieurs mois.
Comme est nécessaire la femme auprès de l'autel du Christ ! Les misères
infinies du monde peuvent être soignées par une femme beaucoup mieux que par
un homme et puis être amenées à l'homme pour la guérison complète. Beaucoup
de cœurs, et spécialement des cœurs de femmes, s'ouvriront à vous, femmes
disciples. Vous devez les accueillir, comme si c'était de chers enfants
dévoyés qui reviennent à la maison paternelle et qui n'osent pas affronter
leur père. Vous serez celles qui réconfortent le coupable et amadouent le
juge. Il en viendra à vous beaucoup qui cherchent Dieu. Vous les accueillerez
comme des pèlerins fatigués en leur disant : "C'est ici la maison
du Seigneur. Il va venir tout de suite" et, en attendant, vous
l'entourerez de votre amour. Si ce n'est pas Moi, ce sera un de mes prêtres
qui viendra.
Haut
de page
71> La
femme sait aimer. Elle est faite pour aimer. Elle a avili l'amour en en
faisant une convoitise des sens mais, au fond de sa chair, est toujours
prisonnier le véritable amour, la gemme de son âme: l'amour dépouillé
de l'âcreté fangeuse des sens, fait d'ailes et de parfums angéliques, fait de
flamme pure et de souvenirs de Dieu, de son origine divine, de sa création
faite par Dieu. La femme : le chef-d’œuvre de la bonté auprès du
chef-d’œuvre de la création qu'est l'homme : "Et maintenant, qu'on
donne à Adam sa compagne pour qu'il ne se sente pas seul" . Elle
ne doit pas abandonner les Adam. Prenez donc cette capacité d'amour et
qu'elle serve à l'amour du Christ et par le Christ à celui du prochain. Soyez
toute charité auprès des coupables repentis. Dites-leur de ne pas avoir peur
de Dieu. Comment ne sauriez-vous pas remplir cet office, vous qui êtes mères
ou sœurs ? Combien de fois vos petits, ou vos frères n'ont-ils pas été
malades et n'ont-ils pas eu besoin du médecin ! Et ils avaient peur.
Mais vous, avec des caresses et des paroles d'amour, leur avez enlevé cette
peur et avec leur petite main dans la vôtre, ils se sont laissé soigner n'éprouvant
plus leur terreur première.
Les coupables sont vos frères et vos enfants malades et ils craignent la main
du médecin, son jugement... Non. Ce n'est pas ainsi. Dites-le vous, qui savez
combien Dieu est bon, que Dieu est bon et qu'il ne faut pas le craindre. Même
s'Il dit franchement: "Tu ne feras plus jamais cela", Il ne
chassera pas celui qui l'a déjà fait et qui s'est rendu malade. Mais Il le
soignera pour le guérir. Soyez des mères et des sœurs auprès des saints. Eux
aussi ont besoin d'amour. Ils se fatigueront et s'épuiseront dans
l'évangélisation. Ils ne pourront arriver à faire tout ce qu'il y a à faire.
Aidez-les vous, discrètement et activement. La femme sait travailler. À la
maison, près des tables et des lits, près des métiers à tisser et de tout ce
qui est nécessaire à la vie quotidienne. L'avenir de l'Église amènera un flot
continuel de pèlerins aux lieux choisis par Dieu. Vous, soyez-y les hôtesses,
chargez-vous des détails du plus humble travail pour laisser aux ministres de
Dieu la liberté de continuer le Maître. Et puis viendront les temps
difficiles, sanglants, cruels. Les chrétiens, même les saints, auront des
heures de terreur, de faiblesse. L'homme n'est jamais très fort dans la
souffrance. La femme, au contraire, a sur l'homme cette supériorité royale de
savoir souffrir. Enseignez-la à l'homme en le soutenant dans ces heures de
peur, de découragement, de larmes, de fatigues, de sang. Dans notre histoire,
nous avons les exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes
audacieux et libérateurs.
Haut
de page
72> Nous avons Judith , Yaël
. Mais
croyez qu'il n'y en a pas de plus grande jusqu'à présent que la mère huit
fois martyre :
sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des Macchabées. Puis,
il y en aura une autre... Mais après qu'Elle l'aura été se multiplieront les
femmes héroïnes de la douleur et dans la douleur, les femmes réconfort des
martyrs et martyres elles aussi, les femmes anges des persécutés, les
femmes : prêtresses silencieuses qui prêcheront Dieu par leur manière de
vivre et qui sans d'autre consécration que celle que leur a donnée le
Dieu-Amour seront, oh ! seront consacrées et dignes de l'être.
Voilà, très schématisés, vos principaux devoirs. Je n'aurai pas beaucoup de
temps à vous consacrer, à vous en particulier. Mais vous vous formerez en
m'écoutant. Et vous vous formerez davantage sous la conduite parfaite de ma
Mère.
Hier, cette main maternelle (et Jésus prend dans la sienne la main de Marie)
m'a amené la jeune fille dont je vous ai parlé et celle-ci m'a dit que rien
que le fait de l'entendre et de rester à ses côtés pendant quelques heures
lui avait servi à mûrir le fruit de la grâce qu'elle avait eue, en l'amenant
à sa perfection. Ce n'est pas la première fois que ma Mère travaille pour le
Christ son Fils. Toi et toi, mes disciples, mais aussi mes cousins, vous
savez ce qu'est Marie pour former les âmes à Dieu. Vous pouvez le dire à ceux
et à celles qui auront la crainte de n'avoir pas été préparés par Moi à la
mission ou de l'être encore insuffisamment quand je ne serai plus parmi vous.
Elle, ma Mère, sera avec vous maintenant, aux heures où je ne serai pas parmi
vous et puis, quand je ne serai plus au milieu de vous. Elle vous reste, et
avec elle reste la sagesse en toutes ses vertus. Suivez dorénavant tous ses
conseils.
Hier soir, quand nous fûmes seuls, Moi, assis à côté d'elle comme quand
j'étais petit, la tête sur son épaule si douce et si courageuse, ma Mère m'a
dit - nous avions parlé de la jeune fille partie aux premières heures de
l'après-midi avec un soleil plus radieux que celui du firmament, enclos en
son cœur virginal : son secret saint -
ma Mère m'a dit: "Comme il est doux d'être la Mère du
Rédempteur !" Oui, comme c'est doux, quand la créature qui vient au
Rédempteur est déjà une créature de Dieu en laquelle il n'y a que la tache
d'origine qui ne peut être lavée par un autre que Moi. Toutes les autres
petites taches des imperfections humaines, l'amour les a enlevées.
Haut
de page
73> Mais, ma douce Mère, très
pure Guide des âmes vers ton Fils, Étoile sainte qui les oriente, suave
Maîtresse des saints, tendre Nourrice des plus
petits, Soin salutaire des infirmes, ce n'est pas toujours que viendront à
toi ces créatures qui ne refusent pas la sainteté... Mais des lèpres, mais
des horreurs, mais la puanteur, mais un grouillement de serpents autour de
choses immondes, viendront ramper jusqu'à tes pieds, ô Reine du genre humain,
pour te crier: "Pitié ! Secours-nous ! Conduis-nous à ton
Fils !" et tu devras mettre ta main, cette blanche main sur les
plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs
infernales, respirer la puanteur du péché, et ne pas fuir. Mais au contraire
serrer sur ton cœur ceux que Satan a mutilés, ces avortons, ces pourritures,
et les laver dans les larmes et me les amener... Et alors tu diras:
"Comme il est difficile d'être la Mère du Rédempteur !" Mais
tu le feras parce que tu es la Mère... Je baise et je bénis tes mains, ces
mains par lesquelles viendront à Moi tant de créatures et chacune sera une de
mes gloires. Mais, avant de l'être pour Moi, elle sera une de tes
gloires, Mère sainte.
Vous, chères femmes disciples, suivez l'exemple de celle qui fut ma
Maîtresse, celle aussi de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se
former dans la Grâce et dans la Sagesse .
Suivez sa parole. C'est la mienne qui s'est faite plus douce. Il n'y a rien à
y ajouter, car c'est la parole de la Mère de la Sagesse.
Et vous, mes amis, sachez avoir l'humilité et la constance des femmes et,
abaissant l'orgueil de l'homme, ne méprisez pas les femmes disciples, mais
modérez votre force, et je pourrais dire votre dureté et votre intransigeance
au contact de la douceur des femmes. Et, par dessus tout, apprenez d'elles à
aimer, à croire et à souffrir pour le Seigneur, parce qu'en vérité je vous
dis qu'elles, les faibles, deviendront les plus fortes dans la foi, dans l'amour,
dans l'audace, dans le sacrifice pour leur Maître, qu'elles aiment avec
toutes elles-mêmes, sans rien demander, sans rien prétendre, payées seulement
par l'amour, pour me donner réconfort et joie.
Allez maintenant dans vos maisons ou dans celles qui vous donnent
l'hospitalité. Je reste avec ma Mère. Dieu soit avec vous."
Toutes partent sauf Marthe.
"Reste, toi, Marthe. J'ai
déjà parlé à ton serviteur. Aujourd'hui ce n'est pas Béthanie qui donne
l'hospitalité, mais la petite maison de Jésus. Viens. Tu mangeras à côté de
Marie et tu dormiras dans la petite chambre, près de la sienne. L'esprit de
Joseph, notre réconfort, te réconfortera pendant que tu reposeras.
|