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Présentation
générale
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C'est chez lui que Jésus
prononce l'apostrophe célèbre : "Malheur
à vous, pharisiens !" (Cf. Matthieu
23,1-36 - Luc
11,37-52).
C'est un personnage puissant du Sanhédrin : il est trésorier du Temple. Sa
pratique religieuse est stricte : "Tout
est conforme aux 613 préceptes, dit-il de sa maison : rideaux sans dessins, meubles sans
ornements, rien comme vases sculptés... "Ainsi en est-il dans ma maison
comme dans mes vêtements et ceux de ma maison" (6.103).
Le portrait qu'en dresse Maria Valtorta, est peu sympathique : "Flegme glacial de serpent venimeux"
(7.232). "Voix de serpent" (8.10).
Il feint d’être avide des paroles de Jésus pour mieux le piéger. Jésus n'en
est pas dupe et l'avertit :
"Tu as aussi une autre faim
inavouée, ô Elchias, et tes amis aussi. Cette
nourriture vous sera donnée aussi... Elle vous corrompra l'intérieur comme
les figues aigries corrompent les viscères" (6.102).
Pour piéger Jésus, il le convie à un banquet, mais il le presse à table sans
lui permettre les ablutions rituelles. Le banquet, glacial, tourne court :
Jésus prononce sa grande condamnation du pharisaïsme et s'en va. Les
synhédristes décident alors de perdre Jésus (6.103).
À partir de ce banquet, l'hostilité se transforme en complot. Il ne reste
qu'à espionner faits et gestes : Judas s'en charge contre une promesse de gloire et de l'argent
(6.134).
Elchias est absolu dans sa traque : il n’hésite pas
à recommander le meurtre ni pour Jésus, ni pour qui le gêne, comme Simon, le parricide devenu fou (10.18/20).
Il tend un autre piège avec la complicité de Judas : celui de Sidonia, l'aveugle-né guéri un shabbat (Cf. Jean
9,1-34). Le piège échoue, Sidonia n'a pas vu celui qui l'a guérit, ses parents non
plus : il ne peut témoigner (7.207). Elchias presse de plus en
plus Judas de trouver une occasion de faire chuter Jésus (7.225).
Jésus se rend à Bétéron, ville sacerdotale
d'Ephraïm d'où est natif Elchias. Il guérit un
membre de sa famille mais n'en récolte aucune reconnaissance. Il avertit les
habitants des malheurs qu'attirent les cœurs endurcis (7.211).
En tant que trésorier, c'est Elchias qui donne les
trente deniers à Judas, soit le prix dérisoire d'un mois de salaire d'un
journalier (Cf. Matthieu
26,14-15).
Au milieu de la pagaille qui suit le tremblement de terre accompagnant la
mort de Jésus (Cf. Matthieu
27,51-52), il croise Joseph d'Arimathie de
retour du saint sépulcre. Il le menace :
"Ne pense pas pouvoir soustraire
le Cadavre. Nous avons pris des mesures pour que le jeu cesse."
Joseph lui répond : "Tu reprends
courage. Il y a un moment tu fuyais en proie à la terreur. Ce que tu as eu ne
te suffit pas encore ? Une de tes maisons n'est-elle pas brûlée ? Tremble !
Le châtiment n'est pas fini. Il vient, au contraire" (9.31).
Elchias croise peu après la Vierge Marie soutenue
par Jean. Il profère "une injure atroce". Jean lui saute à la gorge
en le menaçant :
"Demande-lui pardon ou bien je
t'étrangle, démon !"
Elchias s'exécute avant d'être arrêté par les
romains pour trouble de l'ordre public.
C'est probablement lui qui fait courir le bruit sur l'enlèvement du corps du
Christ par ses apôtres, lors de la Résurrection (Cf. Matthieu
28,11-15).
Cet artisan actif et retord de la condamnation de Jésus se voit confirmer sa
condamnation par Daniel*, son parent, à qui Jésus apparaît au jour de Pâques
(10.18/20).
Son nom
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Helkias ou Hilqyiyya signifie "Dieu (Ya') est ma part" - Référence historique : de nombreux
personnages portent ce nom.
Où en parle-t-on dans l'œuvre
?
Elchias fait
partie des personnages principaux, cités plus de 10 fois dans l'œuvre
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5.68

6.102 – 6.103 - 6.104 - 6.109
- 6.134

7.182
- 7.207 - 7.211 - 7.226 - 7.229 - 7.232

8.2
- 8.5 - 8.6
- 8.8
- 8.10 - 8.11 - 8.27 - 8.42

9.7
- 9.17
- 9.31

10.16 - 10.18/20
En savoir plus sur ce
personnage
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Helchias était
de la famille Phiabi dont sont issus plusieurs
synhédristes et Grands Prêtres. Il était le gardien du trésor du temple.
Flavius Josèphe le surnomme Helcias le Grand. Lui
et les autres hommes importants de sa famille rencontrèrent Petronius, légat de Syrie, pour qu'il dissuade l'empereur
Caligula de placer sa propre statue dans le temple (Flavius Josèphe, Antiquités juives, XX, 8, 4-11).
Il pourrait être l'un des frères d'Ismaël ben Phiabi
II avec qui il participe à la délégation envoyée auprès de Néron en +62 pour
arbitrer le maintien d'un mur du Temple jugé comme sacré (Flavius Josèphe, Antiquités juives, XX, 7).
Cette famille a laissé des traces de sa dureté : "Malheur à moi à cause de la maison d'Ishmael
ben Piakhi (Phiabi),
malheur à moi à cause de leurs poings. Car tous étaient grands-prêtres, leurs
fils étaient trésoriers, leurs beaux-fils étaient chambellans, et leurs
serviteurs nous frappaient avec leurs bâtons" (Mishna, Traité Pessahim
57a).
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Fiche mise à jour le 25/11/2011
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